Des millions de barils de brut dorment en mer, jackpot promis aux affréteurs
LONDRES - Une mer de pétrole, estimée entre 50 et 100 millions de barils, dort actuellement dans des superpétroliers transformés en entrepôts flottants, promettant des profits énormes aux banques et aux courtiers quand les cours du brut remonteront.
Symptôme parmi d'autres de la crise mondiale, des dizaines de superpétroliers, chargés à rabord de brut, sont actuellement à l'ancre. Ces "entrepôts flottants" mouillent près des côtes iraniennes, vénézuéliennes, américaines, au large de Afrique de l'Ouest et en Mer du Nord, selon l'Agence Internationale de l'Energie.
"Soulignant l'état de faiblesse de la demande, à la fois pour le pétrole et pour le transport maritime, le stockage de pétrole en mer a augmenté, pour atteindre entre 50 et 80 millions de barils (mb)", a-t-elle estimé dans son rapport mensuel de janvier.
A en croire Frédéric Lasserre, de la banque Société Générale, ce serait plutôt entre 90 et 100 millions de barils.
"D'après les affréteurs (loueurs) de bateaux, au moins 35 pétroliers de type VLCC (la plus grande catégorie, ndlr), contenant chacun 2 mb, sont utilisés pour stocker du pétrole. Il faut rajouter une quinzaine de Suezmax (des navires plus petits, ndlr)", calcule-t-il.
Ce phénomène a démarré dès décembre, lorsque les cours du brut sont tombés non loin de 30 dollars, leur plus bas niveau depuis 4 ans. Plutôt que de vendre leur pétrole à vil prix, nombre de producteurs ont préféré le conserver en attendant des jours meilleurs.
Parmi eux, les compagnies pétrolières BP et Shell ont été citées par des courtiers et des analystes, ce qu'elles n'ont pas voulu confirmer.
Ensuite, des acteurs extérieurs à l'industrie pétrolière -- courtiers, fonds spéculatifs, banques -- se sont mis de la partie, alléchés par la perspective d'empocher un gain certain en jouant sur le différentiel de prix entre les contrats de pétrole à échéances rapprochées et les contrats plus lointains.
Le pétrole pour livraison en février s'échange autour de 35 dollars à New York, contre 50 dollars pour l'échéance juin par exemple.
Concrètement, un investisseur peut donc acheter une cargaison de brut, à 35 dollars le baril, qu'il vendra en juin au prix fixé d'avance de 50 dollars.
La banque d'affaires américaine Morgan Stanley chercherait ainsi à réserver un pétrolier, selon le Times.
Cerise sur le gâteau, les prix du transport maritime ont chuté, réduisant le coût du stockage.
"On a vu la convergence unique d'un pétrole en forte baisse et d'un coût du transport maritime lui aussi en forte baisse, ce qui a rendu économiquement viable l'utilisation des superpétroliers comme entrepôts", résume Jonathan Wood, du cabinet Control Risk.
Avec un coût de stockage de 1,2 à 1,5 dollar par mois et par baril, la marge est donc de 8 dollars par baril (16%), calcule M. Lasserre.
Très rentable, l'affrétement d'un pétrolier est toutefois réservé aux gros opérateurs.
"Contrairement au marché papier où on ne vous demande qu'un dépôt de garantie, il faut payer cash le pétrole chargé", souligne ainsi M. Lasserre.
D'autre part, "il est de plus en plus difficile de trouver un emplacement" pour les navires, a indiqué Jeff Currie, analyste à la banque Goldman Sachs, lors d'une conférence à Londres lundi.
"Les turbulences sont trop fortes pour jeter l'ancre en plein milieu de l'océan, et il coûterait trop cher de faire circuler" ces bateaux, a-t-il précisé.
Selon M. Currie, le stockage de pétrole en mer aurait ainsi actuellement atteint sa limite.
Enfin, des risques opérationnels, comme le piratage ou le mauvais temps, pèsent sur de telles opérations.
"Ce n'est pas le métier d'une banque", estime M. Lasserre.
"Une entreprise envisageant ce type d'opération a tout intérêt à étudier la sécurité du bateau et de la zone où il sera mouillé. Il est évidemment bien plus prudent d'opter pour Rotterdam que la côte du Nigeria", renchérit M. Wood.
j'avais effectivement déjà annoncé l'info et dénoncé la manip sur le pétrole en raison des dernieres remontés du cour du brent et du wti.
concéquence de ce stock en mer les cours devraient plonger à nouveau non?
un avis?
CA DEPEND DES QUANTITES
24/01/2009 à 12:28
b.sumner
En conséquense hausse a prévoir du brut
24/01/2009 à 16:46
big_deal
Une baisse de la demande certes, mais des pays producteurs qui peuvent nous réserver des petites surprises désagréables (a nous les pétrolovores....).
Offre et demande sous tension (et en déséquilibre) avec cette crise , mais c'est souvent le vendeur qui a le dernier mot....
A suivre....
En conséquense baisse a prévoir du brut
24/01/2009 à 17:43
g.123
Les pays pétroliers ne peuvent pas baisser leur production alors qu'ils ne vendent déjà plus rien, que les stocks sont au maxi et que la consommation régresse.
COMMENT FAIRE MONTER UN COURS S'il NY A PAS DE DEMANDE?
Les pétroliers stockent du pétrole qu'ils ont acheté 30 dollars et je pense qu'ils se contenteront de le vendre 35 voir 40 au plus.
En conséquense hausse a prévoir du brut
24/01/2009 à 18:10
big_deal
COMMENT FAIRE MONTER UN COURS S'il NY A PAS DE DEMANDE?
Une partie de la réponse est dans cet article , le stockage ne veux pas dire livraison.....
En conséquense hausse a prévoir du brut
24/01/2009 à 18:35
g.123
Et pourtant il faudra bien le livrer pour aller en chercher d'autre et c'est là que les cours vont diminuer tout comme ils ont augmenté lors du stockage.
De plus, les pétroliers parient sur une reprise de la consommation en juin alors que ce n'est pas gagné d'avance. La recession deverait perdurer tout au long de l'année 2009 et là, le pétrole risque de rester dans les navires mais le PR augmentera significativement
Baisse modérée aux Etats Unis et Europe ... Dans les pays émergents, la consommation démarre à peine sa courbe ascendante.
Tout est monté en épingle dans les médias (presse éco, site boursier etc ...).
C'est pareil pour la récession. En France, l'impact reste limité.
8% de chômeurs voir 10% et alors ? C'est le tarif depuis 10 ans ! La croissance ? 10 ans qu' on navigue entre 1 et 2%. Alors oki 2009 marquera probablement un PIB en régression de 1%, mais on ne tombe pas de haut ...
Vous êtes intoxiqués par les médias
24/01/2009 à 21:29
g.123
Oui exact.
On ne tombe pas de haut si on est fonctionnaire.
Ce sont les eeuls à ne pas se plaindre de la crise.
On les comprend
DES MILLIONS DE BARILS DORMENT EN MER
24/01/2009 à 21:55
chriss54
pas faux ...
La France : "on l'aime ou on la quitte !".
Pour ma part, j'habite près du Luxembourg et j'espère vivement bosser là bas.
Je n'ai que des emplois minables malgré mes compétences et diplômes.
A 30 ans, je suis dépité par la France ... Quand je vois tous ces BAC+5 (finance, droit, éco etc ...) qui végétent, je me dis qu'ici "plus t'es co** mieux c'est !".
Résultat l'année prochaine je passe l'examen d'avocat au Luxembourg et bye ce pays de loosers ou ta vie professionnelle dépend en grande partie des relations et/ou de ton compte en banque.
Nous ne sommes pas prêts de voir un président arabe ou noir. De même si on fait le bilan des origines sociales des députés de l'Assemblée Nationale, on ne doit pas trouver beaucoup de fils d'ouvrier.
@+
DES MILLIONS DE BARILS DORMENT EN MER
24/01/2009 à 22:21
i.von-p1
Chacun son avis, mais on peut perdre même si on a fait le bon pronostic.
DES MILLIONS DE BARILS DORMENT EN MER
24/01/2009 à 22:41
nicos67
on ose imaginer une bonne tempète en mer bonjours les dégats
mais que fait greenpeace!!!!
DES MILLIONS DE BARILS DORMENT EN MER
24/01/2009 à 23:05
M4658636
la vraie question est quel pourcentage des "stocks flottants' a deja ete vendu a terme (i.e. arbitrage tout bete sur le contango)? et quel pourcentage est pure speculation ouverte (i.e. achete mais pas vendu) sur le mois en cours ou au pire le mois a venir?
si la majorite a deja ete vendu (ce que je pense etre le cas), ces stocks devraient livres rapidement et n'avoir aucun impact majeur sur les cours. si la majorite est speculation ouverte, cette pratique pourrait bien finir par mordre les fesses de ceux qui s'y pretent...
ne pas oublier qu'en sus des couts de stockages et des couts de mouillage viennent s'ajouter les couts de financements.
meme si les taux sont bas, l'acces au credit a des fins speculatifs est loin d'etre bon marche, meme pour les gros bras...
de plus, vu la paranoia ambiante, m'etonnerait bien que les comites risk des banques ou des petroliers (que ce soit JPMC ou Shell...) tolerent ces pratiques longtemps avant de commencer par hyperventiler...
il sera interressant de voir comment les choses se denouent....
SI L'INDUSTRIE RALENTIT LA DEMANDE BAIS
24/01/2009 à 23:08
b.sumner
E?
LA SUITE EST PAS ECRITE
DES MILLIONS DE BARILS DORMENT EN MER
24/01/2009 à 23:38
i.von-p1
Je pense que tout est vendu à terme, pas de raison de prendre des risques quand il y a plus de 2$/mois de report. Ils ne seront obligés de livrer le physique que si le cours monte, sinon ils peuvent glisser sur des échéances plus tardives. Mais le report sur le brent (tout cela ne concerne pas le WTI) entre les 2 premières échéances est passé de 3 à 2 $ environ en 2 semaines, ce qui est dû justement à cet arbitrage, et si ça continue il baissera jusqu'au point ou ce ne sera plus rentable. Une courbe des échéances aussi pentue je ne l'ai vue qu'en 1999 quand il a fini par toucher 10$
ça fait une journée de conso mondiale..
25/01/2009 à 02:54
crenard
(conso mondiale de l'ordre de 85 Mbarils/jour)
... et ça ne semble donc pas énorme
ça fait une journée de conso mondiale..
25/01/2009 à 04:51
i.von-p1
D'après mes sources ce serait plutôt des millions de tonnes que de b, mais c'est tjr pareil avec ces journalistes ignare
ça fait une journée de conso mondiale..
25/01/2009 à 22:17
M4658636
a i.von-p1 et nicos67
il existe bel et bien une maniere de se placer directement sur les futures (mois court et mois long) de l'autre cote de la Manche, le truc est enfantin et dispose d'un effet de levier incroyable (donc pas gourmand en capital).
j'aimerais bien vous en parler, mais hors forum. une idee?