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Marché des changes : CHF Bloqué : Gros risque

06 sept. 2011 13:20

La BNS a promis d'acheter des devises "en quantité illimitée" pour maintenir sa monnaie à 1.20 CHF/EUR.

C'est vraiment risqué selon moi.

D'abord, comment peut elle prétendre pouvoir acheter des sommes colossales d'euros, vu la différence de masse monétaire en circulation
Et puis, si elle se retrouve avec des milliard d'euros dans ses caisses, et que cette monnaie de vaut plus rien, elle se sera tiré une belle balle dans le pied.

Brrr ! Ca fait bigrement peur tout ça...

32 réponses

  • 06 septembre 2011 13:21

    l'euro s'écroule


  • 06 septembre 2011 13:25

    et le fanc suisse s'affaiblira 1.30


  • 06 septembre 2011 13:50

    elle imprime du papier, elle achette des euros, puis avec les euros elle achète de l'or. De l'or GRATUIT.


  • 06 septembre 2011 13:53

    Chez Natixis, on rappelle que la BNS avait déjà baissé les taux Libor à 0% et augmenté les liquidités disponibles cette année. Puis elle est intervenue sur le marché lorsque les 1,10 franc l'euro ont été menacés, en achetant des euros, comme en avril et mai 2010 lors d'opération qui n'avaient guère donné de résultats. “En gardant à l'esprit ce qui s'est passé l'an passé et dans un contexte de crise souveraine européene et américaine, l'objectif minimal de 1,20 franc l'euro va être difficile à défendre”. D'autant que la BNS, qui a perdu 19,2 milliards de francs l'an dernier et 10,8 milliard au premier semestre dans de telles interventions, n'avait en rien réussi à enrayer la hausse du franc


  • 12 septembre 2011 08:32

    "La décision de fixer un taux plancher à 1,20 (franc pour un euro) était juste", a estimé Urs Rohner, président du conseil d'administration de Crédit Suisse, indique le journal NZZ am Sonntag.

    Selon lui, à 1,20 franc suisse pour un euro la devise helvétique est encore surévaluée, son niveau réel se situant "autour de 1,35 à 1,40".

    En revanche Oswald Gruebel, le patron d'UBS a jugé cette décision "risquée", dans un entretien à l'hebdomadaire Der Sonntag".

    "C'était un choix héroïque... mais se comporter en héros est risqué," a-t-il commenté.

    Un pays de taille modeste tel que la Suisse ne saurait imposer aux marchés le taux de change de sa devise, a jugé M. Gruebel, comparant ce combat inégal à celui de David contre Goliath.

    "Mais c'est David qui en est sorti vainqueur. Espérons que cela se produise à nouveau", a-t-il affirmé.

    Mardi, l'institut d'émission suisse a annoncé avoir décidé d'un taux plancher de 1,20 franc pour un euro, un seuil qu'il défendra avec "toute la détermination requise" et en achetant des devises en "quantité illimitée".

    La banque centrale était intervenue à trois reprises en août pour tenter d'enrayer la progression du franc, néfaste pour les exportateurs helvétiques.

    Après un premier relâchement, la devise suisse s'était de nouveau appréciée début septembre.


  • 12 septembre 2011 09:00

    tetus et que cela risque de durer lontemps. La dernière fois en 1978 ils l'ont fait contre Mark allemand, cela a durer jusqu'en 1982 et cela a eu pour effet: Bulle immobilière + inflation. Les années 90 ont été très dificile. Colbert


  • 12 septembre 2011 09:25

    plus grave maintenant et l'ampleur du seisme risque de balayer la bns si la zone euro implose


  • 12 septembre 2011 10:45


  • 12 septembre 2011 14:47

    A acheter des devises "en quantités illimitées" ?
    On dirait que c'est le cas.
    Le taux est d'une stabilité incroyable


  • 12 septembre 2011 16:55

    il serait déjà à 1,40.

    Le problème, c'est que malgré les taux négatifs le CHF reste toujours plus attractif que les monnaies de singes que sont devenus l'euro et le dollar...


  • 12 septembre 2011 17:14

    La BNS doit imprimer du CHF adonf... Cela m'étonnerai qu'ils achètent de l'€.
    Qui peux confirmer ?


  • 12 septembre 2011 18:34

    Mais vous avez pas compris une chose ..à 1,008 la BNS a acheté de l'euro et le vend maintenant .Dans les années 70 la BNS a fait exactement la même chose contre le DM est-ce pour autant que la BNS a fait faillite .C'est très certainement une des banque centrale les mieux géré


  • 12 septembre 2011 18:35

    BNS INFOS
    Auj. à 12:30

    News > Marché Suisse >
    12:29:08 12-09-2011 12:00 CH/Philipp Hildebrand brigue la présidence du Conseil de stabilité financière


    Berne (awp/ats) - La Suisse veut accroître son influence dans la régulation des marchés financiers au niveau international. Le président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand brigue la présidence du Conseil de stabilité financière (FSB, Financial Stability Board).


    Contactée lundi par l'ats, la BNS n'a pas souhaité commenter l'information révélée par la "SonntagsZeitung", car l'actuel président du FSB Mario Draghi n'a pas encore annoncé officiellement sa démission. Le gouverneur de la Banque d'Italie va succéder le 1er novembre à Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne (BCE).


    Le FSB avait été fondé en 2009 par le G20 en remplacement du Forum de stabilité financière (FSF), créé en 1999 dans la foulée de la crise asiatique. L'instance avait vu son mandat et sa composition élargis dans le but de renforcer la régulation et la supervision financières mondiales.


    Le Conseil regroupe les banques centrales, ministres et régulateurs d'une vingtaine de pays, ainsi que notamment le Comité de Bâle de supervision bancaire, le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Il est chargé d'élaborer les lignes directrices pour renforcer et stabiliser le système bancaire.


    at s/rp


  • 12 septembre 2011 18:37

    comprendre la bns 8étapes
    Hier à 13:22

    Huit étapes pour comprendre la manœuvre de la BNS et ses risques

    10. septembre 2011, 20h16

    Jean-Claude Péclet | Le Matin Dimanche

    3 commentaires

    Après les mesures infructueuses prises en 2010 et cet été, l’institut d’émission a recouru cette semaine aux grands moyens. Voici comment fonctionne le mécanisme de lutte contre le franc fort annoncé mardi, et les dangers qu’il recèle. Ils sont élevés, estiment les spécialistes.
    bns3.jpg

    Key stone

    Mardi 6 septembre, la Banque nationale suisse (BNS) a sorti le grand jeu pour contrer la surévaluation du franc suisse, jugée «extrême». La BNS ne «tolérera plus» de cours inférieur à 1 fr. 20 pour un euro sur le marché des changes, dit le communiqué de neuf lignes annonçant la mesure. la BNS est prête à acheter des devises «en quantités illimitées» pour soutenir ce cours plancher.

    Afin de mieux comprendre ce que cela signifie, voici les montants en jeu, les mécanismes à l’œuvre et les risques de la manœuvre. Philipp Hildebrand, président du directoire, ne cache pas qu’ils sont importants: «La Banque nationale s’engage sur une voie exigeante, a-t-il déclaré. Nous devons accepter que le prix à payer puisse être très élevé. Nous en assumons la responsabilité. Car ne pas agir entraînerait pour notre économie des dommages énormes à long terme.»

    1. L’EURO PLONGE
    Alors qu’il résistait encore aux alentours de 1 fr. 50 à fin 2009, le cours de la monnaie unique est tombé pratiquement à la parité avec le franc suisse cet été. Ce cours est fixé chaque jour sur un marché des changes dont le volume est gigantesque. La Banque des règlements internationaux l’estimait en avril 2010 à 4000 milliards de dollars par jour, en moyenne. En 2001, il n’était encore «que» de 1000 milliards de dollars par jour. Le développement fulgurant du négoce électronique à haute fréquence explique cette forte progression. Il est intéressant de relever que deux tiers des transactions ont une maturité inférieure à sept jours. Sur ce montant colossal, 6,4% des transactions concernent le franc suisse. Cela fait 250 milliards de dollars, qu’il faut diviser par deux car les échanges sont comptabilisés dans les deux sens, soit environ 120 milliards de francs par jour. Ce chiffre doit être pris comme une estimation; il peut être sujet à de très fortes variations, en particulier pendant les périodes d’instabilité.

    2. LA BNS FIXE UN COURS PLANCHER
    Après plusieurs tentatives infructueuses pour freiner la baisse de l’euro (achats de devises, baisse des taux, injection de liquidités), la BNS a décidé de soutenir à tout prix un cours plancher de 1 fr. 20, ce qui revient à s’arrimer à l’euro dans un des deux sens (s’il remonte, il n’y a bien sûr pas de cours à tenir). C’est une mesure exceptionnelle, qui avait été prise la dernière fois en 1978 face au Deutsche Mark. Le premier effet espéré est psychologique: si les spéculateurs savent que la BNS empêchera par tous les moyens le franc de s’apprécier, ils se rabattront sur d’autres monnaies refuge (nordiques, par exemple), ou l’or. C’est le scénario idéal; dans ce cas la BNS n’a pas à intervenir, la menace suffit.

    3. LES SPÉCULATEURS TESTENT LA LIMITE
    Il est néanmoins probable que, passé le premier choc, les investisseurs reviendront vers le franc suisse. Des fonds spéculatifs américains ont déjà annoncé qu’ils le feront d’ici quelques semaines. Ils seront d’autant plus tentés que les nouvelles de la zone euro resteront mauvaises – c’est l’hypothèse la plus vraisemblable. Les achats de francs suisses pèseront ainsi à court ou moyen terme sur le cours plancher fixé par la BNS. Dans ce cas, pour garder sa crédibilité, celle-ci devra acheter les euros. Comment saura-t-on quand elle en achète, et combien? «Sur ces questions nous ne donnons pas d’informations», dit la BNS. Ses statistiques montrent un peu les mouvements dans le niveau des devises, mais avec retard et de façon sommaire.

    4. LA BNS CRÉE DES FRANCS
    En contrepartie des achats d’euros, la BNS crée des francs, ce qui relève de son monopole de la monnaie. Elle ne fait pas «tourner la planche à billets», car les quelque 48 milliards de francs que totalisent les billets de banque déjà en circulation suffisent aux besoins de l’économie suisse. La BNS investit les euros achetés dans des obligations d’Etat, d’autres obligations ou des actions. Ceci apparaîtra à l’actif de son bilan. Les francs émis en contrepartie sont comptabilisés, eux, au passif du bilan.

    5. LE BILAN GONFLE…
    Plus la BNS est amenée à intervenir pour soutenir le cours plancher, plus son bilan gonfle. Il était à fin juillet 2011 de 249,5 milliards de francs, soit à peu près la moitié du produit intérieur brut (PIB) suisse. Théoriquement, vu les montants en jeu sur le marché des changes, ce bilan pourrait enfler très fortement en cas de pression sur l’euro et dépasser le PIB de la Suisse.

    6… LES FONDS PROPRES DIMINUENT
    Les précédentes mesures prises par la BNS en 2010 et 2011 ont fait fondre les provisions et fonds propres de 65 milliards de francs à 16 milliards à fin juillet. L’annonce de mardi, qui a fait remonter l’euro à 1 fr.20, regonfle les réserves. Pour la suite, il y a plusieurs scénarios. Optimiste: l’euro tient bon, la BNS revend ses devises avec profit et reconstitue ses fonds propres. Pessimiste: l’euro repart à la baisse et, au final, la BNS est contrainte de déboucler ses positions. Elle y perd des dizaines de milliards de francs et doit être recapitalisée. Entre les deux, il y a une gamme de scénarios intermédiaires. «La BNS a pris un énorme pari, disent en substance trois spécialistes interrogés. Elle a arrimé le franc suisse à une zone monétaire qu’elle ne contrôle pas et dont l’état de santé inquiète.»

    7. DES BANQUES REGORGENT D’ARGENT
    Il y a un autre risque. En créant des francs pour acheter les euros, la BNS augmente la masse monétaire par le canal des comptes de virement des banques suisses. Ces dernières disposent ainsi sur le marché interbancaire d’un argent extrêmement abondant qui ne leur coûte pratiquement rien. Les banques commerciales n’ont pas besoin d’emprunter ailleurs et prêtent à leur tour à des taux extrêmement attractifs aux clients particuliers.

    8. LES PRIX AUGMENTENT
    Or les biens disponibles sur le marché suisse, notamment immobiliers, sont limités. Dans ce cas de figure, les prix ne tardent généralement pas à prendre l’ascenseur. On l’a vu entre 1978 et 1982, quand le marché immobilier a connu une inflation de 32% à 52% selon les objets, et que les prix à la consommation ont grimpé de 23% en quatre ans. Actuellement, Hongkong et Israël font la même expérience inflationniste pour avoir voulu soutenir le cours du dollar. En conclusion, disent les experts interrogés, la BNS satisfait à court terme les exportateurs menacés en fixant un cours plancher pour l’euro. A moyen terme, elle crée un risque élevé d’inflation dont les épargnants seront les victimes – et la Suisse est un pays d’épargnants. Ce risque sera moins élevé si l’économie suisse connaît un fort ralentissement, rendant du coup le franc moins attractif et accentuant la pression déflationniste. C’est ce que semble penser la BNS.


  • 12 septembre 2011 21:21

    sont entrain de créer des fonds qui vont se placer sur les différents marchés européens...

    même si cela tourne mal, il est fort à parier que les s'en sortent bien... comme d'hab.


  • 12 septembre 2011 22:27

    pas cette fois


  • 12 septembre 2011 22:44

    tu me fais marrer avec tes grandes théories tu vas pas apprendre à la BNS de travailler ! Si tu as rien compris c'est une chose ,mais de là à tirer des conclusions


  • 13 septembre 2011 08:34

    Les explications sont claires.
    Une phrase me fait frémir : «La BNS a pris un énorme pari, disent en substance trois spécialistes interrogés. Elle a arrimé le franc suisse à une zone monétaire qu’elle ne contrôle pas et dont l’état de santé inquiète.»
    C'est incroyable de devoir se sacrifier, sans pouvoir contrôler ce qui se passe, pour éviter une catastrophe dont on n'est pas responsable.
    On a l'illustration ici des dangers du mondialisme : tout le monde est lié...


  • 13 septembre 2011 10:31

    Oui tu as raison ,mais j'ai pas trop de soucis quand même ,les suisses sont pas des gens qui s'engagent pour perdre
    Je crois pas non plus à la mort de l'euro ! Et si tel devait être le cas ,il suffirait de rétablir une parité comme à l'époque de sa création mais dans l'autre sans .


  • 16 septembre 2011 08:37

    Un pont trop loin pour la BNS


    15-09-2011

    Le Franc Suisse est le nouveau Deutschemark. Il n’y a probablement pas de quoi s’en réjouir outre mesure mais la raréfaction – à la faveur de le crise aigue – d’actifs sécuritaires et inspirant toute confiance a eu pour effet de gonfler des bulles touchant les rares investissements jugés encore qualitativement fiables par temps de grandes tourmentes. C’est ainsi que la très impressionnante appréciation de la devise helvétique ces mois derniers – certes consécutive au marasme européen – a été en outre nettement amplifiée par une quête quasi désespérée des rares actifs AAA encore à disposition de toute la gamme des investisseurs et des spéculateurs.



    Pourtant, malgré la place prépondérante de la Suisse dans le système financier mondial et en dépit des avantages et profits considérables apportés par la globalisation au pays, sa banque centrale (la Banque Nationale Suisse) a tout récemment cru sonner la fin des réjouissances en déclarant la guerre à des marchés et à des systèmes ayant jusqu’à un passé très récent incontestablement profité à son pays. Pourtant, la BNS – qui avait déjà chèrement payé en 2010 (plus de 20 milliards de francs) le prix de ses interventions ratées pour affaiblir sa monnaie – devrait savoir que ce type de manœuvres (je n’ai pas dit « manipulations ») est irrémédiablement voué à l’échec. Pourquoi la respectée (petite) banque centrale d’une nation elle-même jugée sérieuse ayant notablement amélioré son niveau de vie grâce à la mondialisation déclarerait-elle aujourd’hui une guerre (perdue d’avance) et rejoindrait-elle le club des manipulateurs ? Après le Japon champion toutes catégories des interventions sur les Changes mais également sur ses marchés obligataires, après la Chine – qui s’acharne depuis des années à maintenir sa propre devise à des niveaux injustifiables -, après les Etats-Unis qui, du haut de leurs multiples baisses de taux quantitatives, tordent leurs taux d’intérêts dans tous les sens, après le Brésil ou la Corée qui ont récemment adhéré à ce club en freinant la hausse de leurs monnaies respectives… il va de soi que notre monde n’est strictement plus en état de tolérer ni d’ingérer l’interventionnisme d’une nouvelle nation !



    Car il est un fait indéniable que cette crise a révélé, c’est que les banques centrales ne sont pas omnipotentes. De surcroît, quand elles étaient encore parées de leur aura de crédibilité et de puissance, le préalable sine qua non au succès (au moins sur le court terme) de leur entrée sur les marchés consistait en une concertation de leurs interventions. La BNS donc échouera dans cette nouvelle guerre qu’elle vient de déclarer et il y a d’autant plus à craindre que cette lutte ne soit pour elle la lutte de trop qu’elle se retrouve toute seule à la mener ! Ayant effectivement d’autres chats (géants et agonisants) à fouetter, la BCE s’est ainsi empressée d’annoncer que ces interventions décrétées par la BNS et visant à affaiblir le franc suisse étaient de « sa seule responsabilité »… Et pour cause puisque la BCE voit en effet ces achats d’Euros d’un très mauvais œil : Euros qui ne pourront être réinjectés que dans les Bons du Trésor allemands et français (qui sont AAA) et qui auront donc pour effet immédiat d’aggraver le différentiel (spread) entre les papiers valeurs du Nord de l’Europe et des pays dits « périphériques » ! Ou comment la Suisse offre sa propre contribution à la déstabilisation de l’Union Européenne tout en apportant de l’eau au moulin des amateurs de francs suisses.



    Comment la BNS tiendra-t-elle son engagement de préserver le niveau Euro/Suisse de 1.20 et combien devra-t-elle dépenser pour défendre sa crédibilité ? En réalité, le marché des Changes étant le plus vaste et le plus liquide au monde, il n’y a virtuellement pas de limite à la quantité de francs suisses qu’elle serait conduite à vendre et qui pourrait se chiffrer en centaines de milliards, voire en un millier de milliards de francs afin de contre balancer la boulimie globale en actifs de qualité ! Ne nous y trompons pas : les marchés poseront très prochainement cette question et y amèneront leur propre réponse envers en contre la BNS qui devra alors encaisser des pertes sans commune mesure avec celles douloureusement enregistrées l’an dernier. Et les divers secteurs de l’activité helvétique comme ses industries et ses exportateurs – applaudissant des deux mains aujourd’hui à ce regain d’interventionnisme de leur banque centrale - se rendront alors compte de la gigantesque addition de ces vaines tentatives d’affaiblir leur monnaie. Sans même évoquer les effets collatéraux « mécaniques » de cet activisme qui se traduiront en une reprise de l’inflation et en une ruée hors des actifs boursiers helvétiques. Lors de la précédente phase interventionniste de la BNS à la fin des années 70, l’inflation n’avait-elle en effet pas grimpé de 1 à 7% entre 1978 et 1981 ? Du reste, du point de vue de l’investisseur global très méfiant dès lors que les fluctuations des marchés sont perturbées par des agents exogènes, pourquoi les bourses des valeurs d’une nation convertie à la manipulation des marchés exerceraient-elles encore un attrait ?



    A la vérité, cette spectaculaire résolution de la BNS de défendre coûte que coûte ce palier de 1.20 de la parité Euro/Franc Suisse est probablement le pari financier – et politique – le plus risqué de l’Histoire de la Suisse. Comment des autorités dont on attend un minimum de sérieux et de pondération peuvent-elles bien se lancer dans une telle partie de poker ?

    Michel Santi

    gestionsuisse.com


  • 16 septembre 2011 09:43

    ou comment refuser d'adapter son économie aux exigences mondiales (en la protégeant soi disant à CT) quitte à mettre celle-ci à genou à MT


  • 21 septembre 2011 14:15

    Bravo la BNS...

    Le franc suisse se relâche sur des rumeurs d'intervention de la BNS :

    La monnaie helvétique continuait de se relâcher mercredi face à l'euro, en raison de rumeurs persistantes d'une nouvelle intervention de la Banque nationale suisse (BNS, banque centrale) qui pourrait encore relever le seuil de son taux de changes franc/euro.

    La devise suisse, après avoir brièvement atteint dans la matinée les 1,2336 franc pour un euro, se stabilisait à 11H40 GMT à 1,2210 CHF/EUR, un net affaiblissement après les 1,2153 franc pour un euro atteint mardi à 21H00 GMT.

    Selon les analystes, l'institut d'émission suisse pourrait relever à 1,25 CHF/EUR le seuil de son cours de changes. La BNS l'avait fixé à 1,20 CHF/EUR le 6 septembre pour lutter contre l'appréciation de sa monnaie qui pénalise les exportateurs helvétiques.

    "La Banque nationale suisse, qui semble être couronnée de succès avec son arrimage à 1,20, pourrait selon certaines rumeurs être tentée de pousser cet arrimage à 1,25", ont précisé les analystes de Pictet, ajoutant que "la réaction du marché face à cette nouvelle a été immédiate".

    Les spécialistes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) doutaient cependant d'une nouvelle action de la banque centrale suisse.

    "Pourquoi la Banque nationale (suisse) demanderait plus que le marché, qui se corrige tout seul sans l'intervention de la BNS", se sont-ils interrogés dans une note.

    Relever encore plus le seuil du taux de changes pourrait par ailleurs coûter très cher à la BNS en cas d'aggravation de la crise dans la zone euro, a averti la ZKB.

    Le franc est en effet considéré par les investisseurs comme une valeur refuge. La monnaie suisse est particulièrement recherchée en temps de crise et une aggravation de la crise des dettes publiques pousserait de nouveau les investisseurs vers le franc, forçant la BNS à acheter encore plus de devises étrangères pour maintenir le franc au seuil désiré.


  • 04 octobre 2011 09:52

    la bns va devoir s'employer pour maintenir 1.20 amha


  • 04 octobre 2011 10:38

    c'est clair... avec la chute de l'euro je ne sais pas combien ils ont déjà déboursé pour rester à 1.22!


  • 04 octobre 2011 10:42

    apparemment un truc comme 100 milliards de CHF rien que sur aout...


  • 04 octobre 2011 16:11

    Une chose semble sure : si le cours n'était pas mécaniquement fixé, cela ferait belle lurette qu'on serait à la parité...


  • 10 octobre 2011 10:52

    Le franc se replie sous les rumeurs d'un relèvement du plancher CHF/EUR :

    Le franc suisse poursuivait lundi son mouvement de repli face à la monnaie unique européenne, sous le coup de rumeurs persistantes sur un relèvement du taux plancher de la devise helvétique face à l'euro.

    A 08H53 (06H53 GMT), la monnaie suisse s'échangeait à 1,2436 franc pour un euro, contre 1,2413 CHF/EUR vendredi à 21H00 GMT.

    En un mois, le franc s'est relâché de plus de 3% face à l'euro, en raison des rumeurs persistantes d'un relèvement par la Banque nationale suisse (BNS, banque centrale) du taux de changes plancher.

    Début septembre, l'institut d'émission a décidé de fixer à 1,20 franc pour un euro le taux de changes, afin d'éviter un renchérissement de sa monnaie, qui pénalise les exportateurs helvétiques.

    "De nouvelles rumeurs quant à un relèvement du taux plancher apparaissent régulièrement", ont précisé les spécialistes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB).

    "Voilà plus dun mois que la BNS a imposé larrimage à 1,20 du cross (paire de devises) EUR/CHF et lopération semble être couronnée de succès", ont quant à eux estimé les analystes de la banque Pictet.

    "Le pari risqué pris par la BNS pourrait savérer justifié et permettre dôter de la pression à lindustrie exportatrice suisse", ont-ils souligné dans une note.

    Face au mouvement de repli de la monnaie suisse, Pictet a relevé le canal de fluctuation du franc face à l'euro entre 1,21 et 1,26, contre 1,21 à 1,25 précédemment.


  • 10 octobre 2011 11:13

    je plaisante,
    c'est pas gagné,
    tant que l'Europe ne sera pas sorti de son marasme (et ça peut durer encore un an).


  • 10 octobre 2011 20:31

    et là l'euro s'envole vs usd mais le chf monte contre l'euro! c'est à n'y rien comprendre...


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