Aller au contenu principal
Fermer
Retour au sujet Assurance Vie

Assurance Vie : Réforme de l'AV

16 mai 2013 18:00

Pour conserver son statut fiscal, l'épargnant sera obligé d'investir dans du labellisé "Euro-Croissance", sinon il va lui en cuire. Qu'on se le dise.
La garantie en capital ne sera acquise qu'au bout de X années, X supérieur ou égale à 8.
Quant aux intérêts, mystère, il n'est pas sûr qu'il y en ait.
Et le contenu de l'UC "Euro-Croissance" sera bien sûr fumeuse à souhait.

Allez expliquer à un papy de 80 ans qu'il doit risquer une bonne partie des économies de toute une vie, avec une garantie qu'il ne verra peut-être jamais.

Réforme dogmatique complètement à côté du besoin des épargnants et contraire à toute éthique.

19 réponses

  • 16 mai 2013 23:51

    Peut on trouver des produits de substitution dans un autre pays européen ?
    En clair peut on souscrire de l'assurance vie hors de nos frontières ?


  • 17 mai 2013 00:57

    "En clair peut on souscrire de l'assurance vie hors de nos frontières ?"

    Affirmatif, au même titre que l'on peut ouvrir un ou plusieurs comptes bancaires à l'étranger ...

    Mais si l'on reste résident fiscal français, il faudra cocher la case TT (pour les contrats d'assurance-vie) et/ou UU (pour les comptes bancaires).

    Il faudra aussi indiquer les références des contrats (organisme et numéro, voire date d'ouverture) et en fournir la liste (et tout ceci est prévu sur la déclaration de revenus).


  • 17 mai 2013 11:53

    plus rien ...


  • 17 mai 2013 13:49

    "déjà que ça ne rapporte quasiment plus rien ..."

    Pour un contrat en euros, certes ...

    Mais dès que vous y mettez un peu d'UC, et que vous gérez convenablement ces positions, vu la maigreur de la rémunération du compartiment Euros, il est relativement facile de booster le performance !

    Attention à ne pas intervenir à contre-courant tout de même !


  • 17 mai 2013 15:59

    âne qui n'a pas soif, de même on ne fera pas prendre de risque a quelqu'un qui ne le souhaite pas.
    Les contrats de plus de 500 000eur de fds euros appartiennent souvent à des gens qui paient l'isf et qui recherchent la sécurité plus que la performance, c'est une évidence.
    L'alourdissement de la fiscalité pourrait conduire a une forme de stérilisation de cette épargne qui finira dans des coffres ou en or ou encore en objet d'art.


  • 17 mai 2013 16:28

    sont mal placés pour prétendre obliger les gens qui les ont élus (certains au moins) à placer leurs économies sur des supports à risques dont ils ignorent eux mêmes tout du fonctionnement et de l’aléatoire chance de gains, quand eux mêmes n'ont, à titre personnel, pratiquement aucun placement en actions ou autre produits financiers risqués, comme on a pu le découvrir récemment (mais qui ne s'en doutait pas?) avec la pantomime des étalages de patrimoines.
    On va encore nous sortir de derrière les fagots un truc mal ficelé,compliqué et d'une mise en œuvre à décourager les assureurs et les souscripteurs, qui s'ils se trouvent forcés de faire, se détourneront de l'AV tout simplement et iront ailleurs..


  • 18 mai 2013 14:11

    ou le DSK..

    Il faut bien faire semblant d'annoncer quelque chose.

    Mais il ne faut surtout pas le courage qui permettrait enfin de s'attaquer aux vrais problèmes.


  • 18 mai 2013 14:14

    mais avant de vouloir nous inciter à investir dans les "entreprises", il faudrait déjà globalement réformer le fonctionnement de l'économie pour que ce soit-disant "investissement" ne soit pas purement et simplement de la spéculation, dopée par la fausse monnaie issue des banques centrales.
    Les indices US au plus haut et on participe au "financement de l'économie réelle" ?
    PAS DU TOUT, mais alors pas du tout..
    Je vends mes sanofi à chimien, qui vends ses Soitec à Paal, et je finance sanofi ou soitec ?
    Qui croit encore à ce mythe ?


  • 18 mai 2013 14:19

    "Je vends mes Sanofi à chimien, qui vends ses Soitec à Paal ..."

    Ah non, pas les Soitec ....


  • 18 mai 2013 14:53

    moi oui... mais je n'ai pas attendu pour les vendre ;)


  • 01 juin 2013 18:32

    L’assurance-vie à la baratte


    La prochaine loi de Finances devrait introduire une réforme de l’épargne financière. Concernant tout particulièrement les gros contrats d’assurance-vie. Faute de pouvoir mettre en cause l’exonération des droits de succession, il est question d’imposer à ces assurés de financer les PME. Roué, mais astucieux.


    Le premier trimestre aura été honorable pour le secteur de l’assurance-vie, avec plus de 6 milliards d’euros de collecte nette. Même si le mois de mars est en régression et ne représente que le dixième de ce montant. Mais au moins les épargnants n’ont-ils pas cédé à la tentation de retraits massifs, que leur comportement sur l’année précédente aurait pu laissé craindre. En tout cas, les Français continuent d’épargner plus de 16% de leurs revenus, avec une préférence pour l’épargne réglementée (près de 2,8 milliards d’euros sur le seul mois de mars). Malgré la baisse du pouvoir d’achat, les incertitudes incitent les ménages à gonfler leurs réserves monétaires. Au détriment de la consommation, bien entendu, et donc de la croissance à venir. Comme l’aversion au risque est plutôt élevée dans notre pays, l’épargne rechigne à s’investir dans les entreprises cotées, et encore moins dans les PME. Sauf à appâter les gros contribuables d’avantages fiscaux substantiels – et encore. Les nouvelles modalités d’imposition des plus-values sur valeurs mobilières ne vont guère dans le sens d’une incitation aux placements à risque. Seuls les créateurs d’entreprise continuent de bénéficier d’une taxation forfaitaire – merci au mouvement des « pigeons ». Les investisseurs doivent au contraire soumettre leurs profits à l’application du barème progressif, après un abattement éventuel. Dans le même temps, le Gouvernement cherche, comme son prédécesseur et les prédécesseurs de son prédécesseur, à orienter une part significative de l’épargne privée vers le financement des PME. Que ce soit en fonds propres ou sous la forme de crédit obligataire. La question se pose d’autant plus crûment que les banques, confrontées à leurs propres embarras, se montrent parcimonieuses dans le financement des entreprises. Ce pourquoi le Premier ministre a chargé deux députés d’examiner les pistes d’une réforme de l’épargne financière, qui puisse « utilement contribuer au financement de l’économie ».

    Mécénat forcé

    Il en est résulté le rapport Karine Berger – Dominique Lefebvre, qui a été remis au commanditaire dès le début avril. On ne peut pas dire que ce rapport éclaire la question d’un jour nouveau. Du reste, les rédacteurs admettent qu’il a déjà été beaucoup écrit sur le sujet, ce qui est parfaitement exact. Et sans vouloir offenser les parlementaires concernés, la plupart des travaux antérieurs l’emportent en qualité sur ce nouvel opus, tant dans la forme que sur le fond Quant au fond, on soupçonne un audit « de commande », ayant vocation à préparer l’aménagement prochain du statut fiscal de l’assurance-vie, notamment celui des gros contrats (identifiés dans le rapport comme supérieurs à 500 000 euros). En dépit de l’abondante documentation disponible, les rapporteurs ont auditionné pléthore de responsables de la finance que l’on qualifiera d’institutionnels – institutions financières, organes régulateurs, associations profession- nelles -, ayant des préoccupations communes, ou à tout le moins très voisines. Les conclusions du rapport témoignent, dans le libellé comme dans l’argumentaire, de la rhétorique ordinaire des milieux financiers pour défendre la prospérité de leur secteur. De la part de ces derniers, la démarche est compréhensible ; de la part des rédacteurs, on aurait souhaité un peu moins de perméabilité à des arguments sommaires. Un peu plus de distance critique, si l’on préfère. Mais le cahier des charges imposait sans doute de ne pas faire de vagues. En foi de quoi, est-il proposé, comme base de la « réforme », d’abord de… ne rien changer à l’existant. Pour ne pas fâcher les banques, maintenir le dispositif relatif à l’épargne réglementée. Pour ne fâcher aucun intervenant, garantir la pérennité des dispositions dérogatoires en matière fiscale : reconnaissons qu’il s’agit là d’une revendication constante et légitime des professionnels, notamment des assureurs, afin de stabiliser leurs encours. Dans ce contexte de continuité, comment trouver de nouveaux moyens pour capter de l’épargne longue vers les entreprises non cotées ? Pas question de créer une incitation fiscale coûteuse : l’état des finances publiques ne le permet pas. Mais la neutralité fiscale ne mange pas (trop) de pain : com- me un Plan d’épargne en actions spécifiquement dédié au non coté. Soit : le PEA garantit l’exonération des dividendes et des plus-values, ce qui n’est pas négligeable. Lorsqu’il y a dividendes et plus-values – deux denrées hélas assez rares dans le capital-développement. La seconde proposition constitue le cœur du rapport : les gros contrats d’assurance-vie, qui pèsent lourd dans les livres des compagnies. Ce n’est pas tant le régime fiscal des revenus qui pose problème, encore que le rapport recommande l’allongement de la durée de détention pour en bénéficier (une suggestion récurrente des assureurs). Ce qui coince, c’est le dispositif successoral – miraculeusement avantageux pour les anciens contrats et donc très coûteux pour le Trésor. Revenir sur l’exonération de droits provoquerait un tsunami de rachats – encore que la chasse aux « paradis », si elle aboutit réellement, limite les portes de sortie. L’option consisterait alors à ajouter une condition d’exonération : détenir dans le contrat un certain pourcentage de non coté. En d’autres termes, pour mériter un bol de crème, les gros contribuables devront acheter un seau de petit-lait. Ce qui revient à la légalisation de la vente forcée, lorsqu’elle s’exerce au profit d’un objectif d’intérêt public. C’est astucieux et politiquement défendable…


    Jean-Jacques JUGIE


  • 01 juin 2013 18:44


  • 01 juin 2013 22:15

    les conséquences d'une rétroactivité pourrait être importantes voir même désastreuse et provoquer une vague de rachats sans précédent car la confiance serait rompu.
    Aujourd’hui 500 000e et demain 300 000e ?????
    Les souscripteurs se rabattront sur des produits luxembourgeois ou autres mais fuiront l’insécurité fiscale qui gagne de jour en jour notre pays.


  • 02 juin 2013 00:20

    «Et provoquer une vague de rachats sans précédent car la confiance serait rompue."
    dit mathe126.
    Pas certain que la confiance puisse être plus basse qu'actuellement ! »

    Oh que si, et nos gouvernants n’ont qu’à promettre (comme le fait d’ailleurs Mélanchon) de ne pas rembourser les dettes souveraines (contrats AV à genoux), ou mesure moindre, revenir sur des dispositions précédemment approuvées (et avec effet rétroactif), vous verrez alors ce que c’est qu’un profond manque de confiance !

    Pour le moment, on entend une profusion de projets de mesures, mais aucune ne sort pour une application directe !

    Et s'il vous fallait une démonstration de la réactivité des acteurs économiques, vous n’avez qu’à regarder les mesures en matière de taxation des plus-values immobilières ; l’Etat comptait engranger une quinzaine de milliards supplémentaires, fruits de la réforme de la taxation ; qu’en est-il aujourd’hui ?
    Les acheteurs ne sont pas confiants dans le traitement fiscal infligé au vendeur, et le vendeur, il n’est absolument pas pressé de faire une vente avec une taxation qui sera passée du simple au double, lorsque ce n’est pas plus !

    « De mon point de vue et pour ma part, la confiance en l'Etat Français est déjà plus que rompue »

    Elle n’est pas complètement rompue, et heureusement d’ailleurs !

    Mais il ne faudrait pas que le gouvernement pousse le bouchon un gros poil trop loin ; on constate déjà une accélération des délocalisations fiscales de patrimoines importants (sur le devant de la scène pour peu d’entre eux, mais plus feutrés et portant sur des nombres plus importants dont on parle peu) ; bien qu’il subsiste quelques queues dans certains magasins, on constate bien que le prix du panier ou du caddy, il est en chute libre ; Warrenma ne nous parle même plus de ses achats, c’est dire !

    « Le problème, c'est que lorsque l'on a un patrimoine "moyen" (moyen-haut par rapport au patrimoine moyen ou médian des français), il n'est pas facile de se mettre à l'abri. »

    Le problème, ce n’est pas la dimension du patrimoine, mais la nature de son contenu ; celui qui possède de l’immobilier de façon prépondérante, dans les circonstances actuelles, il est scotché !

    Par contre, si son patrimoine est principalement constitué de biens meubles (actifs financiers ou autres facilement déplaçable), celui-là, il peut se permettre d’attendre tout en ayant la faculté de migrer rapidement ailleurs !

    « L'exil fiscal à l'étranger n'est pas rentable en net (pour un cas comme le mien) et implique beaucoup de contraintes. »

    Bien entendu, mais ceci c’est le résultat de votre stratégie patrimoniale basée de façon prépondérante sur l’immobilier ; d’une certain façon, et même si j’aimerais bien avoir 20 années de moins, j’avais programmé voici une quinzaine d’années de m’alléger en immobilier, ce que j’ai fait, même si ce fut avec un certain retard !

    Aujourd’hui, partir m’installer dans un ou deux autres pays européens ne me poserait d’autre souci que d’ordre social et familial ; mais faire Nice/Paris ou Lisbonne/Paris, cela fait-il franchement une grosse différence ?

    « Donc, personnellement, j'en suis réduit à avoir arrêté de travailler »

    Disons simplement que vous avez changé d’activité principale !

    « Arrêté d'épargner, et au contraire consommer doucement mes économies en restant dans une zone où l'imposition reste faible ou nulle. »

    Là aussi, vous vous êtes adapté !

    « Cela me permet de me mettre en position qui me permet de me ranger parmi les "profiteurs de l'Etat »

    Un comble n’est-il pas ce retour d’ascenseur ?

    « Il faut dire que je suis un très (mais vraiment très!) faible consommateur de biens et de services (par conséquent, je contribue aussi assez peu à la collecte de TVA). »

    Oui, consommer des produits alimentaires et vivre de son jardin, tout en produisant des articles d’ébénisterie en bois massif, c’était le crédo de mes parents !

    « Ce qui est dommage, c'est que ma réaction ne va sûrement pas dans le sens de ce que voudrait notre gouvernement pour redresser l'économie du pays »

    Ce gouvernement, il voudrait que nous soyons les seuls à produire un effort, alors qu’il serait impératif qu’il montre le chemin, en mettant la main à la pâte !
    Tant qu’il procèdera ainsi, il ne sera pas suivi, sauf par des aveugles !

    « En tant que patriote (hum, je ne sais pas si c'est crédible... !), cela me désole, mais ne m'empêche tout de même pas de dormir.... »

    Votre langue a fourché mon brave ! Vous avez dû vouloir dire citoyen !


Signaler le message

Fermer

Qui a recommandé ce message ?

Fermer
Retour au sujet Assurance Vie

19 réponses

Mes listes

valeur

dernier

var.

91,7 -2,56%
8 203,43 +0,05%
140,15 -10,42%
50,35 -7,44%
Or
4 259,09 -1,63%
Chargement...

Pages les plus populaires