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Retraite : A LIRE : Des régimes très spéciaux...

16 sept. 2007 15:54

A LIRE : Des régimes très spéciaux 15:53 16/09/07
Des régimes très spéciauxD'ÉTIENNE MOUGEOTTE. Publié le 14 septembre 2007Actualisé le 15 septembre 2007 : 14h47


Dans un pays, le nôtre, où le souci d'égalité constitue la préoccupation première d'une immense majorité de nos compatriotes, on croit rêver en constatant que les régimes spéciaux de retraite ont perduré depuis tant d'années.


La pénibilité de certains métiers ajoutée à la moindre rémunération du secteur public par rapport au privé avait pu justifier, au lendemain de la Libération, cette différence de régime des retraites en faveur des cheminots, gaziers, électriciens ou autres mineurs. Encore aurait-il fallu que notre infinie propension à la généralisation des avantages s'exerçât avec discernement. D'une part, dans toutes ces entreprises publiques ou parapubliques, on aurait dû limiter les avantages aux seuls métiers vraiment pénibles ; d'autre part, l'écart de salaire moyen entre privé et public s'étant retourné au détriment des salariés du privé, rien ne justifie désormais qu'en plus d'un départ anticipé, les retraités du public bénéficient d'une pension calculée sur le dernier salaire, donc le plus élevé, alors que les pensions du privé sont aujourd'hui adossées aux vingt-cinq dernières années.


Les chiffres d'ailleurs sont éloquents. La retraite moyenne annuelle d'un électricien est de 24 000 euros, celle d'un cheminot, de 18 000, alors que dans le secteur privé, la pension annuelle moyenne stagne à 16 000 euros.


Travailler moins et cotiser moins longtemps pour disposer à la sortie d'une retraite plus élevée, telle est bien la pratique des régimes spéciaux, qui marque une inégalité choquante durement ressentie par les salariés et retraités du secteur privé. A cela s'ajoute la kyrielle de régimes spéciaux qui concernent aussi bien les parlementaires que les salariés de la Comédie-Française, les clercs de notaire que le personnel du port autonome de Bordeaux : 130, 150, peut-être plus, personne aujourd'hui n'est en mesure de dresser la liste exhaustive des régimes spéciaux. Au maquis de la réglementation correspond l'opacité du système (lire notre article page 34).


C'est dire si les propos de François Fillon affirmant que le projet du gouvernement est prêt pour la réforme auraient dû susciter un «enfin, il était temps !» plutôt que ces cris d'orfraie sur une prétendue provocation à l'égard des organisations syndicales. On remarquera au passage que les mêmes qui reprochaient au Premier ministre son attentisme et sa réserve l'accusent aujourd'hui de verser dans la précipitation et la brutalité.


Une fois de plus, nous voilà engagés dans ce jeu de rôles à la française où le Premier ministre est mis en cause sur la méthode et sur la forme par une opposition qui évite ainsi d'aborder le fond. Mais deux éléments nouveaux changent désormais singulièrement la donne dans ce sujet si longtemps explosif. L'opinion, d'abord, qui est majoritairement acquise à l'idée que les régimes spéciaux sont bien le produit d'une inégalité inacceptable ; et ensuite, les remous profonds qui agitent la gauche depuis sa défaite de mai, et singulièrement le Parti socialiste.


La position courageuse de Manuel Valls et d'Arnaud Montebourg, qui ont osé dire tout haut ce que pensent tout bas nombre de hiérarques socialistes, à savoir qu'il faut en finir avec les régimes spéciaux, apparaît toujours très minoritaire au PS. En vérité, les dirigeants socialistes comme la majorité des leaders syndicaux savent cependant très bien que la défense et l'illustration des régimes spéciaux est politiquement intenable.


Belle occasion pour le président de la République de recadrer les choses et de prendre les quelques semaines nécessaires aux consultations et aux derniers ajustements de la réforme pour mettre fin à ces régimes très spéciaux, avant de lancer le chantier autrement plus complexe du financement des retraites et de la protection sociale.

20 réponses

  • 16 septembre 2007 19:26

    a voirhttp://tf1.lci.fr/infos/economie/0,,3545904,00-regimes-speciaux-compares-regime-general-.html
    privé hommes 1992 euros
    Fonction publique hospitalière 1121 euros


  • 16 septembre 2007 22:45

    A CE PRIX LA JE TRAVAIL PAS


  • 17 septembre 2007 09:55

    Quels arguments restent-ils pour justifier les régimes spéciaux?


  • 18 septembre 2007 18:40

    l'employé du public gagne plus que celui du privé (confirmé par une étude)

    nous voulons une égalité et celà meme qui militent pour ça (la gauche)
    ne fait pas cas de ce désequilibre (la majorité des fonctionnaires sont de gauche)

    si le public se mobiliser lorsque les employés du privé son dans la mer.de là il y aurait une solidarité

    car dans le privé tu ne va pas au turbain 1 jour t'es viré.....


  • 19 septembre 2007 10:19

    Arrêtez de propager des idées reçues aussi simplistes !!!

    1) s'il est vrai que les fonctionnaires peu diplomés sont plutôt mieux payés que dans le privé, il n'en est rien pour les hautes catégories. Un fonctionnaire ingénieur gagne beaucoup moins que dans le privé.

    2) la retraite dans le privé tient compte des primes (pas chez les fonctionnaires)

    3) pour un fonctionnaire 1 trimestre pour la retraite correspond à un vrai trimestre travaillé, pas dans le privé (200 heures par trimestres suffisent !!!)

    Faites le compte et vous verrez que les fonctionnaires sont très nettement perdant


  • 19 septembre 2007 11:29

    avant de brailler, d'un côté comme de l'autre ! Ce n'est pas si simple...

    Comparez en salaire réel annuel (tous avantages annexes compris), et non en brut ou en net, ce qui ne veut rien dire. Puis avec l'équivalent en capital d'une rente-retraite de X€/an perçue dès 55 ans, 60, ou 65 ans. Et comparez aussi avec l'effort d'épargne annuel réel - versements réellement déboursés après impôts - pour l'obtenir.

    Vous verrez que les fonctionnaires sont d'autant plus nettement gagnants que l'espérance de vie augmente...


  • 19 septembre 2007 15:26

    De toute manière la question n'est pas celle de la comparaison entre fonctionnaires et salariés du privé mais celle de l'adaptation des régimes de retraite dits spéciaux à la réalité.
    Bien sûr, cette adaptation devra prendre en compte les éléments de salaire, mais je ne pense pas que les salariés des RATP, SNCF, EDF, etc soient à plaindre par rapport à leurs équivalents du privé.


  • 19 septembre 2007 16:03

    Les français sont entrain de ce déchirer sur les regimes spéciaux ,pour ou contre .
    Il faut voir que les gens qui ont été embauchés après la dernière guerre n'ont pas choisis leurs régime de retraite ,c'était comme cela
    Par contre il serait interressant de faire l'analyse de qui (politique de tous les bords) n'a pas réformé ou changé les règles du jeu quand il fallait le faire


  • 19 septembre 2007 16:58

    Les français ne se déchirent pas, la grande majorité est favorable à la suppression de ces privilèges d'un autre age. Mais on ne reproche rien à ceux qui en bénéficient actuellement.

    Maintenant, que les futurs bénéficiaires soient contre la suppression des régimes spéciaux, on peut le comprendre. Personne n'aime perdre ses avantages, surtout pour ceux qui sont à quelques années de la retraite.
    Mais ils devront avaler la couleuvre comme les salariés du privé l'ont fait quand ils sont passés à 40 ans de cotisation en .... (il y a déjà bien longtemps) et les fonctionnaires en 2003.
    Ensuite tout le monde pourra passer en coeur à 41 ans, puis 42, puis ...

    Pour ceux qui s'en souviennent, François de Closets avait écrit un fameux bouquin sur les privilèges, il y a environ 30 ans. Succès de librairie ...

    Quant aux politiques, le seul qui ait voulu s'attaquer au problème, c'était JUPPE en 1995. On connait la suite.
    Aujourd'hui, la France a la chance d'avoir un Président qui semble vouloir réellement réformer le pays et ne pas se contenter de créer des commissions. J'espère qu'il arrivera à faire bouger tous les Mammouths de l'administration et les corporatismes des soi-disants services publics.
    Sinon, comme je l'ai lu sur un autre post, la France deviendra un pays de vieux et de pauvres.


  • 19 septembre 2007 18:07

    les fonctionnaires sont très nettement perdant !!!!!!!!!!!!!
    Ce qui explique le nombre important de candidats pour un poste ou ne réussissent que les plus diplomés qui ensuite se plaignent que leur diplome ( inutile pour le poste auquel ils ont postulé ) n'est pas valorisé
    -Pour faire du secrétariat , la connaissance approfondie de l'ordinateur serait supérieure à une maitrise qui elle a réussi le concours
    Par contre ,si le diplome est mieux valorisé dans le privé je m'étonne , qu'un ingénieur n'y est pas pensé


  • 19 septembre 2007 18:27

    -Je ne croyais pas si bien dire dans mon post de 18 h 07....ci-dessous c/c d'une partie d'un article du "monde "
    Autre piste de réflexion envisagée par le président, une réforme des concours d'accès, dont les épreuves "académiques", sont "peu en rapport avec les compétences" demandées.

    --le chef de l'Etat a plaidé pour le développement d'une "culture du résultat", prise en compte dans la rémunération des agents.
    -
    --Ce n'était donc pas le cas !


  • 20 septembre 2007 10:24

    J'aime bien la mauvaise foi: si, par des démonstrations alambiquées, la fonction publique est moins bien lotie que le privé, pourquoi diantre ne viennent-ils pas grossir les rangs du secteur privé.
    Je ne sais pas moi, mais si, pour le même job on me propose mieux je change, je n'essaye pas de convaincre les forumeurs que je suis mal loti !
    Et d'ailleurs la question est faussée à l'entrée: nous parlons des régimes spéciaux pas de la fonction publique. Il faudrait donc comparer, utopie ?, les régimes spéciaux avec la fonction publique pas avec le privé dans ce cas.


  • 20 septembre 2007 15:09

    pour la sécurité de l'emploi et pas pour le salaire et j'en ai bavé avant de pouvoir intégerer ses rangs(concours oblige)


  • 20 septembre 2007 15:10

    400 000 euros si on veut que lache mon poste


  • 20 septembre 2007 17:15

    Donc vous reconnaissez bien que la sécurité de l'emploi à un prix, celui d'un salaire moindre ? Et que cette sécurité est donc un avantage important vs le privé ?


  • 20 septembre 2007 21:36

    PAR CE QUE VOUS CROYAIT ENCORE A LA SECU DE L EMPLOI


  • 21 septembre 2007 09:12

    malgré un salaire inférieur de + de 30 % les japonnais ont abandonné l'emploi à vie


  • 22 septembre 2007 11:33

    reformer les regimes spciaux en ne touchant que la duree de 37,5 ( en proposant deaj de compenser par l integratio ndes primes ) serait une veritable forfaiture , je rappelle quelques privileges royaux :
    - calcul sur la meilleure annèe ( la derniere puisque leur salaire augmente toujours ) et non pas les 25 meilleures !! et oui
    - retraite indexee sur las salires des actifs ( exorbitant ! )
    - pas de limite reversion
    - pas de limite cumul emploi / retraite .......
    si on touche qu'a la duree - pour justifier la prochaine augmentation à 42 ou 43 ans pour le prive - c est une veritable duperie
    Rappelez vous quand EDF a ete privatise partillement privatise : c est passe comme un lettre à la poste ; evidemment il y a eyu tres large compensation et devinez qui etait le minsitre en charge : Mr Sarkozy alors minsitres des finances .


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