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Assurance Vie : Taux 10 ans français en baisse..

07 mai 2012 12:17

2.83 vendredi et 2.78 pour l'instant, soit 5 points de base en moins..

Alors, monsieur Fiorentino, "le 7 mai la france sera attaquée" ?

Il y a tellement d'un coté de milliards à caser et de l'autre d'incertitudes qu'il faut bien mettre ces milliards quelques parts, et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure.

Par contre on ferait mieux de s'interroger sur la bulle obligataire dans son ensemble, quand on voit le niveau stratosphérique du bund (1.56 le 10 ans allemand), le niveau des tnotes US.. ou meme du 10 ans anglais.

Quant aux 10 ans suisses....

81 réponses

  • 07 mai 2012 16:01

    "Il y a tellement d'un coté de milliards à caser et de l'autre d'incertitudes qu'il faut bien mettre ces milliards quelques parts, et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure."

    tout en trouvant les discours apocalyptiques exagérés, je ne dirais pas que la dette française est une valeur sûre. le pays est incapable de se réformer, les gens ne veulent faire aucun effort. le simple fait de parler de réformer les services publics, de dire qu'il y a des progrès de productivité à réaliser passe pour du poujadisme (surtout dans le contexte politique actuel^^) dans ces conditions je ne vois pas comment la france pourrait rembourser 2000 milliards. déjà quand on veut économiser 500 millions il y a 200 000 manifestants dans les rues^^

    il y a bien un moment où les marchés vont laisser tomber la France.


  • 07 mai 2012 16:02

    la dette US doit se compter en Téra$ à l'heure qu'il est^^ c'est du grand n'omporte quoi.


  • 07 mai 2012 16:31

    fait établi, c'est souvent du bricolage.


  • 07 mai 2012 16:58

    "Ah, mais Madoff n'était pas en même temps détenteur du pouvoir exécutif et du pouvoir judiciaire. Voilà déjà une piste..."

    Etat = monopole de la violence légale... légale parce qu'il l'a déclarée telle...


  • 07 mai 2012 17:15

    avant celle des............impôts!!!!
    il faut semer pour ensuite récolter.


  • 07 mai 2012 18:47

    La France lève près de 8 milliards à court terme, les taux restent bas :

    La France a levé avec succès 7,982 milliards d'euros à court terme sur le marché lundi après-midi, pour le premier emprunt du pays au lendemain de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle, a annoncé lundi l'Agence France Trésor (AFT).

    Le Trésor, qui voulait lever entre 6,8 et 8 milliards d'euros, a vu les taux d'emprunt reculer sur deux des trois lignes qu'il proposait aux investisseurs.

    L'attrait pour les titres français ne s'est pas démenti puisque la demande des investisseurs a été deux à trois fois supérieure à l'offre de l'AFT, chargée de placer la dette de la France sur les marchés.

    L'élection de M. Hollande n'a pas changé la donne étant donné qu'elle était largement anticipée sur les marchés, qui continuent de plébisciter la dette du pays comme en témoigne la détente du taux de référence à 10 ans sur le marché obligataire, où s'échange la dette déjà émise.

    Dans le détail de l'emprunt de BTF (bons du Trésor à taux fixe et intérêts précomptés) de lundi, sur la ligne à 12 semaines et à échéance le 2 août, la France a levé 3,998 milliards d'euros, au taux de 0,082%, contre 0,088% lors de l'emprunt comparable du 30 avril.

    Sur la ligne à 25 semaines et à échéance le 31 octobre, la France a levé 1,792 milliard d'euros, au taux de 0,114%, contre 0,101% le 30 avril.

    Sur la ligne à 51 semaines et à échéance le 2 mai 2013, la France a levé 2,192 milliards d'euros, au taux de 0,1744%, contre 0,205% le 30 avril.

    Le règlement sur ces trois lignes aura lieu jeudi 10 mai.


    Chimien aurait donc perdu la main, tout le monde avait anticipé la victoire de François Hollande sauf lui ? (en réponse à "Si j'avais pu me douter une seule seconde que Hollande allait gagner").


    Par contre la hausse des marchés ce jour était loin d'être acquise, non pas à cause de l'élection de FH, mais à cause des élections en Grèce.
    ça a d'ailleurs fortement paniqué à l'open ce matin, une fois de plus crédit agricole s'est faite massacré en perdant plus de 5% à 3.40 avant de se redresser un peu.

    Alors vous savez ce qui a fait cette séance ?
    l'analyse par les robots des ratios put / call, et la conclusion qu'ils en ont eu : comment les banksters allaient une fois de plus b.aiser le max de monde


  • 07 mai 2012 18:55

    "Sur la dette publique : la gauche moins mauvaise gestionnaire que
    la
    droite"

    http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2012/01/20/sur-la-dett e-publique-la-gauche-moins-mauvaise-gestionnaire-que-la-droite_1632201_3232.html

    par HERVE GREMONT
    20.01.12
    Il est communément avancé, de la part des membres de l’actuelle majorité présidentielle dans les débats politiques, que dans la conduite des finances de l’État et donc dans l’origine de la dette publique, tous les gouvernements, qu’ils soient de droite comme de gauche étaient responsables. On n'entend guère les membres de l’opposition contester cette affirmation qui est cependant tout simplement fausse. Il convient donc de rappeler les chiffres pour qu’il apparaisse clairement que les responsabilités ne sont pas les mêmes à droite et à gauche.

    Quels sont donc les chiffres* ?

    Sur la période Mitterrand correspondant à son premier mandat et aux deux premières années de son second mandat (1988-1989), la dette est passée entre 1980 (dernière année Giscard d’Estaing) et 1989 de 92,2 à 333,3 milliards d’euros, soit de 20,7 % à 34,0 % du PIB. Soit en moyenne sur ces neuf années, + 26,8 milliards d’euros par an, ou encore moins de 1,5 % de PIB en plus de dette par an.

    Sur la période Balladur premier ministre (1990-1994), la dette est passée entre 1989 (dernière année Mitterrand + gouvernement de gauche) et 1994, de 333,3 à 570,0 milliards d’euros, soit de 34 % à 49,2 % du PIB. Soit en moyenne sur ces neuf années, + 47,3 milliards d’euros par an, ou encore 3 % de PIB en plus de dette par an. Nicolas Sarkozy était ministre du Budget dans le gouvernement Balladur...

    Sur la période Chirac – Juppé (1995-1996) la dette passe de 570,0 milliards d’euros et 49,2 % du PIB en 1994 (dernière année pleine Mitterrand) à 712,7 milliards d’euros et 58,1 % du PIB en 1996. Soit donc en moyenne sur les deux années Chirac- Juppé, + 71 milliards d’euros par an, ou encore 4,4 % de PIB en plus de dette par an.

    Sur la période Jospin (1997-2001) la dette passe de 712,7 milliards d’euros et 58,1 % du PIB en 1996 (dernière année pleine Chirac-Juppé) à 853,3 milliards d’euros et 57,1 % du PIB en 1996. Soit donc en moyenne sur les cinq années Jospin, + 28 milliards d’euros en plus de dette par an, mais ce qui représente une diminution de la dette en pourcentage de PIB de – 0,2 % par an.

    Sur la période Chirac–Sarkozy (2002-2006) la dette passe de 853,3 milliards d’euros et 58,1 % du PIB en 2001 (dernière année pleine Jospin) à 1152,2 milliards d’euros et 64,1 % du PIB en 1996. Soit donc en moyenne sur le deuxième septennat Chirac avec Sarkozy partiellement aux Finances, + 60 milliards d’euros par an, ou encore 1,2 % de PIB en plus de dette par an.

    Enfin sur la période Sarkozy (1995-1996) la dette passe de 1152,2 milliards d’euros et 64,1 % du PIB en 2006 (dernière année pleine Chirac) à 1789 milliards d’euros et 84,5 % du PIB en 2011. Soit donc en moyenne sur les deux septennats, + 127 milliards d’euros par an, ou encore 4,1 % de PIB en plus de dette par an.

    Soit pour résumer :

    Progression moyenne par an en milliards d’euros de la dette française :
    Période Mitterrand (1981- 1989) : + 27 + 1,5 %
    Période Balladur (1990-1994) : + 47 + 3 %
    Période Chirac-Juppé (1995-1997) : + 71 + 4,4 %
    Période Jospin (1997-2001) : + 28 — 0,2 %
    Deuxième mandat Chirac (2002-2006) : + 60 + 1,2 %
    Quinquennat Sarkozy :(2007-2012) : + 127 + 4,1 %
    Progression moyenne par an en pourcentage de PIB de la dette française :
    Période Mitterrand (1981- 1989) : + 1,5 %
    Période Balladur (1990-1994) : + 3,0 %
    Période Chirac-Juppé (1995-1997) : + 4,4 %
    Période Jospin (1997-2001) : — 0,2 %
    Deuxième mandat Chirac (2002-2006) : + 1,2 %
    Quinquennat Sarkozy :(2007-2012) : + 4,1 %

    On voit donc très clairement que le développement de la dette est beaucoup plus lié à la gestion des finances de la droite que de la gauche, la période Jospin correspondant même à une réduction du poids de la dette par rapport au PIB.
    La période Sarkozy est évidemment celle où le dérapage de la dette est le plus catastrophique.
    La question maintenant est de savoir si les circonstances extérieures à la France peuvent expliquer ces mauvaises performances de la droite dans la gestion des finances de la France et à l’inverse les bonnes ou du moins les moins mauvaises performances de la gauche. Bien entendu le quinquennat Sarkozy correspond à la période de crise internationale la plus grave. Pour autant, le diagnostic de la Cour des comptes est clair : l’augmentation de la dette de la France est dû pour un tiers à la crise internationale et pour deux tiers à la politique, fiscale en particulier, de la France. Quant à la crise mondiale, on peut s’interroger sur la participation de la droite ultra-libérale française à sa responsabilité. Sarkozy en 2007 n’était-il pas favorable à l’introduction en France des prêts hypothécaires à l’américaine, dits « subprimes » dont on sait qu’ils sont à l’origine de la crise de 2007 aux USA qui s’est ensuite étendue à l’Europe, la crise de la dette souveraine de l’Europe n’étant que la forme ultime de cette crise ?


  • 07 mai 2012 19:55

    rien que pour le premier paragraphe je reco.

    déjà je ne sais plus qui disait qu'il ne croyait que les statistiques qu'il avait lui-même trafiquées, mais il faudrait affiner les données. par exemple jospin a beaucoup privatisé: a-t-on déduit le montant des recettes tirées des privatisations de la variation de la dette qui lui est attribuée?

    par ailleurs il a bénéficié des meilleures années de croissance des 30 dernières années, et n'a fait aucune réforme de fond (et a même appelé "cagnotte" le surcroît de recettes fiscales générées, un comble!)

    chaque gouvernement est lié par la politique de ses prédécesseurs, un fonctionnaire embauché en 2012 sera payé jusqu'en 2055 environ, sa retraite sera payée encore pendant 20 ans en moyenne, et s'il laisse une veuve qui lui survit de longues années ça peut encore se prolonger...

    de plus il y a un moment où la dette s'emballe, j'ai posté à ce sujet tout à l'heure (http://www.boursorama.com/forum-immobilier-le-socialisme-c-est-417465247-1): le paiement des intérêts rend impossible tout remboursement de capital et du coup la mécanique des intérêts fait que la dette grossit toute seule indéfiniment. c'est précisément ce qui s'est produit dans la dernière décennie où on a atteint un point de non-retour.

    j'ajouterai qu'autour de moi je ne vois que des gens de droite qui s'inquiètent des déficits depuis bien longtemps et des gens de gauche qui disent "on s'en fiche de la dette, c'est un argument de libéral pour supprimer des postes de fonctionnaires, c'est pour les poujadistes, les beaufs" , etc. etc. et aussi "c'est bien d'embaucher des fonctionnaires parce qu'ils consomment,ça fait tourner l'économie"!!!

    d'ailleurs qui bloque toutes les réformes visant à faire faire des économies à l'Etat? les syndicats^^


  • 07 mai 2012 22:18

    Isasport, vous auriez dû laisser ce papier là où vous l'avez trouvé. La défaite est assez pénible comme cela, sans devoir lire cet article (et ce post) à peine partial.
    Il a surement été acheté quelque part car j'ai vu dans un autre média une courbe représentant ces données.

    Les chiffres bruts ne veulent plus rien dire si on les isole du contexte économique ou sociologique de l'époque.
    - Quelles étaient les actions du gouvernement précédent et leurs répercussions?
    - Quel était le contexte économique?
    - Pourquoi les français ont élu le gouvernement associé à la période?
    - Quelles étaient les augmentations d’impôt?
    - Etc...

    Chimien a raison de pointer l'inertie des mesures politiques sur plusieurs mandats
    Il faut aussi parler de la décentralisation et de la responsabilité de la gauche dans la gestion des régions ces dernières années.

    En fait les problèmes ne font qu'empirer depuis des années (sécu, retraites par exemple) et les déficits vont croissant, de même que la dette et les intérêts associés.

    Il y a aussi le fait que la gauche ne revient pratiquement jamais sur les mesures impopulaires votées par la droite pour (tenter de) redresser les finances et en tire profit sournoisement...

    De mémoire, 81-89, 97-00, 03-06 = croissance, moins de chomage, entreprises florissantes donc plus de rentrées fiscales.

    ---------------
    l'augmentation de la dette de la France est dû pour un tiers à la crise internationale et pour deux tiers à la politique, fiscale en particulier, de la France.
    ---------------
    Alors ça c'est du niveau de mélanchon voire de montebourg, que j'ai entendu déclarer il y a qq jours que la France était en faillite à cause des cadeaux fait aux riches par Sarkozy...

    ---------------
    Quant à la crise mondiale, on peut s'interroger sur la participation de la droite ultra-libérale française à sa responsabilité.
    ---------------
    J'en reste sans voix...

    ---------------
    l'introduction en France des prêts hypothécaires
    ---------------
    Bon, d'abord ne n'est pas Sarkosy, mais Villepin me semble-t-il pour relancer la consommation, et de plus cela est resté à l'état de projet (il n'a pas eu le temps de le faire, mdr).
    La chasse aux sorcières va-t-elle aller jusqu'à condamner les intentions et non les actes?


    Je critique néanmoins la droite de ne pas avoir eu le courage (pour rester poli) de faire les réformes nécessaires. Mais vu les réactions corporatistes et viscérales d'une certaine partie de la population qui n'hésite pas à mettre le pays à feu et à sang, cela peut se comprendre (Juppé-97 par exemple ou Fillon-10). La gauche je n'ai même pas à les excuser, c'est leur fond de commerce.

    Et un truc que je n'ai pas aimé dernièrement:
    En 2008, Sarkozy a demandé à tous les élus de sortir des placards des projets de dépenses oubliés car trop farfelus ou trop chers, en vue d'une dépense frénétique sous l'effet de la panique à l'idée de voir les files d'attente de l'ANPE faire 3 fois le tour du pâté de maisons.

    Ça n'a pas dû améliorer le déficit cette affaire.

    Et la fonction publique a traversé la crise sans trop de soucis jusqu'à présent, me semble-t-il, et à grand frais, bien que personne ne lui en soit reconnaissant.

    Et pour finir, je cite M. Touati, la France a choisi la stratégie du pouf: la chute est bien amortie, mais pour se relever, c'est une autre histoire... ;o)


  • 08 mai 2012 11:42

    On remarquera quand même que ces 8 milliards, ce sont des emprunts que l'on peut qualifier de court terme, puisque cela va de 3 mois (12 semaines), 6 mois et 1 année ...

    C'est donc bien pour financer les dépenses de fonctionnement, emprunts court terme qui devront plus tard se trouver consolidés en dettes à plus long terme, puisque le déficit, il n'est pas financé ...


  • 08 mai 2012 14:04

    "Si j'avais pu me douter une seule seconde que Hollande allait gagner, j'aurais placé toute ma fortune en actions vendredi dernier.."

    C'est toujours très dangereux de tout placer sur un support, y compris de façon précipitée ...

    Mieux vaut diversifier en fonction du degré de risque, puis de le faire graduellement, sans trop se presser ...

    "Quand on voit l'effet Hollande sur la Bourse aujourd'hui, c'est mieux que Saint François d'Assise, ce François là, pour la Finance..."

    Tout ça, parce qu'il aura ranimé la flemme du soldat inconnu (au bataillon) et qu'il l'aura fait en binôme avec son prédécesseur ?


  • 08 mai 2012 14:24

    mais je ne suis pas en désaccord ni avec Chimien ni avec Stolzing dès lors qu'il s'agit de considérer le "paquebot" france, et des décisions qui ont des conséquences à long terme.

    J'ai déja écrit et répété plusieurs fois ici que je n'étais pas aveugle face au programme de françois hollande, et meme si je reconnais que j'ai voté pour lui au second tour, il y a bien d'autres scrutins au cours desquels je n'ai pas voté PS, j'aimerais donc qu'on cesse de me cataloguer comme un espèce de niais aveugle devant le programme de FH.

    A l'inverse, cela m'exaspère d'entendre systématiquement dire que la droite est bonne gestionnaire, car elle a très souvent démontré le contraire. La façon dont par exemple Nicolas Sarkozy a dilapidé une partie du stock d'or au plus bas en étant ministre des finances.

    Pour celui de vous 2 qui met en rapport les chiffres avec la croissance, je me contente de répondre que l'article que j'ai cité fournit bien des comparaison 'augmentation de la dette" / "PIB", ce qui en soit à mes yeux revient à comparer des choux et des carottes, cependant en tenant compte du PIB, il tient compte de la croissance.

    Vous pouvez également lire le rapport de la cour des comptes sur l'inefficacité admirable de la règle du "non remplacement d'un fonctionnaire sur 2" sur les finances de l'état dès lors qu'on redistribue la moitié du gain en bonus de rémunération à ceux qui restent, et un autre quart au cout de la réorganisation, meme si sur ce point on pourrait espérer que cela soit ponctuel.
    Toute cette "gestion" purement comptablement dogmatique (ou dogmatiquement comptable, j'hésite) ne donne aucun résultat probant : encore faudrait il avoir une vision à moyen terme, service par service public : je ne suis pas il est vrai de ceux qui globalement pense que nos services publics plombent l'état.
    Je reconnais évidemment des lourdeurs administratives multiples, des gains de productivité à obtenir partout où l'on a notablement informatisé.
    Affirmer par contre sans nuance qu'on a trop de fonctionnaires a le don de m'irriter, pour moi le problème ne se pose pas de cette façon.
    Il s'agit de savoir si avec le montant que le pays produit chaque année nous avons les moyens de payer des juges, des policiers, des profs, des hopitaux, etc..
    Et je considère que oui, et que c'est un bien pour la nation, c'est un bien pour le "peuple", c'est un bien pour le progrès, et que le massacre organisé du fonctionnement et du patrimoine public par des intérets privés n'a pas, nulle part dans le monde jusqu'à maintenant, prouvé que ça améliorait "la vie", qu'il s'agisse du systeme de santé aux US (30% plus cher que le notre), qu'il s'agisse des autoroutes, qu'il s'agisse de l'école (intéressez vous aux USA), qu'il s'agisse du nucléaire japonais, ou qu'il s'agisse de "pole emploi" en france, chez qui c'est maintenant la mode de payer une fortune des "consultants" ou "coach", qui vivent donc sur le dos d'un financement public, pour des résultats aussi nuls que lorsqu'on ne faisait pas appel à eux.

    Alors pour revenir au fond du problème du post initial, je suis intimement convaincu que la dérive engagée dans les années 70 et accentuée depuis les années 80 est la source de nos problèmes actuels, et je revendique le droit de ne pas mettre "le marché" ni la "loi du plus fort" au dessus de tout le reste, comme des soit-disantes solutions à nos problèmes, alors qu'ils en sont la cause.

    Je conclue en abondant sur plusieurs points : oui c'est le nombre d'actifs (et de cotisants donc) et la croissance qui permettent de faire rentrer de l'argent dans les différentes caisses (état, secu, etc) pour financer les dépenses dont nous avons besoin (à moins que nous considérions que la durée de la vie va régresser ou qu'il ne faut plus soigner une grosse partie de la population - d'où ma notion de "besoin").
    Et donc ce n'est ni en matraquant les classes moyennes, ni en exonérant à tout va de charges les entreprises, ni en pratiquant l'austérité à tout va que nous restaurerons les recettes nécessaires.

    J'entendais ce matin un éditorialiste qui évoquait la crise grecque, et qui résumait ainsi : c'est comme si on demandait à un chomeur de rembourser ses dettes tout en lui coupant ses allocations.

    Continuons donc les dérives sur la redistribution qui font qu'une infime partie (1%) de la population s'arroge une part chaque jour croissante du gateau global au détriment de tous les autres (part passée de 8% dans les années 70 à 24% aujourd'hui), et laissons à nos enfants cette situation avec la dédicace "désolé, nous ne pouvons rien y faire, c'est comme ça".

    Je n'ai que 42 ans et j'entends bien combattre par les idées (le dernier papier de Frederic Lordon est remarquable sur la "gauche serpillière") ce dogme neo libéral, meme si je suis dans une catégorie socio professionnelle qui me place certainement dans les 10% de privilégiés.


  • 08 mai 2012 15:00

    Notre société est ainsi faite :

    1- Le pauvre : il travaille
    2- Le riche : il exploite le 1
    3- Le soldat : il défend les deux
    4- Le contribuable : il paye pour les trois
    5- Le vagabond : il se repose pour les quatre
    6- Le poivrot : il boit pour les cinq
    7- Le banquier : il es.croque les six
    8- L'avocat : il trompe les sept
    9- Le médecin : il tue les huit
    10- Le croquemort : il enterre les neuf
    11- Et le politique : il vit des dix !

    j'aime bcp j'avoue ^^


  • 08 mai 2012 16:01

    ce qui est consternant à mes yeux c'est de voir que ce sont les apôtres du neo libéralisme (et de la "bonne gestion") qui auront réussi à faire exploser les dettes publiques, en transférant sur le dos des peuples et des contribuables leurs dette privée astronomique causée par une gestion lamentable.
    Je ne parle pas là des politiques, mais de tous ces patrons de grandes banques et autres fonds de pensions.

    Il serait dès lors légitime de faire le calcul suivant :

    niveau de la dette en 2007
    montant de l'augmentation de la dette depuis 2007 imputable à la crise

    après déduction de ce montant, solde de la dette à ce jour.

    Pour chaque centime de dette supplémentaire contractée à cause de la crise financière (moindres recettes fiscales, prime à la casse, plan de sauvetage de dexia et d'autres, etc..), prélèvement à venir de tout bénéfice d'un établissement ayant contribué à provoquer la crise, ça c'est pour le "capital", quand aux intérets, bien évidemment on gèle totalement le paiement d'intérets de cette portion illégitime de la dette.

    Et toc :p


  • 08 mai 2012 18:08

    "Pour celui de vous 2 qui met en rapport les chiffres avec la croissance, je me contente de répondre que l'article que j'ai cité fournit bien des comparaison 'augmentation de la dette" / "PIB", ce qui en soit à mes yeux revient à comparer des choux et des carottes, cependant en tenant compte du PIB, il tient compte de la croissance."

    sauf que justement, le dénominateur étant plus grand, le ratio devrait se réduire dans des proportions bien plus grandes.

    quand la croissance est bonne les stés font des bénéfices, payent de l'IS, les intérimaires bossent 12 mois sur 12, les gens achètent des logements neufs, etc.

    en période de croissance nulle ou de récession, les stés font des pertes, les intérimaires ne travaillent plus que 6 mois, les gens achètent moins de logements, etc.

    donc l'IS collecté s'effondre, l'IR est en baisse, les droits de mutation et la TVA immobilière idem.

    donc si la croissance est bonne (disons 4%), non seulement les recettes fiscales augmentent de bien plus de 4% que quand elle est à 1%, mais le dénominateur du ratio passe à 104 dans le premier cas contre 101 dans le second... les deux efets jouent donc dans le même sens.

    un gouvernement comme celui de Jospin qui a eu une très bonne croissance et a juste stabilisé la dette par rapport au PIB en privatisant, n'a pas un bilan terrible en matière de dette.


  • 08 mai 2012 18:10

    "Vous pouvez également lire le rapport de la cour des comptes sur l'inefficacité admirable de la règle du "non remplacement d'un fonctionnaire sur 2" sur les finances de l'état dès lors qu'on redistribue la moitié du gain en bonus de rémunération à ceux qui restent, et un autre quart au cout de la réorganisation, meme si sur ce point on pourrait espérer que cela soit ponctuel."

    1° on pourrait aussi mettre sur le compte des rigidités du public et syndicales, le fait qu'il faut les payer plus pour accepter que les réformes passent.

    2° comme vous le dites, le coût de réorganisation c'est du one shot. je veux bien que l'on paye 5 milliards une fois, si le coût de fonctionnement d'un service public passe de 20 à 15 milliards par an.


  • 08 mai 2012 18:12

    "Toute cette "gestion" purement comptablement dogmatique (ou dogmatiquement comptable, j'hésite) ne donne aucun résultat probant : encore faudrait il avoir une vision à moyen terme, service par service public : je ne suis pas il est vrai de ceux qui globalement pense que nos services publics plombent l'état."

    postuler le fait que les fonctionnaires, c'est bien, ce n'est pas dogmatique peut-être?^^


  • 08 mai 2012 18:14

    "Affirmer par contre sans nuance qu'on a trop de fonctionnaires a le don de m'irriter, pour moi le problème ne se pose pas de cette façon.
    Il s'agit de savoir si avec le montant que le pays produit chaque année nous avons les moyens de payer des juges, des policiers, des profs, des hopitaux, etc..
    Et je considère que oui, et que c'est un bien pour la nation, c'est un bien pour le "peuple", c'est un bien pour le progrès, et que le massacre organisé du fonctionnement et du patrimoine public par des intérets privés n'a pas, nulle part dans le monde jusqu'à maintenant, prouvé que ça améliorait "la vie" "

    vous avez vu comment fonctionnent la justice, l'école, les hôpitaux?

    et si les services public tels qu'ils sont organisés ne plombent pas l'Etat, pourquoi y a-t-il des pays où le service est meilleur et où la part de l'état dans l'économie est bien plus faible?


  • 08 mai 2012 18:15

    "J'entendais ce matin un éditorialiste qui évoquait la crise grecque, et qui résumait ainsi : c'est comme si on demandait à un chomeur de rembourser ses dettes tout en lui coupant ses allocations."

    continuer de lui prêter pour qu'il ne rembourse jamais, c'est mieux?^^


  • 08 mai 2012 18:20

    "Il serait dès lors légitime de faire le calcul suivant :

    niveau de la dette en 2007
    montant de l'augmentation de la dette depuis 2007 imputable à la crise"

    là vous dites n'importe quoi, le budget était déficitaire avant la crise déjà, quand on paye les infirmières et les profs à crédit c'est à cause de la crise?alors que c'était déjà le cas depuis des décennies^^

    je vous rappelle que les banques françaises n'ont bénéficié que de prêts, et qu'elles se sont empressées de les rembourser.

    mettre tout sur le dos des banquiers et des inégalités, c'est inepte et démagogique, d'ailleurs dans la crise actuelle il y a plein de facteurs (déséquilibres des échanges dus à la surconsommation des pays occidentaux, déséquilibres budgétaires persistants depuis 40 ans, raréfaction des ressources, mutations technologiques et énergétiques, etc.) qui n'ont rien à voir avec les banquiers ou les subprimes.


  • 08 mai 2012 18:23

    d'un établissement ayant contribué à provoquer la crise" : et les pertes du crédit lyonnais dans les années 90, il aurait fallu les imputer aux gens qui ont nationalisé cet établissement, et les combler par un impôt exceptionnel frappant uniquement les gens qui ont élu la majorité qui a mis Mauroy au pouvoir en 81? :-D


  • 08 mai 2012 18:28

    partie de ceux qui considèrent que le problème est plus qualitatif que quantitatif. Il serait temps que les enseignants reviennent à plus de pragmatisme dans leur transfert de savoir.
    Il est vrai que leur stock de connaissance montre maintenant souvent quelques carences et que certains préfèrent parfois choisir de faire du prosélytisme politique (pour ne pas dire endoctrinement) pour lequel ils sont mieux armés. "

    lol je ne saurais dire mieux


    "Et c'est toujours la fameuse contradiction morale :
    Il y a la repentance incessante que l'on observe depuis des années, en France notamment, vis-à-vis des actions immorales de nos aïeux, d'une part.
    Et il y a d'autre part le refus de voir la richesse de notre vieille Europe s'évanouir peu à peu au profit des nations autrefois exploitées…"

    très exact ce sont les mêmes bien pensants de gauche:

    - qui ont voulu la colonisation au XIXe siècle;

    - qui veulent que l'on se repente maintenant;

    - qui dénoncent "l'exploitation des pays du Tiers-Monde"

    - qui s'accrochent à leur niveau de vie polluant et gaspilleur et qui se scandalisent quand on leur dit qu'à l'avanir, les prolos des pays riches devront se passer de babioles électroniques et de bagnoles pour que les classes moyennes indiennes et chinoises puissent en avoir^^


  • 08 mai 2012 19:02

    "et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure."

    MF ? Massey Fergusson ?

    Valeur sûre, vous avez dit valeur sûre ?

    Mais n'est-ce pas ce que l'on disait de l'ensemble des dettes européennes, voici ne serait-ce que 6 ou 7 ans ?


  • 08 mai 2012 19:11

    " ... et si les services public tels qu'ils sont organisés ne plombent pas l'Etat, alors pourquoi y a-t-il des pays où le service est meilleur et où la part de l'Etat dans l'économie est bien plus faible ?"

    C'est une bonne question, et l'enjeu, c'est de savoir si l'on doit placer certains services dans un cadre où le profit n'est pas recherché, ou bien dans un cadre dans lequel, concurrence et compétition aidant, il l'est ...

    Tout le problème c'est alors de faire le bon choix ...


  • 08 mai 2012 19:32

    "Sauf que justement, le dénominateur étant plus grand, le ratio devrait se réduire dans des proportions bien plus grandes."

    C'est une des raisons pour lesquelles je préfère analyser les données brutes, par exemple en illustrant cela avec deux courbes, celle du PIB d'une part, et celle de l'endettement global d'autre part ; et cela permet de mieux visualiser comment ces deux données évoluent l'une par rapport à l'autre …

    "Qquand la croissance est bonne les stés font des bénéfices, payent de l'IS, les intérimaires bossent 12 mois sur 12, les gens achètent des logements neufs, etc."

    Les gens achètent plus ou moins de logements (neuf ou non) ce qui génère la perception de taxes (droits de mutation pour l'ancien et TVA pour le neuf), mais cela à condition qu'ils soient en situation de pouvoir le faire …

    Quant aux bénéfices des entreprises, et l'IS qui vient les frapper, tout dépend quand même à partir de quelles activités et où ces bénéfices sont générés …

    "En période de croissance nulle ou de récession, les stés font des pertes, les intérimaires ne travaillent plus que 6 mois, les gens achètent moins de logements, etc."

    Il est certain qu'en période vaches maigres, les entreprises révisent leurs coûts de fonctionnement, élaguent ce qu'elles considèrent être des charges superflues, et ceci dans le but de conserver une marge de fonctionnement, si possible sans réaliser de pertes …

    "Donc l'IS collecté s'effondre, l'IR est en baisse, les droits de mutation et la TVA immobilière idem."

    Et donc, en face de charges budgétaires peu compressibles, le déficit budgétaire en subit les conséquences, ce qui fait croitre l'endettement alors que le PIB s'affaisse, les deux courbes se rapprochant alors (ou s'écartant si l'endettement est supérieur au PIB annuel).

    Rappelons que le PIB, c'est la somme de toutes les VA (valeurs ajoutées) des acteurs économiques, et que la valeur ajoutée d'une entité, c'est en gros la production de cette entité sous déduction de la consommation de biens et services extérieurs à l'unité de production.

    Rappelons aussi que l'endettement, c'est d'abord la somme historique des déficits accumulés, pondérés par la charge de service de cette dette (les intérêts qui finissent par se trouver capitalisés avec la dette, à défaut de se trouver remboursés …)


  • 08 mai 2012 19:34

    "et n'en déplaise à MF, la dette française reste une valeur sure."

    c est un peu ce que l on disait de la ligne Maginot.

    Il conviendrait d ajouter "tant que les marchés le voudront bien"


  • 08 mai 2012 19:35

    " .... et les combler par un impôt exceptionnel frappant uniquement les gens qui ont élu la majorité qui a mis Mauroy au pouvoir en 81 ?"

    Juste un petit détail, que l'un de mes petis enfants a du mal à comprendre ....

    le vote est SECRET !

    Et donc la répartition est à la fois hasardeuse et aléatoire ...

    Par mesure de simplification, on considère alors que les contribuables ont tous voté pareil !


  • 08 mai 2012 23:25

    puisque nous ne sommes pas d'accord avec Stolzing, qui par delà la défense d'un systeme neo libéral s'obstine à repondre avec un post différent paragraphe par paragraphe (vous êtes sans doute un adepte de JF Copé), et bien continuons à privatiser, démanteler, et faire baisser la part des dépenses publiques.

    Je ne peux que conseiller la lecture du "triomphe de la cupidité" de Joseph Stiglitz, tout comme l'achat du DVD "Inside Job".

    D'autres pays comme la Suède ne choisissent pas forcément cette voie et il me semble que leur population souffre bien moins que la population américaine. (épargne négative, 50 millions de bons alimentaires, etc..)

    Rassurons nous, ça arrivera à petits feux, le temps pour GS ou JPM (qui vient de s'inviter au capital de TCH) rafflent tout (ils sont déja distributeurs de gaz en france), on en a pour quelques années.
    Pendant ce temps la part de la population qui n'accèdent plus aux soins passera sans doute de 5 à 20%, nous dépasserons les 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, il deviendra impossible pour 80% de la population de ne pas finir le mois dans le rouge, chouette, c'est le progrès.

    Jean-Luc Melenchon a peut etre raison sur un point : la prochaine fois ce sera lui, à l'image de l'extreme gauche en grece.. à moins que les neo na.z.is à l'oeuvre ça et là (grece, autriche, pays bas, etc..) ne finissent également par accéder au pouvoir chez nous, sous couvert d'une façade présentable.


  • 09 mai 2012 14:14

    "C'est une bonne question, et l'enjeu, c'est de savoir si l'on doit placer certains services dans un cadre où le profit n'est pas recherché, ou bien dans un cadre dans lequel, concurrence et compétition aidant, il l'est ..."

    je ne poserais pas le problème en ces termes, mais plutôt en termes d'efficacité et de service rendu au meilleur coût.

    si un service organisé de façon optimale coûte 100, une société privée va produire à un coût 100 et vendre le service 110.

    si on suit votre raisonnement, le même service rendu par le public devrait coûter 100. le problème c'est que l'efficacité du public étant loin de l'optimum, en fait confié au public il coûte 150...

    on voit bien que ce n'est pas une question de "profit ou pas profit" mais d'efficacité.


  • 09 mai 2012 14:16

    "Juste un petit détail, que l'un de mes petis enfants a du mal à comprendre ....

    le vote est SECRET !"

    je crois que vous avez un peu de mal avec le second degré paal...

    c'était une BLAGUE!!!

    j'aurais pu aussi suggérer que l'on envoie la facture rue de Solférino...


  • 09 mai 2012 16:02

    "puisque nous ne sommes pas d'accord avec Stolzing, qui par delà la défense d'un systeme neo libéral s'obstine à repondre avec un post différent paragraphe par paragraphe (vous êtes sans doute un adepte de JF Copé), et bien continuons à privatiser, démanteler, et faire baisser la part des dépenses publiques."

    c'est vrai, c'est un crime de répondre paragraphe par paragraphe... quand vous vous serez fait c.ramer un post de 50 lignes par le refresh, vous aurez compris
    le problème de votre argument c'est qu'il voudrait jeter sur l'inefficacité du public le voile pudique de la "solidarité" et de la lutte contre une idéologie étiquetée sans démonstration comme odieuse et anti-humaniste (pour votre culture personnelle, je vous rappelle que les libéraux au XIXe siècle étaient anti-esclavagistes –lisez Tocqueville par exemple- et contre la colonisation, alors que la gauche était pour cette dernière).

    « D'autres pays comme la Suède ne choisissent pas forcément cette voie et il me semble que leur population souffre bien moins que la population américaine. (épargne négative, 50 millions de bons alimentaires, etc..) »

    Je pourrais citer l’exemple du Canada, qui a fortement réduit le poids de son administration dans les années 90 et dont la situation économique s’est considérablement améliorée dans la période qui a suivi, dont la dette est moindre, l’IDH supérieur, le taux de chômage inférieur, le % de la population sous le seuil de pauvreté inférieur, etc.

    « Pendant ce temps la part de la population qui n'accèdent plus aux soins passera sans doute de 5 à 20%, nous dépasserons les 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, il deviendra impossible pour 80% de la population de ne pas finir le mois dans le rouge, chouette, c'est le progrès. »

    Donc vous êtes prêt à parier qu’au Canada (ou à Singapour où la fonction publique est également assez réduite) les enfants ne vont pas à l’école, et que les gens n’y sont pas soignés ?^^

    Il est d'ailleurs amusant de voir que vous associez immédiatement l’idée de réduction des dépenses publiques au libéralisme d’une part (vous démontrez malgré vous que pour les g.auchistes, l’Etat doit être par nature gaspilleur. Bon ce n’est que la confirmation d’un fait maintes fois observé^^ On n’a pas le droit d’être social-démocrate et de vouloir une administration bien gérée ? ), et à la volonté de « détruire » les services publics d’autre part. or je dis simplement que lorsqu’on peut rendre un service pour un coût de 100, on ne doit pas dépenser 150, que ces 50 seraient mieux utilisés ailleurs. Je ne dis pas qu’il faut réduire le service justement. La notion fondamentale en économie, c’est la productivité. Mais c’est trop difficile à comprendre pour un socialiste.


  • 09 mai 2012 19:32

    "Je ne poserais pas le problème en ces termes, mais plutôt en termes d'efficacité et de service rendu au meilleur coût"

    Alors allons-y, mais il faut alors bien raisonner en terme de rapport qualité / prix ...

    "Si un service organisé de façon optimale coûte 100, une société privée va produire à un coût 100 et vendre le service 110."

    Et logiquement, et si le service est d'une QUALITE EGALE, la société privée ne devrait pas faire un malheur, car dans ce cas, elle est quand même 10% plus chère ...

    "Si on suit votre raisonnement, le même service rendu par le public devrait coûter 100. le problème c'est que l'efficacité du public étant loin de l'optimum, en fait confié au public il coûte 150 ..."

    Parlons-nous d'un service d'égale qualité ?

    "On voit bien que ce n'est pas une question de "profit ou pas profit" mais d'efficacité"

    Nous serons d'accord là-dessus, mais ce sera surtout la comparaison de la réalité du service rendu ...

    Prenons un exemple que je connais assez, celui du service postal ...

    Evoluant dans une entreprise internationale, nous avions il y a environ 15 ans, un service essentiellement postal, avec l'envoi de courriers dans tous les pays du monde ...

    Face à de nombreux manquements, y compris pour des acheminements en France, nous avons commencé par étudier la faculté de poster hors de France ...

    Mais surtout, cela nous aura conduit à considérer une séparation de notre courrier, en distinguant :

    - Le cas où ce n'est pas une gêne énorme si le pli n'est pas acheminé ; c'est une gêne dans le délai d'acheminement et dans un coût payé pour rien, mais fort heureusement pas dramatique non plus …

    - sauf que nous échangeons maintenant avec un rythme d'échange qui demande une réactivité certaine, et nous avons contourné cette difficulté en adoptant des modes d'acheminement alternatifs (e-mails et mis à disposition de documents sur des sites web dédiés) ; cela aura diminué le volume du courrier de plus de 80% …

    - le courrier qui doit impérativement être acheminé, puisque contenant un original non remplaçable, et là, nous n'utilisons plus du tout le courrier postal (même recommandé ou autre forme de suivi), mais des courriers de type DHL ou Fedex, lesquels disposent de réels traçages d'acheminement ; c'est certes bien plus cher, mais cela évite la perte de pli (et je sais de quoi je parle …)

    - reste ensuite le courrier où il serait gênant que cela se perde, mais sans qu'une mesure de remplacement ne puisse se mettre en œuvre, et l'on prend alors le risque ; mais on organise aussi avec nos destinataires (qui sont souvent les mêmes) un système de codage des enveloppes de ces courriers, ou du contenu de ces courriers (d'un type si je reçois la lettre numéro 25 alors que la dernière reçue est la 22, alors c'est qu'il en manque deux entre les 2 dernières réceptions …) ; et dans ce cas, je considère que même avec une tarification considérée basse, le service n'est pas rendu du tout, et en conséquence le rapport qualité prix est plus que médiocre …


  • 09 mai 2012 23:45

    stolzing.. vis à vis de moi.

    "On n'a pas le droit d'être social-démocrate et de vouloir une administration bien gérée ? "

    je n'ai JAMAIS dit le contraire et j'ai d'ailleurs écrit dans cette file que l'informatisation notamment pourrait, ou plutôt devrait provoquer de très forts gains de productivité et donc une optimisation de l'utilisation des ressources humaines.

    MAIS, parce qu'il y a un mais, le gâchis permanent auquel on assiste n'est pas l'apanage du service public, loin de là. Des études tout à fait sérieuses montrent par exemple que certaines entreprises françaises sont en sureffectif de l'ordre de 20% comparée à leurs homologues allemandes, par exemple Air France. Vous trouverez que l'exemple est mal choisi..

    Par ailleurs il se trouve que je travaille chez un certain nombre de "clients" qui sont des boites du CAC 40, et vous n'avez pas idée de la quantité de types payés à ne rien faire : je pourrais citer au moins 21 des 40 sociétés du CAC. Alors la "productivité du privé", ça me fait doucement rire, en tous cas pour ces boites là.

    "la volonté de « détruire » les services publics d'autre part."

    => il se trouve qu'il y a une poignée de gens très mal intentionnés qui lorgnent autant sur le port du pirée que sur la distribution de gaz en france, et que ces "gens" sont comme par hasard les grandes banques d'affaires américaines. Les rumeurs de plans de relance Monti / Merkel / Draghi, avant l'election de FH, allaient dans ce sens : on parle de fonds de pension pour des investissements d'infrastructures en europe. Traitez moi de gauchiste si cela vous amuse, je maintiens que notre avenir ne passe pas par l'obligation de confier à des gens dont le seul but est le profit à court terme, nos biens publics et nos infrastructures.
    Je suis cependant quelque peu rassuré sur ce point, car la réalité finit toujours par ressurgir, et les cadavres vont être sortis des placards bancaires.

    Quant à l'histoire du "cout" du service, l'exemple de paal sur le pli postal m'a amusé. Croyez vous sincèrement que le cout de la santé est inférieur aux états unis à ce qu'il est chez nous ?

    Singapour, le bel exemple, une ville état, où personnellement je n'ai pas du tout apprécier d'aller tant j'avais l'impression d'une prison à ciel ouvert (je préfère 1000 fois la malaisie) et la France : lorsque je prends l'exemple islandais on me traite de charlot, et vous mettez Singapour en contre exemple.. Ils font des choses très bien comme un investissement public considérable dans la formation de leurs ingénieurs (jusqu'à 35 k USD par étudiant), qui vont suivre les meilleurs cursus des meilleurs universités US.. mais peut on raisonnablement comparer cet ilot de high tech à notre vieux pays ?

    Reste effectivement le Canada, pays très en avance sur la gestion des problémes de violence à l'école par exemple, dès la tres jeune enfance : ils ont pris le parti de la prévention.
    Alors ils ont fortement réduit leur endettement nous dites vous (je n'ai pas vérifié mais vous fais confiance).
    Une importante réforme de l'état a permis de faire baisser la dépense publique, très bien (et je ne confonds pas la notion de dépenses de l'état et de depenses distribuée à la population).
    Néanmoins ce pays reste plutot un modèle face à son voisin américain dans la recherche d'une répartition plus "juste" des richesses, et je crains qu'on ne cherche pas à s'inspirer de ce modèle mais davantage du modèle US ou UK.

    Et n'oublions pas, ça ne doit pas être négligeable dans le budget canadien, que ce pays est exportateur net d'énergie, possède un secteur primaire très fort (pétrole, gaz, sable bitumeux, mines en tous genre - uranium, diamant, nickel, or, zinc, sans oublier... le bois et l'immensité des terres agricoles).

    Il est sans doute plus simple, à l'instar de la Norvège, d'avoir des réserves financières lorsqu'on peut vendre au reste du monde les matières premières qu'on a la chance d'avoir en sous-sol ...


  • 10 mai 2012 07:20

    Belle joute !

    "Quant à l'histoire du "cout" du service, l'exemple de paal sur le pli postal m'a amusé."

    C'est déjà ça, mais si seulement ce n'était pas exact, on pourrait effectivement en rire ...

    Il se trouve que je réside près de Nice, et qu'il m'est arrivé, voici effectivement de longues années; de marcher sur une épaisseur de 40 à 50 cms de courrier, répandus dans les couloirs du centre de tri ; c'était la façon le parvenir à la zone de frêt international ....

    La première fois où cela m'est arrivé, je me suis dit qu'il allait y avoir un assez grand nombre de personnes qui ne recevraient pas ce qui leur était destiné ...

    Il y eut même une période om je conservais toutes les coupures de presse du Nice Matin, sur les perturbations de ce centre de tri, et c'était gênant pour l'envoi de certains documents, tels les déclarations d'impôts, leur règlement, etc ...

    Sur ce plan, j'ai souscrit aux différentes formules de règlement automatique à l'échéance et autres nouvelles facilités ...

    Je vous passe la tentative ancienne des banques de faire régler la délivrance de formules de chèques ...


  • 10 mai 2012 12:31

    ce n'est pas une vision de mon esprit de gauchiste... à moins que le figaro n'ait changé de bord ;)

    De plus en plus de travailleurs pauvres en Allemagne

    Caroline Bruneau | 04/08/2010

    Quelque 20 % des salariés outre-Rhin toucheraient moins de 10 euros par heure.

    Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux en Allemagne, malgré la solidité apparente de l'économie. C'est le résultat étonnant d'une étude, qui dénonce le recours massif par les entreprises à des employés payés à coup de salaires minimes. Selon l'institut du travail de l'université de Duisbourg-Essen, plus de 6,5 millions de personnes en Allemagne, soit près de 20 % des travailleurs, toucheraient moins de 10 euros brut de l'heure. Le chiffre est surtout inquiétant concernant les très petits salaires : 2 millions d'employés gagnent moins de 6 euros de l'heure et, dans l'ex-RDA, ils sont très nombreux à essayer de vivre avec moins de 4 euros par heure, c'est-à-dire moins de 720 euros par mois pour un temps complet.

    La population touchée par cette précarité est celle qui n'a pas le choix de son emploi pour cause de faible qualification : les moins de­ 25 ans, les étrangers, les femmes.

    Cette situation est unique en Europe, explique l'étude, qui rappelle que les autres pays de l'Union ont instauré presque tous une loi fixant un salaire minimum. Ce n'est pas le cas en Allemagne, où chaque branche d'activité dispose de sa propre grille de salaire, négociée avec les syndicats. Ce système est profitable aux secteurs de l'industrie très syndiqués, comme l'automobile et la métallurgie. Mais dans les services, atomisés en de multiples secteurs très différents, le système se fait au détriment des employés.

    C'est au cours des dix dernières années, qui coïncident avec les réformes sociales très dures de l'ère Schröder, que le phénomène s'est amplifié. Le nombre de travailleurs pauvres a ainsi augmenté de 2 millions depuis 2000, particulièrement avec le recours au travail à temps partiel.

    Accepter des salaires très bas

    Une conséquence de la politique à marche forcée du retour à l'emploi instaurée par le gouvernement social-démocrate du chancelier Schröder. Les très décriés «1 EuroJob», ou emploi payé un euro de l'heure, ont habitué les Allemands à devoir accepter des salaires très bas pour bénéficier d'une couverture sociale, tout en allégeant les statistiques du chômage. Structurellement, celui-ci devrait toutefois se résorber, expliquent les chercheurs : avec le vieillissement de la population et la diminution de la population active, les secteurs de l'aide aux personnes et de la santé vont connaître un boom dans les dix prochaines années.

    De quoi, peut-être, redonner à terme plus de pouvoir aux salariés pour renégocier leurs
    revenus.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/08/03/04016-20100803ARTFIG00 572-de-plus-en-plus-de-travailleurs-pauvres-en-allemagne.php


  • 10 mai 2012 14:52

    ""On n'a pas le droit d'être social-démocrate et de vouloir une administration bien gérée ? "

    je n'ai JAMAIS dit le contraire "

    c'est bien vous pourtant qui répondiez quand je disais que le public était mal géré "je n'ai pas envie que toutes les écoles ferment et que les gens c.rèvent la gu eule ouverte parce qu'il n'y a plus d'hôpitaux"^^

    "MAIS, parce qu'il y a un mais, le gâchis permanent auquel on assiste n'est pas l'apanage du service public, loin de là. Des études tout à fait sérieuses montrent par exemple que certaines entreprises françaises sont en sureffectif de l'ordre de 20% comparée à leurs homologues allemandes"

    c'est le capitalisme à la française... les boîtes privées gérées par des énarques, qui négocient chaque plan social avec l'Etat, et qui remplissent autant des objectifs politiques qu'économiques

    je remarque cependant que presque toutes ces entreprises sont bénéficiaires, alors que l’Etat (qui a pourtant le privilège de décider de la portion du revenu national qu’il peut se permettre de prélever, ce qui n’est pas rien) en perd en permanence. C’est comme si une entreprise qui aurait le droit d’obliger les gens à acheter ses produits et au prix qu’elle le veut, perdait de l’argent. Bel exploit quand même^^

    de toute façon, je n'ai jamais été très convaincu par les arguments du type "c'est pire ailleurs" ...

    "par exemple Air France. Vous trouverez que l'exemple est mal choisi.."

    en effet!!!
    vous noterez d'ailleurs que si l'on dit que les fonctionnaires ont plein d'avantages, plus de vacances, etc. et au final coûtent plus cher que les employés du privé, les gauchistes se récriminent, vous soutiennent qu'ils sont d'un dévouement exemplaire, servent le public de façon irréprochable pour des salaires de misère, etc. et pourtant lorsqu'on privatise les structures pour lesquelles ils travaillent ils râlent, ils manifestent, ils disent qu’ils vont y perdre et réclament le droit de garder leur statut de fonctionnaire^^ n’y aurait-il pas comme une contradiction ?

    « il se trouve qu'il y a une poignée de gens très mal intentionnés qui lorgnent autant sur le port du pirée que sur la distribution de gaz en france, et que ces "gens" sont comme par hasard les grandes banques d'affaires américaines. Traitez moi de gauchiste si cela vous amuse, je maintiens que notre avenir ne passe pas par l'obligation de confier à des gens dont le seul but est le profit à court terme, nos biens publics et nos infrastructures. »

    Si les Etats étaient bien gérés, ils ne se retrouveraient pas dans des situations où ils sont obligés de brader des infrastructures pour trouver de l’argent frais…

    Vous me faites l’effet d’un type qui aurait vécu à coup de caviar, de dom pérignon et de tournées des grands ducs dans les palaces pendant des années, le tout à crédit, et qui se plaindrait des « vautours » qui veulent lui racheter sa propriété : « s.alauds ! vous voulez me prendre ma maison ! » : il est le seul responsable de sa situation^^

    « Quant à l'histoire du "cout" du service, l'exemple de paal sur le pli postal m'a amusé. Croyez vous sincèrement que le cout de la santé est inférieur aux états unis à ce qu'il est chez nous ? »

    Je n’en sais rien, mais pour connaitre très bien un médecin hospitalier, je peux vous dire que la gestion de l’hôpital public en France est catastrophique.

    « Singapour, le bel exemple, une ville état, où personnellement je n'ai pas du tout apprécier d'aller tant j'avais l'impression d'une prison à ciel ouvert »

    osef

    « Ils font des choses très bien comme un investissement public considérable dans la formation de leurs ingénieurs (jusqu'à 35 k USD par étudiant), qui vont suivre les meilleurs cursus des meilleurs universités US.. »

    Chez nous, on a le collège unique où on met les meilleurs éléments avec les teubés pour leur apprendre le « vivre ensemble »… c’est ça la productivité du public^^

    Pour ce qui est du Canada :

    « Sur les trois années 95, 96 et 97, la masse salariale des fonctionnaires fédéraux baissa de 14%, tandis que celle des fonctionnaires des provinces baissait de 3,7%. Toutes les administrations durent recourir systématiquement à l’informatique, et par la suite à Internet. D’après une étude réalisée par la société de conseils informatiques Accenture sur 22 pays, le Canada était en 2000 le pays le plus avancé pour l’utilisation d’internet dans les administrations (la France étant 11ème). Toutes les administrations durent atteindre des objectifs de résultats chiffrés, et fournir chaque année un "rapport sur le rendement".

    Des résultats spectaculaires

    Les résultats de cette politique ont été spectaculaires : dès l’exercice 1996/1997, l’objectif de déficit était atteint, et même dépassé (1% au lieu de 3%), et, depuis 1997, le budget fédéral a été constamment en excédent, le Canada étant en 2003 le seul pays du G7 à avoir un budget fédéral en excédent ; la dette fédérale est passée de 66% à 44% du PIB, les impôts ont diminué de 40,1% du PIB en 1993 à 37,5% en 2003, les dépenses publiques passant au total de 48,8% du PIB à 37,1% pendant cette période ; la croissance moyenne du PIB a été, de 1994 à 2003, de 3,6%, la plus forte du G7, avant les Etats-Unis (3,2%) ; l’emploi a crû de 2,2%/an, le taux le plus élevé du G7, avant les Etats-Unis (1,3%), et la proportion des familles pauvres est passée de 14% en 1996 à 10,9% en 2000. De plus, malgré les baisses d’effectifs, la qualité des services publics ne s’est pas détériorée. Au contraire, mieux suivie qu’auparavant, grâce à des enquêtes sur l’opinion des usagers, elle s’est améliorée, les fonctionnaires étant davantage motivés qu’auparavant. »


  • 10 mai 2012 14:55

    sans rapport avec le sujet


  • 10 mai 2012 16:02

    pour trouver le mot qui n'a pas le droit d'être posté...


  • 10 mai 2012 16:03

    je connais assez peu ce pays pour n'etre allé qu'une semaine à Vancouver et une autre à Montreal.
    Bel exemple de réussite donc selon vos informations, et bien copions les bons exemples..!

    A me relire et à vous relire, je pense (enfin non je ne vais pas penser à votre place) que nous (je) force le trait pour la contradiction, et pourtant je suis convaincu que nous trouverions des terrains d'entente.
    Je n'ai jamais voté communiste de ma vie.. ;) et si j'ai gouté une fois du caviar, j'avoue n'avoir pas aimé.
    "manger du caviar à la louche, non mais franchement, est-ce que c'est meilleur à la louche?"

    Ma mère fut enseignante (actuellement en retraite), mon père fut cadre supérieur (en retraite lui aussi), l'une votait à gauche, l'autre à droite, et justement j'ai appris la culture du com.promis. Pour ma part, puisque je vous fais l'effet d'un type qui aurait vécu à coup de caviar, de dom pérignon et de tournées des grands ducs dans les palaces pendant des années, le tout à crédit, je suis désolé de vous apprendre que je n'ai JAMAIS contracté un crédit de ma vie, ni pour une machine à laver, ni pour une voiture ni même pour ma résidence principale (je suis locataire) : malgré le niveau social de mes parents, j'ai appris dès l'age de 17 ans à travailler un des 2 mois d'été pour payer l'autre mois de vacances, je n'ai jamais ni hérité ni bénéficié de passe droit, j'ai créé une entreprise avec les moyens du bord en 1996, dans une arrière boutique, bossant 80h par semaine avec mon frère et associé, sans me payer pendant 9 mois en vivant sur le seul salaire de ma compagne, puis lorsque cette entreprise a connu des difficultés en 2002 j'ai continué à payer mes 2 salariées en contrat de qualif alors que je m'étais suspendu mon propre salaire, puis j'ai été indépendant, puis j'ai été salarié, etc.. Je ne pense pas avoir à recevoir de leçons de qui que ce soit, j'ai épargné dès que j'ai pu pour avoir de quoi faire face à des jours difficiles s'ils devaient survenir, etc. Je mets un point d'honneur à n'avoir JAMAIS le moindre euros de découvert, d'une part pour ne pas avoir d'agios à payer, et d'autre part parce qu'effectivement j'ai appris à vivre selon les périodes et les moyens du bord et pas au-delà de mes moyens. Rassurez vous, j'avais compris que votre phrase ne tentait pas de dire qui je pouvais être en réalité, mais "l'effet" que mon discours pouvait laisser croire.

    Bref je pourrais vous rejoindre sur l'efficacité de certains services publics, sur le poids de l'administration (en création de boite, au secours), sur le fait qu'on devrait pouvoir virer un prof nul, ou sur le nécessaire dégressage urgent dans les couches multiples de notre systeme de collectivités par exemple (commune, communautés d'agglomérations, canton, département, régions, état sans parler des multiples commissions en tous genres, 600 000 postes d'élus en france - non ce chiffre n'est pas farfelu..-, les collèges aux départements, les lycées aux régions, non mais quel bor.del..)

    Mais ce n'est pas parce qu'il faudrait faire tout cela qu'il ne faudrait pas en contrepartie ne pas faire le reste : la financiarisation à ou.trance de l'économie mondiale a plus d'inconvénients que d'avantages, et si les "gauch.istes" se sont entendus depuis les années 70 avec les "libéraux" pour construire cette gigantesque pyramide de pon.zi, les "assistés" ont certes perçu des allocations diverses mais les "profiteurs" se sont goin.frés en intérêts payés par nos impots.

    Alors remettons tout à plat et ne proposons pas des solutions dans lesquelles seuls les plus faibles sont appelés à faire des efforts.
    Nier le fait qu'on a pu trouver des milliers de milliards pour maintenir en vie des banques de WS, nier qu'on nous ment en permanence sur les "petits arrangements entre amis" (sauvetage de dexia par exemple) et au final nier qu'on est capable d'imprimer de la fausse monnaie pour les copains mais qu'on étrangle chaque jour un peu plus une infirmière grecque, un salarié italien dans le secteur de la céramique, un étudiant anglais ou un chomeur espagnol, c'est nier la réalité.
    Vous ne la niez pas j'en suis convaincu, mais si les seules solutions proposées sont de saigner un peu plus le malade en fin de vie pour espérer qu'à l'agonie, il finira par accepter cet esclavagisme moderne, et bien je combats ce genre de solutions.
    Seriez vous par exemple d'accord, bien que libéral, pour prendre ces mesures de "contrepartie" en face de la réforme de l'état (je me concentre sur "les marchés" mais il y aurait d'autres terrains à explorer)
    - interdiction pure et simple du HFT (cf un des points suivants, ça n'aurait plus lieu d'etre de toutes façons)
    - durée de détention d'un an minimum pour toucher un dividende
    - interdiction des CDS (créés en 1996 par JPM)
    - interdiction des effets de levier sur les différents marchés (dérivés notamment)
    - traçage absolu dans la titrisation.. voire interdiction de cette pratique
    - interdiction de la spéculation sur les matières premières : si j'achète un contrat à terme sur le pétrole, et bien les barils arrivent dans mon salon. ça vaut pour le blé, le café, et toute matière première en général.
    - séparation stricte des activités de BFI et de détail pour les banques
    - interdiction du trading en compte propre pour une banque (ce n'est pas son métier, et quand elle le fait c'est parfois contre ses propres clients)
    - interdiction du "pret" de titres pour les VADER
    - retour à une cotation / heure maximum, et pourquoi pas journalière
    - transparence totale dans les prets interbancaires, les prets de banques centrales aux banques, etc (au secours l'opacité coté FED..)
    - interdiction des dark pools (qui portent bien leur nom)
    - déchéance de nationalité en cas d'évasion fiscale (si on préfère franchir la frontière suisse pour y établir ses comptes, prière de laisser la carte vitale au poste frontière)
    - mécanisme à mettre en place permettant aux nationaux d'acheter leur propre dette (c'est le cas au japon, en italie..)
    - moratoire de 1 an ou 2 sur les intérets, et audit de la dette par une commission composée d'indépendants
    - réinjection obligatoire dans le circuit économique de toute avance faite par une banque centrale
    - réinjection dans les états des bénéfices des banques qui ont été sauvées par les états : il ne s'agit pas uniquement de dire que les banques françaises ont remboursé leurs prets,
    il s'agit maintenant d'assumer jusqu'au bout. L'effondrement économique de 2008 a eu un coût pour les états, aux principaux acteurs de l'assumer

    Je suis sur que dans cette liste vous seriez d'accord avec certaines mesures..

    Vous dites dans votre dernier post que l'article du figaro n'a pas de rapport avec le reste de la discussion, et bien vous avez le droit de le penser, je trouve au contraire qu'il illustre parfaitement la dérive de notre systeme : il faut sans cesse presser un peu plus le citron de ceux qui sont en bas de l'échelle pour maintenir le systeme..
    Ce n'est pas forcément dans cette file, mais j'ai lu récemment un post dans lequel on me répondait qu'il fallait arrêter avec le delire sur l'appauvrissement.
    Cet article était une forme de réponse.

    Pour revenir malgré tout à l'origine de la file, le 10 ans français se maintient toujours à 2.83 ^^


  • 10 mai 2012 20:30

    "pfff, 10 essais pour trouver le mot qui n'a pas le droit d'être posté ..."

    Solution classique ...
    Composition sous Word, puis on poste paragraphe par paragraphe ...

    Jusqu'à temps que ....


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