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FCPI : A Plus Finance

19 nov. 2009 15:39

"Le marché non réglementé nous semble revenu à des niveaux de valorisation attrayants"

Par Jean-François Tardiveau le 12/11/2009



Alors que la période est propice à la commercialisation de fonds ouvrant droit à réduction d'impôts , Newsmanagers a interrogé Guillaume de Trogoff, directeur Commercial de A Plus Finance, une société de gestion spécialisée dans la gestion de ces OPCVM qui investissent sur des titres non cotés ou cotés sur le marché non réglementé. Selon lui, la crise est à l'origine de nombreuses opportunités. Pour autant, la gestion de ces fonds n'en est pas moins complexe.



Newsmanagers : Jusqu'au 31 décembre, vous commercialisez deux nouveaux fonds commun de placement dans l'innovation (FCPI) et un fonds d'investissement de proximité (FIP). En attendant, un de vos FCPI est en cours de liquidation. Les performances ont-elles été au rendez-vous ?

Guillaume de Trogoff : Une première tranche de notre fonds A Plus Innovation 1 lancé en 2001 a été remboursée au début du mois d'octobre avec une performance de 45 %. Les investissements ayant été réalisés progressivement, ce fonds a été réellement investi en 2002, en pleine crise des marchés. Il y a donc de quoi être satisfait.
Une lecture plus fine de la performance nous permet de voir que notre multigestion, dans la partie libre du portefeuille, a été responsable pour 40 % de ce résultat et le solde pour la partie éligible du fonds commun de placement dans l'innovation. Plus précisément, au sein de cette poche, deux tiers étaient consacrés à des titres non cotés et le reste à des titres cotés sur le marché non réglementé.

NM : Dans cette partie éligible, comment s'opère la répartition entre vos investissements?

G. de T. : Hormis le respect des ratios règlementaires et celui d'une bonne gestion de la diversification, nous ne nous fixons pas véritablement de règles de répartition. Nous sommes concentrés sur l'intérêt de l'investissement. Actuellement, le marché non réglementé nous semble revenu à des niveaux de valorisation attrayants. Par ailleurs, nous recevons aussi des dossiers de "non cotés" de grande qualité. Il s’agit donc de faire les bons choix. Dans ce domaine, nous privilégions la solidité financière et la qualité du management.
Dans tous les cas, nous sommes attentifs à ne pas dénaturer le produit et nous veillons à ce que le poids des titres cotés au sein de la partie éligible ne dépasse pas un tiers de l'ensemble.

NM : Concrètement, quelle est la nature des investissements réalisés au sein du portefeuille de vos FCPI ?

G. de T. : Dans la partie éligible du portefeuille, nous nous sommes toujours comportés comme de véritables "stock pickers". De fait, les participations sont assez diversifiés en terme de métiers. Cela étant, sachant que les sociétés éligibles doivent disposer du label Oseo, et que 60 % des entreprises en question sont des éditeurs de logiciels, le portefeuille fait une large place aux nouvelles technologies.
Le raisonnement avec les fonds d'investissement de proximité (FIP) est similaire, sachant que la contrainte, cette fois, est de financer des sociétés dont l’activité se trouvent au sein de quatre régions limitrophes. Mais là encore, nous savons gérer les exceptions. Si un "beau" dossier nous provient en dehors des régions sélectionnées, nous pouvons toujours y investir grâce à la poche "libre" du fonds !

NM : Comment se présentent les entreprises dans lesquelles vous investissez ?

G. de T. : Les entreprises dans lesquelles nous investissons - notamment via un FIP - interviennent dans de multiples secteurs. Il n’y a donc pas de « filière » à proprement parler. Ce sont les entreprises qui nous sollicitent. Via notre réseau d’affaires historique tissé sur plus de 10 ans d’expérience, mais aussi via les conseillers en gestion de patrimoine indépendants ou les départements de gestion privée des banques qui sont de grands intermédiaires entre les chefs d’entreprises et les fonds d’investissement. Enfin, d’autres gérants de capital risque nous proposent des dossiers dans l’optique de co-investissements.
Avec la crise, les opportunités sont plus nombreuses mais il est du coup plus complexe de trouver les "pépites" et les accompagner tout au long de leur vie, en étant présents lors de nouveaux tours de table par exemple. Par ailleurs, nous demandons à être présents au sein du conseil d'administration de la société et je peux vous assurer que les chefs d'entreprise apprécient notre présence et notre recul.

NM : On reproche souvent aux sociétés de gestion de FCPI ou de FIP des frais de gestion très élévés. Sont-ils justifiés ?
G. de T. : Oui il me semble. Regardez un portefeuille de FCPI par exemple : il n'y a aucun "turn-over". Ce n'est pas le cas d'un fonds "classique". Or, si vous prenez en compte les commissions de mouvement qui sont facturés sur ces fonds, les comptes ne sont plus les mêmes, et il n'est pas sûr que les frais que nous prélevons soient plus élevés que d’autres. D'autant que ceux-ci correspondent à une véritable activité de "due dilligence"…

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