Taux 10 ans français en baisse..
07/05/2012 à 12:17
2.83 vendredi et 2.78 pour l'instant, soit 5 points de base en moins..
Alors, monsieur Fiorentino, "le 7 mai la france sera attaquée" ?
Il y a tellement d'un coté de milliards à caser et de l'autre d'incertitudes qu'il faut bien mettre ces milliards quelques parts, et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure.
Par contre on ferait mieux de s'interroger sur la bulle obligataire dans son ensemble, quand on voit le niveau stratosphérique du bund (1.56 le 10 ans allemand), le niveau des tnotes US.. ou meme du 10 ans anglais.
Quant aux 10 ans suisses....
Fiorentino...
L’émission « C dans l’air » a beau être une émission correcte et bien cadrée par son journaliste animateur, il n’empêche que ce que disent les invités doit être écouté avec beaucoup de recul et être considéré comme de simples avis basés sur beaucoup de subjectivité.
Déjà, il est conseillé de garder sa capacité d’analyse personnelle devant le discours de spécialistes de sciences exactes qui peuvent se tromper ou chercher à tromper (ce qui est pire) leurs auditeurs parfois clients (directs ou indirects.
Mais quand il s’agit de sciences humaines, alors méfiance…
"Il y a tellement d'un coté de milliards à caser et de l'autre d'incertitudes qu'il faut bien mettre ces milliards quelques parts, et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure."
tout en trouvant les discours apocalyptiques exagérés, je ne dirais pas que la dette française est une valeur sûre. le pays est incapable de se réformer, les gens ne veulent faire aucun effort. le simple fait de parler de réformer les services publics, de dire qu'il y a des progrès de productivité à réaliser passe pour du poujadisme (surtout dans le contexte politique actuel^^) dans ces conditions je ne vois pas comment la france pourrait rembourser 2000 milliards. déjà quand on veut économiser 500 millions il y a 200 000 manifestants dans les rues^^
il y a bien un moment où les marchés vont laisser tomber la France.
la dette US doit se compter en Téra$ à l'heure qu'il est^^ c'est du grand n'omporte quoi.
fait établi, c'est souvent du bricolage.
Moi, je dis que Bernard Madoff a été injustement condamné.
Si on l’a mis en prison, lui, pourquoi on ne fait pas pareil avec tous les chefs d’Etat qui ont amenés les pays surendettés dans une telle situation ?
Un small player, finalement, ce Bernard !
Ah, mais Madoff n’était pas en même temps détenteur du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire. Voilà déjà une piste...
"Ah, mais Madoff n'était pas en même temps détenteur du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire. Voilà déjà une piste..."
Etat = monopole de la violence légale... légale parce qu'il l'a déclarée telle...
Pfff... Si j’avais pu me douter une seule seconde que Hollande allait gagner, j’aurais placé toute ma fortune en actions vendredi dernier...
Quand on voit l’effet Hollande sur la Bourse aujourd’hui, c’est mieux que Saint François d’Assise, ce François là, pour la Finance...
avant celle des............impôts!!!!
il faut semer pour ensuite récolter.
La France lève près de 8 milliards à court terme, les taux restent bas :
La France a levé avec succès 7,982 milliards d'euros à court terme sur le marché lundi après-midi, pour le premier emprunt du pays au lendemain de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle, a annoncé lundi l'Agence France Trésor (AFT).
Le Trésor, qui voulait lever entre 6,8 et 8 milliards d'euros, a vu les taux d'emprunt reculer sur deux des trois lignes qu'il proposait aux investisseurs.
L'attrait pour les titres français ne s'est pas démenti puisque la demande des investisseurs a été deux à trois fois supérieure à l'offre de l'AFT, chargée de placer la dette de la France sur les marchés.
L'élection de M. Hollande n'a pas changé la donne étant donné qu'elle était largement anticipée sur les marchés, qui continuent de plébisciter la dette du pays comme en témoigne la détente du taux de référence à 10 ans sur le marché obligataire, où s'échange la dette déjà émise.
Dans le détail de l'emprunt de BTF (bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés) de lundi, sur la ligne à 12 semaines et à échéance le 2 août, la France a levé 3,998 milliards d'euros, au taux de 0,082%, contre 0,088% lors de l'emprunt comparable du 30 avril.
Sur la ligne à 25 semaines et à échéance le 31 octobre, la France a levé 1,792 milliard d'euros, au taux de 0,114%, contre 0,101% le 30 avril.
Sur la ligne à 51 semaines et à échéance le 2 mai 2013, la France a levé 2,192 milliards d'euros, au taux de 0,1744%, contre 0,205% le 30 avril.
Le règlement sur ces trois lignes aura lieu jeudi 10 mai.
Chimien aurait donc perdu la main, tout le monde avait anticipé la victoire de François Hollande sauf lui ? (en réponse à "Si j'avais pu me douter une seule seconde que Hollande allait gagner").
Par contre la hausse des marchés ce jour était loin d'être acquise, non pas à cause de l'élection de FH, mais à cause des élections en Grèce.
ça a d'ailleurs fortement paniqué à l'open ce matin, une fois de plus crédit agricole s'est faite massacré en perdant plus de 5% à 3.40 avant de se redresser un peu.
Alors vous savez ce qui a fait cette séance ?
l'analyse par les robots des ratios put / call, et la conclusion qu'ils en ont eu : comment les banksters allaient une fois de plus b.aiser le max de monde
"Sur la dette publique : la gauche moins mauvaise gestionnaire que
la
droite"
http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2012/01/20/sur-la-dett e-publique-la-gauche-moins-mauvaise-gestionnaire-que-la-droite_1632201_3232.html
par HERVE GREMONT
20.01.12
Il est communément avancé, de la part des membres de l’actuelle majorité présidentielle dans les débats politiques, que dans la conduite des finances de l’État et donc dans l’origine de la dette publique, tous les gouvernements, qu’ils soient de droite comme de gauche étaient responsables. On n'entend guère les membres de l’opposition contester cette affirmation qui est cependant tout simplement fausse. Il convient donc de rappeler les chiffres pour qu’il apparaisse clairement que les responsabilités ne sont pas les mêmes à droite et à gauche.
Quels sont donc les chiffres* ?
Sur la période Mitterrand correspondant à son premier mandat et aux deux premières années de son second mandat (1988-1989), la dette est passée entre 1980 (dernière année Giscard d’Estaing) et 1989 de 92,2 à 333,3 milliards d’euros, soit de 20,7 % à 34,0 % du PIB. Soit en moyenne sur ces neuf années, + 26,8 milliards d’euros par an, ou encore moins de 1,5 % de PIB en plus de dette par an.
Sur la période Balladur premier ministre (1990-1994), la dette est passée entre 1989 (dernière année Mitterrand + gouvernement de gauche) et 1994, de 333,3 à 570,0 milliards d’euros, soit de 34 % à 49,2 % du PIB. Soit en moyenne sur ces neuf années, + 47,3 milliards d’euros par an, ou encore 3 % de PIB en plus de dette par an. Nicolas Sarkozy était ministre du Budget dans le gouvernement Balladur...
Sur la période Chirac – Juppé (1995-1996) la dette passe de 570,0 milliards d’euros et 49,2 % du PIB en 1994 (dernière année pleine Mitterrand) à 712,7 milliards d’euros et 58,1 % du PIB en 1996. Soit donc en moyenne sur les deux années Chirac- Juppé, + 71 milliards d’euros par an, ou encore 4,4 % de PIB en plus de dette par an.
Sur la période Jospin (1997-2001) la dette passe de 712,7 milliards d’euros et 58,1 % du PIB en 1996 (dernière année pleine Chirac-Juppé) à 853,3 milliards d’euros et 57,1 % du PIB en 1996. Soit donc en moyenne sur les cinq années Jospin, + 28 milliards d’euros en plus de dette par an, mais ce qui représente une diminution de la dette en pourcentage de PIB de – 0,2 % par an.
Sur la période Chirac–Sarkozy (2002-2006) la dette passe de 853,3 milliards d’euros et 58,1 % du PIB en 2001 (dernière année pleine Jospin) à 1152,2 milliards d’euros et 64,1 % du PIB en 1996. Soit donc en moyenne sur le deuxième septennat Chirac avec Sarkozy partiellement aux Finances, + 60 milliards d’euros par an, ou encore 1,2 % de PIB en plus de dette par an.
Enfin sur la période Sarkozy (1995-1996) la dette passe de 1152,2 milliards d’euros et 64,1 % du PIB en 2006 (dernière année pleine Chirac) à 1789 milliards d’euros et 84,5 % du PIB en 2011. Soit donc en moyenne sur les deux septennats, + 127 milliards d’euros par an, ou encore 4,1 % de PIB en plus de dette par an.
Soit pour résumer :
Progression moyenne par an en milliards d’euros de la dette française :
Période Mitterrand (1981- 1989) : + 27 + 1,5 %
Période Balladur (1990-1994) : + 47 + 3 %
Période Chirac-Juppé (1995-1997) : + 71 + 4,4 %
Période Jospin (1997-2001) : + 28 — 0,2 %
Deuxième mandat Chirac (2002-2006) : + 60 + 1,2 %
Quinquennat Sarkozy :(2007-2012) : + 127 + 4,1 %
Progression moyenne par an en pourcentage de PIB de la dette française :
Période Mitterrand (1981- 1989) : + 1,5 %
Période Balladur (1990-1994) : + 3,0 %
Période Chirac-Juppé (1995-1997) : + 4,4 %
Période Jospin (1997-2001) : — 0,2 %
Deuxième mandat Chirac (2002-2006) : + 1,2 %
Quinquennat Sarkozy :(2007-2012) : + 4,1 %
On voit donc très clairement que le développement de la dette est beaucoup plus lié à la gestion des finances de la droite que de la gauche, la période Jospin correspondant même à une réduction du poids de la dette par rapport au PIB.
La période Sarkozy est évidemment celle où le dérapage de la dette est le plus catastrophique.
La question maintenant est de savoir si les circonstances extérieures à la France peuvent expliquer ces mauvaises performances de la droite dans la gestion des finances de la France et à l’inverse les bonnes ou du moins les moins mauvaises performances de la gauche. Bien entendu le quinquennat Sarkozy correspond à la période de crise internationale la plus grave. Pour autant, le diagnostic de la Cour des comptes est clair : l’augmentation de la dette de la France est dû pour un tiers à la crise internationale et pour deux tiers à la politique, fiscale en particulier, de la France. Quant à la crise mondiale, on peut s’interroger sur la participation de la droite ultra-libérale française à sa responsabilité. Sarkozy en 2007 n’était-il pas favorable à l’introduction en France des prêts hypothécaires à l’américaine, dits « subprimes » dont on sait qu’ils sont à l’origine de la crise de 2007 aux USA qui s’est ensuite étendue à l’Europe, la crise de la dette souveraine de l’Europe n’étant que la forme ultime de cette crise ?
« Chimien aurait donc perdu la main, tout le monde avait anticipé la victoire de François Hollande sauf lui ? »
Ah ben oui, ça alors, j’en reviens pas de ce résultat ! On aurait quand même pu me prévenir...
Pourtant, d'habitude, on me reconnaît un don de visionnaire hors du commun … Comme mon ami Gilbert Montagné…. En Libertééé !
Et René Coty, il a fait combien au premier tour ? Devant ou derrière Marine ?
Un pays comme la France n’est pas un frêle esquif. C’est plutôt un gros paquebot et il n’est pas raisonnable de faire coller les périodes d’évolution de la dette avec les périodes gouvernementales.
Certaines décisions ont des conséquences qui se répercutent plusieurs décennies plus tard.
Actuellement, on tire encore bénéfice de décisions prises dans les années 60 par De Gaulle.
Le rapprochement familial de Giscard donne sa « pleine mesure » en ce moment et ce n’est pas fini.
L’embauche de fonctionnaires de Mitterrand va bientôt amener un nouveau flot de retraités qui devront être payés directement par l’Etat, etc…
Comme il y a eu beaucoup d’alternances, cela ne me parait vraiment pas être un travail rigoureux d’analyser ainsi la dette comme le fait cet Hervé Grémont qui n’a fait qu’aller chercher des chiffres dans des bases de données.
Nul doute que beaucoup de participants à ce forum auraient été largement capables d’écrire cet article dont on ne peut pas dire que la profondeur d’analyse soit le point fort.
A peine fait-il allusion au contexte international...
Il est vrai que le journal Le Monde n’est plus ce qu’il était.
Vous allez encore me dire que je ne suis pas objectif et que j’ai le tort de ne pas soutenir Hollande parce que la Droite n’a pas à se glorifier de ses résultats économiques (ce qui est vrai).
Mais pour moi, la fiscalité n’est qu’un aspect de la politique, et probablement pas le plus important.
Malheureusement, même si je n’ai pas apprécié (mais alors pas du tout) le comportement du président sortant, la politique menée par les socialistes (de Mitterrand à Jospin en passant par Aubry, Lang, Fabius ou Mauroy et j’en passe) ne pas laissé un très bon souvenir.
rien que pour le premier paragraphe je reco.
déjà je ne sais plus qui disait qu'il ne croyait que les statistiques qu'il avait lui-même trafiquées, mais il faudrait affiner les données. par exemple jospin a beaucoup privatisé: a-t-on déduit le montant des recettes tirées des privatisations de la variation de la dette qui lui est attribuée?
par ailleurs il a bénéficié des meilleures années de croissance des 30 dernières années, et n'a fait aucune réforme de fond (et a même appelé "cagnotte" le surcroît de recettes fiscales générées, un comble!)
chaque gouvernement est lié par la politique de ses prédécesseurs, un fonctionnaire embauché en 2012 sera payé jusqu'en 2055 environ, sa retraite sera payée encore pendant 20 ans en moyenne, et s'il laisse une veuve qui lui survit de longues années ça peut encore se prolonger...
de plus il y a un moment où la dette s'emballe, j'ai posté à ce sujet tout à l'heure (http://www.boursorama.com/forum-immobilier-le-socialisme-c-est-417465247-1): le paiement des intérêts rend impossible tout remboursement de capital et du coup la mécanique des intérêts fait que la dette grossit toute seule indéfiniment. c'est précisément ce qui s'est produit dans la dernière décennie où on a atteint un point de non-retour.
j'ajouterai qu'autour de moi je ne vois que des gens de droite qui s'inquiètent des déficits depuis bien longtemps et des gens de gauche qui disent "on s'en fiche de la dette, c'est un argument de libéral pour supprimer des postes de fonctionnaires, c'est pour les poujadistes, les beaufs" , etc. etc. et aussi "c'est bien d'embaucher des fonctionnaires parce qu'ils consomment,ça fait tourner l'économie"!!!
d'ailleurs qui bloque toutes les réformes visant à faire faire des économies à l'Etat? les syndicats^^
Isasport, vous auriez dû laisser ce papier là où vous l'avez trouvé. La défaite est assez pénible comme cela, sans devoir lire cet article (et ce post) à peine partial.
Il a surement été acheté quelque part car j'ai vu dans un autre média une courbe représentant ces données.
Les chiffres bruts ne veulent plus rien dire si on les isole du contexte économique ou sociologique de l'époque.
- Quelles étaient les actions du gouvernement précédent et leurs répercussions?
- Quel était le contexte économique?
- Pourquoi les français ont élu le gouvernement associé à la période?
- Quelles étaient les augmentations d’impôt?
- Etc...
Chimien a raison de pointer l'inertie des mesures politiques sur plusieurs mandats
Il faut aussi parler de la décentralisation et de la responsabilité de la gauche dans la gestion des régions ces dernières années.
En fait les problèmes ne font qu'empirer depuis des années (sécu, retraites par exemple) et les déficits vont croissant, de même que la dette et les intérêts associés.
Il y a aussi le fait que la gauche ne revient pratiquement jamais sur les mesures impopulaires votées par la droite pour (tenter de) redresser les finances et en tire profit sournoisement...
De mémoire, 81-89, 97-00, 03-06 = croissance, moins de chomage, entreprises florissantes donc plus de rentrées fiscales.
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l'augmentation de la dette de la France est dû pour un tiers à la crise internationale et pour deux tiers à la politique, fiscale en particulier, de la France.
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Alors ça c'est du niveau de mélanchon voire de montebourg, que j'ai entendu déclarer il y a qq jours que la France était en faillite à cause des cadeaux fait aux riches par Sarkozy...
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Quant à la crise mondiale, on peut s'interroger sur la participation de la droite ultra-libérale française à sa responsabilité.
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J'en reste sans voix...
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l'introduction en France des prêts hypothécaires
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Bon, d'abord ne n'est pas Sarkosy, mais Villepin me semble-t-il pour relancer la consommation, et de plus cela est resté à l'état de projet (il n'a pas eu le temps de le faire, mdr).
La chasse aux sorcières va-t-elle aller jusqu'à condamner les intentions et non les actes?
Je critique néanmoins la droite de ne pas avoir eu le courage (pour rester poli) de faire les réformes nécessaires. Mais vu les réactions corporatistes et viscérales d'une certaine partie de la population qui n'hésite pas à mettre le pays à feu et à sang, cela peut se comprendre (Juppé-97 par exemple ou Fillon-10). La gauche je n'ai même pas à les excuser, c'est leur fond de commerce.
Et un truc que je n'ai pas aimé dernièrement:
En 2008, Sarkozy a demandé à tous les élus de sortir des placards des projets de dépenses oubliés car trop farfelus ou trop chers, en vue d'une dépense frénétique sous l'effet de la panique à l'idée de voir les files d'attente de l'ANPE faire 3 fois le tour du pâté de maisons.
Ça n'a pas dû améliorer le déficit cette affaire.
Et la fonction publique a traversé la crise sans trop de soucis jusqu'à présent, me semble-t-il, et à grand frais, bien que personne ne lui en soit reconnaissant.
Et pour finir, je cite M. Touati, la France a choisi la stratégie du pouf: la chute est bien amortie, mais pour se relever, c'est une autre histoire... ;o)
On remarquera quand même que ces 8 milliards, ce sont des emprunts que l'on peut qualifier de court terme, puisque cela va de 3 mois (12 semaines), 6 mois et 1 année ...
C'est donc bien pour financer les dépenses de fonctionnement, emprunts court terme qui devront plus tard se trouver consolidés en dettes à plus long terme, puisque le déficit, il n'est pas financé ...
"Si j'avais pu me douter une seule seconde que Hollande allait gagner, j'aurais placé toute ma fortune en actions vendredi dernier.."
C'est toujours très dangereux de tout placer sur un support, y compris de façon précipitée ...
Mieux vaut diversifier en fonction du degré de risque, puis de le faire graduellement, sans trop se presser ...
"Quand on voit l'effet Hollande sur la Bourse aujourd'hui, c'est mieux que Saint François d'Assise, ce François là, pour la Finance..."
Tout ça, parce qu'il aura ranimé la flemme du soldat inconnu (au bataillon) et qu'il l'aura fait en binôme avec son prédécesseur ?
mais je ne suis pas en désaccord ni avec Chimien ni avec Stolzing dès lors qu'il s'agit de considérer le "paquebot" france, et des décisions qui ont des conséquences à long terme.
J'ai déja écrit et répété plusieurs fois ici que je n'étais pas aveugle face au programme de françois hollande, et meme si je reconnais que j'ai voté pour lui au second tour, il y a bien d'autres scrutins au cours desquels je n'ai pas voté PS, j'aimerais donc qu'on cesse de me cataloguer comme un espèce de niais aveugle devant le programme de FH.
A l'inverse, cela m'exaspère d'entendre systématiquement dire que la droite est bonne gestionnaire, car elle a très souvent démontré le contraire. La façon dont par exemple Nicolas Sarkozy a dilapidé une partie du stock d'or au plus bas en étant ministre des finances.
Pour celui de vous 2 qui met en rapport les chiffres avec la croissance, je me contente de répondre que l'article que j'ai cité fournit bien des comparaison 'augmentation de la dette" / "PIB", ce qui en soit à mes yeux revient à comparer des choux et des carottes, cependant en tenant compte du PIB, il tient compte de la croissance.
Vous pouvez également lire le rapport de la cour des comptes sur l'inefficacité admirable de la règle du "non remplacement d'un fonctionnaire sur 2" sur les finances de l'état dès lors qu'on redistribue la moitié du gain en bonus de rémunération à ceux qui restent, et un autre quart au cout de la réorganisation, meme si sur ce point on pourrait espérer que cela soit ponctuel.
Toute cette "gestion" purement comptablement dogmatique (ou dogmatiquement comptable, j'hésite) ne donne aucun résultat probant : encore faudrait il avoir une vision à moyen terme, service par service public : je ne suis pas il est vrai de ceux qui globalement pense que nos services publics plombent l'état.
Je reconnais évidemment des lourdeurs administratives multiples, des gains de productivité à obtenir partout où l'on a notablement informatisé.
Affirmer par contre sans nuance qu'on a trop de fonctionnaires a le don de m'irriter, pour moi le problème ne se pose pas de cette façon.
Il s'agit de savoir si avec le montant que le pays produit chaque année nous avons les moyens de payer des juges, des policiers, des profs, des hopitaux, etc..
Et je considère que oui, et que c'est un bien pour la nation, c'est un bien pour le "peuple", c'est un bien pour le progrès, et que le massacre organisé du fonctionnement et du patrimoine public par des intérets privés n'a pas, nulle part dans le monde jusqu'à maintenant, prouvé que ça améliorait "la vie", qu'il s'agisse du systeme de santé aux US (30% plus cher que le notre), qu'il s'agisse des autoroutes, qu'il s'agisse de l'école (intéressez vous aux USA), qu'il s'agisse du nucléaire japonais, ou qu'il s'agisse de "pole emploi" en france, chez qui c'est maintenant la mode de payer une fortune des "consultants" ou "coach", qui vivent donc sur le dos d'un financement public, pour des résultats aussi nuls que lorsqu'on ne faisait pas appel à eux.
Alors pour revenir au fond du problème du post initial, je suis intimement convaincu que la dérive engagée dans les années 70 et accentuée depuis les années 80 est la source de nos problèmes actuels, et je revendique le droit de ne pas mettre "le marché" ni la "loi du plus fort" au dessus de tout le reste, comme des soit-disantes solutions à nos problèmes, alors qu'ils en sont la cause.
Je conclue en abondant sur plusieurs points : oui c'est le nombre d'actifs (et de cotisants donc) et la croissance qui permettent de faire rentrer de l'argent dans les différentes caisses (état, secu, etc) pour financer les dépenses dont nous avons besoin (à moins que nous considérions que la durée de la vie va régresser ou qu'il ne faut plus soigner une grosse partie de la population - d'où ma notion de "besoin").
Et donc ce n'est ni en matraquant les classes moyennes, ni en exonérant à tout va de charges les entreprises, ni en pratiquant l'austérité à tout va que nous restaurerons les recettes nécessaires.
J'entendais ce matin un éditorialiste qui évoquait la crise grecque, et qui résumait ainsi : c'est comme si on demandait à un chomeur de rembourser ses dettes tout en lui coupant ses allocations.
Continuons donc les dérives sur la redistribution qui font qu'une infime partie (1%) de la population s'arroge une part chaque jour croissante du gateau global au détriment de tous les autres (part passée de 8% dans les années 70 à 24% aujourd'hui), et laissons à nos enfants cette situation avec la dédicace "désolé, nous ne pouvons rien y faire, c'est comme ça".
Je n'ai que 42 ans et j'entends bien combattre par les idées (le dernier papier de Frederic Lordon est remarquable sur la "gauche serpillière") ce dogme neo libéral, meme si je suis dans une catégorie socio professionnelle qui me place certainement dans les 10% de privilégiés.
Notre société est ainsi faite :
1- Le pauvre : il travaille
2- Le riche : il exploite le 1
3- Le soldat : il défend les deux
4- Le contribuable : il paye pour les trois
5- Le vagabond : il se repose pour les quatre
6- Le poivrot : il boit pour les cinq
7- Le banquier : il es.croque les six
8- L'avocat : il trompe les sept
9- Le médecin : il tue les huit
10- Le croquemort : il enterre les neuf
11- Et le politique : il vit des dix !
j'aime bcp j'avoue ^^
ce qui est consternant à mes yeux c'est de voir que ce sont les apôtres du neo libéralisme (et de la "bonne gestion") qui auront réussi à faire exploser les dettes publiques, en transférant sur le dos des peuples et des contribuables leurs dette privée astronomique causée par une gestion lamentable.
Je ne parle pas là des politiques, mais de tous ces patrons de grandes banques et autres fonds de pensions.
Il serait dès lors légitime de faire le calcul suivant :
niveau de la dette en 2007
montant de l'augmentation de la dette depuis 2007 imputable à la crise
après déduction de ce montant, solde de la dette à ce jour.
Pour chaque centime de dette supplémentaire contractée à cause de la crise financière (moindres recettes fiscales, prime à la casse, plan de sauvetage de dexia et d'autres, etc..), prélèvement à venir de tout bénéfice d'un établissement ayant contribué à provoquer la crise, ça c'est pour le "capital", quand aux intérets, bien évidemment on gèle totalement le paiement d'intérets de cette portion illégitime de la dette.
Et toc :p
Toutes ces considérations sont bien intéressantes.
Et il me semble que l’on peut trouver du vrai un peu partout, aussi bien dans les posts d’Isasport que dans ceux des autres intervenants.
Je me permets cependant de rebondir ou de réagir à quelques idées lancées par ci, par là :
Fonctionnaires :
Je pense qu’il y a effectivement trop de fonctionnaires. Ce n’est pas tant dans la Fonction Publique d’Etat mais surtout au niveau des collectivités locales que les effectifs ont explosé.
Il faut vivre dans une commune petite ou moyenne de province pour comprendre ce que veut dire payer des impôts locaux !
Cela n’a souvent rien à voir avec des villes comme Paris, Lyon ou Cannes (je cite des villes pour lesquelles je connais bien la fiscalité) où les taxes peuvent y être moitié moindre alors que le prix du mètre carré y est 4 à 6 fois plus cher.
Le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux est l’exemple type de la mesure qui ne rapporte rien immédiatement mais qui permettra un allègement de la charge dans 20 ou 30 ans (actuellement, on vit l’inverse avec l’augmentation des effectifs depuis les années 80).
Et dans un monde où le chômage est ce qui angoisse le plus les citoyens, la sécurité de l’emploi des uns est maintenant considérée comme un privilège insupportable par ceux qui, non seulement sont matraqués fiscalement afin d’assurer les salaires du public, mais qui peuvent se retrouver sans travaili du jour au lendemain.
Un non-fonctionnaire de la classe moyenne, qui se sent, par conséquent, loin d’être protégé, a souvent besoin de se sécuriser.
Pour cela, il épargne et aimerait bien que son patrimoine soit au moins préservé de l’inflation, plutôt que d’être partiellement spolié pour être redistribué à une population ayant un train de vie supérieur au sien, car pouvant dépenser davantage sans se soucier de l’avenir.
Quant aux salaires, il est fini le temps où, à niveau d’étude équivalent, le public était inférieur au privé (sans parler des avantages annexe que procurent le statut de fonctionnaire : obtention de prêts dans un banque, trouver un logement à louer, etc...). Il suffit d’observer les salaires proposés dans les offres d’emplois pour s’en convaincre.
Parti rassembleur de la Nation :
Cet état de fait est une source de division du pays que les socialistes ont entretenu et continuent à entretenir.
Ils ont beau jeu de dire qu’ils sont rassembleurs car ils prétendent faire l’inverse de Sarkozy, qui aurait, selon eux, dressé les français les uns contre les autres.
Il n’empêche que la situation est ce qu’elle est et il ne suffit pas de dire qu’on est un parti rassembleur pour l’être.
Au contraire, favoriser une partie de la population, qui est déjà à l’abri, au détriment d’une autre partie qui se précarise de plus en plus, est une bombe à retardement qui risque de coûter très cher un jour.
En réalité, le moteur principal de cette stratégie politique me paraît bien être le clientélisme électoral. A cet égard, la fameuse note de Terra Nova appelant la gauche à abandonner les ouvriers au profit d’autres catégories est assez révélatrice...
C’est de bonne guerre, sauf quand on en arrive à une forme de sectarisme que même l’extrême droite ne renierait pas.
C’est ce qui est d’ailleurs le plus exaspérant : des sectaires qui donnent sans cesse des leçons de morales : à vomir !
Ecole :
Pour ce qui concerne l’école, je fais partie de ceux qui considèrent que le problème est plus qualitatif que quantitatif. Il serait temps que les enseignants reviennent à plus de pragmatisme dans leur transfert de savoir.
Il est vrai que leur stock de connaissance montre maintenant souvent quelques carences et que certains préfèrent parfois choisir de faire du prosélytisme politique (pour ne pas dire endoctrinement) pour lequel ils sont mieux armés.
Pour en venir aux méthodes pédagogiques, il paraît que l’histoire du « Référentiel Bondissant » pour désigner le ballon dans l’Education Nationale, a été inventée de toute pièce. Mais on ne peut s’empêcher de penser que cela aurait pu être vrai.
En tout cas, « l’élève au centre du Système Educatif » n’a pas permis de miracles...
Vases communicants :
On peut tourner tout cela dans tous les sens. Le transfert des richesses qui étaient jusqu’ici accaparées par une petite fraction de la population mondiale vers une autre partie plus importante en nombre ne peut pas se faire sans une sensation d’appauvrissement pour ceux qui doivent contribuer.
Les classes moyennes chinoises, indiennes, brésiliennes qui ressemblaient plus à un concept qu’à la réalité il y a quelques années commencent à représenter une entité bien concrète.
Il va donc bien falloir que les catégories sociales moyennes occidentales voient leur niveau de vie (relatif) baisser, que ce soit de gré ou de force.
Et les catégories sociales les plus défavorisées ne seront pas épargnées non plus.
Tout ce petit monde aura beau défiler dans les rues, incendier des voitures ou casser des vitrines, ce n’est pas cela qui sera le plus efficace pour remettre du beurre dans les épinards (ou les topinambours et les rutabagas !).
Et c’est toujours la fameuse contradiction morale :
Il y a la repentance incessante que l’on observe depuis des années, en France notamment, vis-à-vis des actions immorales de nos aïeux, d’une part.
Et il y a d’autre part le refus de voir la richesse de notre vieille Europe s’évanouir peu à peu au profit des nations autrefois exploitées…
La schizophrénie guette les peuples qui ne sauront pas se mettre au clair avec cette affaire.
A cela, se superpose un autre aspect de la mondialisation qui permet à une petite quantité d’individus de se constituer des fortunes colossales grâce à une internationalisation leur permettant d’échapper à la plupart des lois et des taxes.
Il s’agit d’un véritable fléau, qui nécessite une intense coordination de tous les états du monde pour être combattu efficacement.
Pour l’instant, 0,0000001% du travail est fait ! Il reste donc une partie de la tâche non infinie (mais significative quand même !) à accomplir par notre nouveau président.
Pas d’inquiétude à avoir, comme il va être secondé par Montebourg sur ce chantier, on devrait atteindre 99,9999 de l’objectif à la fin du quinquennat...
Période d’observation sans procès d’intention :
En attendant, Hollande est arrivé à la plus haute marche, comme tout le monde s’y attendait depuis la mise hors jeu de DSK. Et nous verrons bien comment il va surmonter toutes les difficultés qui vont joncher son parcours.
Je dirais cependant que les français attendent vraiment trop de leurs dirigeants et qu’ils « feraient mieux de se demander ce qu’ils peuvent faire pour leurs pays plutôt que de se demander ce que le pays peut faire pour eux » pour reprendre une phrase célèbre.
Alors c’est vrai, il est logique d’exiger qu’au moins leur Etat ne soit pas ressenti comme une source de nuisance...
"Pour celui de vous 2 qui met en rapport les chiffres avec la croissance, je me contente de répondre que l'article que j'ai cité fournit bien des comparaison 'augmentation de la dette" / "PIB", ce qui en soit à mes yeux revient à comparer des choux et des carottes, cependant en tenant compte du PIB, il tient compte de la croissance."
sauf que justement, le dénominateur étant plus grand, le ratio devrait se réduire dans des proportions bien plus grandes.
quand la croissance est bonne les stés font des bénéfices, payent de l'IS, les intérimaires bossent 12 mois sur 12, les gens achètent des logements neufs, etc.
en période de croissance nulle ou de récession, les stés font des pertes, les intérimaires ne travaillent plus que 6 mois, les gens achètent moins de logements, etc.
donc l'IS collecté s'effondre, l'IR est en baisse, les droits de mutation et la TVA immobilière idem.
donc si la croissance est bonne (disons 4%), non seulement les recettes fiscales augmentent de bien plus de 4% que quand elle est à 1%, mais le dénominateur du ratio passe à 104 dans le premier cas contre 101 dans le second... les deux efets jouent donc dans le même sens.
un gouvernement comme celui de Jospin qui a eu une très bonne croissance et a juste stabilisé la dette par rapport au PIB en privatisant, n'a pas un bilan terrible en matière de dette.
"Vous pouvez également lire le rapport de la cour des comptes sur l'inefficacité admirable de la règle du "non remplacement d'un fonctionnaire sur 2" sur les finances de l'état dès lors qu'on redistribue la moitié du gain en bonus de rémunération à ceux qui restent, et un autre quart au cout de la réorganisation, meme si sur ce point on pourrait espérer que cela soit ponctuel."
1° on pourrait aussi mettre sur le compte des rigidités du public et syndicales, le fait qu'il faut les payer plus pour accepter que les réformes passent.
2° comme vous le dites, le coût de réorganisation c'est du one shot. je veux bien que l'on paye 5 milliards une fois, si le coût de fonctionnement d'un service public passe de 20 à 15 milliards par an.
"Toute cette "gestion" purement comptablement dogmatique (ou dogmatiquement comptable, j'hésite) ne donne aucun résultat probant : encore faudrait il avoir une vision à moyen terme, service par service public : je ne suis pas il est vrai de ceux qui globalement pense que nos services publics plombent l'état."
postuler le fait que les fonctionnaires, c'est bien, ce n'est pas dogmatique peut-être?^^
"Affirmer par contre sans nuance qu'on a trop de fonctionnaires a le don de m'irriter, pour moi le problème ne se pose pas de cette façon.
Il s'agit de savoir si avec le montant que le pays produit chaque année nous avons les moyens de payer des juges, des policiers, des profs, des hopitaux, etc..
Et je considère que oui, et que c'est un bien pour la nation, c'est un bien pour le "peuple", c'est un bien pour le progrès, et que le massacre organisé du fonctionnement et du patrimoine public par des intérets privés n'a pas, nulle part dans le monde jusqu'à maintenant, prouvé que ça améliorait "la vie" "
vous avez vu comment fonctionnent la justice, l'école, les hôpitaux?
et si les services public tels qu'ils sont organisés ne plombent pas l'Etat, pourquoi y a-t-il des pays où le service est meilleur et où la part de l'état dans l'économie est bien plus faible?
"J'entendais ce matin un éditorialiste qui évoquait la crise grecque, et qui résumait ainsi : c'est comme si on demandait à un chomeur de rembourser ses dettes tout en lui coupant ses allocations."
continuer de lui prêter pour qu'il ne rembourse jamais, c'est mieux?^^
"Il serait dès lors légitime de faire le calcul suivant :
niveau de la dette en 2007
montant de l'augmentation de la dette depuis 2007 imputable à la crise"
là vous dites n'importe quoi, le budget était déficitaire avant la crise déjà, quand on paye les infirmières et les profs à crédit c'est à cause de la crise?alors que c'était déjà le cas depuis des décennies^^
je vous rappelle que les banques françaises n'ont bénéficié que de prêts, et qu'elles se sont empressées de les rembourser.
mettre tout sur le dos des banquiers et des inégalités, c'est inepte et démagogique, d'ailleurs dans la crise actuelle il y a plein de facteurs (déséquilibres des échanges dus à la surconsommation des pays occidentaux, déséquilibres budgétaires persistants depuis 40 ans, raréfaction des ressources, mutations technologiques et énergétiques, etc.) qui n'ont rien à voir avec les banquiers ou les subprimes.
d'un établissement ayant contribué à provoquer la crise" : et les pertes du crédit lyonnais dans les années 90, il aurait fallu les imputer aux gens qui ont nationalisé cet établissement, et les combler par un impôt exceptionnel frappant uniquement les gens qui ont élu la majorité qui a mis Mauroy au pouvoir en 81? :-D
partie de ceux qui considèrent que le problème est plus qualitatif que quantitatif. Il serait temps que les enseignants reviennent à plus de pragmatisme dans leur transfert de savoir.
Il est vrai que leur stock de connaissance montre maintenant souvent quelques carences et que certains préfèrent parfois choisir de faire du prosélytisme politique (pour ne pas dire endoctrinement) pour lequel ils sont mieux armés. "
lol je ne saurais dire mieux
"Et c'est toujours la fameuse contradiction morale :
Il y a la repentance incessante que l'on observe depuis des années, en France notamment, vis-à-vis des actions immorales de nos aïeux, d'une part.
Et il y a d'autre part le refus de voir la richesse de notre vieille Europe s'évanouir peu à peu au profit des nations autrefois exploitées…"
très exact ce sont les mêmes bien pensants de gauche:
- qui ont voulu la colonisation au XIXe siècle;
- qui veulent que l'on se repente maintenant;
- qui dénoncent "l'exploitation des pays du Tiers-Monde"
- qui s'accrochent à leur niveau de vie polluant et gaspilleur et qui se scandalisent quand on leur dit qu'à l'avanir, les prolos des pays riches devront se passer de babioles électroniques et de bagnoles pour que les classes moyennes indiennes et chinoises puissent en avoir^^
"et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure."
MF ? Massey Fergusson ?
Valeur sûre, vous avez dit valeur sûre ?
Mais n'est-ce pas ce que l'on disait de l'ensemble des dettes européennes, voici ne serait-ce que 6 ou 7 ans ?
" ... et si les services public tels qu'ils sont organisés ne plombent pas l'Etat, alors pourquoi y a-t-il des pays où le service est meilleur et où la part de l'Etat dans l'économie est bien plus faible ?"
C'est une bonne question, et l'enjeu, c'est de savoir si l'on doit placer certains services dans un cadre où le profit n'est pas recherché, ou bien dans un cadre dans lequel, concurrence et compétition aidant, il l'est ...
Tout le problème c'est alors de faire le bon choix ...
"Sauf que justement, le dénominateur étant plus grand, le ratio devrait se réduire dans des proportions bien plus grandes."
C'est une des raisons pour lesquelles je préfère analyser les données brutes, par exemple en illustrant cela avec deux courbes, celle du PIB d'une part, et celle de l'endettement global d'autre part ; et cela permet de mieux visualiser comment ces deux données évoluent l'une par rapport à l'autre …
"Qquand la croissance est bonne les stés font des bénéfices, payent de l'IS, les intérimaires bossent 12 mois sur 12, les gens achètent des logements neufs, etc."
Les gens achètent plus ou moins de logements (neuf ou non) ce qui génère la perception de taxes (droits de mutation pour l'ancien et TVA pour le neuf), mais cela à condition qu'ils soient en situation de pouvoir le faire …
Quant aux bénéfices des entreprises, et l'IS qui vient les frapper, tout dépend quand même à partir de quelles activités et où ces bénéfices sont générés …
"En période de croissance nulle ou de récession, les stés font des pertes, les intérimaires ne travaillent plus que 6 mois, les gens achètent moins de logements, etc."
Il est certain qu'en période vaches maigres, les entreprises révisent leurs coûts de fonctionnement, élaguent ce qu'elles considèrent être des charges superflues, et ceci dans le but de conserver une marge de fonctionnement, si possible sans réaliser de pertes …
"Donc l'IS collecté s'effondre, l'IR est en baisse, les droits de mutation et la TVA immobilière idem."
Et donc, en face de charges budgétaires peu compressibles, le déficit budgétaire en subit les conséquences, ce qui fait croitre l'endettement alors que le PIB s'affaisse, les deux courbes se rapprochant alors (ou s'écartant si l'endettement est supérieur au PIB annuel).
Rappelons que le PIB, c'est la somme de toutes les VA (valeurs ajoutées) des acteurs économiques, et que la valeur ajoutée d'une entité, c'est en gros la production de cette entité sous déduction de la consommation de biens et services extérieurs à l'unité de production.
Rappelons aussi que l'endettement, c'est d'abord la somme historique des déficits accumulés, pondérés par la charge de service de cette dette (les intérêts qui finissent par se trouver capitalisés avec la dette, à défaut de se trouver remboursés …)
"et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure."
c est un peu ce que l on disait de la ligne Maginot.
Il conviendrait d ajouter "tant que les marchés le voudront bien"
" .... et les combler par un impôt exceptionnel frappant uniquement les gens qui ont élu la majorité qui a mis Mauroy au pouvoir en 81 ?"
Juste un petit détail, que l'un de mes petis enfants a du mal à comprendre ....
le vote est SECRET !
Et donc la répartition est à la fois hasardeuse et aléatoire ...
Par mesure de simplification, on considère alors que les contribuables ont tous voté pareil !
puisque nous ne sommes pas d'accord avec Stolzing, qui par delà la défense d'un systeme neo libéral s'obstine à repondre avec un post différent paragraphe par paragraphe (vous êtes sans doute un adepte de JF Copé), et bien continuons à privatiser, démanteler, et faire baisser la part des dépenses publiques.
Je ne peux que conseiller la lecture du "triomphe de la cupidité" de Joseph Stiglitz, tout comme l'achat du DVD "Inside Job".
D'autres pays comme la Suède ne choisissent pas forcément cette voie et il me semble que leur population souffre bien moins que la population américaine. (épargne négative, 50 millions de bons alimentaires, etc..)
Rassurons nous, ça arrivera à petits feux, le temps pour GS ou JPM (qui vient de s'inviter au capital de TCH) rafflent tout (ils sont déja distributeurs de gaz en france), on en a pour quelques années.
Pendant ce temps la part de la population qui n'accèdent plus aux soins passera sans doute de 5 à 20%, nous dépasserons les 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, il deviendra impossible pour 80% de la population de ne pas finir le mois dans le rouge, chouette, c'est le progrès.
Jean-Luc Melenchon a peut etre raison sur un point : la prochaine fois ce sera lui, à l'image de l'extreme gauche en grece.. à moins que les neo na.z.is à l'oeuvre ça et là (grece, autriche, pays bas, etc..) ne finissent également par accéder au pouvoir chez nous, sous couvert d'une façade présentable.
"C'est une bonne question, et l'enjeu, c'est de savoir si l'on doit placer certains services dans un cadre où le profit n'est pas recherché, ou bien dans un cadre dans lequel, concurrence et compétition aidant, il l'est ..."
je ne poserais pas le problème en ces termes, mais plutôt en termes d'efficacité et de service rendu au meilleur coût.
si un service organisé de façon optimale coûte 100, une société privée va produire à un coût 100 et vendre le service 110.
si on suit votre raisonnement, le même service rendu par le public devrait coûter 100. le problème c'est que l'efficacité du public étant loin de l'optimum, en fait confié au public il coûte 150...
on voit bien que ce n'est pas une question de "profit ou pas profit" mais d'efficacité.
"Juste un petit détail, que l'un de mes petis enfants a du mal à comprendre ....
le vote est SECRET !"
je crois que vous avez un peu de mal avec le second degré paal...
c'était une BLAGUE!!!
j'aurais pu aussi suggérer que l'on envoie la facture rue de Solférino...
"puisque nous ne sommes pas d'accord avec Stolzing, qui par delà la défense d'un systeme neo libéral s'obstine à repondre avec un post différent paragraphe par paragraphe (vous êtes sans doute un adepte de JF Copé), et bien continuons à privatiser, démanteler, et faire baisser la part des dépenses publiques."
c'est vrai, c'est un crime de répondre paragraphe par paragraphe... quand vous vous serez fait c.ramer un post de 50 lignes par le refresh, vous aurez compris
le problème de votre argument c'est qu'il voudrait jeter sur l'inefficacité du public le voile pudique de la "solidarité" et de la lutte contre une idéologie étiquetée sans démonstration comme odieuse et anti-humaniste (pour votre culture personnelle, je vous rappelle que les libéraux au XIXe siècle étaient anti-esclavagistes –lisez Tocqueville par exemple- et contre la colonisation, alors que la gauche était pour cette dernière).
« D'autres pays comme la Suède ne choisissent pas forcément cette voie et il me semble que leur population souffre bien moins que la population américaine. (épargne négative, 50 millions de bons alimentaires, etc..) »
Je pourrais citer l’exemple du Canada, qui a fortement réduit le poids de son administration dans les années 90 et dont la situation économique s’est considérablement améliorée dans la période qui a suivi, dont la dette est moindre, l’IDH supérieur, le taux de chômage inférieur, le % de la population sous le seuil de pauvreté inférieur, etc.
« Pendant ce temps la part de la population qui n'accèdent plus aux soins passera sans doute de 5 à 20%, nous dépasserons les 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, il deviendra impossible pour 80% de la population de ne pas finir le mois dans le rouge, chouette, c'est le progrès. »
Donc vous êtes prêt à parier qu’au Canada (ou à Singapour où la fonction publique est également assez réduite) les enfants ne vont pas à l’école, et que les gens n’y sont pas soignés ?^^
Il est d'ailleurs amusant de voir que vous associez immédiatement l’idée de réduction des dépenses publiques au libéralisme d’une part (vous démontrez malgré vous que pour les g.auchistes, l’Etat doit être par nature gaspilleur. Bon ce n’est que la confirmation d’un fait maintes fois observé^^ On n’a pas le droit d’être social-démocrate et de vouloir une administration bien gérée ? ), et à la volonté de « détruire » les services publics d’autre part. or je dis simplement que lorsqu’on peut rendre un service pour un coût de 100, on ne doit pas dépenser 150, que ces 50 seraient mieux utilisés ailleurs. Je ne dis pas qu’il faut réduire le service justement. La notion fondamentale en économie, c’est la productivité. Mais c’est trop difficile à comprendre pour un socialiste.
"Je ne poserais pas le problème en ces termes, mais plutôt en termes d'efficacité et de service rendu au meilleur coût"
Alors allons-y, mais il faut alors bien raisonner en terme de rapport qualité / prix ...
"Si un service organisé de façon optimale coûte 100, une société privée va produire à un coût 100 et vendre le service 110."
Et logiquement, et si le service est d'une QUALITE EGALE, la société privée ne devrait pas faire un malheur, car dans ce cas, elle est quand même 10% plus chère ...
"Si on suit votre raisonnement, le même service rendu par le public devrait coûter 100. le problème c'est que l'efficacité du public étant loin de l'optimum, en fait confié au public il coûte 150 ..."
Parlons-nous d'un service d'égale qualité ?
"On voit bien que ce n'est pas une question de "profit ou pas profit" mais d'efficacité"
Nous serons d'accord là-dessus, mais ce sera surtout la comparaison de la réalité du service rendu ...
Prenons un exemple que je connais assez, celui du service postal ...
Evoluant dans une entreprise internationale, nous avions il y a environ 15 ans, un service essentiellement postal, avec l'envoi de courriers dans tous les pays du monde ...
Face à de nombreux manquements, y compris pour des acheminements en France, nous avons commencé par étudier la faculté de poster hors de France ...
Mais surtout, cela nous aura conduit à considérer une séparation de notre courrier, en distinguant :
- Le cas où ce n'est pas une gêne énorme si le pli n'est pas acheminé ; c'est une gêne dans le délai d'acheminement et dans un coût payé pour rien, mais fort heureusement pas dramatique non plus …
- sauf que nous échangeons maintenant avec un rythme d'échange qui demande une réactivité certaine, et nous avons contourné cette difficulté en adoptant des modes d'acheminement alternatifs (e-mails et mis à disposition de documents sur des sites web dédiés) ; cela aura diminué le volume du courrier de plus de 80% …
- le courrier qui doit impérativement être acheminé, puisque contenant un original non remplaçable, et là, nous n'utilisons plus du tout le courrier postal (même recommandé ou autre forme de suivi), mais des courriers de type DHL ou Fedex, lesquels disposent de réels traçages d'acheminement ; c'est certes bien plus cher, mais cela évite la perte de pli (et je sais de quoi je parle …)
- reste ensuite le courrier où il serait gênant que cela se perde, mais sans qu'une mesure de remplacement ne puisse se mettre en œuvre, et l'on prend alors le risque ; mais on organise aussi avec nos destinataires (qui sont souvent les mêmes) un système de codage des enveloppes de ces courriers, ou du contenu de ces courriers (d'un type si je reçois la lettre numéro 25 alors que la dernière reçue est la 22, alors c'est qu'il en manque deux entre les 2 dernières réceptions …) ; et dans ce cas, je considère que même avec une tarification considérée basse, le service n'est pas rendu du tout, et en conséquence le rapport qualité prix est plus que médiocre …
stolzing.. vis à vis de moi.
"On n'a pas le droit d'être social-démocrate et de vouloir une administration bien gérée ? "
je n'ai JAMAIS dit le contraire et j'ai d'ailleurs écrit dans cette file que l'informatisation notamment pourrait, ou plutôt devrait provoquer de très forts gains de productivité et donc une optimisation de l'utilisation des ressources humaines.
MAIS, parce qu'il y a un mais, le gâchis permanent auquel on assiste n'est pas l'apanage du service public, loin de là. Des études tout à fait sérieuses montrent par exemple que certaines entreprises françaises sont en sureffectif de l'ordre de 20% comparée à leurs homologues allemandes, par exemple Air France. Vous trouverez que l'exemple est mal choisi..
Par ailleurs il se trouve que je travaille chez un certain nombre de "clients" qui sont des boites du CAC 40, et vous n'avez pas idée de la quantité de types payés à ne rien faire : je pourrais citer au moins 21 des 40 sociétés du CAC. Alors la "productivité du privé", ça me fait doucement rire, en tous cas pour ces boites là.
"la volonté de « détruire » les services publics d'autre part."
=> il se trouve qu'il y a une poignée de gens très mal intentionnés qui lorgnent autant sur le port du pirée que sur la distribution de gaz en france, et que ces "gens" sont comme par hasard les grandes banques d'affaires américaines. Les rumeurs de plans de relance Monti / Merkel / Draghi, avant l'election de FH, allaient dans ce sens : on parle de fonds de pension pour des investissements d'infrastructures en europe. Traitez moi de gauchiste si cela vous amuse, je maintiens que notre avenir ne passe pas par l'obligation de confier à des gens dont le seul but est le profit à court terme, nos biens publics et nos infrastructures.
Je suis cependant quelque peu rassuré sur ce point, car la réalité finit toujours par ressurgir, et les cadavres vont être sortis des placards bancaires.
Quant à l'histoire du "cout" du service, l'exemple de paal sur le pli postal m'a amusé. Croyez vous sincèrement que le cout de la santé est inférieur aux états unis à ce qu'il est chez nous ?
Singapour, le bel exemple, une ville état, où personnellement je n'ai pas du tout apprécier d'aller tant j'avais l'impression d'une prison à ciel ouvert (je préfère 1000 fois la malaisie) et la France : lorsque je prends l'exemple islandais on me traite de charlot, et vous mettez Singapour en contre exemple.. Ils font des choses très bien comme un investissement public considérable dans la formation de leurs ingénieurs (jusqu'à 35 k USD par étudiant), qui vont suivre les meilleurs cursus des meilleurs universités US.. mais peut on raisonnablement comparer cet ilot de high tech à notre vieux pays ?
Reste effectivement le Canada, pays très en avance sur la gestion des problémes de violence à l'école par exemple, dès la tres jeune enfance : ils ont pris le parti de la prévention.
Alors ils ont fortement réduit leur endettement nous dites vous (je n'ai pas vérifié mais vous fais confiance).
Une importante réforme de l'état a permis de faire baisser la dépense publique, très bien (et je ne confonds pas la notion de dépenses de l'état et de depenses distribuée à la population).
Néanmoins ce pays reste plutot un modèle face à son voisin américain dans la recherche d'une répartition plus "juste" des richesses, et je crains qu'on ne cherche pas à s'inspirer de ce modèle mais davantage du modèle US ou UK.
Et n'oublions pas, ça ne doit pas être négligeable dans le budget canadien, que ce pays est exportateur net d'énergie, possède un secteur primaire très fort (pétrole, gaz, sable bitumeux, mines en tous genre - uranium, diamant, nickel, or, zinc, sans oublier... le bois et l'immensité des terres agricoles).
Il est sans doute plus simple, à l'instar de la Norvège, d'avoir des réserves financières lorsqu'on peut vendre au reste du monde les matières premières qu'on a la chance d'avoir en sous-sol ...
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- 10:56 - pbesnard a installé le widget "Actualités patrimoine"
- 10:56 - M462045 a écrit sur le forum On vous a tjrs pas saisi vos ordis ???
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PX1/COBA CT à sa liste "Liste 1" - 10:56 - goid111 a écrit sur le forum Les chiffres, rien que les chiffres
- 10:56 - M4676176 a ajouté la valeur
PX1/COBA CT à sa liste "Liste 3" - 10:55 - remele a répondu sur le forum BIO, Pq un cours de bourse dévalorisé ?
- 10:55 - koubiac a répondu sur le forum En France l'information est filtrée
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