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Voilà qui devrait calmer l'appétit des particuliers pour ce type de produit... mais SURTOUT, je l'espère, ralentira les sociétés de gestion dans leur course aux AK destructrices de valeur..
LES ECHOS
27/02 | 12:10 | mis à jour à 18:05
En moyenne, les SCPI ont dégagé un rendement de 5,16 % en 2011 contre 5,63 % en 2010. Quant à la valeur de leurs parts, elle a reculé de 0,6 % en 2011. Mais le repli est plus important pour une douzaine d'entre elles.
Signe d'un retournement de marché pour les SCPI de rendement investies en immobilier d'entreprise ?
Au titre de 2011, sur les 80 SCPI de rendement à capital fixe, 24 ont dévalorisé la valeur de leurs parts, 26 l'ont maintenue inchangée et 30 l'ont revalorisé.
Sur les 24 ayant revu à la baisse la valeur de leurs parts, 12 l'ont fait dans des proportions comprises entre 5,67 % et 26,63 %, comme l'illustre le tableau ci-après établi avec le concours de l'IEIF (institut de l'épargne immobilière et foncière).
Les deux plus forts reculs de parts s'observent chez Croissance Immo d'Uffi (-26,63%), chez Lion SCPI d'Amundi dans le giron du Crédit-Agricole, Crédit Lyonnais ( -18,57%). Publiées en avant-première, ces performances seront communiquées aux associés dans la note d'information du premier semestre 2012.
Selon les dernières statistiques communiquées par l'ASPIM (association française des sociétés de placement immobilier), le prix des parts SCPI s'est inscrit en moyenne en recul de 0,6% contre une hausse de 5,70% en 2010 (hors SCPI fiscales).
Rappelons que pour les SCPI à capital fixe, il existe deux marchés.
Sur le primaire, les particuliers souscrivent des parts à l'émission auprès de la société de gestion. Sur le marché secondaire ou de l'occasion, les transactions se font entre particuliers par l'intermédiaire de la société de gestion. En fait la valeur de la part de la SCPI résulte de l'offre et de la demande sur le marché secondaire, sans pour autant refléter la valeur des immeubles détenus en patrimoine et constituant le sous-jacent.
Si la demande est inférieure à l'offre, le prix « d'exécution » s'établit en dessous des prétentions des vendeurs. Ces écarts entre les prix de vente et ceux d'achat conduisent à une révision à la baisse du prix des parts. Et si les vendeurs ne sont pas prêts à les acter dans leur offre de vente, le marché pourrait manquer de fluidité dans les mois à venir.
Cette situation trancherait avec celle l'an dernier où le marché secondaire des parts de SCPI a bien fonctionné .
« Avec 394,24 millions de parts échangées en 2011, le taux de rotation des parts est resté modeste, souligne Arnaud Dewachter, délégué général de l'ASPIM. Aucun signe de tension sur la liquidité du marché secondaire des parts de SCPI n'a été enregistré, l'an passé ». Si les vendeurs actent la baisse, ils risquent de se retrouver en moins-value lors de la cession de leurs parts.
Collecte 2011 : un nouveau record historique
Quant à la collecte, elle s'est chiffrée à 2 ,79 milliards en hausse de 14% par rapport à 2010. Un nouveau record historique !
Un bémol toutefois pour la collecte des SCPI Scellier, qui s'est élèvée à 624 millions, un score en recul de 32% comparé à celui de l'année 2010. « Ce recul s'explique sans doute par le resserrement sensible en fin d'année, des octrois d'emprunts bancaires accompagnant en général, la souscription de parts des SCPI fiscales » poursuit Arnaud Dewatcher. Cependant un manque de visibilité l'emporte cette année, en matière de SCPI fiscales : avant de se décider à souscrire avant le 31 décembre prochain, les particuliers souhaiteront savoir quel dispositif succédera au régime Scellier.
Un rendement de 5,16 % en 2011
Quant au rendement, il est ressorti à 5,16% en 2011 contre 5,63% en 2010. « Alors que le marché de l'immobilier d'entreprise donne les premiers signes de ralentissement liés à la morosité économique, l'année en cours sera capitale pour les SCPI remarque un observateur. Certaines seront sans doute obligées d'accepter des renégociations à la baisse des loyers afin de conserver des locataires ». Ce qui nécessairement entachera le rendement.
MARTINE DENOUNE
Voir tableau complet : lien