FED

M5016972 15:20 - 07.03.2008 1

Marché : La Fed agit à nouveau pour assurer des liquidités aux marchés Vendredi 7 mars 2008 à 14:46 Imprimer
 
 
WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale américaine annonce de nouvelles mesures pour réduire les pressions sur les liquidités qui demeurent sur les marchés financiers.

La Fed a indiqué qu'elle allait augmenter les montants alloués dans le cadre de la "Term Auction Facility" (TAF) des 10 et 24 mars à 50 milliards de dollars dans les deux cas, en hausse de 20 milliards par rapport aux montants annoncés précédemment pour chacune de ces adjudications.

La TAF est le nouvel instrument de refinancement lancé après l'initiative concertée engagée en décembre par plusieurs grandes banques centrales afin d'assureur un niveau de liquidités suffisant aux marchés interbancaires.

La banque centrale américaine a également annoncé qu'elle allait entreprendre une série de transactions de rachat, dont le montant cumulé pourrait atteindre 100 milliards de dollars.

Mark Felsenthal, version française Gilles Guillaume

 

Réponses au sujet

M5016972 11:11 - 08.03.2008 0

 Marché : Une baisse de taux d'au moins
Marché : Une baisse de taux d'au moins 50 pdb de la Fed jugée assurée Vendredi 7 mars 2008 à 23:37 Imprimer
 
 
par Chris Reese

NEW YORK (Reuters) - Les spécialistes en valeurs du Trésor américain anticipent désormais tous une baisse d'au moins 50 points de base des taux de la Réserve fédérale à l'issue de sa prochaine réunion, le 18 mars, montre une enquête Reuters réalisée vendredi après les derniers chiffres de l'emploi.

Et une minorité de plus en plus nourrie estime qu'une baisse des taux plus marquée encore est envisageable.

La majorité des professionnels du marché obligataire interrogés ont dit s'attendre à ce que la Fed assouplisse une nouvelle fois sa politique monétaire en avril en abaissant ses taux d'un demi-point supplémentaire.

Ils sont aussi de plus en plus nombreux à envisager que le taux des fonds fédéraux, c'est à dire le taux préconisé pour les prêts interbancaires au jour le jour, tombe sous le seuil de 2,0%, contre 3,0% aujourd'hui.

L'économie américaine a supprimé 63.000 emplois en février, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Travail. Ce deuxième mois consécutif de dégradation du marché du travail a convaincu de nombreux observateurs que les Etats-Unis pourraient bien se trouver déjà en récession.

Quatre des SVT interrogés ont ainsi revu leur estimation de l'ampleur de la baisse de taux du 18 mars à 75 points de base, un geste qui correspondrait à celui décidé en urgence par la Fed en janvier.

La médiane des estimations du point bas du taux des "fed funds" pour le cycle d'assouplissement en cours reste à 2,0% bien que six SVT ayant participé à l'enquête aient dit envisager que ce taux soit ramené en dessous de 2,0%.

Les 16 intermédiaires interrogés ont dit s'attendre que la Fed abaisse ses taux d'au moins un demi-point le 18 mars, les quatre autres anticipant une baisse de 75 points de base.

Dans la précédente enquête de ce type menée le 27 février, deux SVT avaient dit prévoir une baisse de 25 points de base seulement en mars, tous les autres tablant sur 50 points.

"Il ne devrait y avoir aucun doute quant au fait que la Fed agira" lors de sa prochaine réunion, a souligné Tom Sowanick, de Clearbrook Financial, ajoutant que "la seule question est de savoir si cela portera sur 50 (points de base), 75 ou 100".

Une majorité des professionnels sondés vendredi ont ajouté s'attendre à ce que la banque centrale réduise ses taux de 50 points supplémentaires lors de sa réunion du 30 avril. Quatre d'entre eux n'ont pas répondu sur ce point.

Copyright (C) 2007-2008 Reuters
 

M5016972 16:27 - 08.03.2008 0

Une baisse de taux d'au moins 50 pdb de
Une baisse de taux d'au moins 50 pdb de la Fed jugée assurée
 
Par Chris Reese

NEW YORK (Reuters) - Les spécialistes en valeurs du Trésor américain anticipent désormais tous une baisse d'au moins 50 points de base des taux de la Réserve fédérale à l'issue de sa prochaine réunion, le 18 mars, montre une enquête Reuters réalisée vendredi après les derniers chiffres de l'emploi.

Et une minorité de plus en plus nourrie estime qu'une baisse des taux plus marquée encore est envisageable.

La majorité des professionnels du marché obligataire interrogés ont dit s'attendre à ce que la Fed assouplisse une nouvelle fois sa politique monétaire en avril en abaissant ses taux d'un demi-point supplémentaire.

Ils sont aussi de plus en plus nombreux à envisager que le taux des fonds fédéraux, c'est à dire le taux préconisé pour les prêts interbancaires au jour le jour, tombe sous le seuil de 2,0%, contre 3,0% aujourd'hui.

L'économie américaine a supprimé 63.000 emplois en février, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Travail. Ce deuxième mois consécutif de dégradation du marché du travail a convaincu de nombreux observateurs que les Etats-Unis pourraient bien se trouver déjà en récession.

Quatre des SVT interrogés ont ainsi revu leur estimation de l'ampleur de la baisse de taux du 18 mars à 75 points de base, un geste qui correspondrait à celui décidé en urgence par la Fed en janvier.

La médiane des estimations du point bas du taux des "fed funds" pour le cycle d'assouplissement en cours reste à 2,0% bien que six SVT ayant participé à l'enquête aient dit envisager que ce taux soit ramené en dessous de 2,0%.

Les 16 intermédiaires interrogés ont dit s'attendre que la Fed abaisse ses taux d'au moins un demi-point le 18 mars, les quatre autres anticipant une baisse de 75 points de base.

Dans la précédente enquête de ce type menée le 27 février, deux SVT avaient dit prévoir une baisse de 25 points de base seulement en mars, tous les autres tablant sur 50 points.

"Il ne devrait y avoir aucun doute quant au fait que la Fed agira" lors de sa prochaine réunion, a souligné Tom Sowanick, de Clearbrook Financial, ajoutant que "la seule question est de savoir si cela portera sur 50 (points de base), 75 ou 100".

Une majorité des professionnels sondés vendredi ont ajouté s'attendre à ce que la banque centrale réduise ses taux de 50 points supplémentaires lors de sa réunion du 30 avril. Quatre d'entre eux n'ont pas répondu sur ce point.

M5016972 16:02 - 14.03.2008 0

FEDLa Réserve Fédérale suit de près les
La Réserve Fédérale suit de près les développements actuels du marché et continuera à fournir les liquidités nécessaires pour permettre le fonctionnement correct du système financier. Le conseil a voté à l'unanimité en faveur de l'arrangement annoncé par JP Morgan Chase et Bear Stearns ce matin", écrit la Fed dans un bref communiqué qui vient d'être diffusé.
Un peu plus tôt, JP Morgan avait annoncé, en conjonction avec la Fed de New York, avoir accepté de fournir les fonds nécessaires à Bear Stearns pour une période de 28 jours. Les fonds seront mis à disposition par la Fed, si bien que JP Morgan estime que ses actionnaires ne sont pas exposés à un risque matériel.
Le président de Bear Stearns Alan Schwartz a indiqué que son établissement "a été victime d'une multitude de rumeurs de marché au sujet de sa liquidité", poursuivant "nous avons tenté de démentir et dissiper les rumeurs... mais du fait des bruits de marché, notre position liquide ces dernières 24 heures s'est considérablement dégradée". "L'entreprise ne peut donner aucune assurance que toute alternative stratégique soit couronnée de succès", conclut le communiqué.
Alors que les indices européens s'offraient un joli rebond dans le sillage d'une statistique des prix à la consommation favorable aux Etats-Unis, la nouvelle a douché les marchés. Le CAC, qui gagnait 1,6%, revient à l'équilibre peu avant 15h00, à un rythme du reste plutôt lent au regard de l'ampleur de la nouvelle concernant Bear Stearns. Alors que les marchés cherchent à tout prix à se rassurer, le fait que l'une des plus grande banque américaine vacille n'est pas la meilleure des garanties. Le titre Bear Stearns a décroché jusqu'à -49% à Wall Street.


           (C) Finance Plus

M5016972 08:54 - 16.03.2008 0

FED:La Fed se porte au secours de la ba
La Fed se porte au secours de la banque Bear Stearns
Par Joseph Giannone et Mark Felsenthal

WAHSHINGTON/NEW YORK (Reuters) - La Réserve fédérale des Etats-Unis, prenant une mesure d'urgence inédite semble-t-il depuis la Dépression des années 30, s'est portée vendredi au secours de la banque d'affaires Bear Stearns à cours de liquidités alors que s'intensifie la crise financière mondiale.

Lors d'une réunion convoquée à la hâte vendredi matin, le conseil des gouverneurs de la banque centrale américaine a décidé de fournir un financement d'urgence à 28 jours à Bear Stearns. L'établissement ne pouvant emprunter directement au guichet d'escompte de la Fed parce qu'il n'est pas une banque de dépôt, c'est la banque JP Morgan qui empruntera à la Fed pour son compte.

A la différence de Citigroup et d'autres banques, JP Morgan a réussi à limiter les dégâts causés par la crise du crédit. En outre, en tant qu'acteur important sur les marchés de la dette et des produits dérivés, JP Morgan aurait beaucoup à perdre si Bear Stearns ne pouvait honorer ses obligations.

Commentant sa décision, la Fed a déclaré dans un communiqué qu'elle était prête "à fournir des liquidités si nécessaire pour promouvoir le bon fonctionnement du système financier".

Il s'agit de la troisième annonce surprise de la Fed au cours des huit derniers jours dans le but de consolider des marchés financiers fragilisés par la crise du crédit et l'assèchement des liquidités qui a résulté de l'effondrement des crédits immobiliers à risque dit subprimes.

Le montant définitif de l'effort consenti par la Fed n'est pas connu. Tout dépendra de la capacité de la banque d'affaires à pouvoir offrir des garanties pour ses emprunts, dit-on à la Fed où l'on précise que c'est Bear Stearns qui a appelé la Fed.

SITUATION DÉTÉRIORÉE, L'ACTION DÉGRINGOLE

La plus petite des grandes maisons de Wall Street est dernière est plus exposée que ses concurrentes au marché obligataire et a beaucoup de titres adossés à des prêts immobiliers.

Il y a deux jours, elle avait démenti les rumeurs de marché qui la disaient à cours de trésorerie. Le ton a changé vendredi, le patron du groupe Alan Schwartz expliquant, pour motiver son recours à la Fed, que face aux rumeurs de marché, "notre situation de trésorerie s'est nettement détériorée ces 24 dernières heures".

"Nous avons pris cette décision importante pour restaurer la confiance du marché, renforcer notre trésorerie et nous permettre de poursuivre normalement nos activités", a-t-il dit.

Mercredi, il avait indiqué que la banque disposait de 17 milliards de cash, soit à peu près autant qu'à la fin février.

"Au rythme ou les choses allaient, nous avons pensé qu'il aurait pu se faire que les demandes de liquidités soient supérieures à nos ressources", a indiqué Schwartz.

Selon une source proche du dossier, sans l'intervention de la Fed, Bear Stearns n'aurait pas eu assez d'argent pour ouvrir boutique vendredi.

L'action Bear Stearns a fini en repli de près de 46% à 30,85 dollars à la Bourse de New York, entraînant dans son sillage les autres grandes banques et les sociétés financières.

JPMorgan a pour sa part précisé qu'elle ne pensait pas que son rôle d'intermédiaire n'exposerait pas ses actionnaires à un risque important. La banque a limité sa baisse à un peu plus de 4% vendredi à Wall Street.

LEHMAN BROTHERS SUR LA SELLETTE

La Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain, a dit de son côté avoir été en étroit contact avec le Département américain du Trésor et la Réserve fédérale durant les discussions concernant le plan d'aide.

La réputation de Bear Stearns comme trader avisé avait déjà été mise à mal l'été dernier avec l'effondrement de deux fonds spéculatifs investis dans les crédits immobiliers.

"Cela suscite de sérieuses inquiétudes concernant d'autres banques. (Bear Stearns) n'est pas une petite banque, elle était le deuxième émetteur de crédits hypothécaires l'année dernière", estime Michael Klawitter, stratège devises chez Dresdner Kleinwort, à Francfort.

Certains craignent que Lehman Brothers ne prenne le même chemin. Son cours a dévissé de 14,6% vendredi.

Certains s'interrogent sur l'avenir même de Bear Stearns. "Avec cette réaction du marché, je dirais qu'en leur plantant une fourchette dessus, ils sont finis", estime ainsi James Ellman, gérant de fonds chez Seacliff Capital, un hedge fund établi à San Francisco.

"Le groupe doit clairement choisir entre des solutions désagréables: vendre une grande quantité de titres, vendre tout simplement le groupe ou céder des actifs pour tenir et espérer que tout ira pour le mieux", ajoute-t-il.

A la Fed, on précise que l'extension des lignes de crédits à des établissements qui ne sont pas des banques de dépôts remonte aux années 30, que la banque centrale avait autorisé dans les années 60 des prêts à de tels établissements mais que cette possibilité n'avait pas été utilisée à l'époque.

Version française Marc Angrand, Stanislas Dembinski et Danielle Rouquié

M5016972 07:42 - 17.03.2008 0

FEDLa Fed abaisse son taux d’escompte
La Fed abaisse son taux d’escompte
La Réserve fédérale américaine a annoncé deux mesures d'urgence afin de tenter de soutenir le système financier. Elle a abaissé son taux d'escompte d'un quart de point et lancé un nouveau programme de prêts directs. Par ailleurs, JP Morgan Chase a annoncé le rachat de la banque Bear Stearns, en proie à une crise de liquidités, au prix de 2 dollars par action.



 
(Investir.fr)
La Réserve fédérale américaine a adopté deux mesures d’urgence afin de tenter de résoudre la crise du système financier : l’abaissement de son taux d’escompte et le lancement d’un nouveau programme de prêts directs.

Dans un communiqué publié hier, la Banque centrale américaine a annoncé qu’elle ramène son taux d’escompte de 3,5% à 3,25% avec effet immédiat. La Fed met par ailleurs en place pour une durée de six mois un nouveau programme de prêts qui permettra aux sociétés de Wall Street d’emprunter directement auprès de la Fed au taux d’escompte.
Vendredi, la Fed était déjà venue en aide à la banque d'affaires Bear Stearns en proie à une dégradation de sa trésorerie. Sa concurrente JPMorgan Chase a annoncé hier le rachat de Bear Stearns au prix de 236 millions de dollars, soit 2 dollars par action. Vendredi, l'action Bear Stearns a terminé à 30,85 dollars sur le New York Stock Exchange, en baisse de près de 46%.

La Réserve fédérale doit réunir demain son conseil de politique monétaire et les investisseurs tablent désormais sur une baisse de 100 points de base du taux des Fed funds à 2%.


John Wiburg


M5016972 07:53 - 17.03.2008 0

FEDLa Fed intervient, JP Morgan sauve B
La Fed intervient, JP Morgan sauve Bear Stearns
 
Par Martin Howell

NEW YORK (Reuters) - Ouvrant un nouveau chapitre dans la crise financière aux Etats-Unis, JP Morgan Chase & Co a annoncé dimanche le rachat à prix cassé de la banque d'affaires en difficulté Bear Stearns tandis que la Réserve fédérale ouvrait son guichet d'escompte aux courtiers de Wall Street, une mesure sans précédent depuis la crise de 1929.

Ces deux nouvelles à quelques minutes d'intervalle ont fait tomber le dollar à un nouveau plus bas historique face à l'euro et provoqué une forte baisse des marchés boursiers asiatiques, les investisseurs se repliant sur les valeurs refuges que sont l'or et les emprunts d'Etat.

La Fed a également décidé d'abaisser d'un quart de point son taux d'escompte sans attendre sa réunion de politique monétaire mardi.

De son côté, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a déclaré que l'administration était prête à faire "ce qu'il faut" pour assurer la stabilité du système financier.

"La grande crainte, c'est le nombre de squelettes qui restent enfermés dans les placards des marchés mondiaux du crédit", s'interroge David Cohen, économiste d'Action Economics à Singapour. "La Fed fait un effort supplémentaire pour calmer la situation mais la menace qui plane, c'est toujours celle du nombre de problèmes de crédit qui restent en suspens."

La Fed devrait aussi annoncer mardi une baisse marquée de son principal taux d'intérêt, celui des fonds fédéraux, baisse qui pourrait atteindre 1,25 point de pourcentage.

Le taux des "fed funds" a déjà été réduit de 2,25 points depuis la mi-septembre pour revenir à 3%, ce qui a alimenté la baisse du dollar.

Les décisions de la banque centrale américaine visent notamment à éviter d'autres désastres comparables à celui de Bear Stearns: la cinquième banque d'investissement des Etats-Unis, ayant perdu la confiance des marchés, était menacée de faillite, ses clients se désengageant les uns après les autres en demandant à solder leurs comptes.

Et Wall Street s'interrogeait dès vendredi sur l'identité de la prochaine victime de la crise, le nom le plus souvent cité étant celui de Lehman Brothers.

Le prix payé par JPMorgan correspond à environ 7% seulement du dernier cours coté de Bear Stearns, et à peine plus du centième du record historique inscrit par l'action l'an dernier.

"EFFRAYANT"

"C'est effrayant par ce que cela sous-entend quant à la valeur des actifs financiers si une entreprise ne vaut qu'une fraction de sa valeur de bilan", souligne Emmanuel Weintraub, du gérant d'actifs new-yorkais Integre Advisors.

Dans une note d'analyse publiée lundi matin, Bank of America estime de son côté que le rachat de Bear Stearns pourrait déclencher une nouvelle vague de refinancements et de concentration dans le secteur des banques d'investissement.

Bear Stearns, qui emploie 14.000 personnes, effectue notamment des opérations sur les marchés des dérivés de taux d'intérêt et de crédit pour le compte de plusieurs dizaines de banques internationales. Une faillite du groupe se serait traduite, pour ses clients, par d'énormes pertes, ce qui aurait pu déstabiliser l'ensemble du système financier.

"Ce ne serait plus le problème de Bear Stearns, mais le problème de tout le monde", résume Marino Marin, banquier de Gruppo, Levey & Co. "Ce serait apocalyptique."

Cette perspective a sans doute motivé les décisions de la Fed, qui a ramené dimanche son taux d'escompte de 3,5% à 3,25% et annoncé l'ouverture d'une nouvelle procédure de prêt ouverte aux spécialistes en valeurs du Trésor, c'est à dire les 20 grosses sociétés de Wall Street - dont Bear Stearns - avec lesquelles la banque centrale traite directement sur les marchés financiers.

"A situation désespérée, mesures désespérées. La Réserve fédérale fait ce qu'il faut pour restaurer la stabilité: si cela doit passer par une baisse du taux d'escompte un dimanche soir aux Etats-Unis, qu'il en soit ainsi", constate Craig James de ComSec à Sydney.

Mais l'annonce de la Fed n'a pas suffi à rassurer les marchés financiers: la Bourse de Tokyo a fini en baisse de 3,71%, au plus bas depuis août 2005 et celle de Hong Kong perdait plus de 4% vers 6h00 GMT.

Le dollar, lui, a touché un nouveau plus bas historique face à l'euro, franchissant brièvement le seuil de 1,59 dollar. Face au yen, la devise américaine est tombée au plus bas depuis 13 ans.

La baisse du billet vert profite au pétrole, le brut léger américain repassant au-dessus de 111 dollars le baril, tandis que les investisseurs se replient sur les valeurs refuges, or et obligations. L'once d'or a approché 1.030 dollars l'once et le rendement de l'obligation de référence américaine à 10 ans est revenu à 3,343% non loin de son plus bas niveau depuis 50 ans.

Version française Henri-Pierre André et Marc Angrand


M5016972 07:58 - 18.03.2008 0

FEDL'administration Bush et la Fed se m
L'administration Bush et la Fed se mobilisent pour éviter une débâcle du système financier
[ 18/03/08 ]









Les déboires de la banque d'investissement américaine Bear Stearns ont jeté la suspicion sur la santé des banques aux Etats-Unis. Malgré la mobilisation aux Etats-Unis pour éviter une crise systémique, les marchés boursiers ont largement terminé dans le rouge hier. A Wall Street, l'indice Dow Jones a toutefois gagné 0,18%, à 11.972,25 points. L'euro a enregistré un nouveau record.
Les autorités publiques américaines sont sur le pied de guerre. Le pilotage, en urgence, du rachat de la banque d'affaires Bear Stearns par JP Morgan, le week-end dernier, montre que la Réserve fédérale est prête à employer tous les moyens pour éviter que la crise financière actuelle ne se transforme en déroute générale. La réunion, hier à la Maison-Blanche, entre George W. Bush, son secrétaire au Trésor, Henry Paulson, le président de la Fed, Ben Bernanke, le président de la Securities and Exchange Commission, Christopher Cox, et Walter Lukken, président de la Commodity Futures Trading Commission (l'organisme chargé de superviser les marchés à terme), témoigne de l'urgence de la situation. Les marchés font en effet face à une crise de confiance dans l'économie américaine que l'affaire Bear Stearns n'a fait que renforcer. D'autant plus que les doutes se portent maintenant sur un autre grand acteur de la finance américaine : Lehman Brothers.

Crainte d'une crise systémique
A la suite de cette réunion, George W. Bush a reconnu que les Etats-Unis vivaient des temps économiques « difficiles », mais il a affirmé que la situation était maîtrisée. « Une chose est sûre, c'est que nous connaissons des temps difficiles, mais une autre chose est sûre, c'est que nous avons agi de manière forte et résolue », a-t-il déclaré. Quelques heures plus tôt, à Paris, à l'occasion d'un colloque organisé conjointement par le FMI et l'OCDE, le secrétaire général de l'Organisation, Angel Gurria, a jugé vital que les « autorités » envoient des « signaux » montrant qu'elles étaient prêtes à tout faire pour sauver le système financier international (lire ci-dessous). A ses yeux, le sauvetage de Bear Stearns ou de la banque britannique Northern Rock quelques semaines plus tôt ne relève pas d'une quelconque nationalisation, mais bien d'une volonté d'éviter une crise systémique, des faillites en chaîne d'établissements financiers. A cet égard, il a donné un satisfecit à la gestion de la crise par les banques centrales. Tout comme le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn. Pour lui, elles ont agi de manière appropriée pour alimenter les marchés en liquidités.

Pour autant, les esprits sont loin d'être calmés. Hier, dans une tribune publiée par le « Financial Times », l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, a estimé que la crise actuelle pourrait être jugée comme la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. « Elle prendra fin quand le prix des biens immobiliers se stabilisera et avec eux le prix des produits financiers adossés à des prêts hypothécaires », écrit-il.

Violent décrochage en Bourse
Dominique Strauss-Kahn, lui, n'a pas manqué de s'inquiéter des effets induits de cette crise sur la croissance mondiale mais aussi sur le marché des changes. En effet, jusqu'à ce que Wall Street esquisse hier un rebond peu après l'ouverture des échanges, les places boursière internationales ont encore vécu des heures difficiles. Que ce soit en Asie ou en Europe, le décrochage des indices boursiers a été particulièrement violent. A Paris, l'indice CAC 40 a perdu jusqu'à 3,82 % avant de terminer la journée sur un repli de 3,51 %, à 4.431,04 points. A New York, l'indice Dow Jones a gagné 0,18% en clôture, à 11.972,25 points. Du côté des devises, le dollar a encore subi un nouvel accès de faiblesse. L'euro, en début de journée, a enregistré un nouveau record à 1,5904 dollar avant de revenir, dans la soirée à 1,5724 dollar.

La publication, hier, de nouvelles statistiques laissant percevoir une économie en récession aux Etats-Unis milite pour un assouplissement monétaire supplémentaire de la part de la Réserve fédérale. Alors que son taux d'escompte a été abaissé d'un quart de point à 3,25 %, dimanche soir, son principal taux directeur devrait être de nouveau réduit, ce soir. Sur les marchés, les avis divergent sur l'ampleur du geste. Jusqu'à la semaine dernière, les anticipations faisaient état d'une réduction de 50 à 75 points de base. Avec les déboires de Bear Stearns, certains n'hésitent pas à pronostiquer 100 points de base, ce qui aurait pour effet de ramener le taux des fonds fédéraux à 2 %.

PHILIPPE GUILLAUME ET RICHARD HIAULT

M5016972 12:14 - 18.03.2008 0

FED
par Mark Felsenthal et Christian Plumb

WASHINGTON/NEW YORK (Reuters) - La Réserve fédérale américaine devrait annoncer ce mardi une forte baisse de ses taux d'intérêt, peut-être d'un point de pourcentage, afin d'éviter une nouvelle intensification de la crise financière et de limiter ses conséquences sur la croissance.

La Fed annoncera sa décision à 18h15 GMT.

La banque centrale a déjà multiplié depuis le début de l'année les mesures d'urgence pour circonscrire l'hémorragie financière déclenchée par la crise des "subprimes", les crédits immobiliers à risque.

Son principal taux a été abaissé de 2,25 points depuis la mi-septembre pour revenir à 3%. Une nouvelle baisse de 100 points de base mardi serait la plus ample décidée depuis 1982.

La décision de mardi sera évidemment à interprétée au regard des dégâts subis par le secteur bancaire américain, illustrés par la chute de Bear Stearns, la cinquième banque d'investissement du pays, sauvée in extremis de la faillite ce week-end par une offre de reprise de JP Morgan Chase & Co.

Avant d'annoncer sa décision, la Fed aura pris connaissance des résultats financiers de deux autres grands noms de la banque d'investissement, Goldman Sachs et Lehman Brothers. Les deux établissements devraient faire le point sur leur exposition aux marchés du crédit et toute mauvaise surprise risque de faire de nouveau déraper Wall Street.

Depuis le début de l'année, l'indice Standard & Poor's 500 de Wall Street a perdu 13%. Et par rapport à son record historique du 11 octobre, son recul atteint 19%.

La Fed n'a pas attendu ce stade de la crise pour réagir et elle a adopté au fil des mois de nombreuses mesures d'urgence pour tenter de stabiliser le système financier, que nombre d'observateurs jugent désormais menacé d'une crise systémique.

La banque centrale a ainsi ramené d'un point de pourcentage à un quart de point seulement l'écart entre le taux d'escompte, celui auquel elle prête des fonds directement aux banques, et celui des fonds fédéraux, appliqué aux prêts au jour le jour entre banques, qui constitue le principal outil de sa politique monétaire.

L'INFLATION RELÉGUÉE AU SECOND PLAN

A cet assouplissement des taux s'est ajouté une série de mesures plus inhabituelles destinées à abreuver les marchés pour pallier les tensions sur le marché interbancaire, conséquences de la réticence des établissements financiers à se prêter les uns aux autres faute de pouvoir mesurer avec fiabilité la solidité de leurs contreparties.

La Fed a notamment lancé un nouveau programme de prêts de liquidités aux banques commerciales et aux banques d'investissement et elle a participé activement à l'offre de JPMorgan sur Bear Stearns, en acceptant de garantir à hauteur de 30 milliards de dollars d'actifs peu liquides de cette dernière.

A ces décisions sont venues s'ajouter les deux initiatives concertées mises en oeuvre avec quatre autres banques centrales (la Banque centrale européenne, la Banque d'Angleterre, la Banque du Canada et la Banque nationale suisse) pour injecter plusieurs centaines de milliards de dollars dans les marchés interbancaires.

Signe de la gravité de la crise financière, qui menace l'économie américaine d'une récession profonde et prolongée, la baisse rapide et marquée du loyer de l'argent n'est désormais plus freinée par l'inflation, alimentée pourtant par l'envolée des prix du pétrole et des matières premières.

"Avec les récentes turbulences sur les marchés, ces préoccupations inflationnistes ont été reléguées au second plan et (la Fed) doit concevoir son action non seulement au regard de ses prévisions mais aussi en terme de soutien aux marchés financiers en ces temps de turbulences extraordinaires et de risque systémique", résume Laurence Meyer, ancien gouverneur de la Fed et aujourd'hui économiste chez Macroeconomic Advisers, dans une note d'analyse.

Il y a quelque temps encore, les injections massives de liquidités décidées par la banque centrale auraient pu lui épargner une baisse supplémentaire des taux. Mais le comité de politique monétaire doit aussi prendre en considération la dégradation des indicateurs économiques, qu'ils concernent l'emploi, l'activité industrielle ou les ventes au détail.

L'économie américaine a perdu des emplois en février pour le deuxième mois consécutif, du jamais vu depuis le printemps 2003. Et les statistiques publiées lundi ont montré une baisse de 0,5% de la production industrielle.

Version française Marc Angrand

Copyright (C) 2007-2008 Reuters

M5016972 20:14 - 18.03.2008 0

FEDLa Fed continue sa lutte contre la c
La Fed continue sa lutte contre la crise en baissant ses taux (ACTUALISATION, PAPIER GENERAL)




Par Claire GALLEN
ATTENTION - ACTUALISE après publication du communiqué de la Fed /

WASHINGTON (AFX) - La Réserve fédérale américaine (Fed) a
continué mardi sa lutte tous azimuts contre la crise financière et la récession
en abaissant de trois quarts de point son taux directeur, en arguant de la
détérioration des perspectives économiques et des tensions sur les marchés.
Désormais fixé à 2,25%, le taux directeur américain aura été réduit de trois
points depuis la fin de l'été dernier et l'éclatement de la crise apparue sur le
marché des crédits hypothécaires à risque ("subprime").
La banque centrale a également abaissé de trois quarts de point son taux
d'escompte, utilisé par les banques en cas d'urgence, pour le ramener à 2,50%.
"Les dernières informations indiquent que les perspectives se sont encore
affaiblies pour l'activité économique", a noté le Comité de politique monétaire
(FOMC) dans son communiqué.
De plus "les marchés financiers restent soumis à des tensions
considérables", et "le resserrement des conditions du crédit ainsi que que
l'aggravation de la contraction (du marché) immobilier risquent de peser sur la
croissance économique au cours des prochains trimestres", a-t-il ajouté.
"Il reste des risques pour la croissance", a résumé la Fed, ce qui souligne
qu'elle continue de donner la priorité à la lutte contre la récession face aux
menaces inflationnistes.
La banque centrale avait déjà baissé son taux directeur de trois quarts de
points en janvier. La Bourse de New York, où beaucoup espéraient une baisse d'un
point, a légèrement freiné sa progression après la publication du communiqué, la
hausse de l'indice Dow Jones revenant à 1,54% à 12.156,97 points vers 18H40
GMT.
La Fed a souligné en parallèle que "les incertitudes ont augmenté sur les
perspectives d'inflation", avec un niveau "élevé" et une hausse de certains
indicateurs mesurant les prix.
La banque centrale a répété qu'elle tablait sur une "modération" dans les
trimestres à venir, du fait notamment de la stabilisation des prix de l'énergie
et de la hausse du chômage. Il est toutefois nécessaire de continuer à
"surveiller attentivement" l'évolution de l'inflation, a-t-elle ajouté.
Cette vigilance affichée est une mise en garde voilée rappelant que la
banque centrale pourrait être empêchée de baisser davantage ses taux par la
menace inflationniste.
"La Fed s'est montrée plus inquiète de l'inflation que je ne l'aurais
pensé", a réagi Cary Leahey, économiste chez Decision Economics.
Et les dissensions au sein de la Fed à ce sujet se sont traduites par la
dissidence de deux gouverneurs lors du vote, qui auraient préféré une baisse
moins forte.
Le nouvel assouplissement annoncé mardi s'inscrit dans le cadre d'une
campagne spectaculaire visant à empêcher une implosion du système financier et
l'aggravation de la récession.
La semaine dernière, la Fed avait promis 200 milliards de dollars de prêts
aux grandes banques, et dimanche elle a supervisé le rachat de la banque Bear
Stearns en mettant 30 milliards de dollars à la disposition de l'acquéreur,
JPMorgan, pour garantir les actifs de la banque d'affaires.
Toute la question à présent est de savoir si ces mesures suffiront à
colmater les multiples brèches ayant mené à la crise actuelle.
"Si la Fed a réagi à l'économie, sa décision est logique parce que
l'économie est en train de décliner très vite", a estimé Robert MacIntosh,
économiste d'Eaton Vance. "Chacun espère que cela va marcher, mais rien ne le
garantit", a-t-il ajouté.
Ces derniers mois, chacune des actions de la Fed a semblé fonctionner
pendant un certain temps avant que la crise ne s'aggrave d'un cran.
La Fed a répété qu'elle était prête à agir "en temps voulu, si besoin est",
pour contrer les risques pesant sur la croissance et la stabilité des prix.
Les analystes interprètent généralement cette formule, qui revient de façon
récurrente dans les derniers communiqués de la Fed, comme une promesse de
baisses des taux à venir.
Avant même la réunion, ils pariaient sur une poursuite du cycle
d'assouplissement monétaire jusqu'à ce que le taux directeur tombe à 1% d'ici
l'été.
cg/fga/nas

M5016972 20:17 - 18.03.2008 0

FEDMarché : La Fed américaine baisse se
Marché : La Fed américaine baisse ses taux, les fed funds ramenés à 2,25% Mardi 18 mars 2008 à 19:47 Imprimer
 
 
WASHINGTON (Reuters) - La Réserve fédérale a abaissé ses taux directeurs de 75 points de base, une détente monétaire drastique mais moins marquée que prévu qui s'inscrit dans le cadre d'une offensive visant à freiner l'impact du ralentissement économique engagé aux États-Unis et de la crise que traverse l'ensemble du secteur financier.

Le principal taux directeur de la banque centrale américaine, celui des fed funds, se retrouve ainsi à 2,25%, son plus bas niveau depuis février 2005. Cette nouvelle détente intervient deux jours après l'annonce par la Fed d'une série de mesures d'urgence visant à juguler les turbulences qui gagnent le secteur financier mondial.

Nombre d'intervenants sur les marchés tablaient sur une baisse de taux de 100 points de base.

La décision annoncée mardi porte à trois points de pourcentage la baisse cumulée des taux d'intérêt aux États-Unis depuis la mi-septembre, dont deux points depuis le début de l'année.

Mark Felsenthal et David Lawder, version française Gilles Guillaume

Copyright (C) 2007-2008 Reuters
 

M5016972 20:19 - 18.03.2008 0

FEDWall Street : Relativise sa déceptio
Wall Street : Relativise sa déception après les -75Pts (FED) Mardi 18 mars 2008 à 19:41 Imprimer
 
 
(CercleFinance.com) - La FED vient d'abaisser son taux directeur dans les proportions que les marchés prévoyaient encore jeudi dernier, avant l'annonce de la faillite puis du rachat en urgence de Bear Stearns: elle réduit son ' Prime Rate ' de -75Pts de base à 2,25% alors que le consensus des anticipations depuis vendredi dernier tournaient plutôt autour de -100Pts.

La FED indique que le 'risque' principal demeure celui du ralentissement économique et qu'elle continuera de lutter contre la récession et la crise de liquidité : Wall Street s'est montré quelque peu déçu 'sur le coup' mais si l'avance du Dow Jones est passée en quelques secondes de +2,5 à +1,6%... les acheteurs ont rapidement repris la main et l'indice phare affiche de nouveau +2,25% de hausse (quelques minutes après le communiqué).

La FED observe avec attention les chiffres de l'inflation et anticipe un tassement progressif au cours des prochains mois: les prix à la production ont augmenté en février comme attendu, de +0,3% (soit une hausse de +6,4% sur 1 an) mais hors alimentation et énergie, l'indice n'a progressé que de +2,5% en rythme annuel (malgré un bond de 0,5% par rapport au mois de janvier, soit la plus forte hausse depuis le mois de novembre 2006).

Du point de vue conjoncturel, Henry Paulson reconnaît que l'économie américaine est en net ralentissement mais se garde bien de prononcer le mot 'récession': ce qui importe à ses yeux -et à ceux de Ben Bernanke- c'est de limiter les retombée de la crise financière actuelle à l'économie réelle.
De telles déclarations -ainsi que les dernières mesures d'allocation d'urgence de liquidités par la FED- alimentent les spéculations sur un assouplissement des taux directeur US jusque vers 1,50% (puisque les bons du Trésor de maturité '2 ans' affichent 1,33% de rendement) d'ici la fin du 1er semestre 2007 (contre 3,5% pour le 'repo' en Europe).
Le Dollar ne reprend ainsi que quelques fractions à 1,577/E et pratiquement rien face au Yen à 98,15 ce soir (une demi-heure après le communiqué de la FED).


Copyright (c) 2008 CercleFinance.com

M5016972 20:37 - 20.03.2008 0

FEDFed proposera 75 mds USD aux enchère
Fed proposera 75 mds USD aux enchères du 27/03, élargit collatéraux acceptés

 


     WASHINGTON (AFX) - La banque centrale américaine va mettre 75
milliards de dollars aux enchères et elle acceptera une gamme élargie de
collatéraux, dans le cadre de sa nouvelle facilité TSLF (Term Securities Lending
Facility), a annoncé jeudi la banque de Réserve fédérale de New York.
 Les enchères auront une maturité de 28 jours, a ajouté la banque en
précisant le mécanisme annoncé le 11 mars pour tenter de débloquer la paralysie
des marchés.
 Les établissements intéressés pourront apporter en échange une gamme de
titres plus large qu'annoncé initialement, a indiqué la Fed de New York,
habituelle courroie de transmission entre la banque centrale et les marchés.
 Seront notamment acceptés un plus grand nombre de titres adossés à des
obligations hypothécaires et commerciales, a précisé la Fed dans un communiqué.
 Les enchères se feront en prêtant des titres du Trésor aux institutions
financières. Ces titres devront être utilisés par les banques comme garantie
pour s'approvisionner en liquidités auprès de la banque centrale, qui n'accepte
pour ce type d'opération que des titres offrant une totale sécurité.
 La Fed avait annoncé le 11 mars une série de mesures pour augmenter la
liquidité des marchés financiers, en coordination avec plusieurs autres banques
centrales. Dans ce cadre, la nouvelle facilité de crédit prévoit de prêter
jusqu'à 200 milliards de dollars à un groupe restreint de grandes banques.
 cg-fga/pg
 
 


 

M5016972 20:28 - 24.03.2008 0

FEDFeu vert aux banques fédérales de pr
Feu vert aux banques fédérales de prêts immobiliers pour agir

WASHINGTON (Reuters) - Le réseau régional des Federal Home Loan Banks (FHLB) américaines pourra momentanément augmenter de plus de 150 milliards de dollars au plus ses avoirs en valeurs mobilières adossées à des créances hypothécaires (MBS), mesure destinée à son tour à tenter de stabiliser le marché des crédits immobiliers.



Cette mesure, annoncée par le Federal Housing Finance Board, organisme de tutelle des FHLBanks, permet dans les faits à ces dernières d'accroître leurs portefeuilles en valeurs mobilières émises par les sociétés de prêt immobilier semi-publiques Fannie Mae et Freddie Mac.



Les autorités américaines ont pris toute une série de mesures destinées à apaiser les tensions sur un marché du crédit immobilier qui voit les saisies se multiplier. Dans un tel contexte, les prêteurs sont extrêmement craintifs au point que pointe la menace d'un gel pur et simple de l'activité de prêt.



C'est ainsi que mercredi dernier, l'autorité de tutelle de Fannie Mae et Freddie Mac a assoupli les réserves obligatoires qu'elle leur avait imposées, permettant aux deux organismes d'injecter encore 200 milliards de dollars dans le marché du crédit immobilier.



Le Federal Housing Finance Board autorise dès à présent les banques régionales à tirer sur leurs fonds propres pour accroître leurs avoirs en créances immobilières titrisées (MBS) émises par les sociétés semi-publiques durant deux ans.



Cette décision vise à stabiliser un marché du crédit immobilier mis à mal depuis des mois par une multiplication des défauts de paiements et autres saisies.



"Accroître la marge des placements en MBS des sociétés semi-publiques pour les banques est une autre manière pour le système de procéder à sa mission habituelle", a déclaré dans un communiqué le président du Finance Board Ronald Rosenfeld.



Les banques du réseau FHLB pouvaient jusqu'alors acheter autour de 150 milliards de dollars de MBS et pourront à présent acheter à peu près le même montant des titres de ce type qui seront émis à l'avenir par Freddie Mac et Fannie Mae, selon des sources bancaires.



Cette décision a fait baisser le marché obligataire car les intervenants pensent que la Réserve fédérale sera moins encline à poursuivre la baisse des taux d'une manière énergique si diverses autres autorités prennent elles-mêmes des mesures de poids pour redonner vie aux marchés.



"Toutes ces initiatives amènent les stratèges à repenser l'amplitude de la détente monétaire qu'il y a à attendre de la part de la Fed", explique T.J. Marta, stratège obligataire de Royal Bank of Canada Capital Markets.



Les 12 banques du réseau public régional FHLB, qui fournissent des "avances" à bas coût pour des prêts immobiliers aux banques membres, sont devenues l'une des rares sources de liquidité dans un marché duc crédit extrêmement tendu.



Ces établissements régionaux, propriété commune de plus de 8.000 établissements de crédit, jouissent d'une position privilégiée sur le marché des capitaux en raison d'une garantie de l'État implicite.



Le Trésor, par la voix de son secrétaire Henry Paulson, a publié un communiqué dans lequel il apporte un soutien mesuré à cette initiative, soulignant son caractère temporaire, au moins jusqu'à ce que les marchés se soient stabilisés.



Patrick Rucker, version française Wilfrid Exbrayat

M5016972 15:47 - 17.04.2008 0

FED
Kohn (Fed): il faudra revoir la réglementation des banques d'investissement

 


     WASHINGTON (AFX) - Le vice-président de la Réserve fédérale
américaine (Fed) Donald Kohn a estimé jeudi qu'il allait falloir revoir la
réglementation concernant les banques d'investissement, afin de préserver la
stabilité du système financier.
 "A mon avis, il va falloir prêter une plus grande attention réglementaire à
la façon dont les grandes banques d'investissement gèrent leur politique de
risque de pénurie de liquidités", a affirmé M. Kohn lors d'un discours à
Charlotte, en Caroline du Nord.
 "Notamment, ces entreprises devront avoir des plans d'urgence robustes pour
les situations dans lesquelles il leur est plus difficile d'accéder à des
financements garantis à court-terme", a-t-il ajouté, en soulignant que les
banques commerciales devaient suivre des exigences similaires.
 Conséquence de ce durcissement, "les banques commerciales et
d'investissement vont sans doute conclure qu'il est plus profitable d'opérer
avec moins d'effet de levier qu'avant", a estimé M. Kohn.
 "Il ne fait aucun doute qu'intégrer le coût de chocs potentiels de
liquidités sera coûteux pour leurs actionnaires, et qu'une partie de ces coûts
sera sans doute transférée aux autres emprunteurs et prêteurs", a-t-il ajouté.
 Mais "un système financier ayant à sa base moins d'effet de levier sera plus
stable et plus résistant", a-t-il estimé, en soulignant que l'expérience récente
avait démontré les coûts "très réels" de l'instabilité financière.
 

M5016972 13:42 - 21.04.2008 0

FED
"[La Fed] va faire faillite à cause de Bernanke et Greenspan"
par Nos Rédacteurs Agora
Lundi 21 Avril 2008

** Nos correspondants américains cèdent la parole à Keith Fitz-Gerald, du New China Trader : Keith a réalisé une longue interview de Jim Rogers, spécialiste des matières premières, que nous vous proposons par épisodes tout au long de la semaine.

Keith Fitz-Gerald (Q) : En ce moment, de grosses sommes d'argent convergent vers et autour de la Chine. Pensez vous que les Etats-Unis, avec tous les problèmes qu'ils rencontrent actuellement, risquent d'être laissés de côté ?

Jim Rogers : Absolument.

Le dollar US est une devise terriblement défectueuse. J'essaye de sortir tout mon argent du dollar. Je ne vois pas pourquoi quiconque investirait dans le dollar, et par extension, dans les Etats-Unis, au vu de la situation actuelle. L'Amérique est probablement la nation la plus endettée que le monde ait jamais vue !

La dette extérieure des Etats-Unis augmente au rythme de 1 000 milliards de dollars tous les quinze mois. Cette dette dépasse aujourd'hui les 13 000 milliards de dollars et elle augmente très rapidement. C'est la politique officielle de la banque centrale : dévaluer la devise. Ils tentent de faire chuter le dollar.

Q : Le gouvernement a parfaitement bien réussi jusqu'à maintenant.

Rogers : Et vous n'avez encore rien vu !

Ils essayent de dévaluer le dollar. J'essaye d'être patriotique. J'essaye de vendre des dollars. C'est ce qu'ils veulent. J'essaye donc de les aider à faire chuter la valeur de la devise. Tous les Américains devraient faire de même...

Mais la plupart des gens -- enfin, surtout moi -- se joignent à ceux qui essayent d'éviter le dollar, parce que Washington a envoyé un message très clair : "nous voulons que le dollar s'effondre. Nous ferons de notre mieux pour qu'il s'effondre".

A chacun de prendre ses décisions. J'essaye de faire ce que la Fed attend de moi, et je vends des dollars.

Q : Selon moi, l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, et le directeur actuel, Ben S. Bernanke, pourraient être considérés comme les pires présidents de toute l'histoire de la banque centrale. N'êtes-vous pas de mon avis ?

Rogers : [Bernanke] et Greenspan vont sûrement, à eux deux, mener la Fed à sa perte. Deux banques centrales ont fait faillite ici aux Etats-Unis. Cette troisième banque centrale va faire faillite elle aussi, à cause de Bernanke et Greenspan.

Il y a deux semaines, la Fed a ajouté 200 milliards de dollars à son bilan d'hypothèques. Je ne sais pas jusqu'où ils pourront étendre ce bilan, mais s'ils continuent de cette façon, c'est tout ce qui leur reste. C'est peut-être infini. J'en doute. Mais on peut prétendre qu'il n'y a pas de limite ; il suffit d'imprimer de l'argent au Zimbabwe ou ailleurs. Tout ça aura une fin... mais c'est vraiment insensé.

 

M5016972 07:48 - 28.04.2008 0

FED:28/04
La Fed s'apprête à réduire ses taux, peut-être pour la dernière fois

 


     La Fed s'apprête à réduire ses taux, peut-être pour la dernière fois
(AVANT-PAPIER)
 
 WASHINGTON (AFX) - La banque centrale américaine (Fed)
s'apprête à réduire une nouvelle fois son taux directeur mercredi pour contrer
la récession, mais les analystes prévoient que ce sera la dernière baisse,
compte tenu des menaces inflationnistes.
 La Réserve fédérale réunit son comité de politique monétaire (FOMC) mardi et
mercredi pour réexaminer le niveau de son taux directeur, actuellement fixé à
2,25%. La décision sera annoncée mercredi vers 18H15 GMT.
 Les marchés se sont déjà fait une opinion.
 "L'événement clé de la semaine sera la réunion du FOMC. Tout le monde table
sur un une baisse d'un quart de point", a estimé Marc Pado de Cantor
Fitzgerald.
 En effet la banque centrale devrait suivre la logique qui l'a déjà poussée à
baisser son taux de trois points depuis l'été, en estimant que le danger
principal est la menace de récession.
 Même si la Bourse a repris du poil de la bête depuis la précédente réunion,
les derniers indicateurs ont révélé que la sortie de crise était encore une
perspective lointaine pour l'économie.
 Le secteur immobilier est toujours en plein marasme, les ventes de biens
durables ont baissé en mars pour le troisième mois consécutif, et le moral des
consommateurs accuse le coup : leur confiance est tombée en mars à son plus bas
niveau en 26 ans, ce qui augure mal pour la croissance.
 Et la semaine qui s'annonce apportera des nouvelles peu réjouissantes sur
cette croissance, qui risque de ressortir très faible sinon négative au premier
trimestre.
 "Etant donné que les chiffres de la croissance seront publiés six heures
avant le communiqué du FOMC, il faut s'attendre à ce que la Fed baisse ses
taux", note l'économiste indépendant Joel Naroff.
 "Mais compte tenu du débat sur la hausse des prix de l'alimentation, le
comité peut justifier de revenir vers une évaluation des risques équilibrée qui
reflète les inquiétudes à la fois sur l'inflation et la croissance, et fasse
douter de future baisses", ajoute-t-il.
 L'inflation est en effet la grande inconnue dans l'équation actuelle.
 La banque centrale fait le pari que le ralentissement économique finira par
tuer les tensions inflationnistes, mais son scénario tarde à se réaliser.
 Les prix à la consommation sont repartis à la hausse en mars, et l'inflation
annuelle atteint désormais 4%. Il y a peu de chances que la tendance s'inverse
rapidement, alors que le cours de pétrole flirte avec les 120 dollars le baril
et que la flambée des prix alimentaires menace d'une crise mondiale.
 De plus, les consommateurs semblent intégrer une hausse durable de
l'inflation. Selon l'indice de confiance publié vendredi par l'Université du
Michigan, les attentes d'inflation sont passées à 3,2% fin avril contre 3,1% au
début du mois.
 C'est pour la Fed une inquiétude majeure, car il est très difficile de
changer l'opinion générale sur l'inflation --et le comportement qui va avec.
 Aussi les marchés se préparent-ils à lire, entre les lignes du communiqué,
qu'après cette réunion il ne faudra plus compter sur d'autres baisses de taux.
 Ils ont été confortés dans cette opinion jeudi par un article du Wall Street
Journal assurant que la Fed avait quasiment bouclé son cycle d'assouplissement,
et "qui avait tout l'air d'être inspiré par un responsable anonyme de la Fed, ou
par des sources très proches" de la banque centrale, note Frederick Dickson de
DA Davidson.
 Pour M. Dickson, une pause aurait aussi des avantages. Cela "aiderait à
stabiliser ou à renforcer le dollar", bien mal en point face à l'euro, et "ce
serait la chose à faire compte tenu des forces positives qui apparaissent sur
les marchés du crédits", selon lui.

 

M5016972 12:22 - 28.04.2008 0

La Fed ne pourra pas racheter l'économi
La Fed ne pourra pas racheter l'économie américaine
par Eric J. Fry
Lundi 28 Avril 2008

** Dans la chronique d'aujourd'hui, nous ne donnons aucune réponse. Nous posons seulement une question : pourquoi la SEC ne fait-elle pas une enquête sur la Fed et le Trésor US ? Cette question nous est venue après que votre correspondant ait entendu par hasard une bribe de conversation...

- "Tu as vu ça ?" demandait un investisseur à un ami. "Tu as vu la page six du Financial Times d'aujourd'hui ?"

- "Oui, et alors ?" a répondu son ami.

- "Il y a deux articles qui, côte à côte, présentent une image terriblement ironique", a expliqué l'investisseur. "L'un des articles décrit les tentatives de la SEC de retrouver les fonds spéculatifs apparemment impliqués dans les 'lancements de rumeur' pour faire baisser le prix de l'action Bear Stearns. Et l'article placé juste à côté dit :

- "Un officiel haut placé du Trésor US a reconnu hier que les autorités voulaient que J.P. Morgan paie un prix peu élevé pour acheter Bear Stearns selon un accord ayant l'aval du gouvernement fédéral -- afin d'éviter que la banque d'affaire, déjà chancelante, ne fasse faillite. Bob Steel, sous-secrétaire aux finances domestiques au Trésor US, a déclaré devant une commission du Sénat que, d'après les officiels publics impliqués dans l'opération, le prix payé pour Bear Stearns ne devait 'pas être très élevé'... Selon M. Steel : 'on considérait que le prix ne devait pas être très élevé ou qu'il devait pencher vers le bas... étant donné l'implication du gouvernement'."

- "Hallucinant !" s'est exclamé l'ami. "Alors la SEC va lancer une chasse aux sorcières pour retrouver les gars qui ont deviné que Bear Stearns allait sombrer. Mais au même moment, la SEC ferme les yeux sur le fait que le Trésor lui-même reconnaît manipuler le prix de l'action Bear Stearns à la baisse".

- "Exact", a acquiescé l'investisseur. "Et cette ironie accidentelle en dit long sur l'état actuel des marchés financiers américains. Depuis que la crise du crédit a débuté, la Fed et le Trésor n'ont cessé de réécrire les règles de la banque et de l'investissement. Tous les jours ou presque, ils annoncent un nouveau plan de sauvetage. Non contents de mettre leur nez dans les marchés financiers, ils ont manipulé le cours des valeurs de façon directe et indirecte. Mais malheur à l'investisseur privé qui anticipe correctement les manipulations gouvernementales. La SEC va venir frapper à sa porte".

- La Fed se déleste de ses poids comme jamais auparavant, chers investisseurs, et nous nous inquiétons de savoir où ils vont tomber. Quelles réglementations vont-ils écraser ; quels principes de l'économie de marché vont-ils pulvériser ; quelle devise considérée comme réserve du monde vont-ils réduire en purée ?

- En renflouant de manière sélective une banque d'affaire bien précise -- Bear Stearns -- et en mettant tous ses efforts dans un seul secteur de l'économie -- les insouciantes institutions de prêt -- la Fed a élevé la spéculation et l'effet de levier au rang de sacro-sainte entreprise économique.

- Ben Bernanke l'a fait savoir au monde entier : aucune spéculation, aussi idiote soit-elle, ne perdra le soutien du gouvernement fédéral tant qu'elle conservera au moins neuf zéros avant la virgule des décimales. Douze zéros c'est encore mieux (les petits spéculateurs n'ont pas besoin de la protection du gouvernement ; s'ils se ruinent, ils ne ruinent qu'eux, pas la couverture du Wall Street Journal de demain).

** Donc, grâce à l'hyperactivité de la Fed, le système financier américain qui a déjà trop fait jouer l'effet de levier continue à se traîner tant bien que mal. Mais que va-t-il advenir de cette économie américaine affaiblie ? Le récent barrage de renflouements impressionnants a-t-il rapporté un bénéfice mesurable dans l'économie américaine ?

- Si c'est le cas, nous n'avons rien vu.

- Qui a vraiment été secouru par les sauvetages de la Fed ? Certainement pas les propriétaires en difficulté ou les petits employés de Wall Street. Jusqu'à maintenant, les renflouements de la Fed ont renfloué très peu d'êtres humains... autres que ceux qui mériteraient la prison plutôt que des salaires généreux. Des millions d'Américains vont quand même perdre leur maison et des dizaines de milliers de petits employés perdre leur emploi.

- Pour être juste, la Fed n'est pas responsable de ces tragédies. Mais elle ne peut pas nier sa responsabilité dans le fait que les hauts employés de Wall Street à l'origine de cette crise ont l'assurance de conserver leur emploi et leurs maisons de plusieurs millions de dollars. La Fed ne peut pas nier qu'elle a sauvé les prédateurs et non la proie.

- Nous pourrions pardonner à la Fed d'avoir sauvé les prédateurs si les proies ne perdaient pas par milliers leur emploi et leur maison. Nous pourrions approuver les tactiques originales de la Fed si elles rapportaient des bénéfices conséquents à l'ensemble de l'économie américaine.

- Mais on ne voit rien.

- Au lieu de ça, nous voyons une Fed qui a échangé la considération mondiale durement acquise du dollar contre quelques centaines de points pour le Dow. Les capitaines de Wall Street crient peut être victoire, mais les soldats sont encore dans les tranchées.

- Même si la Fed est parvenue à acheter quelques centaines de points pour le Dow, elle ne peut pas s'acheter une vitalité économique. Elle ne peut pas faire suffisamment de chèques pour maintenir à flots une économie américaine de 14 milliers de milliards de dollars. Aucun gouvernement, de toute l'histoire, n'a jamais réussi à s'acheter une prospérité économique. La Fed de Ben Bernanke n'y parviendra pas non plus.

..

M5016972 09:30 - 29.04.2008 1

La Fed s'apprête à baisser de nouveau s
La Fed s'apprête à baisser de nouveau ses taux directeurs
[ 29/04/08 ]

La banque centrale qui se réunit aujourd'hui et demain devrait annoncer une nouvelle baisse du loyer de l'argent pour contribuer à doper une économie américaine qui résiste mais qui risque de plonger dans les mois à venir.

La plupart des économistes misent sur une chute brutale du produit intérieur brut pour le deuxième trimestre.

DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.

Les quelques jours à venir seront cruciaux pour l'économie américaine. Estimations initiales des chiffres du produit intérieur brut du premier trimestre, réunion sur deux jours du Conseil de politique monétaire de la banque centrale, publications d'indices cruciaux concernant aussi bien l'évolution du chômage que des prix de l'immobilier... En cette fin de semaine, certains feront le pont du 1er Mai. Pas les économistes, qui se pencheront sur une batterie d'indicateurs pour prendre le pouls d'une économie américaine que l'on sent malade, mais dont personne ne semble capable de mesurer encore exactement la faiblesse.

Paradoxalement, à l'heure où le mot de récession est dans tous les esprits, les économistes misent en moyenne sur une nouvelle progression comprise entre 0,15 % et même un peu plus de 1 % du PIB pour le premier trimestre. Certes, le recul de la consommation intérieure, l'effondrement du marché immobilier et l'impact de la hausse du prix du pétrole jouent contre la première économie de la planète. Mais, le boom des exportations, la reconstitution des stocks et la bonne tenue (hors des secteurs automobile et de la construction) de l'industrie devraient permettre à l'économie américaine de limiter la casse.

Répit de courte durée

Le répit sera cependant de courte durée, et la plupart des économistes misent sur une chute brutale du PIB pour le deuxième trimestre. La poursuite de la hausse du prix du pétrole, la détérioration du marché du travail, la fin de l'effet reconstitution des stocks devraient tirer vers le bas l'économie. Les rabais fiscaux accordés aux ménages américains par le fisc, qui commencent à arriver cette semaine sous forme de chèques, n'auront sans doute qu'un effet positif modeste. Economiste parmi les plus pessimistes, David Rosenberg mise ainsi sur une chute de 2,3 % en rythme annualisé du PIB du deuxième trimestre, soit la plus forte contraction depuis le dernier trimestre de 1990.

Dans ce contexte, les experts estiment que la banque centrale, qui entame aujourd'hui une réunion de deux jours de son conseil, devrait commencer à changer quelque peu de stratégie. Après avoir coupé massivement les taux, qui sont passés de 5,25 % l'an dernier à seulement 2,25 %, la Fed devrait, demain, annoncer une nouvelle baisse d'au moins un quart de point. Selon les économistes de Lehman Brothers, elle devrait ensuite s'accorder une pause. Afin de conserver une certaine puissance de feu et de ne pas contribuer à alimenter les menaces inflationnistes persistantes, la banque centrale, qui estime que la situation s'est stabilisée sur les marchés financiers, voudra vérifier que la baisse du loyer de l'argent, accordée depuis l'été dernier, commence à avoir des effets positifs. Selon Lehman Brothers, la Réserve fédérale devrait cependant reprendre sa politique de baisse des taux dès la fin de l'année afin de contribuer à stimuler à nouveau une économie qui semble durablement affaiblie. Selon eux, les taux pourraient même atteindre 1,25 % d'ici à un an.

DAVID BARROUX

Qu'est-ce qu'une récession ?

On considère en général qu'une récession se caractérise par deux trimestres d'affilée marqués par un recul du produit intérieur brut. Les Etats-Unis ont cependant une définition différente. Le National Bureau of Economic Research, seul habilité à « déclarer » une récession, estime qu'elle est caractérisée par « un déclin significatif de l'activité économique, diffusé au travers de l'économie durant plusieurs mois et ayant normalement un impact visible sur le PIB, les revenus réels, l'emploi, la production industrielle et les ventes de détail et de gros ». Selon la première définition, l'économie américaine pourrait y échapper. Si l'on s'en tient à la seconde, les Etats-Unis sont sans doute déjà en récession.
source: les echos.

jossie44 10:32 - 29.04.2008 0

Début de la réunion de la Fed ....
Economie / International
La Tribune.fr - 29/04/08 à 6:04 -
Politique Monétaire

Début de la réunion de la Fed qui se prépare à une nouvelle baisse des taux

La Réserve fédérale américaine (Fed) devrait opter pour une nouvelle baisse des taux afin de soutenir davantage l'économie. Toutefois la détente monétaire devrait être moins forte que celle décidée lors des réunions précédentes. A cette occasion, la banque pourrait laisse entendre que le cycle de baisse touche à sa fin car l'inflation l'inquiète.

Les marchés devraient être dans l'expectative en attendant la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) mardi et mercredi. La Réserve fédérale a déjà réduit de trois points son principal taux directeur depuis la mi-septembre pour tenter de contrer le ralentissement économique engagé aux États-Unis dans le sillage du retournement du marché immobilier qui a provoqué une crise des crédits à risque "subprime", puis une crise de l'ensemble des marchés de crédit.

Depuis l'automne dernier, la Banque centrale a réduit six fois le taux des Fed funds, le faisant revenir de 5,25% à 2,25%. Et selon toute vraisemblance, les observateurs tablent sur une nouvelle baisse cette semaine, mais cette fois de 25 points de base - contre une détente de 75 points le mois dernier. De surcroît, les pronostics sont plus incertains puisque les futures sur taux estiment qu'il y a une chance sur cinq que la banque centrale choisisse le statu quo.

Une nouvelle détente monétaire reste cependant l'hypothèse la plus vraisemblable, avec une probabilité estimée à 80% par les analystes, mais le communiqué qui accompagnera la décision pourrait aussi indiquer que la baisse de taux de cette semaine sera la dernière du cycle actuel.

La première estimation du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis au premier trimestre permettra quant à elle, mercredi, de faire le point sur l'autre risque qui plane sur l'économie, celui de la récession. Les économistes attendent en moyenne une croissance anémique de 0,2% en rythme annuel. Il s'agirait de la plus faible performance depuis les derniers mois de 2002.

latribune.fr

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