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Impôts : Retraite dorée ... Il faut payer ...

07 janv. 2013 19:14

Les incroyables passe-droits des élus
parisiens en retraite !

Des pensions exonérées de CSG-CRDS et d'impôt sur le revenu, un régime deux fois plus avantageux que celui des fonctionnaires...

Qui dit mieux ?

Votre retraite, vous n'en voyez jamais toute la couleur... D'emblée, avant même que vous l'ayez touchée, elle est amputée de 6,6 % de CSG, auquel il faut ajouter 0,5 % de CRDS et 1 % de cotisation maladie sur les complémentaires.

Le hachoir des cotisations sociales fait mal, sans oublier, qu'après, il faut encore payer l'impôt sur le revenu.

Eh bien, au pays de "l'Egalité", certains retraités, totalement privilégiés, ont le bonheur d'échapper à cette curée. Et, il ne s'agit pas d'une poignée de rescapés partis se réfugier dans les derniers paradis fiscaux...

Non !

Il s'agit d'élus, en l'occurrence les élus parisiens retraités, dont on attend, au minimum, qu'ils donnent l'exemple et, surtout, qu'ils ne se placent pas au-dessus des lois.

Ainsi, des retraités de la mairie de Paris aussi connus que Jacques Chirac (RPR), Lionel Jospin (PS), Jean-Yves Autexier (ex-PS), Didier Bariani (Parti radical) ou Jacques Toubon (RPR) ne paient pas un centime d'euro de CSG-CRDS, ni même d'impôt sur le revenu sur les droits à la retraite qu'ils ont acquis avant 1992/1995.

Ce passe-droit inouï est confirmé noir sur blanc par la Chambre Régionale des Comptes d'île-de-France, dans un rapport qui, à ce jour, est resté quasi confidentiel : "Les pensions versées aux élus locaux (...) ne sont pas déclarées aux services fiscaux et échappent de fait aux prélèvements fiscaux mais aussi sociaux. Cette pratique résulte d'échanges de courriers entre le Questeur et le Service de la législation fiscale (SLF) du ministère de l'Economie et des Finances (MINEFI) dans les années 1990".

Pour l'ancien Maire de Paris, Jacques Chirac, le cadeau peut être estimé à 13 000 euros par an.

Pour nous, les impôts ne cessent d'augmenter (+ 20 %, en moyenne d'impôts locaux à Paris et dans bien d'autres régions de France) et au moindre retard de paiement, c'est la déferlante : sommations, pénalités, amendes...

Aucune pitié ! Eux, ils ne déclarent même pas leurs revenus et Bercy leur donne sa bénédiction. On croit rêver !

L'abus est d'autant plus injustifiable que ces élus bénéficient d'un régime spécial de retraite (encore un !) d'une générosité exceptionnelle.

C'est bien simple, il est exactement deux fois meilleur que les régimes spéciaux du secteur public (il suffit de seulement 20 ans pour obtenir le taux plein : 75 % de la dernière indemnité).

Ajoutons à cela que ces retraites sont, aujourd'hui, entièrement financées par le contribuable. Coût de l'opération en 2009 : 3,9 millions d'euros.

Si comme moi, vous ne supportez plus les passe-droits en tout genre qui émaillent notre système de retraite et que vous pensez que les élus doivent montrer l'exemple, signez la pétition :

"Pour la suppression des privilèges retraite des élus parisiens" et, surtout, faites circuler l'information !

2 réponses

  • 07 janvier 2013 20:49

    Mion,
    Tu peux nous donner tes sources bibliographiques s'il te plaît ?


  • 16 janvier 2013 22:10

    Source : LE PARISIEN

    Le dossier risque d'alimenter une nouvelle controverse. Les conseillers de Paris élus avant 1992 touchent une pension avantageuse, gérée dans la plus parfaite opacité … et totalement défiscalisée.

    Un régime spécial qui ne concerne que Paris et qui commence à faire grincer des dents au sein même de l'UMP.

    Le système par répartition remplacé par une subvention publique

    Jusqu'en 1992 réforme du statut de l'élu local , les retraites des conseillers de Paris étaient financées en partie par les cotisations des jeunes élus.

    Normal. Sauf qu'en 1992, ce système par répartition basé sur la solidarité entre les générations est remplacé par une subvention publique.

    Depuis 1993, les contribuables parisiens sont seuls à financer les retraites de leurs élus.

    L'an dernier, la part patronale de la Ville de Paris s'est élevée à 3,9 M € .

    Certes une goutte d'eau au regard de son budget (7,5 Mds € par an), mais qui permettrait d'aménager une nouvelle crèche ou une nouvelle bibliothèque chaque année.

    Un régime proche de celui des députés et des sénateurs.

    Cette subvention permet de payer une pension moyenne de 1 300 € par mois à chacun des 163 élus pensionnés et aux 89 veuves ou veufs touchant une pension de reversion.

    Dans les cas le plus favorables, cette pension municipale peut atteindre 30 000 € par an, comme pour Jacques Chirac, même si cela reste une goutte d'eau dans le montant global de sa retraite, ainsi que pour des ministres ou parlementaires.

    Une retraite nette d'impôt

    L'autre avantage pour les élus qui ont exercé leur mandat avant 1992 est qu'ils n'ont pas besoin de déclarer leur retraite au fisc, échappant ainsi à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).

    Pour Lionel Jospin, Anne-Marie Couderc ou Jacques Toubon, c'est « le beurre et l'argent du beurre », commente Jean-François Legaret, maire (UMP) du Ier arrondissement.

    Pour ce président de la commission des finances du Conseil de Paris, cette fiscalité zéro est « difficile à défendre ». D'autant que le système va perdurer jusqu'en… 2050, le temps que les 47 conseillers ayant entamé leur mandat à Paris avant 1992 et encore en fonction prennent aussi leur retraite.

    Un système dénoncé par la chambre régionale des comptes ..........




    Dès 2005, celle-ci note que « le recours par la Ville à deux associations a permis (…) de maintenir une certaine confidentialité autour d'un régime fiscal dérogatoire ». En clair, le système est géré de façon opaque au travers de deux associations loi 1901 : la Société de retraite des conseillers généraux de la Seine et la Société de retraite des conseillers municipaux de Paris. A la suite de ce rapport, la Ville a clarifié ses relations avec ces associations en décidant de leur facturer le salaire des fonctionnaires municipaux mis à leur disposition. « Un geste cosmétique », aux yeux d'un proche du dossier. Lequel s'indigne que l'« on puisse connaître le montant de la retraite d'un marin-pêcheur, qui bénéficie lui aussi d'un régime spécial, mais pas celui des anciens élus de Paris. Et le marin-pêcheur, lui, paie des impôts ! ».

    Une mise à plat en vue Alors que l'on demande aux Français de faire des sacrifices pour équilibrer le régime général des retraites, un élu UMP, David Alphand, a décidé de mettre les pieds dans le plat (lire ci-contre) .
    A son initiative, la question sera, les 5 et 6 juillet, à l'ordre du jour du Conseil de Paris.


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