Aller au contenu principal
Fermer
Retour au sujet Retraite

Retraite : Les retraites, les pistes . . .

19 févr. 2010 17:58

La problématique c’est d’équilibrer les régimes de retraites et donc d’avoir une collecte la plus proche possible de la redistribution.
Il n’y a finalement que peu de moyens pour y parvenir, augmenter la collecte ou réduire les pensions.

Evidement les moyens pour augmenter les recettes sont multiples mais l’efficacité à terme est souvent contestable, voir complètement inefficace.
1)Augmenter les cotisations patronales, l’inconvénient, c’est mauvais pour la compétitivité des entreprises et donc à terme pour l’emploi, et à terme pour la collecte.
2)Augmenter les cotisations des salariés, l’inconvénient,cela réduit le salaire net, c’est mauvais pour la consommation, pour la croissance, et donc à terme mauvais pour l’emploi et les recettes.
3)Augmenter le nombre de cotisants,c’est certainement la meilleure piste, mais le hic c’est qu’il faut un marché du travail solide pour y parvenir,et augmenter l’âge de départ à la retraite ne permet pas de créer des emplois.

La seule manière véritablement efficace d’augmenter les cotisations c’est d’avoir une croissance suffisante, de réduire le nombre de chômeurs. Il y a beaucoup plus à gagner à réduire les 3 millions de chômeurs qu’à faire cotiser quelques dizaines de milliers de travailleurs âgés. Mais évidement c’est assez difficile à faire rapidement.

Les moyens pour réduire les dépenses sont simples, voir simplistes. . .
1)Retarder l’âge de l’ouverture des droits.
2)Diminuer le montant des pensions.

Dans les pistes envisagées aujourd’hui on voit bien quels sont les leviers recherchés.

A vous de juger de la pertinence des choix, et de l'avenir des retraites. . .

32 réponses

  • 19 février 2010 18:20

    trop de pistes en fait.

    On peut aussi généraliser une une retraite par capi.

    On peut mieux former les gens à la gestion de leur patrimoine aussi.


  • 20 février 2010 06:22

    Il y a d’autres pistes possibles. . .

    Mais elles sont plus compliquées à mettre en œuvre.
    Pour obtenir un effet de levier plus grand, tout mettre à plat, les retraites de demain et les retraites déjà liquidées. Essayer de ne pas trop réduire les petites retraites et de réduire les retraites au-delà d’un certain niveau. Evidement c’est compliqué . . . Car manque de chance, les plus touchés seraient des gens de la catégorie sociale supérieure de + de 65 ans. . . Je vois mal le gouvernement se tirer une balle dans le pied en se mettant à dos le noyau dur de son corps électoral.

    Il faut essayer de maintenir une retraite minimale pour tous, à un niveau à discuter mais certainement sur la base du SMIC, ensuite il faut encourager l’investissement, la gestion de patrimoine, et ne pas tomber dans le piège de produits « tout fait », « sur mesure », les pièges à gogos que ne manqueront pas de créer les banques et les assureurs si on leur ouvre une voie royale pour faire du business. . .


  • 20 février 2010 15:22

    si on touche aux retraites en cours, va y avoir des départs vers l'étranger encore


  • 20 février 2010 16:41


  • 10 mars 2010 15:45

    IL reste une troisieme piste .

    en bourse une holding decote toujours de 20/30% sur la somme de ses parties cotées. Le marché estimant que la stucture bouffe 20/30 % des revenus.

    CE rincipe s applique sans doute aux regimes de retraites, c est a dire que 20/30% des cotisations ne sont pas redistribuées........


  • 10 mars 2010 18:52

    Même si dans tout système il y a des fuites , des pertes et les régimes de retraites ont les leurs.


  • 11 mars 2010 10:26

    des actifs ne voulant pas encore une fois être pénalisé par un système français.

    Je ne dis pas que c'est rationnel mais ce raisonnement est fréquent.
    Ils partent vers des pays plus libéralistes


  • 11 mars 2010 13:06

    Pas de problème ya suffisamment de chomeurs pour prendre leur place... si ceux qui sont pas contents trouvent leur bonheur à l'étranger bon vent et bon débarras.


  • 11 mars 2010 16:07

    y en pas énormément car ils retrouvent assez facilement mais les non qualifiés, y en a un pacquet.


  • 12 mars 2010 22:24

    faire partir à la retraite les plus de 50 ans sur la base du volontariat avec décote proportionnelle aux années manquantes et creer ainsi massivement des emplois, donc moins de chomeurs et plus de cotisants


  • 23 mars 2010 22:12

    3 pistes (Montant et durée de cotisation, montant des pensions): Quel manque d'imagination.
    Il y a aussi:
    - le rétablissement de la taxe sur les restaurateurs a 19,6, voir plus pour certain restaurants et hotels > a 3 étoiles,
    - Le rétablissement de la fiscalité d'avant Sarko sur les recettes des casinos,
    - Une taxe sur les recettes des jeux (avec l'arriver des jeux en ligne, cela devrait être intéressant).

    Pourquoi la presse, les média, les politiques quasiment de tous bords refusent-ils de parler de ces solutions, et des autres que l'on pourrait trouver, qui, mises bout a bout, permettraient de résoudre le pb?


  • 24 mars 2010 14:49

    et plus de problème dans les caisses de retraite


  • 24 mars 2010 15:15

    ce qui donnera une augmentation de la consommation de tabac donc des décès pour cancer = moins de retraités après 65 ans


  • 24 mars 2010 15:16

    ce qui donnera une augmentation de la consommation de tabac et donc des décès pour cancer donc moins de retraités après 65 ans, moins de retraites à payer


  • 02 avril 2010 17:31

    nous avons une des démogaphie le plus forte d 'europe


  • 03 avril 2010 10:43

    plus que vides puisqu'en déficit chronique. A part cela, on est effectivement les plus forts !


  • 09 avril 2010 12:03

    ils vont nous inventer une csg retraite pour payer les retraites.


  • 09 avril 2010 12:06

    piquer les vieux à la naissance


  • 12 avril 2010 12:20

    vé. Il faudrait calculer la retraite des fonctionnaires sur une durée de 25 ans comme dans le privé.


  • 12 avril 2010 13:57

    Depuis la derniere reforme, j'ai jamais vu autant de 55 ans partir à la pre retraite

    de l'autre côté, à 50 ans, plus personne ne veut vous embaucher

    enfin, mon quinqua de manager stress les gens et les degoute du travail à 40 ans

    lui, bien sur, aura droit certainement droit à sa preretraite à 55 ans

    d'ailleurs, sa definition du management : j'ai rien à faire, je donne juste des ordres


  • 12 avril 2010 19:17

    puisque c'est un fondamental "offensif", alors que les autres pistes ne sont que "défensives". Mais là, bonjour le manque d'imagination de nos décideurs ! ;-)


  • 13 avril 2010 13:26

    Mise en place d'un Numerus clausus ....
    une comission fixe chaque année un nombre de retraité maximum, ensuite les prétendants à la retraite s'inscrivent sur une liste d'attente, leur départ est confirmé dès que le numérus clausus le permet....
    Comme ça plus d'histoire d'age à fixer ....l'allongement se fera automatiquement....


  • 13 avril 2010 17:32

    candidat sur liste d'attente ?


  • 14 avril 2010 11:01

    Non selon la date de liquidation demandée , à égalité de date on tri les demandes sur un nombre de points calculé sur certains critères de type sociaux à définir (age, conditions sociales ...).

    On peut aussi décider d'avantager les personnes qui accepteraient de repousser leur date de liquidation en prenant en compte dans ce cas la date de liquidation initiale (date à laquelle ils ont la retraite pleine) et non celle de leur demande ultérieure...

    L'employeur ne pouvant procéder à licenciment dans la phase d'attente du salarié ...


  • 14 avril 2010 11:21

    Les retraites.....la sécu même combat.
    De plus en plus de cotisations de moins en moins de redistribution ...... du moins dans le privé.
    La solution : une seul caisse de retraite pour tous, privés, députés, sénateurs et fonctionnaires et une seule sécu.


  • 14 avril 2010 13:11

    cela les amusera certainement, au début tout du moins...c'est la seule manière d'augmenter le volume des cotisations...accessoirement, il est évident que le travail moderne exlut l'idée absurde de prolonger l'âge légal de départ à la retraite...

    on pourrait bien sûr voir que le régime par répartition est contraire au dogme démocratique et qu'il ne fait pas bon ménage avec la contraception et l'avortement mais, j'en ai conscience, c'est une opinion qui peut fâcher et à laquelle je ne tiens d'ailleurs pas trop...mais je me souviens qu'Alfred Sauvy, grand savant démographe, survivant d'une famille décimée par la Grande Guerre, et père d'une fille unique, émit jadis de telles opinions...


    :-)


  • 15 avril 2010 12:54

    impeccable démonstration polytechnicienne...

    :-)



    La loi de Moore a fondé le développement de l'industrie informatique en mettant la pression sur l'ensemble des acteurs de la filière pour qu'ils avancent au même rythme. Par analogie, on pourrait utiliser la même norme autoréalisatrice pour la réforme des retraites, en faisant du report de l'âge légal un outil non seulement pour faire cotiser les salariés plus longtemps, mais aussi pour inciter les employeurs à garder leurs seniors dans l'entreprise.
    Comment ne pas être émerveillé devant la loi énoncée en 1965 et rectifiée en 1973 par l'ingénieur d'Intel, Gordon Moore, selon laquelle le nombre de transistors par circuit allait doubler tous les dix-huit mois à prix constant ? Cette curieuse loi empirique a été respectée jusqu'à aujourd'hui avec une redoutable précision. Cette prouesse technologique ne doit pas tout au hasard : l'industrie des microprocesseurs est un secteur où il est très important pour une entreprise de ne pas être trop en retard, sous peine de disparaître, ni d'être trop en avance, sous peine de ne pas trouver de débouchés à ses produits.

    La loi de Moore est donc plus qu'une simple loi empirique : c'est une loi normative qui permet de coordonner tous les acteurs de la filière pour qu'ils avancent au même rythme. Bien entendu, cela n'est possible que grâce aux trésors d'inventivité déployés par les ingénieurs pour pouvoir suivre ce rythme infernal. D'un point de vue microéconomique, cette loi permet à tous les acteurs de disposer du même ensemble d'information : je sais que le nombre de transistors par circuit va doubler dans dix-huit mois et je sais que l'entreprise d'à côté le sait également. Par une telle construction sociale, la loi de Moore devient autoréalisatrice.

    C'est par un raisonnement analogue qu'il faut promouvoir le report de l'âge légal de départ à la retraite. Jusqu'ici, les gouvernements qui se sont attelés à la réforme des retraites ont choisi de relever la durée de cotisation donnant droit à une retraite à taux plein, mais aucun n'est revenu sur l'âge légal de départ en retraite à 60 ans instauré par François Mitterrand en 1981. En relevant cette durée de cotisation, on diminue le montant des droits de ceux qui partent à 60 ans, ce qui est une manière de les inciter à travailler plus longtemps et donc d'augmenter l'âge effectif de départ à la retraite.

    Toutefois, les réformes passées n'ont pas eu les effets escomptés et le taux d'emploi des seniors est resté très faible en France par rapport à la moyenne européenne. Fort de ce constat, on peut recommander de renforcer les incitations à partir plus tard à la retraite, soit en augmentant encore la durée de cotisation, soit en augmentant la décote pour ceux qui partent trop tôt. Cette approche présuppose que le départ à la retraite relève avant tout d'une décision individuelle. On peut, au contraire, estimer que si les salariés partent trop tôt, c'est parce qu'ils n'arrivent pas à trouver du travail quand ils sont trop âgés. Les entreprises peuvent en effet se montrer réticentes à embaucher et à former des personnes qui pourront les quitter assez vite.

    Une bonne réforme des retraites doit donc jouer sur deux leviers : l'incitation des salariés à travailler plus longtemps et l'anticipation que les employeurs se font de l'âge effectif moyen de départ à la retraite. Reste à trouver les bons outils. Si l'augmentation de la durée de cotisation a un effet certain sur le premier levier, elle ne semble pas en mesure d'infléchir beaucoup le second : les employeurs ont beau savoir qu'il devient plus difficile pour un individu de prendre sa retraite à 60 ans, ils ne peuvent pas écarter ce risque ni se faire une opinion précise de l'âge effectif de son départ en retraite. Le report de l'âge légal de départ à la retraite permet, au contraire, de jouer sur ces deux leviers à la fois.

    Cette mesure permettrait d'unifier et de rationaliser les croyances des employeurs, un peu comme la loi de Moore permet de le faire pour les acteurs de l'industrie des microprocesseurs. Dans les deux cas, il s'agit de fixer une norme exogène qui devient peu à peu une norme sociale autoréalisatrice. Reporter l'âge légal de départ en retraite aurait donc un meilleur impact qu'une augmentation équivalente de la durée de cotisation sur le taux d'emploi des seniors et donc sur l'équilibre financier du système par répartition. Cela permettrait d'optimiser le rapport efficacité/coût de la réforme.

    Reste à savoir à quel niveau il faut fixer ce nouvel âge légal. Le gouvernement a évoqué 62 ans. Cela ne semble guère suffisant quand on se compare à nos voisins européens : la plupart sont déjà passés à 65 ans quand ce n'est pas à 67. Qui peut croire que la France peut échapper à cette évolution ? La bonne tenue de notre natalité permet au mieux un allongement plus progressif que chez nos voisins. L'équilibre financier de la protection sociale est un impératif moral pour chaque génération, une réforme est impérative, mais rien n'empêche de la rendre la plus efficace possible. S'inspirer de l'exemple de la loi de Moore, c'est mettre toutes les chances de notre côté pour que notre système de retraite soit aussi prospère que l'industrie des microprocesseurs !

    Vincent Le Biez, ancien élève de l'Ecole polytechnique, membre de Réforme & Modernité


  • 13 mai 2010 12:41

    Tout le monde à la même enseigne : au smic ou équivalent recalculé en fonction des cotisations prélevées

    Même retraite pour tout le monde :
    - le smicard conservera son train de vie
    - "les autres" également, à condition d'avoir épargné pendant leur vie active ; au pire, ils auront toujours de quoi subvenir aux besoins vitaux


  • 21 mai 2010 10:19


Signaler le message

Fermer

Qui a recommandé ce message ?

Fermer
Retour au sujet Retraite

32 réponses

Mes listes

valeur

dernier

var.

93,03 -1,15%
55,3 +1,65%
8 217,02 +0,22%
165,84 +0,28%
0,2805 +5,06%
Chargement...

Pages les plus populaires