Posté par CAMIF ( Docteur Zob ) · Suivre boursomarquer · ignorer
Madelin : la plus mauvaise solution
Hier à 10:18
voir ici :
http://www.media-sante.com/fiscal/patrimoine.php
article à télécharger : Le contrat Madelin Retraite est toujours l'une des plus mauvaises solutions.
Le piège actuel des tables de mortalité garanties.
En réponse.
L'auteur de cet article, CGPI diplômé de Clermont-Ferrand, relève plusieurs observations quant à la souscription des retraites Madelin (TNS) et affirme que que c'est LA mauvaise solution.
Je note, par ailleurs, qu'aucune solution "viable" n'est proposée en substitution. Facile!!
Je ne vais pas reprendre tous les points développés car ce n'est pas l'objet de mon intervention, mais plutôt, rappeler quelques règles essentielles.
1/ En matière de complément de retraite, comme dans d'autres secteurs, la diversification permet de limiter la ou les prises de risques. Ici, l'aléa étant le décès et nul ne pouvant se prévaloir de sa date certaine, il sera essentiel de balayer les solutions existantes en incluant les objectifs recherchés par le souscripteur selon la mise à disposition d'un capital ou non.
Ainsi, les choix possibles (liste non exhaustive) pourraient être:
- revenus locatifs (en direct):
Rendements pouvant être intéressant mais gare à la fiscalité et à la gestion qui n'est pas une sinécure en avançant en âge.
- revenus locatifs (SCPI en direct)
Rendement pouvant être supérieurs à celui de revenus locatifs en direct, pas de souci de gestion, diversification d'investissements (murs de boutiques, commerces, entrepôts, ..) géographique,
) et ticket d'entrée "modulable" selon les capacités de l'investisseur. La fiscalité étant identique.
- retraits programmés sur contrats d'assurance-vie ou de capitalisation
Ce qui implique de posséder un capital (versements, héritage, vente immobilières,
) et encore faut-il que les retraits n'amputent pas de manière importante le capital ce qui nécessite un calcul du rendement des supports et le choix de ceux-ci (sécuritaires, obligations,
). La fiscalité est actuellement la plus favorable après détention au-delà de 8 ans.
- retraits programmés sur PEA et PEP (fermé non traité)
Certes, la fiscalité est très faible puisque seuls les prélèvements sociaux sont appliqués mais la problématique, de taille, étant la constitution du capital. En effet, seules les actions étant éligibles au PEA, la volatilité de celles-ci expose l'investissement à de sérieux "haut et bas" au rythme des évènement boursiers. De plus, les arbitrages "sécurisants" ne peuvent être orientés que sur des supports monétaires (si votre contrat en possède), qui, après application des fais de gestion, ne permettent pratiquement pas de plus values.
En clair, en phase de constitution d'épargne, vos plus values seront liées à vos prises de risque et vous devrez vous positionner sur des supports monétaires en phase de distribution, soit un capital "gelé" durant toute cette phase. A moins que vous ne souhaitiez poursuivre la prise de risque et accepter les inévitables "coups de grisou", amputant d'autant le montant du capital résiduel.
- transformation en rente partielle ou totale d'un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation
Outre ce qui a été évoqué précédemment sur ce sujet, nous rejoignons les problématiques de la rente qui ne sont pas spécifiques à la Madelin (table de mortalité, taux technique,
) Dans tous les cas, le montant de la rente sera fonction, outre de l'âge, de la table de mortalité existante à ce moment là.
Détail important, la fiscalité applicable sera celle des rentes à titre onéreux, fonction de l'âge du rentier au moment de la mise en place de la rente (par exemple 30% à 70 ans).
- transformation en rente partielle ou totale d'un PEA (forcément assurance) ou PEP (fermé non traité),
Voir ce qui a été dit sur le PEA, mais nous retrouvons la problématique de transformation en rente évoquée pour l'assurance vie et la capitalisation (table de mortalité,
).
- rente Madelin après une période de cotisations déductibles, selon modalités, sur l'assiette fiscale (mais non sur le social). La fiscalité applicable à la rente étant celle des rentes à titre gratuit (abattement de 10%) et les problématiques liés a la rente sont à reprendre. Cependant, certains contrats Madelin, ont permis de conserver l'ancienne table de mortalité TPRV 93 car la table était garantie à la souscription.
2/ La retraite, dite par répartition, dont les cotisations obligatoires permettent de se constituer un matelas qualifié de "primaire". Celui-ci, en principe, ne devant pas subir la conjoncture financière. La retraite Madelin vient en complément de ce "socle" qui, quoiqu'il arrive, sera servie.
Les autres solutions, soumises à certaines contraintes, pourront être modulées selon les conditions de constitution du capital.
3/ La présentation de la Madelin, sans mise en perspective d'autres solutions, avec leurs avantages et inconvénients, ne peut qu'être biaisée.
Ceci n'empêche pas que la sélection des solutions doit s'accompagner d'une analyse "pointue".
Ceci n'est qu'un avis.