crise ?
Où en sommes nous dans le timing de la crise ?
La crise immobilières s'est propagée à l'ensemble des marchés financiers. Les faillites de banques ainsi que le crédit crunch induit provoquent une destruction monétaire potentiellement déflationniste pour les économies occidentales. Pour y répondre, les banques centrales créée de la monnaie en injectant massivement des liquidités. Ces injections semblent stériles, les banques "neutralisant" cette monnaie en laissant leurs liquidités sur les livrets de la banque centrale.
De plus, la crise financière s'est logiquement étendue à l'économie réelle. L'offre de biens et service se retrouve soudainement excédentaire à la demande. Les pressions déflationnistes s'accentuent.
Actuellement, il semble que nous soyons au coeur de la crise. Les conséquences comptables pour les banques de l'impossibilité de pricer correctement un certain nombre de produits dérivés ne peuvent être raisonnablement anticipé par les marchés financiers. De plus, il y a des raisons de penser que les normes comptables strictes du mark to market rentrent en conflit avec des pricing de façade pour les commissaires aux comptes. En résumé, les résultats annuels certifiés des banques ne reflèteront pas la santé financière réelle des établissement de crédit. Face à cette situation, les états se sont engagés à garantir des actifs pourris à tour de bras et à investir pour recapitaliser les banques en difficultés (il s'agit de ce que j'appelais l'investisseur en dernier ressort, différent du prêteur en dernier ressort "Peut-on craindre aujourd'hui encore la réalisation d'un risque systémique " 1999). Mais, nous ne sommes qu'au stade des promesses publiques (à l'exception des US). Où les états vont-ils trouver les fonds ? Qui va prêter et quand ? Personne ne développe
Ces emprunts publiques vont avoir des effets d'éviction sur l'épargne, augmentant du même coup les taux de refinancement pour les acteurs privés et limitant leurs accès au crédit. Cette augmentation des taux d'intérêt pour les corporates peut avoir des conséquences dramatiques pour les fonds de pension anglo-saxons qui voient arriver les baby-boomers en âge de prendre leurs retraites. En fait, la liste est longue de tout les risques qui peuvent aggraver la crise actuelle : crise de l'industrie, notamment automobile, arrivée d'une nouvelle génération de subprimes souscrit en 2007 et "dé-capés" en 2009, crise des crédits à la consommation...Mais de tous ces risques, c'est bien les fond de pension qui sont les plus potentiellement dévastateurs : pour payer les retraites des baby-boomers, les fonds de pension vont vendre des actifs. Si le marché baisse, les rentes baissent et donc les retraités voient leur niveau de vie baisser. La crise économique saccentue et les cours des actions diminuent etc
Mais en plus de ce cercle vicieux, l'histoire financière récente a montré que les règles élémentaires de gestion saines avaient été bafouées sans que les auditeurs et les autorités de régulation n'est tiré la sonnette d'alarme. Le fond de pension en faillite dEnron nous a appris que la retraite de certains salariés étaient investis en action de leur propre entreprise. Une gestion saine impliquerait que vous ne déteniez pas ou peu daction de lentreprise dans laquelle vous travaillez, et que la totalité de votre investissement soit diversifié : emprunts dEtat, panel dactions de sociétés, panel dobligations
cest la diversification du risque, une notion élémentaire en finance. Dans le cas du fond de pension dEnron, la totalité des retraites des employés relevait uniquement du cours de laction Enron. Si la société fait faillite, les employés perdent du même coup leur job et leur retraite. Et bien sur, cest ce qui sest passé. Ce type daberration naurait jamais dû exister. Un autre exemple frappant est celui des sub-primes. Toutes les personnes qui ont vendus ces produits devraient se retrouver devant un juge. Pourtant, les sub-primes ont été commercialisés et les banques ont diffusé le risque aux autres acteurs du marché. Vous pensez réellement que la course au taux de profit affichés par les fonds de pension pour attirer les nouveaux clients n'a pas conduits à des pratiques de gestion ultra risquées et totalement surréalistes ? Je pense quil existe des gérants de fond de pension qui ont fait nimporte quoi et qui le cachent. Vous entendez depuis quelques années, si vous y prêtez attention, des petits bruits du type « risque sur les hors-bilans des entreprise liés à leurs fonds de pension ». Cest récurent, aucun analyste qui a pignon sur rue ne sintéresse de près au sujet, mais ça ne sent pas bon du tout
General Motor a dailleurs refinancé le sien en 2004-2005. Cétait le plus gros emprunt obligataire jamais réalisé pour environ 15 milliards de $. Javais dit sur le forum change de Boursorama quemprunter autant dargent sans construire une seule usine annonçait une faillite proche, car refinancer un fond de pension, cest refinancer des pertes.
Tout ça pour vous dire qu'il y a de fortes chances pour que nous ne soyons pas au coeur de la crise, mais au début...Alors essayer de relancer la machine maintenant sera inefficace, car il faut dabord soigner les déséquilibres macro-économiques et les déséquilibres sociaux dont souffre la France et plus généralement les pays occidentaux.