Retraite : lettre à mon Député
Monsieur le Député,
Jai lu attentivement votre blog concernant les retraites et la nécessité de réformer au plus vite. Je tiens à vous faire savoir que je vous ai déjà écrit lannée dernière et que contrairement à ce que vous dites « Je lis tous mes courriers et y réponds le plus rapidement possible ! » vous ne mavez jamais répondu. Cela étant, je me permets de vous faire parvenir mon opinion sur la réforme que vous nous imposez mais je ne me fais guère dillusions quant à la réponse. Néanmoins, cela aura le mérite de vous faire connaitre le sentiment du citoyen lambda du privé.
Tous les français sont convaincus dune réforme tant les déficits sont abyssaux mais pour admettre des sacrifices il faut quils aillent dans le sens de léquité.
Jai bien conscience quil est politiquement incorrect de mettre en exergue les différences entre les régimes de retraites. Pourtant, en premier lieu il faudrait les harmoniser, et pourquoi pas commencer par le régime propre aux députés qui aurait valeur dexemple, oui ceux qui prônent la nécessité déquilibrer les recettes et les dépenses. Eh bien pour un euro cotisé, ils en reçoivent 6. Un seul mandat de cinq ans permet aux députés de percevoir une retraite de 1.550 euros, ce qui correspond, à ce que touche, en moyenne, un salarié du privé, après 40 années et quand je dis en moyenne, il faudrait mieux parler en nombre quand on sait que 50% de la population touche 1500 par mois et que la retraite est denviron 60% des 25 meilleures années, on se rend mieux compte de la différence.
Mais il y a aussi les régimes spéciaux de la SNCF, de la RATP, de lEDF et des fonctionnaires en général dont les déficits sont bien plus importants que ceux du régime du privé.
Monsieur le Député, il faut bien admettre que la réforme préserve leurs avantages. Comment justifier quun chauffeur de la RATP parte à 52ans, quun routier à 57ans et quun chauffeur de bus du privé à 62ans ?
Comment adhérer au départ des femmes fonctionnaires dès 15 ans de service avec 3 enfants mais pas celles du privé ?
Dans un pays qui se fait le chantre de légalité, en y faisant même notre devise, votre loi pérennise les inégalités des régimes, plus grave elle reporte sur le privé les déficits des régimes privilégiés par le simple fait de ces différences.
La campagne présidentielle qui a amené Monsieur Sarkosy aux plus hautes fonctions était en partie basée sur lharmonisation des régimes des retraites pour y introduire plus déquité. Force est de constater que le chemin est encore long pour y parvenir. Les chiffres sont à cet effet éloquents les fonctionnaires représentent 30% de la population active mais touchent 60% des retraites, cest dire que ce nest pas le privé qui obère les comptes des retraites dautant que selon lIFRAP(15/10/09) sappuyant sur les chiffres de lINSEE pour un salaire brut sensiblement identique de 2661 euros dans le privé et de 2682 euros dans le public dEtat, soit 21 euros décart, lécart entre les salaires nets était lui de 247 euros (2244 euros nets pour le public dEtat face à 1997 pour le privé).
La différence provient des taux de cotisations maladie, chômage, retraite et retraite complémentaire, soit environ 13,7% pour le secteur privé tandis que, pour les mêmes risques, la somme est de 6,73% dans le public dEtat, soit 7% en moins. Ce nest pas en 2018 quil faut changer ces inégalités mais tout de suite, le véritable courage dont vous vous enorgueillissez dans la réforme des retraites est dabord de changer tout cela pour que le droit républicain ait encore un sens.
Mais la justice cest aussi prendre compte des différences despérances de vie des métiers. Ce nest pas faire un autre régime spécial comme vous le prétendez mais il est logique quune espérance de vie diminuée par la pénibilité de certains travails coutera moins (puisque nous en sommes quà une règle comptable sans tenir compte des souffrances humaines).
Trouvez-vous juste que ceux qui occupent les emplois les plus pénibles, ouvriers et employés soumis à du travail posté ou de nuit notamment, vivent 10 ans de moins en bonne santé que les autres catégories socioprofessionnelles ! Dix ans, un fossé effarant qui ne cesse de se creuser et qui ne sera pas comblé, loin de là, par le maintien envisagé de la retraite à 60 ans pour quelques milliers de salariés parcimonieusement reconnus invalides à 10%. Les gens qui ont eu un travail pénible, cest reconnu par tout le corps médical développent les maladies pendant le début de la retraite et nont quen moyenne que peu de temps en bonne santé pendant la retraite.
Bien sûr, il est facile de nier ce fait, je vous invite à lire les rapports des scientifiques seuls aptes à avoir un jugement impartial sur les conséquences du travail posté
:
http://www.cee-recherche.fr/fr/rapports/retraite_travail_sante_lasfargues.pdf
Rapport de recherche du Centre détudes de lemploi
En résumé, laugmentation du risque de morbi-mortalité cardio-vasculaire en liaison avec le travail de nuit ou posté est un risque différé, majeur, impliquant des mécanismes multiples.
Plus globalement, des effets irréversibles, incapacitants et sur la morbidité, de ces conditions de travail pénibles peuvent se faire sentir au delà de la vie professionnelle.
Les critères actuels de pénibilité pour une cessation anticipée dactivité dans certains secteurs sont davoir travaillé au moins 15 ans de nuit ou en horaire alternant par an. Différentes données détudes dans le domaine sont néanmoins convergentes pour indiquer des difficultés à maintenir un travail de nuit plus de 10 ans.
Le gouvernement a beau marteler que nul part en Europe la pénibilité des tâches systématiquement n'est prise en compte, cela ne reflète pas la réalité. Dans les pays du Sud, Italie et Espagne, les espérances de vie des différentes catégories socio-professionnelles sont loin d'accuser d'un tel écart. En Angleterre, aux Pays bas, le pourcentage de personnes déclarées invalides est deux fois plus important que dans l'Hexagone. De l'ordre de 23% contre seulement 12,5% en France.
En Allemagne où il est également envisagé de reporter à 67 ans l'âge de la retraite à taux plein, il ne faut valider que 35 annuités contre 40,5 chez nous pour toucher un pécule. Sans compter qu'Outre-Rhin, les pensions complémentaires des moins favorisés sont largement abondées par l'Etat Fédéral.
Plus au Nord, en Scandinavie ou l'on se préoccupe depuis plus de trente ans, d'aménager et de sécuriser les postes de travail, le climat est également beaucoup plus clément pour les seniors. Ainsi de Copenhague à Stockholm, ce n'est pas uniquement de retraites peau de chagrin que l'on débat mais également de bonheur au travail. Une ouverture qui favorise bien sûr la cohésion sociale et au final la compétitivité du royaume. Vous voyez bien quaccréditer l'idée que la pénibilité c'était bien trop compliqué est un leurre.
« Il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite. Je vais changer cette situation indigne. » Cet engagement devant les Français, Nicolas Sarkozy l'a pris le 11 septembre 2007.
Monsieur le Député, Vous êtes le représentant du peuple, votre fonction tient toute sa noblesse dans la réduction des inégalités afin de rendre notre société plus humaine.
La réforme sur les retraites est indispensable mais elle doit être juste et tenir compte de lespérance de vie, espérance de vie qui, si jose ce matérialisme nobère pas les dépenses des retraites pour ceux qui ont eu des métiers pénibles puisquils décèdent avant . On peut comprendre léquation comptable qui ordonne un équilibre entre les dépenses et les recettes encore faut-il que les recettes ne sont pas alimentées par une catégorie plus spécifique, les salariés, qui plus est les salariés du privé en particulier.
Mais encore ny a-t-il pas dautres voies pour rendre plus équitable la réforme des retraites à linstar des accords dentreprise comme Rhodia (dont je me permets de vous joindre la convention en pièce jointe) qui permettent aux salariés ayant eu un travail posté pendant un certain temps de pouvoir réduire un peu linégalité criante despérance de vie en bonne santé pendant la retraite. Pourquoi ne pas obliger les entreprises à négocier car ce sont elles qui créent la pénibilité. On peut imaginer un financement qui en toute logique soit réparti entre les entreprises qui créent la pénibilité et lEtat puisque l espérance de vie étant diminuée le coût le sera aussi pour les retraites. Les entreprises savent bien que la pénibilité engendre un risque daccident et une productivité moindre dautant plus importante quelle est supportée par des séniors. Cest la raison pour laquelle certaines sociétés responsables favorisent des accords de départs anticipés, pourquoi ne pas les y encourager en lui proposant un départ de sénior pour une embauche de jeune qui ne demandent quà travailler dautant plus quils sont les plus durement touchés par la crise.
La réforme des retraites est très importante et indispensable. Elle ne repose pas suffisamment sur un socle juste et son financement nest pas assez élargi pour en assurer léquilibre (les stock-options en sont par exemple exclus alors quils constituent bien des revenus du travail) .
Votre courage et responsabilité dont vous vous flattez se doit dabord dharmoniser les régimes et tenir compte de lespérance de vie de certaines catégories de salariés afin que chacun puisse bénéficier dune durée de retraite en bonne santé égale. Je ne suis pas contre les régimes spéciaux encore faut-il quils en supportent seuls les inconvénients de leurs avantages en se finançant eux-mêmes et non pas en se reposant sur les autres régimes.
Je ne suis pas du tout convaincu que vous aurez compris combien les gens sont usés au travail notamment par des horaires atypiques qui cassent les rythmes biologiques et sont générateurs de cancer et autres pathologies, sans doute est-ce une des raisons pour laquelle, les gens ont du mal à souscrire à votre réforme.
Je vous prie d' agréer Monsieur le Député, l'expression de ma sympathie mesurée.
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36 réponses
- 24 octobre 2010 •07:55
merci vraiment tres bien ecrit...je veut aussi ecrire à mon depute mais je n'ai pas votre talent.
- 24 octobre 2010 •13:36
l'écriture et ça se sent dans la lettre, n'hésite pas à écrire. Une règle si je peux me le permettre sois franc mais pas agressif, relis plusieurs fois pour corriger l'emportement bien naturel occasionné par l"injustice que nous vivons
24 octobre 2010 •19:18
24 octobre 2010 •19:35Bonjour,
Es-tu sur de TOUTES les affirmations que tu avances, du genre:
"Mais il y a aussi les régimes spéciaux de la SNCF, de la RATP, de lEDF et des fonctionnaires en général dont les déficits sont bien plus importants que ceux du régime du privé.
Monsieur le Député, il faut bien admettre que la réforme préserve leurs avantages. Comment justifier quun chauffeur de la RATP parte à 52ans, quun routier à 57ans et quun chauffeur de bus du privé à 62ans ?
Comment adhérer au départ des femmes fonctionnaires dès 15 ans de service avec 3 enfants mais pas celles du privé ?"
?- 25 octobre 2010 •00:32
Ceux qui touchent leur retraite avant 60 ans
vendredi 04.06.2010, 05:09 - La Voix du Nord
| Réforme des retraites |
LA POLICE
Policier national à partir de 50 ans (si 25 ans de service), policier municipal à partir de 55 ans, aiguilleur du ciel à partir de 50 ans, pompier professionnel à partir de 55...
Une mère n'y retrouverait pas ses petits dans des statuts et acquis qui datent parfois de 1670, comme pour les marins. Le fruit de notre histoire, le prix de la pénibilité ou de la dangerosité de certains métiers... Mais peut-on comparer le stress du conducteur de TGV avec la pénibilité du travail du cheminot qui nourrissait de pelletées de charbon les machines à vapeur ?
CERTAINS FONCTIONNAIRES
Les fonctionnaires dits « actifs » soit environ 1,25 million de fonctionnaires sur cinq millions. Essentiellement sur un critère de pénibilité accordé parfois il y a longtemps.
Fonctionnaires de l'État (1), magistrats et militaires (régime créé en 1790). Âge légal de la retraite : 60 ans mais possible départ anticipé à 55 ans sous condition de durée d'activité dans certains emplois. Nombre de cotisants : 2 030 000 fonctionnaires et magistrats et 350 000 militaires. Nombre de retraités : 1 330 000 fonctionnaires et magistrats et 570 000 militaires.
Fonctionnaires territoriaux (collectivités locales) et hospitaliers (régime créé en 1945). Âge légal de la retraite : 60 ans ; 55 ans pour les fonctionnaires qui ont accompli au moins 15 ans de service ; 50 ans pour les fonctionnaires des réseaux souterrains des égoûts et du corps des identificateurs de l'institut médico-légal de la préfecture de police. Possibilité de départ anticipé sous condition. Nombre de cotisants : 2 036 143.
Nombre de retraités : 931 652.
CARRIÈRES LONGUES
Les salariés qui ont commencé à travailler très jeunes (à 14, 15 ou 16 ans) et cotisé longtemps peuvent partir avant 60 ans avec leurs retraites au taux plein. Depuis 2004, environ 552 000 retraités auraient bénéficié du dispositif, principalement des ouvriers qualifiés et des employés administratifs.
Mais « on a assisté à une chute de 70 % du nombre de bénéficiaires en 2009 », selon la CNAV. Chute due surtout au durcissement des conditions à réunir pour bénéficier du dispositif. Entre 2004 et 2008, près de 8,1 milliards d'euros auraient été dépensés au titre de ce dispositif (Sénat, nov. 2009).
CERTAINS RÈGIMES SPÉCIAUX
Les personnels des mines, 8 100 cotisants pour 347 880 retraités. Âge de départ légal à la retraite : 55 ans. Possibilité d'anticipation pour les personnels ayant travaillé 30 ans et passé une partie de leur carrière au fond.
Clercs de notaires et employés de notaires (hors Alsace-Moselle). 46 457 cotisants pour 62 505 retraités. Âge légal de départ à la retraite : 60 ans mais possibilité d'anticipation : pour les assurés nés entre 1953 et 1957 justifiant de 25 ans de cotisations. Passage progressif de 150 à 160 trimestres d'ici le 1er décembre 2012.
Marins professionnels du commerce, de la pêche et de la plaisance. 36 462 cotisants pour 119 026 retraités. Âge de départ légal à la retraite : 50 ans avec 25 annuités, 52,5 ans avec 37,5 annuités, 55 ans avec au moins 15 annuités, 60 ans avec moins de 15 annuités. Possibilités d'anticipation sous conditions.
Personnels des industries électriques et gazières et leurs ayants-droits. 140 069 cotisants pour 147 657 retraités. 60 ans pour les agents classés en catégorie « sédentaire », 55 ans pour les agents ayant effectué au moins 15 ans de services en catégorie « actifs » ou 10 ans en catégorie « insalubres ». Possibilités d'anticipation sous conditions. Pour une retraite à taux plein : passage de 150 à 160 trimestres d'ici 2012.
Les personnels de l'Opéra national de Paris. 1 803 cotisants pour 1 632 retraités. Âge d'ouverture du droit à la retraite, de 40 à 60 ans, selon la catégorie professionnelle. Âge limite d'activité entre 42 et 65 ans. Possibilité d'anticipation. Durée d'assurance pour une retraite à temps plein : 40 ans (160 trimestres d'ici 2012).
Personnel de la Comédie française. 343 cotisants pour 378 retraités. Âge légal de départ à la retraite : 60 ans mais possibilité d'anticipation à 55 ans pour les personnels techniques ayant la responsabilité du spectacle et les agents de sécurité.
RATP. 44 390 cotisants pour 47 317 retraités. Âge de départ à la retraite : 60 ans, 50 ans pour le personnel roulant « services actifs ». Retraite à taux plein : 37,5 annuités.
Agents de la SNCF. 157 487 cotisants pour 336 944 retraités. Âge de départ à la retraite : 55 ans pour les agents en service sédentaire, 50 ans pour les agents de conduite des locomotives. Durée de cotisation pour une retraite à temps plein : le nombre de trimestres augmente de deux trimestres par an d'ici 2012, d'un trimestre d'ici 2016.
Ouvriers de l'État (majoritairement les ouvriers des armées). Âge légal : 60 ans mais possibilité de départ anticipé sous conditions ; 55 ans pour les ouvriers qui ont effectué 15 années de services dans des emplois ou travaux insalubres. 49 578 cotisants pour 105 279 retraités. - 25 octobre 2010 •00:41
les 6 derniers mois qui comptent au lieu des 25 meilleures années pour le privé et encore on donne une promotion afin que la retraite soit meilleure; Seule injustice, les primes ne sont pas reprises mais elles sont largement compensées.
- 25 octobre 2010 •00:51
est soumise à condition dans le privé si tu touche 1500 dans le privé tu n'as rien en réversion mais pas pour le public et les taux ne sont pas identiques
03 novembre 2010 •14:32« Au nom de la sainte vertu, Amen. Comme ainsi soit, mes frères, que jai travaillé sans relâche à vous rendre sots et ignorants, je meurs avec la consolation davoir réussi, et de navoir point jeté mes paroles en lair.
Vous savez que jai établi des cabarets pour y noyer votre raison, mais point dacadémie pour la cultiver: car, encore une fois, un ivrogne vaut mieux que tous les philosophes de lEurope.
Noubliez jamais mon histoire du régiment de Saint-Gervais, dont tous les officiers et les soldats ivres dansaient avec édification dans la place publique de Genève, comme un saint roi juif dansa autrefois devant larche. Voilà les honnêtes gens. Le vin et lignorance sont le sommaire de toute la sagesse. Les hommes sobres sont fous; les ivrognes sont francs et vertueux.
Mais je crains ce qui peut arriver, cest-à-dire que la science, cette mère de tous les crimes et de tous les vices, ne se glisse parmi vous. Lennemi rôde autour de vous; il a la subtilité du serpent et la force du lion; il vous menace.
Peut-être, hélas! bientôt le luxe, les arts, la philosophie, la bonne chère, les auteurs, les perruquiers, les prêtres et les marchandes de mode, vous empoisonneront et ruineront mon ouvrage.
O sainte vertu! détourne tous ces maux! Mes petits enfants, obstinez-vous dans votre ignorance et votre simplicité; cest-à-dire, soyez toujours vertueux, car cest la même chose. Soyez attentifs à mes paroles; que ceux qui ont des oreilles entendent. Les mondains vous ont dit: Nos institutions sont bonnes; elles nous rendent heureux; et moi, je vous dis que leurs institutions sont abominables et les rendent malheureux.
Le vrai bonheur de lhomme est de vivre seul, de manger des fruits sauvages, de dormir sur la terre nue ou dans le creux dun arbre, et de ne jamais penser. Les mondains vous ont dit: Nous ne sommes pas des bêtes féroces, nous faisons du bien à nos semblables; nous punissons les vices, et nous nous aimons les uns et les autres; et moi, je vous dis que tous les Européans sont des bêtes féroces ou des fripons; que toute lEurope ne sera bientôt quun affreux désert; que les mondains ne font du bien que pour faire du mai; quils se haïssent tous et quils récompensent le vice.
O sainte vertu! Les mondains vous ont dit: Vous êtes des fous; lhomme est fait pour vivre en société, et non pour manger du gland dans les bois; et moi, je vous dis que vous êtes les seuls sages, et quils sont fous et méchants: lhomme nest pas plus fait pour la société, qui est nécessairement lécole du crime, que pour aller voler sur les grands chemins.
O mes petits enfants, restez dans les bois, cest la place de lhomme.
O sainte vertu! Émile, mon premier disciple, est selon mon coeur; il me succédera. Je lui ai appris à lire, et à écrire, et à parler beaucoup; cen est assez pour vous gouverner. Il vous lira quelquefois la Bible, lexcellente histoire de Robinson Crusoé, et mes ouvrages; il ny a que cela de bon. La religion que je vous ai donnée est fort simple: adorez un Dieu; mais ne parlez pas de lui à vos enfants; attendez quils devinent deux-mêmes quil y en a un.
Fuyez les médecins des âmes comme ceux des corps; ce sont des charlatans: quand lâme est malade, il ny a point de guérison à espérer, parce que jai dit clairement que le retour à la vertu est impossible; cependant les homélies éloquentes ne sont pas inutiles; il est bon de désespérer les méchants et de les faire sécher de honte ou de douleur, en leur montrant la beauté de la vertu, quils ne peuvent plus aimer.
Voltaire- 19 février 2011 •10:37
- 21 février 2011 •07:04
Eh bien s'il n'a pas répondu en 2012 il attendra aussi
- 22 février 2011 •20:58
l'année dernière je lui en avais envoyé une du même tonneau, je n'ai jamais eu de réponse.
Mais que voulez-vous qu'il me disen? que c'est la vérité? ça on le sait.
Comme on dit qui ne dit mot consent - 23 février 2011 •05:49
En fait c'est surtout un manque d'éducation quand on ne répond pas à une lettre, une sollicitation ou une question mais dans le monde politique cela démontre bien qu'il n'en a que faire juste après avoir été élu.
Je serais vous s'il se présente je me pointerai à une réunion de campagne et lui poserais directement la question du style : Monsieur, le ... je vous ai écrit et posé un certain nombre de questions. A ce jour je n'ai même pas de réponse de votre part. Dois-je en conclure que vous n'en avez rien à faire de vos concitoyens après avoir été élu ?
En général ce genre de questions vont toujours plaisir. Aviser ses adversaires est aussi ennuyeux pour lui. - 28 avril 2011 •11:09
mais n'est-ce pas l'aveu que la réforme renforece les injustices
- 30 septembre 2011 •11:27
cas qu'ils n'ont pas été justes dans la réforme et qu'ils n'ont fait qu'accentuer les injustices en ne matraquant que le privé puis le public n'est pas touché avant 2017
- 30 octobre 2011 •09:45
30 octobre 2011 •20:01mais regarde un peu la mentalité qu'ont les députés européens. Les nôtres ne sont pas mieux à mon avis :
http://dotsub.com/view/01ad2718-073c-474a-ac40-c7a72e199d55
La vidéo est sous titrée en français ...- 03 novembre 2011 •15:59
on va payer les fonctionnaires qui bossent nuits w ends et jours feries comme il se doit, à x euros de l'heure comme ds le privé; ache en outre, comme les primes ne sont pas prises en compte ds le calcul de la retraite des fonctionnaire, au fond cela ne changera pas grand chose.
enfin, comme la moyenne du depart en retraite des gens du privé est de 57.5 ans, comme ds le public, il faudra aussi demander à l'entreprise qui licencie à payer les deux ans de chomage payés par tous (actifs du privé et du public) ...
tu vois tout cela est simple, et à la fois compliqué !
par contre, que tes députés et sénateurs, soient des retraités comme les autres, cela peut être interessant à proposer; sachant que l'on peut aisément vivre avec 3000 euros en retraite (les riches ayant eu tout le loisir d'investir aavant), je propose également d'avoir un plafond maximum de retraite ... - 04 novembre 2011 •13:42
anciens fonctionnaires touchent 60% des retraites.
Il ne faut pas sortir de saint cyr pour comprendre quel régime est plus avantageux - 08 juin 2012 •11:56
" l' expression de ma sympathie mesurée" : FABULEUX!!!
Ça vaut "l'expression de mon exacte considération" ;) - 15 juin 2012 •10:30
et lui a fait part de l'injustice de faire 2 ans de plus lorsque l'on n'a que 4 trimetres au lieu de 5 avant la fin de l'année civile des 18 ans (carrières longues) alors qu'il n'en faut que 4 lorsque l'on est né le dernier trimestre.
En clair vous est né le 30 septembre, il faut 5 trimestres avant la fin de l'année civile de vos 18ans, si vous êtes né le 1er octobre il ne vous en faut que 4 sinon vous faites 2 ans de plus.
Eh bien le député ne le savait pas, il a voté la loi mais il ne sait pas ce qu'elle contient exactement.
Avec le nouveau gouvernement, l'injustice n'est plus - 21 juin 2012 •13:34
21 juin 2012 •16:21même si tu as tes 5 trimestres avant tes 18 ans,tu ne peux pourtant pas prétendre partir avant 60 ans.c'est SCANDALEUX.je ne sais pas combien sommes nous dans cette situation mais j'attends quand même que ça bouge favorablement
- 04 juillet 2012 •13:01
Quand on y regarde de plus près,j'ai 55 ans( je faisais dans le transport routier la nuit de 82 à 2005 )maintenant je suis en invalidité depuis mai 2005 bouffé par mon job.. Mon invalidité n'est même pas prise en compte pour ma retraite.. Que les périodes de chômage oui !! n'y a t'il pas là quelque chose qui ne va pas
- 04 juillet 2012 •13:04
La retraite est et aura toujours des injustices entre le privé et le publique .. Je suis bien certain qu'il n'y aura jamais de changement
06 août 2012 •00:16et à ne pas payer d'impots sur ses indemnités !!!!il se fout pas mal de vous !!!!
- 01 novembre 2012 •11:29
conserveront leurs privilèges , tu peux toujours émètres des voeux !
- 11 décembre 2012 •17:26
- 26 décembre 2012 •17:07
pour le privé
- 14 février 2013 •21:48
bonsoir,
Je pense que nos cher dirigeants ont aussi un effort à fournir dans ce sens car leur cumul de retraites est inacceptable! - 23 février 2013 •09:46
Déjà pour la comparaison des salaires Privé/Public, ignorance totale de l'effet de structure. C'est-à-dire que la structure salariale du public est plus qualifiée et plus âgée, donc nécessairement cela génère un écart salarial en faveur du Public.
Néanmoins, toutes choses égales par ailleurs (niveau de qualif, âge), il apparaît que la FP rémunère mieux que le Privé les catégories les moins qualifiées, presque autant les catégories intermédiaires, mais moins les catégories les + qualifiées (cadres ...).
Et pour les retraites, déjà les taux de cotisations ont été récemment alignés (10 qq chose %). Et il faut comprendre que dans le Privé, les cotisations se scindent en deux tiers régime général et un tiers complémentaaire, alors que dans le Public, les cotisations restent uniques donc virtuellement comme si ces deux régimes base+complémentaires étaient fusionnés.
Dès lors, comparer les deux régimes sur la seule base du régime général (50 % des 25 meilleurs années) est absurde, puisqu'on oublie alors la complémentaire qui vient augmenter de moitié la retraite de base. Aussi, pour la FP, les 75% ne portent pas sur la totalité du salaire, mais seulement sur le salaire hors-primes (soit environ 70 % du salaire net perçu).
Le seul indicateur permettant une comparaison pertinente est celui du taux de remplacement effectif.
Et comme vient de le montrer une étude de la DREES, il est équivalent entre public et privé (pour les deux, taux médian de 76,8 % du salaire moyen des avant-dernières années vant liquidation, salaires à plein temps carrière complète).
Voir ici, page 54 en bas :
http://www.drees.sante.gouv.fr/IMG/pdf/dossier33.pdf - 18 juin 2013 •23:49
qu'il est difficile de comparer. Rien n'est pareil mais au final personne ne peut contester qu'à qualification égale un fonctionnaire gagne 20 de plus que le privé. Cela va même jusqu'au décès où le conjoint d'un privé ne touchera rien si a des revenus supérieurs à 1500 alors que dans le public il touchera 50% sans condition de revenus, la différence est énorme.
Cela dit, ce n'est pas la faute des fonctionnaires qui défendent leurs avancées mais des gouvernements qui n'ont pas le courage politique d'harmoniser les régimes pour plus d'équité. Au pays des droits de l'homme et de l'égalité il n'est pas concevable d'avoir des différences. J'ajoute qu'il n'est pas logique non plus que les primes des fonctionnaires ne soient pas incluses dans leur retraite mais c'est sans doute pour compenser en partie les avantages de leur régime. Pas facile d'être juste, maintenant que le mal est fait, la seule façon tout aligner
http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/06/10/retraites-public-prive-quel les-differences_3427075_823448.html
Depuis la réforme de 2003 pour les fonctionnaires et de 2008 pour les régimes spéciaux (RATP, SNCF...), les règles d'âge sont progressivement alignées entre les différents régimes. L'âge minimum légal, dans le cas général, devrait ainsi être porté progressivement à 62 ans et la durée de cotisation du public et du privé sont désormais similaires (41,5 ans). La durée de cotisation des régimes spéciaux sera aussi alignée, mais seulement d'ici à 2017.
Reste toutefois une inégalité d'importance. Les départs anticipés pour les catégories dites "actives", dans la fonction publique et pour les régimes spéciaux. Les policiers, les gardiens de prison et les contrôleurs aériens pourront toujours partir dès 52 ans. Les douaniers, les policiers municipaux, les personnels hospitaliers en contact avec les malades ou les agents SNCF autres que les conducteurs à 57 ans. Autant d'aménagements impossibles dans le privé, même pour des personnes exerçant la même profession. Il existe bien dans le privé un dispositif permettant des départs anticipés en cas de travail dans des conditions pénibles, mais il reste très peu utilisé.
L'impact des catégories "actives" est considérable pour le public. "En 2011, les agents en catégorie active représentaient 26 % des fonctionnaires partis à la retraite dans la fonction publique d'Etat (hors militaires), 8 % dans la fonction publique territoriale et 67 % dans la fonction publique hospitalière", rappelle le Conseil d'orientation des retraites (COR). Même si ces taux ont vocation à se réduire dans le futur, les différences d'âge de départ vont tout de même subsister. L'âge moyen de départ effectif des fonctionnaires d'Etat devrait être de 58,7 ans en 2025, de 61,2 ans pour la SNCF, de moins de 59 ans pour la RATP, alors qu'au même moment il devrait osciller entre 63 et 64 ans pour le privé.
Lire : Un rapport pointe les inégalités sur l'âge des départs à la retraite
NIVEAUX DES PENSIONS : DES INÉGALITÉS À RELATIVISER
C'est l'inégalité qui fait le plus couler d'encre en ce moment. Les précédentes réformes des retraites ont en effet laissé en place des règles de calcul des pensions qui divergent entre public et privé. Alors que pour les fonctionnaires la retraite est calculée sur les six derniers mois de salaire, en intégrant très peu les primes, pour le privé, le calcul se fait sur les 25 meilleures années, sur la quasi-totalité de la rémunération.
Quand on regarde les différents niveaux de pension, les retraites des fonctionnaires d'Etat apparaissent bien meilleures que celles du privé, comme le montre notre graphique. Mais difficile de savoir si ces inégalités sont dues aux différences de règles. Les fonctionnaires d'Etat sont en effet plus diplômés que les salariés du privé et connaissent moins le chômage. Des profils de carrière qui peuvent justifier ces meilleures pensions.
Les pensions de droit directen milliers d'euros par anSalariéCadreFonctionnaireFonctionnaire territorialEmployé agricoleExploitant agricoleIndépendantProfession libéraleAgent SNCFAgent RATPAgent EDF/GDFPensions(cliquez pour afficher/cacher)2011202020302040205020605 00010 00015 00020 00025 00030 00035 00040 00045 00050 000
Une étude du COR, publiée en février, a comparé les "taux de remplacement" de différents profils de retraités, en fonction de différents types de carrière. En clair, pour quatre profils de salarié du privé et quatre de fonctionnaires, le COR a comparé quel serait le niveau de pension, par rapport au dernier salaire. L'étude montre que ce taux de remplacement dépasse les 70 % pour un non-cadre du privé ou un enseignant du public. En revanche, il s'établit autour de 55 % pour un cadre du privé ou pour un cadre du public de catégorie A avec un fort taux de primes.
Ainsi, calquer le mode de calcul du public sur celui du privé se traduirait par une perte d'importance pour les fonctionnaires qui touchent peu de primes, comme les enseignants. En revanche, ceux qui touchent beaucoup de primes pourraient y gagner. De quoi complexifier un peu plus un éventuel alignement et relativiser les inégalités entre public et privé. En ce qui concerne les taux de cotisation, ceux du public sont en voie d'alignement progressif sur ceux du privé.
Lire : Régimes de retraite : la grande inégalité
DES AVANTAGES ANNEXES ENCORE TRÈS DIFFÉRENTS
A côté de l'âge de départ et du niveau de pension, il existe plusieurs dispositifs annexes qui diffèrent selon les régimes. Par exemple, les pensions de reversion, destinées aux conjoints après le décès d'un assuré, sont calculées différemment. Dans le public, c'est en général 50 % de la pension du conjoint décédé, sans conditions d'âge ou de revenus. Dans le privé, c'est entre 54 % et 60 %, mais avec des conditions de revenu maximum et d'âge minimum.
Les bonus de retraite non imposables pour les parents de trois enfants et plus diffèrent également d'un régime à l'autre. Dans le privé, c'est 10 %. Dans la fonction publique, la RATP ou la SNCF un "surbonus" de 5 % par enfant à partir du quatrième s'applique. Par ailleurs, l'éducation d'un enfant donne droit jusqu'à deux ans de cotisation dans le privé, contre un an seulement dans le public. Autant de règles différentes qui illustrent la complexité à rapprocher les régimes de retraite.
Jean-Baptiste Chastand - 07 août 2013 •17:19
Le rapport Moreau dont le gouvernement actuel s'inspire pour la réforme des retraites ne dit rien d'autres de ce que j'ai avancé dans ma lettre au député, Extraits
:
http://www.gouvernement.fr/porte-parole/le-point-sur-resume-du-rapport-moreau
Plus de lisibilité du système de retraite et déquité entre les fonctionnaires : un mode de calcul modifié pour la pension de la fonction publique peut être envisagé :
La convergence des règles du public et celles du privé a déjà commencé : durées dassurance alignées, rapprochement des taux de cotisation, convergence des conditions dattribution du minimum garanti et du minimum contributif, extinction du dispositif de départs anticipée pour parents de 3 enfants.
Les régimes de la fonction publique comportent encore des spécificités rendant le système peu lisible et créant des inégalités entre fonctionnaires. La part des primes dans la rémunération des fonctionnaires ayant nettement augmenté ces dernières années, le taux de remplacement a sensiblement diminué, ces primes nentrant pas, réserve faite du récent régime additionnel (RAFP), dans le calcul de la pension.
La Commission estime nécessaire de mettre la politique salariale davantage en perspective avec la politique de retraites. Elle propose didentifier un moment de concertation triennal.
La Commission a examiné des hypothèses de modification du calcul de la pension reposant sur une plus longue durée de référence et lintégration dune partie des primes, afin que cette modification soit aussi neutre que possible pour les agents. Cette modification, qui na ni pour objet ni pour effet un gain budgétaire, permettrait à la fois de :
Rapprocher davantage les règles applicables aux fonctionnaires de celles en usage dans le secteur privé, ce qui limiterait les incompréhensions existantes ;
Intégrer les régimes de la fonction publique dans le mécanisme de pilotage des salaires portés au compte proposé par la Commission.
2.3.2. Mieux prendre en compte la pénibilité au travail
- Pour lavenir, création dun « compte individuel pénibilité » donnant des droits aux salariés exposés à des facteurs de pénibilité (ayant un impact sur la qualité ou la durée de la retraite), convertibles, tout au long de la carrière :
o en périodes rémunérées de formation professionnelle (pour permettre des reconversions) ;
o en périodes de temps partiel compensées financièrement (pour aider à la gestion des fins de carrière et au maintien dans lemploi) ;
o en rachat de trimestres de retraite (pour permettre un départ anticipé).
NAJAT VALLAUD-BELKACEM Point sur Résumé du rapport Moreau 7/6
- Pour les salariés ayant été exposés, par le passé, à des facteurs de pénibilité ayant un impact sur lespérance de vie (travail de nuit et agents cancérigènes), accorder un avantage (de type majoration de trimestres) permettant un départ anticipé à la retraite. Une autre solution reposant sur des accords de branche peut être envisagée. - 27 novembre 2013 •08:19
Vous ne savez pas gérer votre argent . . . vous ne savez pas vivre en bonne santé . . . vous ne savez pas être heureux . . . mais les socialistes sont là pour dépenser l'argent que vous avez gagné, pour creuser le trou de la Sécu, pour faire votre bonheur, à votre place ! Merci Qui ?
- 08 décembre 2013 •10:14
3000 euros par mois tu ne change pas de voiture pendant 40 ans !!!!!!!!!!
- 16 octobre 2015 •15:22
Bon voilà depuis 2010 rien n'a changé, ça empire même puisque l'on parle d'une décote jusqu'à l'âge de 64ans et une augmentation des cotisations.
Je pense que le moins à faire est déjà de répondre avec justice à notre devise qui est liberté ÉGALITÉ FRATERNITÉ
mais cela ce n'est que la théorie, on a tellement complexité les régimes que la comparaison n'est pas raison car chaque régime a ses petites spécificités.
Quand on trop trop de députés, on crée des lois si ce n'est ineptes, injustes car il faut aussi penser à sa réélection et ne pas trop déplaire. - 18 octobre 2015 •14:34
Les appareils parigots sont déconnectés depuis longtemps Droite ou Gauche confondues
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