...Et nen déplaise à toute une frange de population baignée de la certitude quavec un nouveau président, le soleil, la chaleur, les fruits mûrs, le miel et le lait vont arriver en masse, cette réalité est connue dun certain nombre de personnes qui ont compris depuis un moment quon ne pourrait rien attendre de bon de nos dirigeants.
Ces personnes (des anonymes ou des personnes un peu connues des milieux financiers, des quidams sans grande fortune ou, au contraire, de riches investisseurs) se placent, toutes, calmement et discrètement, sur le marché en abandonnant progressivement les éléments les plus risqués (en monnaie, en bons du trésor, en actions dentreprises bancaires, par exemple) pour sinstaller durablement dans les métaux précieux.
On nest dès lors pas surpris dapprendre, au milieu des pignouferies de presses habituelles dun journal subventionné comme Le Monde, que des types comme Larry Page (cofondateur de Google, un type pas complètement con, donc) envisagent sérieusement daller prospecter de lor dans lespace, ou encore que certains États américains ont rendu leur cours légal aux monnaies dor et dargent.
Ce phénomène dinvestissement dans lor se traduit de façon parfaitement concrète par une augmentation importante de la détention de pièces et lingots physiques, au détriment des instruments financiers basés sur le métal précieux (ETF) encore appelé « or-papier », que de plus en plus considèrent comme à peine meilleurs que le papier-monnaie (dollars, euros) quon imprime actuellement à grand frais dans les banques centrales des pays occidentaux.
Le nouveau président, bien évidemment, nest absolument pas au courant de cette tendance de fond, et nen a cure :
il a décroché la timbale, et comme beaucoup avant lui (à commencer par Sarkozy), une fois le pouvoir obtenu, il sera bien en peine de savoir quoi en faire.
Pourtant, tout indique quon va droit vers une situation désagréable :
dun côté, une déflation marquée lorsque les Français, tétanisés par lampleur de la crise, refuseront de consommer.
Cela a déjà commencé, il ny a pour le moment aucune raison que cela sarrête.
De lautre, une dévaluation des monnaies, qui prendra probablement autant de temps quil le faudra pour que les masses de liquidités et les milliards de papiers pourris des banques redescendent dans léconomie courante (via les prêts aux entreprises, à la consommation, dans limmobilier) ; pour le moment, cela se traduit déjà par un renchérissement des matières premières, dautant accru des tensions avec lIran qui a, comme par hasard, accepté pour son pétrole le paiement direct en or.
On peut tortiller les faits comme on veut, on peut senfiler du flan à sen péter la tuyauterie, la réalité ne changera pas :
il ny a que deux façons de sortir de la crise de la dette.
La PREMIERE, cest la fameuse rigueur et, conséquemment, le remboursement des dettes. Autrement dit : un budget équilibré, cest maintenant. Et pas dans cinq ans, hein. Il est déjà trop tard pour ne pas se prendre les wagons de pognon gratuit imprimé les trois dernières années en pleine tête, mais il est encore temps de ne pas y ajouter quelques trains entiers.
La SECONDE, cest lavenue royale du politicien, à savoir la promesse non tenue, le papier sans collatéral ou le Flanby sans caramel : on imprime tout ce quon peut, on achète du temps avec des écritures comptables et on noie les créanciers dans des pipeaux en papier richement décoré.
Évidemment, ça ne résout pas le problème. Ça laggrave, même, et il ny a guère que les socialistes comme Hollande ou Krugman pour y croire encore.
Pas étonnant, lorsquon rappelle cette alternative, que certains voient déjà se profiler le retour à un étalon or pour sortir la société des décombres fumants de la politique keynésienne et redistributrice.
Et si le retour à létalon-or nest pas une panacée aux problèmes économiques qui secouent le monde actuellement (et loin sen faut), il constituerait cependant une solution crédible et séduisante pour éviter la catastrophe monétaire qui nous pend au bout du museau.
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