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Assurance Vie : Incroyable le 10 ans français

24 mai 2012 15:06

http://www.bloomberg.com/quote/GFRN10:IND/chart

Quelle chute !!!! Les euros bonds sont "pricés" ? A moins que ce soit l'explosion de l'euro ? Par contre rien de comparable sur les autres pays (à part hier en Angleterre et Allemangne mais pour des chutes de rendement de 5 % "seulement")

26 réponses

  • 24 mai 2012 15:41

    et oui dès midi je complétais ma file "taux 10 français en baisse"..

    Une petite précision toutefois pour votre gouverne..
    Meme si bloomberg affiche des baisse en "pourcentage" sur ces taux, il est d'usage de parler de hausse ou de baisse en "points de base".
    Ainsi le 10 français baisse de près de 20 points de base ce jour.

    Pourquoi cette remarque ? parce que plus les taux sont bas, plus la moindre baisse de 10 points de base est "amplifiée" si on la représente en %

    Et finalement 20 points de base, c'est peu spectaculaire, il n'y a pas si longtemps on pouvait assister à des envolées de 300 points de base sur des taux italiens ou espagnols, sans parler des hausses fulgurantes sur les taux grecs...


  • 24 mai 2012 16:22

    300 points de base sur des taux italiens ou espagnol en quelques heures ? Du style passage de 3 % à 6 % ? C'est énorme. Ne s'agit-il pas d'une erreur ? 20 points de base reste énorme sur l'OAT (surtout aussi près du plus bas historique). Pour moi ça flaire pas bon la grosse déflation (sur les actifs bien sur)


  • 24 mai 2012 18:13

    pas en qques heures mais disons en 2 jours, à l'automne, c'était très secoué sur le 2 ans italiens.

    Sur le 22 / 24 novembre, le 2 ans italien bondissait de 6.1 au plus bas à 8.15 en pic.

    Sur la seule journée du 9/11, il y avait plus de 100 points d'amplitude.

    Et sur les taux grecs, on passait allègrement de 550% à 750% sur le 1 an en 1 journée.


  • 24 mai 2012 19:52

    et la violence de la chute des rendements est inégalée. Se pourrait-il que les banques françaises aient profité de la stabilité sur la note pour améliorer leur taux de détention de AAA ? N'est - ce pas créer une bulle qui pourrait éclater en cas de rétrogradation à un AA pour les trois agences


  • 25 mai 2012 20:16


  • 26 mai 2012 16:09

    pour pattou.

    D'abord il faudrait s'intéresser à la façon dont sont elaborées les "notes" par les agences de notation, et la relation entre leurs clients / actionnaires et les notes accordées.
    Je vous rappelle que l'ensemble des 3 "grosses" agences notaient AAA les fameux CDO truffés de subprimes plus pour.ris les uns que les autres et qui provoqueront l'éclatement de 2008.

    Ensuite, j'aurai tendance à dire qu'une note est relative..
    En effet, lorsque tout le monde est noté AAA, le vilain canard qui voit sa note abaissée à AA est éventuellement sanctionné, mais lorsque les plus "gros" voient leur note abaissée (US ou France par exemple), finalement la note "relative" par rapport aux autres n'est pas pire qu'avant.

    En europe (zone euro), il n'y a plus que la finlande et le luxembourg qui ont encore un AAA par les 4 agences (3 us et 1 chinoise).
    En effet pour les 2 autres pays qui ont encore le AAA par les 3 agences US (allemagne et pays bas), l'agence chinoise a abaissé la note à AA+

    La france dispose de la meme note que l'autriche, à savoir AAA par 2 agences US, et AA+ par la 3eme agence US et l'agence chinoise.

    Point suivant, l'effet "refuge" : quoi qu'on puisse lire ça et là, la France n'est pas la Grèce, l'état de délabrement de la collecte fiscale est incomparable, le haut niveau technologique de certaines industries n'a rien à voir, et malgré ses 1700 milliards de dettes, il est absolument irresponsable de comparer ces 2 pays.

    Donc lorsque la tension devient plus que palpable sur les "marchés", on voit par exemple les taux US baisser après la dégradation de leur note par une agence, car la peur de la panique généralisée entraine les acheteurs vers ce qui semble etre malgré tout le moins risqué (le dollar en l’occurrence).
    Pour ce qui concerne la France, meme si l'écart avec l'allemagne est conséquent (sur les taux d'emprunts), le 10 ans français reste infiniment moins risqué que les emprunts irlandais, portugais, espagnols, etc..
    On finira par monétiser le tout en imprimant à tour de bras au niveau BCE, ça prendra encore 1 an ou 2 avant de s'y mettre, et pour l'instant on a tellement de milliards dont on ne sait quoi faire qu'on les place sur un marché qui a suffisamment de profondeur pour accueillir tous ces capitaux.


  • 26 mai 2012 19:22

    la future monétisation et le LTRO ? Quelles incidences aura cette monétisation ? De l'inflation et par voie de conséquence une remontée des taux longs et des rendements sécuritaires ? La monétisation serait-elle menée par la BCE ?


  • 26 mai 2012 20:11

    vous m'en demandez bcp pattou.. je ne lis pas l'avenir dans une boule de crital ;)

    Observez ce qui se passe au Japon depuis plus de 10 ans maintenant, on est très loin d'une inflation redoutable.. La BoJ a injecté sans relache depuis des années.

    Qu'appelle t'on réellement l'inflation ?
    La hausse des prix, avec ou sans hausse des salaires, ou la perte de valeur de la monnaie ?
    Vous me direz "c'est pareil"...
    Euh.. pas tout à fait.

    Au sens classique, théorique on va dire, si le produit est disponible dans les mêmes quantités par rapport à la demande, alors on peut considérer que la baisse de la valeur de la monnaie fait qu'il faut une quantité supérieure de cette monnaie pour acquerir le même bien.
    Ainsi allait l'inflation des années 30 en Allemagne qui rend aujourd'hui les allemands viscéralement opposés à la "planche à billets".

    Mais le progrès technologique fait également que l'on peut acquerir aujourd'hui pour quelques dizaines d'euros un smartphone dernier cri quand il fallait débourser un 0 de plus pour les 1er "bibop"..

    Et par ailleurs, même sans perte de valeur de la monnaie, nous atteignons aujourd'hui des limites de production sur les énergies fossiles et une demande sans cesse croissante qui font exploser les prix du pétrole.

    La particularité de l'inflation "actuelle", nettement supérieure aux chiffres officiels ne serait-ce parce que les calculs de l'insee répercutent les prix des smartphones, ordis ou ecrans plats, est que les prix augmentent sans que les salaires ne suivent, et nous sommes donc là dans une situation très différente de la fin des années 70.
    A 10 ou 14% d'inflation mais avec des salaires qui augmentaient dans les mêmes proportions, tout en ayant des crédits immos à des taux inférieurs et un livret A à 7 ou 8%, au final pour le français moyen, cette inflation ne détruisait pas grand chose, même si les "avoirs" de ceux qui avaient de l'épargne pouvaient être rognés.

    Alors quid de la monétisation, et sous quelle forme ?
    Il est intéressant de noter que la fameuse loi de 1973, retranscrite ensuite dans l'article 104 du traité de maastricht, puis dans l'article 123 du traité de lisbonne, n'a nullement empeché les gouvernements de voter des budgets en déficit, et n'a nullement empeché non plus l'inflation à la fin des années 70.
    Ceux qui aujourd'hui combattent l'idée de prêts directs par la BCE à taux 0 en affirmant que ce sera la porte ouverte à toutes les dérives dépensières se trompent, le fait d'emprunter sur les "marchés" n'a en effet nullement empêché les dérives.
    Plus globalement il n'y a d'ailleurs plus aucun controle sur l'expansion de la masse monétaire, totalement coupée de l'expansion de l'activité.. 10 fois le pib de la planète circule en dérivés..

    Impression directe ou LTRO.. le principe de base n'est pas très différent, l'institut d'émission inonde de liquidités sorties de nulle part (oui je sais il y a des contreparties déposées en garanties, laissez moi rire).
    Il y a donc de plus en plus d'argent en circulation..
    On pourrait se demander d'ailleurs si un véritable assainissement du système ne devrait pas passer par la disparition pure et simple de milliers de milliards virtuels qui ne correspondent à aucun accroissement de l'activité.

    Alors au final il y a quand meme une différence essentielle : les 2 LTRO de la BCE sont allés inonder les banques, qui se sont empressées de redéposer immédiatement la quasi totalité de ce qu'elles avaient reçu dans les coffres de la BCE, et presque rien n'est allé dans l'économie réelle, une enquete de la commission européenne est d'ailleurs en cours.
    Les traités interdisent à la BCE de prêter directement aux états.
    J'entends les arguments de ceux qui y sont opposés.
    Mais dans la situation actuelle, est il raisonnable de passer par la case "eurobonds" et de continuer à emprunter à des taux 3, 5 ou 6 fois supérieurs pour les états à ce que la BCE prête aux banques ?

    Je suis donc favorable à une monétisation directe par la BCE, le temps au moins de purger un peu le systeme et de revenir à un niveau d'endettement raisonnable, disons autour de 60%.
    Imaginons qu'on ne paie plus d'intérets pendant 2 ou 3 ans, que la BCE eponge le surplus de dettes pour plus de la moitié des pays européens, et que les gens se remettent au boulot par le ballon d'oxygene apporté.
    Les comptes sociaux sortiraient du rouge (il suffit d'augmenter le nombre de cotisants pour pallier aux déficits, remember 2000 / 2001, la sécu en excédent), on pourrait à terme eventuellement baisser certaines charges, et constituer une "cagnotte" pour d'éventuelle rechute du cycle économique.
    Et si dans ce contexte nous avions 5, 6 ou 8% d'inflation.. mais avec des salaires qui suivent, finalement nous épongerions plus vite que prévu les dettes.. Alors effectivement les avoirs en dollars ou en pierre fondraient un peu, ceux en or risqueraient au contraire de croitre.

    Mais ne serait-ce pas la moins pire des solutions dans l'état actuel de l'europe ?

    Cela implique que l'Allemagne consente à un transfert massif vers les "pays pauvres de l'europe".. Ok, mais l'allemagne ne réalise t'elle pas 60% de son excédent commercial avec ses voisins européens ? et l'allemagne n'a t'elle pas 86% de ratio dette / pib ?

    Ces sujets sont tabous, il vaut mieux continuer à presser lentement mais surement le citron..

    Je me faisais une réflexion récemment :
    11 000 milliards d'euros d'épargne pour les français, 1700 milliards de dette, et 2000 milliards de pib.

    Ramenez tout ça à un ménage qui a 20 000 euros de revenus sur l'année (je sais, il ne faudrait prendre que les impots prélevés sur les 2000 milliards de pib), donc ok, prenons un ménage à 10 000 euros de revenus, qui fait un emprunt pour se payer une voiture à 17000 euros, mais qui dispose par ailleurs d'un patrimoine de 110 000 euros.
    Il n'échappe à personne que les 17000 euros d'emprunt dépasse la capacité de remboursement, mais qui a dit qu'il fallait tout rembourser tout de suite ? et en cas de coup dur, les 110 000 de patrimoine offrent une bonne garantie, non ?

    Vous me répondrez que ce patrimoine de 11 000 milliards n'appartient pas à l'état qui est endetté.. oui mais dans ces 11 000 milliards d'épargne, on ne compte ni la valeur de la tour eiffel, ni le patrimoine immobilier de l'état, ni..

    Autre remarque plus personnelle..
    On nous dit que nous avons 1300 milliards d'euros dans les "fonds euros".
    Si à titre personnel je dispose de 150 k euros dans un fonds euros, cela va me rapporter environ 5550 euros d'intérets sur l'année.
    Par ailleurs je vais payer une somme à peu près équivalente en IR.
    L'état va collecter cette année une somme insuffisante d'IR pour payer les intérêts sur la dette..
    Donc en ce qui me concerne directement, l'état me reverse en intérets ce que je lui paye en IR..

    Je sais, c'est également simpliste, car dans mon fonds euros il y a environ 50% d'obligs d'état, 50% d'obligs privées, et 10% d'annexe (immo, action, etc..)
    Et sur les 50% d'oblig d'état, il y a de la dette française, allemande, italienne, néerlandaise, autrichienne, belge, etc..

    N'empeche que si on vient m'expliquer que sur les 2 ou 3 ans qui viennent on ne me rémunère plus cette épargne, alors qu'on subit 2 ou 3 ou 5% d'inflation, j'achèterai donc en euros moins de pétrole ou moins d'or, je ne suis pas certain par contre d'acheter un écran plus petit (bien que très conservateur sur mes écrans, clin d'oeil à chimien ;)).

    Et alors, si au final la dette globale diminue, redevient supportable, et si je n'ai pas l'impression que ce sont toujours les memes qui trinquent et les memes qui se gavent.. n'est ce pas vraiment la meilleure solution dans notre situation actuelle ?

    Stolzing me répondait un jour que les prêteurs ont "un peu le droit de revoir leur capital"..
    Un peu effectivement.. bien que par ailleurs on nous explique que les taux exhorbitants demandés à la grece, l'espagne ou le portugal sont le reflet du risque pris..
    Donc s'il y a risque, on l'accepte, car si on veut un systeme dans lequel on fait payer le risque mais qu'au final on ne prend pas vraiment le risque en le faisant payer par les contribuables, ça ne tourne plus rond.

    Alors justement pour revenir sur ce "droit à revoir son capital", vaut il mieux effectivement le revoir quitte à ce qu'il n'ait rien rapporté, ou vaut il mieux le perdre à terme en etranglant davantage l'emprunteur ?

    Il est curieux par exemple de voir qu'en cas de souscription d'un pret immobilier, la banque vous explique qu'elle prend un risque.. mais au final c'est vous qui souscrivez l'assurance, pas la banque !

    Voilà, c'est un peu en vrac et pas très ordonné..

    Et je vais juste ajouter une autre réflexion :

    oui à des prets à 0% de la BCE aux états surendettés le temps de revenir à la normale, et oui à une hausse massive de certains taux pour freiner l'apparition de bulles et faire chuter les prix : l'explosion des prix immobilier depuis 15 ans est en grande partie le résultat de ces taux bas, mais les revenus des acheteurs n'ont pas suivi.

    Ce n'est pas une remarque personnelle pour me permettre d'acheter.. ça permettrait de réorienter les "investissements" vers les technologies, l'éducation scientifique, l'avenir.. et même s'il faut construire, n'oublions pas qu'il y a aussi 2 millions de logements vacants.

    Le sujet "immobilier" est différent je vous l'accorde, j'ai dérapé ;)


  • 27 mai 2012 00:27

    votre avis chimien ;)

    nous sommes d'accord sur presque tout...
    Je corrige juste sur "l'emprunt" et l'inflation (et le chomage un peu).

    Ma vision est que si l'on cesse d'étouffer par le poids de la dette, l'activité pourrait repartir, et donc l'emploi.

    Et dans ce cas le chômage baisserait, et les salaires suivraient, à condition que les autorités laissent un peu faire (on a entendu pendant 6 Trichet nous expliquer qu'il fallait éviter "les effets de second tour" : quelque part, je me demande si ce fameux chômage incompressible, structurel, n'est pas voulu et calculé pour maintenir la pression sur les salaires).

    Certains diront "il ne fallait pas accumuler autant de dettes".. Oui mais bon, elle est là, on ne va pas refaire l'histoire..
    Et puis bon, sur ces 1700 milliards, les créanciers ont quand meme perçu l'équivalent en intérets..


    Donc sur l'emprunt et l'inflation : je n'ai pas dit qu'il fallait favoriser l'emprunt à tout va, et je n'ai pas dit que d'éventuels prêts directs de la BCE ne seraient pas inflationniste.

    D'une part il faut réduire les dettes (et donc les emprunts, à terme), et d'autre part votre argumentation "logique" n'est pas fausse.

    MAIS, je parle d'une solution d'urgence, on ne peut plus pour l'instant avoir pour 1er poste de dépense la charge de la dette, on ne peut plus paralyser tout investissement d'avenir, et tant pis si ça génère un peu d'inflation.

    Pour moi les marchés ont accentué les dérives..
    Je ne suis pas pour l'emprunt "à tout va", je suis pour une solution qui nous donne une chance de nous en sortir, enfin plutôt qui donne une chance à nos enfants.

    L'europe dispose d'atouts considérables : une zone de 400 millions de personnes qui ont la chance d'avoir un systeme educatif que les 3/4 de la planète reverait d'avoir, un systeme de santé, un systeme DEMOCRATIQUE malgré ses dérives, une véritable liberté d'expression rare de nos jours, et des atouts économiques très importants, qu'il s'agisse de technologie des transports (eads, alstom, schneider, etc..), de technologie énergétique (areva et d'autres), de technologie automobile (bmw, vag, psa, renault), de technologie spatiale (arianespace), de pharmacie (novartis, sanofi, etc), de recherche fondamentale et appliquée, d'une agriculture diverse et performante, etc..

    Et nous sommes là à nous laisser bouffer parce que nous ne disposons pas du "roi dollar"..

    Il nous faut des dirigeants politiques qui comprennent l'avenir et qui ne soient pas à la solde de l'oligarchie, et c'est possible. ça suffit les FESF et autre MES, le renflouement de dexia, bankia et RBS. Pour une fois retroussons les manches, et prenons la mesure des enjeux..


  • 27 mai 2012 08:51

    attention toutefois à ne pas ouvrir la boite de Pandore. Pour moi c'est justement l'inflation qui a conduit à la deuxième guerre mondiale. En fait l'inflation peut être assimilée à de l'énergie cinétique. La masse monétaire est très élevée mais le véhicule (célérité de circulation dans le circuit économique) est quasiment nul, d'ou une inflation (énergie cinétique) quasi nulle. Mais si le moteur s'emballe et que la célérité augmente. Les freins institutionnels ne sont ils pas déjà sous dimensionnés ? D'ailleurs ce sont les populations qui vont choisir leurs sorts par leurs actes et tous les experts de la planète n'y pourront rien. Par exemple le véhicule ne pourrait-il pas commencer à s'emballer en cas de bankrun ? Une partie des épargnants pourrait retirer de l'argent pour l'utiliser (la dépense étant perçue comme un abri) et donc commencer le cycle de l'inflation. Frénésie des achats, pénurie de l'offre, hausse des prix et cette fois-ci il pourrait y avoir concomitance entre pénurie (ressources trop faibles) et inflation. Je vous laisse imaginer la suite. Mais bien sur le pire n'est jamais certain (encore que tout a été fait fait, volontairement ou pas, pour qu'on en arrive à un épisode historique des plus sombres).


  • 27 mai 2012 14:35

    "attention toutefois à ne pas ouvrir la boite de Pandore. Pour moi c'est justement l'inflation qui a conduit à la deuxième guerre mondiale."

    C'est vrai que l'inflation galopante en Allemagne a favorisé l'accession au pouvoir de qui vous savez (son nom est censuré).

    "Frénésie des achats, pénurie de l'offre, hausse des prix et cette fois-ci il pourrait y avoir concomitance entre pénurie (ressources trop faibles) et inflation."

    Qu'il y ait un risque de bankrun, je vous l'accorde..
    Mais vous pensez franchement que nous sommes dans une situation où il pourrait y avoir "frénésie des achats" ?

    Nous sommes déjà largement sur le mode de "surconsommation" et les gens semble privilégier l'épargne, on atteint d'ailleurs en 2011 un record en France, en prévision de jours difficiles.. Alors ce n'est pas parce que la BCE desserrerait l'étau pour les états que le privé se lancerait dans une consommation effrénée.

    C'est même assez drole de constater que l'état veut inciter les particulier à s'endetter (sur l'immo notamment), alors qu'il faudrait que les particuliers incitent l'état à épargner ;)

    Je modère donc les propos de chimien et moi : nous ne souhaitons pas une inflation à 40 ou 100%..
    Nous pensons qu'avec une croissance de 2 à 3%, et une inflation de 5 à 10% (mettons 7%), ce serait un moyen assez facile par le différentiel.. de résorber une grosse partie de la dette.


  • 27 mai 2012 15:31

    pense d'une part à d'une part des achats de précaution (stock pour l'alimentaire) et d'autre part des actifs tangibles (or, pierre, forêts, MP.....). Malheureusement ces actifs ne sont pas disponibles à l'infini d'ou la pénurie et le cercle vicieux de l'inflation non maitrisable s'enclenche.
    A supposer que les rendements de l'épargne soit nul ou presque (on s'en rapproche) et que l'inflation voulue tourne autour de 7 % (si tant est qu'on arrive à l'estimer et à la prévoir correctement); alors il pourrait donc y avoir arbitrage vers ces actifs tangibles. Donc en fait accélération de la masse monétaire pour le moment assez inerte.


  • 27 mai 2012 16:02

    à suivre exactement votre raisonnement, mais il s'agit sans doute d'une erreur d'interprétation de ma part.

    Ok sur la frénésie d'achats potentiels sur actifs tangibles ou biens de précaution.. et l’éventuelle pénurie.
    Effectivement les stocks d'or ne sont pas infinis, et en cas de monétisation massive, on peut s'attendre à une inflation "classique" au sens perte de valeur de la monnaie face à cet étalon. Le lingot actuellement à 40500 euros pourrait facilement doubler (rappelons qu'il était à 34 000 euros il y a un an..)

    Mais vous dites ensuite :
    "Donc en fait accélération de la masse monétaire pour le moment assez inerte."

    Pourquoi donc ? ce n'est pas parce que la monnaie, placée actuellement sur du "papier", irait sur l'or physique que ça accélère la croissance de la masse monétaire : il est meme plutot stupéfiant de voir l'explosion de la masse monétaire ces 10 dernières années, sans aucune relation avec l'activité..

    Je pencherai donc plutot pour une réallocation de la masse monétaire, mais ne vous y trompez pas, elle est déjà "là".

    Alors certes si la BCE inonde à taux 0, on va accroitre la quantité de monnaie en circulation, à priori..
    Sauf qu'une grosse quantité de monnaie "virtuelle" déja en circulation pourrait aussi s'évaporer par une perte de valeur (dérivés notamment..)

    Bref je pense ne pas être suffisamment qualifié mais on peut imaginer d'un coté quelques milliers de milliards partir en fumée, mais qui ne tournent absolument pas dans l'économie réelle, et de l'autre quelques centaines de milliards injectés "pour de bon" dans l'économie réelle..

    Le plan "obama" qui a injecté 800 milliards dans l'éco US n'a pas généré d'inflation, meme si l'or a explosé depuis 2008..
    Par contre en parallèle de ce plan officiel, la FED a injecté des milliers de milliards dans le circuit virtuel.. ce sont ceux là qu'il faut voir partir en fumée ;)


  • 27 mai 2012 18:53

    mes propos. Je dois avouer que je suis juste un observateur et mes phrases sont vraisemblablement obscures car je ne travaille pas dans la finance .

    Vous écrivez :
    "mais on peut imaginer d'un coté quelques milliers de milliards partir en fumée, mais qui ne tournent absolument pas dans l'économie réelle, et de l'autre quelques centaines de milliards injectés "pour de bon" dans l'économie réelle.."

    Voilà ce que je voulais dire par célérité de la masse monétaire. La bulle monétaire est déjà présente pour créer une très forte inflation mais sa "célérité" est nulle car elle ne circule pas dans l'économie (elle passe de banque en banque, elle est virtuelle, bilan des banques c'est du vent). De fait pour le moment pas ou peu d'impact sur l'inflation.
    Par contre si la planche à billets déverse directement dans l'économie elle impactera plus fortement les prix de la vie courante. D'ou hausse des salaires (et prestations) pour calmer la population. On connait la suite.


  • 27 mai 2012 20:57

    je vous rassure pattou, moi aussi, je ne suis qu'un simple observateur, je ne travaille absolument pas dans ce domaine.. Avez vous vu "margin call" ?
    Il ne faut surtout pas que j'aille bosser dans une BFI ou une salle de marché, je ne résisterais pas longtemps avant d'avoir des envies de meurtres ;)


  • 31 mai 2012 03:29

    10 ans allemand : 1.26%
    10 ans suisse : 0.57%
    10 ans japon : 0.82%
    10 ans UK : 1.87%
    10 ans US : 1.65%
    10 ans france : 2.47%

    A l'exception du 10 ans UK, tous les autres ont encore perdu 10 à 20 points de base, et ce même sur des taux aussi bas (suisse à 0.67 il y a une semaine, 0.57 ce jour)..

    Pendant ce temps là les 10 espagnols et italiens sont repassés au dessus de 6%

    ça va mal finir c't'histoire...


  • 01 juin 2012 15:30

    clout à 2.37 hier, on est à 2.07..

    le reste est à l'avenant

    10 ans allemand : 1.17%
    10 ans suisse : 0.49%
    10 ans japon : 0.79%
    10 ans UK : 1.54%
    10 ans US : 1.65%


  • 01 juin 2012 16:20

    une telle dégringolade reproduite deux fois en quelques jours. A mon avis trop fort d'un coup, ça sent l'explosion de bulle. Encore pour cela faudrait-il que l'on n'entre pas en déflaton pour plusieurs décennies...


  • 07 juin 2012 15:33

    Sans vouloir perturber votre échange, je crois que vous oubliez un détail de taille

    Ce sont nos banques qui font baisser les taux.
    Financement "gratuit" BCE et achat de papier(OAT) le moins consommateur de fonds propres par rapport aux exigences...

    Tout comme pour les fonds euros c'est le jour où les taux remonteront qu'il faudra être vigilant ;-) (je fais référence à la tête des bilans de nos banques le jour où cela se produira).

    La problématique reste la même : quand ?

    Bien à vous...


  • 07 juin 2012 18:40

    duquel les banques françaises commenceraient à souffrir ? A partir de 4.5 % pour le 10 ans ? Et l'obligataire n'est il pas hors bilan pour les banques (il suffit de conserver jusqu'à échéance pour ne pas prendre de perte en K). Par avance toutes mes excuses pour la naïveté de mes questions.


  • 07 juin 2012 18:41

    je manque à mes obligations


  • 11 juin 2012 12:34

    Pour le niveau de taux :
    Difficile de savoir pour le moment tant que les programmes de réduction de taille de bilan ne sont pas achevés.

    Pour le "hors bilan" :
    La moins-value latente impacterait immédiatement les ratio de solvabilité. Il faudrait mettre au pot pour conserver les niveaux de fonds propres réglementaires...

    Bien à vous,


  • 11 juin 2012 14:50

    à 14:45

    Espagne : 6,42 (+3,35 %)
    Italie : 5,96 (+3,26 %)
    France : 2,60 (+3,46 %).

    Le plus inquiétant est que la tendeance s'est totalemnt inversé en cours de journée pour l'Espagne et l'Italie (en matinée leurs taux se détendaient de plus de 2 %).
    Ca devient très chaud


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