On dit que la France qui est a 80% du PIB pour ça dette se dirige vers 100% et que cela est une catastrophe ! Je rappels aux gens que la japon a une dette de 200% du PIB depuis 20 ans, et il ne me semble pas que le Japon soit a feu et a sang ou un pays sous développé.
Si on prend lexemple pour un particulier, 100% du PIB cela signifie que vous avez 100 de crédit (de passif) pour 100 dactif, comme lorsque vous achetez un bien immobilier sans apport. (la maison a une valeur de 100 et vous avez un crédit de 100, vous avez donc 100% de dette sur votre richesse)
Donc ce ratio nest pas un signe de surendettement. Ce qui compte, cest la capacité des états a rembourser leurs dettes. Dans lhistoire, des états avec une dette faible, de 20% ont fait défaut !
Si je prends lexemple dun particulier, vous pouvez être dans limpossibilité de rembourser votre prêt alors que celui-ci ne représente que 20% de votre patrimoine. Tout cela dépend de vos revenus et de vos échéances de prêt.
Cest la même chose pour les états.
Aujourdhui un état ayant une dette de 100 sur une richesse de 100 avec un taux de 3, à une charge dintérêt de 3+10 de capital en moyenne soit 13 de remboursement. Si votre budget est de 50, ce qui est le cas de la France dont les prélèvements représentent 50% du PIB, lendettement de la France est de 13/50 = 26% . La France ne peut pas augmenter ses revenus, car elle est déjà au maximum de pression fiscale, ce qui nest pas le cas des USA. On dit quun état est sur endetté, quand sa charge de remboursement atteint 50% de ses revenus, soit pour la France 50% de 50 = 25 .
Pour atteindre ce niveau il faut que lendettement passe à 200 avec un taux de 3, ou à 156% du PIB avec un taux de 6%. On est loin de la faillite. Idem pour les USA.
Ceux qui comptent sur le défaut des états pour spéculer en seront pour leurs frais.
Le seul risque que représente cette dette, est le phénomène déviction monétaire, ou lépargne irai à létat et non à léconomie réel, les entreprises.
De même, la pression fiscale peut entraver la croissance.
Le véritable risque est celui-ci, et non un défaut des états, qui nest pas, en létat actuel des choses, plausible.
Je parle ici des grands pays, et non des petits pays.
Malheureusement, les économies occidentales, fortement endetté, rentre dans une phase de deleveraging. Il y avait 2 scénarios possibles :
1- Reprise de lactivité avec hyperinflation
2- Scénario à la japonaise.
Au final, les indicateurs montent que les pays endettés prennent le chemin du japon avec une croissance molle, une inflation faible voir négative.
Je parie sur les pays émergents, avec une croissance forte et un endettement faible.
Du coup, la composition de mon portefeuille modèle est sensiblement modifiée.
Je pense effectivement que les émergents vont tirer lessentiel de la croissance mondiale pendant les années à venir. Ces économies sont, petit à petit, indépendante des économies occidentales. Elles ont désormais un marché intérieur puissant, faiblement endetté avec un potentiel de croissance très fort. Les économies occidentales vont accompagner la croissance de ces pays, mais cela ne comblera pas leffondrement de leur marché domestique et senfoncer dans la déflation