« C'est un début » (cf. paal).
Le début de quoi ?
Ah ! C'est ça, je crois avoir compris... vous vous prenez pour mon professeur ..."
Méprise totale, mais c'est de ma faute, car j'aurais dû être plus précis ; le fait que pour une fois, vous soyez d'accord avec moi est un début ; rien à voir avec une tentative d'embrasser une carrière de professeur, alors que je ne crois pas avoir de prédisposition pour cela ...
« Libre à vous de le croire, mais pour avoir travaillé à Monaco, je n'ai pas misé une somme sur un jeu quelconque dans ce type d'établissement ; vous en concluez ce que bon vous semble, mais pour moi, c'est le signe évident qu'il ne s'agit pas de la même chose »
Bien, Grand Maître !"
S'il y a une chose pour laquelle je ne maîtrise rien du tout, ce sont bien les jeux de hasard, raison pour laquelle d'ailleurs, je ne joue absolument pas !
« Il faut tenir compte du fait qu'il est toujours dangereux d'aller contre la tendance, et qu'on ne se le permettre dans une entreprise que lorsqu'on est majoritaire, ce qui est une toute autre forme d'investissement ».
"La question, pour moi, n'est pas de savoir si on est d'accord ou pas avec un comportement majoritaire mais de savoir si on est d'accord pour rentrer dans un monde où les règles ne sont pas les mêmes pour tous."
Désolé, mais dans le monde boursier, les règles sont les mêmes pour tous ; ce qui fluctue et évolue, ce sont les moyens de mise en uvre de ces règles, et là il existe des disparités ...
"Il y a déjà assez de domaines ou l'on est obligé de subir l'inégalité des chances, alors, pour une fois que le choix m'est donné, je préfère m'abstenir de me confronter avec un monde financier que je peux éviter en partie."
Certes, mais l'égalité des chances et l'égalité, au moins pour moi, ce n'est pas la même chose
Et vous avez de plus la faculté de vous abstenir, choix que j'ai appliqué en matière de jeux de hasard, et de jeux sociaux en règle générale
(ou alors, c'est pour laisser gagner mes petits-enfants
)
Et je ne parle même pas de conviction éthique, voire politique, mais juste du peu chances d'en tirer avantage personnel.
« Je n'ai pas le sentiment que la bourse soit à ce point déconnectée de l'économie réelle »
"Quand la valorisation d'une entreprise est très inférieure à la valeur d'une petite partie de ses actifs (par exemple son terrain, ses immeubles ou ses brevets), alors j'estime qu'il y a ... comme qui dirait... une sorte de misfit."
Alors, rentrons dans le rôle d'un liquidateur, dont la mission est de réaliser les actifs d'une entreprise qui aura fait de mauvaises affaires :
- les terrains sont construits avec des immeubles essentiellement orientés vers une production spécialisée ; tous les repreneurs éventuels, ils commencent par vous opposer, d'une part le coût de la reconversion des immeubles pour une activité différente, et pour le terrain, sa valeur ne tient qu'en fonction d'une surface exploitable qui ne soit pas grevée d'un coût de démolition
- c'est donc une erreur de croire que les atouts d'une entreprise continuent à valoir la valeur historique de ses acquisitions ; c'est d'ailleurs ce que ne comprennent pas non plus certains investisseurs immobiliers
- si l'entreprise a fait de mauvaises affaires, que valent les brevets qu'elle détient, alors qu'il semble évident qu'elle n'aura pas su les exploiter de façon intelligente ; n'oublions pas non plus que l'on entre ici dans la valorisation de biens immatériels par nature
; c'est dire !
- Par ailleurs, la bourse est un marché d'anticipation qui, à partir des données connues, tente de faire une projection des résultats de l'entreprise dans l'avenir
; nul doute qu'un cours de bourse à un instant T, n'est pas le reflet exact de la situation de l'entreprise, mais le reflet de la façon dont l'entreprise est appréciée par le marché ; s'il y a forte divergence, nul doute aussi que les cours suivants vont uvrer afin de rétablir un rapprochement vers une réalité acceptée par le marché
- Vous aurez beau dire et persister en disant : le marché se trompe, vous aurez quand même tort
; et il faut admettre ça !