1° art :
...Ajouté au plan de relance d'Obama, tous les ingrédients sont là pour une sortie de crise par l'inflation. Une inflation de l'ordre de 10 % à 15 % sur cinq ans permettrait de réduire la dette américaine de 40 % à 50 %. Peu enviable ? Certes, mais pour les Américains ce sera préférable au scénario japonais. Ce seront les créanciers étrangers (Asiatiques surtout) qui paieront l'addition. Pour paraphraser Clemenceau : « la Chine paiera ».
Au Royaume-Uni, avec le même type de dettes, un scénario analogue de dévaluation de la livre et d'inflation est probable. Mais que fera la Banque centrale européenne dans la zone euro ? La monétisation de la dette publique lui est interdite par le traité et on peut compter sur les Allemands pour s'opposer à la relance par l'inflation. Mais est-ce si sûr, alors que les dettes publiques et privées auront fortement explosé et que l'alternative sera un scénario à la japonaise ? Ici, l'histoire reste à construire.
JE CHERCHE TOUJOURS QUI PAYERAIT CETTE INFLATION ET 2° QUESTION : COMMENT FAIT ON DE L'INFLATION ?
2° art :
...Le monde des taux d'intérêt à zéro, c'est ce que Krugman appelle la "depression economics". Un monde dans lequel les anciennes règles ne valent plus. C'est ce qu'a connu le Japon au cours de sa décennie de croissance zéro : la banque centrale pratiquant des taux d'intérêt nuls, le gouvernement cherchant sans cesse à stimuler l'activité et à soutenir le système bancaire en se lançant dans de vastes dépenses de travaux publics et en rachetant les actifs douteux des banques en faillite, le tout, sans grand succès, et dans un contexte d'inflation nulle ou négative, de croissance économique voisine de zéro et de chômage en hausse.
CE QUE LES USA SONT EN TRAIN DE FAIRE : BAISSER LES TAUX A ZERO
...Le monde des taux d'intérêt à zéro, c'est ce que Krugman appelle la "depression economics". Un monde dans lequel les anciennes règles ne valent plus. C'est ce qu'a connu le Japon au cours de sa décennie de croissance zéro : la banque centrale pratiquant des taux d'intérêt nuls, le gouvernement cherchant sans cesse à stimuler l'activité et à soutenir le système bancaire en se lançant dans de vastes dépenses de travaux publics et en rachetant les actifs douteux des banques en faillite, le tout, sans grand succès, et dans un contexte d'inflation nulle ou négative, de croissance économique voisine de zéro et de chômage en hausse.
COMPRENS TOUJOURS PAS LE COMMENT ON FAIT DE L'INFLATION
La question est alors de savoir pourquoi, dans le cas du Japon, cela n'a pas fonctionné. La réponse des économistes est simple : parce que la banque centrale japonaise n'a jamais voulu essayer. Soit elle craignait qu'en produisant de l'inflation, elle aurait 20-30% au lieu de 5-6% et que cela deviendrait incontrôlable; soit elle éprouvait une répugnance instinctive vis à vis de ce genre de pratique : quand on est banquier central, provoquer de l'inflation, cela ne se fait pas - sauf si l'on est Robert Mugabe, et personne n'a envie de ressembler à Mugabe.
La majorité des analystes qui préconisent une sortie de crise par l'inflation ne se posent pas le problème : la banque centrale américaine, selon eux, n'aura pas les scrupules de la Banque du Japon et n'hésitera pas à utiliser tous les outils à sa disposition pour produire autant d'inflation qu'il faudra. Il y a quand même quelques raisons de douter. D'abord, le monde ne se limite pas à la Fed : si celle-ci a recours à l'inflation, il est tout à fait possible que la Banque Centrale Européenne, pour éviter l'inflation importée, relève les taux d'intérêt et provoque une magnifique récession dans la zone euro, qui reste mine de rien la première économie mondiale; sortie par la porte, la récession reviendrait par la fenêtre. De façon générale, si l'on peut supposer que la tolérance à l'inflation est forte à la Fed, elle l'est beaucoup moins à la BCE. D'autres éléments peuvent s'ajouter, en particulier, une réaction chinoise consistant à dévaluer encore le yuan, réduisant considérablement l'effet de la politique américaine.
DONC SI LA BCE REMONTE SES TAUX QUE DEVIENNENT LES LIQUIDITES DE NOTRE "AMI" ALBAN ?
ELLES SONT CONVENABLEMENT REMUNEREES MAIS PAS D'INFLATION. PAR CONTRE SI LES TAUX SONT NULS ET QU'IL Y A INFLATION, ALBAN PERD BCP D'ARGENT.
Et se pose un autre problème important : pour qu'une banque centrale produise de l'inflation, il faut en pratique qu'elle s'engage de façon crédible à le faire, que les agents économiques l'anticipent et agissent en conséquence. Et le problème de crédibilité est important. Cela suppose que des gens raisonnables - les banquiers centraux - s'engagent de façon crédible à se comporter de façon déraisonnable temporairement pour redevenir raisonnables plus tard. Il n'est pas difficile à un Robert Mugabe de se comporter de façon aberrante, c'est même habituel; C'est beaucoup plus difficile pour des banquiers centraux de pays développés, surtout lorsqu'ils doivent être à la fois déraisonnables - en laissant l'inflation monter - et raisonnables - en considérant que celle-ci doit toujours rester sous contrôle. C'est un problème de crédibilité classique, bien étudié par Schelling pour la dissuasion nucléaire (qui implique que l'on soit prêt raisonnablement à causer la fin du monde pour l'éviter...). Les mécanismes permettant de sortir de ce paradoxe ne sont pas faciles à mettre en oeuvre.
En somme, comme on dit dans un célèbre film, maintenant que le tout-venant est épuisé, il reste le bizarre. Le plan B de lutte contre la crise, c'est l'inflation : mais il y a beaucoup de facteurs susceptibles de rendre ce plan B inopérant : la capacité de la Fed à créer de façon crédible des anticipations inflationnistes en décidant d'être déraisonnable; et la réaction dans le reste du monde, tout particulièrement la zone euro et la Chine. Ce n'est pas gagné du tout.
CE § N'EST IL PAS EXTRAORDINAIRE ?
IL FAUT ETRE CREDIBLE, RAISONNABLE TOUT EN ETANT DERAISONNABLE ??
MON ANGLAIS ASSEZ NUL NE ME PERMET PAS DE PARLER DU 3°