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Assurance Vie : AV, les nouveaux Emprunts russes ?

08 déc. 2010 20:07

Deuxième message après effacement du premier . . . On peut continuer longtemps comme cela . .
.

http://www.boursorama.com/forum-assurance-vie-av-les-nouveaux-emprunts-russ es-404549381-1

Posté par lvidalen ( Ni Put Ni Subprime ) · boursomarquer
AV, les nouveaux Emprunts russes ?

Les nouvelles règles bancaires Bâle 3, applicables à partir du 1er janvier 2013, et la directive Solvabilité 2 pour les assureurs, poussent ces acteurs à renforcer au pire moment leur exposition sur la dette souveraine.

L'actuel cadre Bâle 2 attribue déjà aux dettes publiques détenues au bilan des banques un risque inférieure à celui des dettes d'entreprises et des actions, jusqu'à 0% pour les titres notés AAA à AA-. Bâle 3 accentuera le décalage. Le nouveau ratio de liquidité à 30 jours, dont le principe a été acté le 1er décembre par le Comité de Bâle, impose notamment aux banques de détenir une réserve de liquidité qui ne sera constituée, a priori, que de cash et de dettes souveraines bien notées.

«Solvabilité 2 va obliger les assureurs à doubler la part des obligations d'Etat dans leur portefeuille, de 30% à 50% voire 60% en moyenne, alors que celles-ci sont au plus haut depuis trente ans», souligne Cyril Lureau, directeur général délégué d'Avenir Finance.

En cas de hausse des taux, les compagnies n'ont certes pas à enregistrer en valeur de marché la baisse de leurs obligations, qu'elles sont censées détenir jusqu'à maturité. Mais elles seraient touchés par une restructuration de dette publique, un sujet qui n'est plus tabou en zone euro.

Dans une note publiée hier, Patrick Artus, chez Natixis, estime ainsi que «les régulateurs sont en train d'aggraver la prochaine crise», qui «viendra très probablement d'une crise des dettes publiques des Etats trop endettés».

54 réponses

  • 08 décembre 2010 20:56

    quand vous avez des oblig BPCE a 4,5 a echeance 6 ans que faire des AV


  • 10 décembre 2010 19:46

    Le secteur européen de l'assurance a réussi jusqu'ici à échapper à une surveillance rapprochée, malgré la crise qui touche actuellement la zone euro. Pourtant, cette industrie n'est guère à l'abri des problèmes que rencontrent les économies périphériques européennes et leurs systèmes bancaires. Les assureurs sont parmi ceux qui détiennent le plus d'obligations d'entreprise et de dette souveraine. Et si le secteur a suffisamment de capitaux pour supporter des pertes potentielles liées à une restructuration de la dette d'un Etat méridional, le risque de nouveaux problèmes pour le système financier européen pourrait continuer de peser sur les titres de l'assurance.
    Les assureurs peuvent résister à une volatilité accrue des prix des actifs valorisés à leur valeur de marché, résultant d'un élargissement des écarts de rendement sur le crédit souverain, parce qu'ils conservent leurs titres de dette jusqu'à l'échéance et ne comptabilisent les pertes que lorsque la dette est restructurée. En Europe, les compagnies d'assurance se désengagent progressivement vis-à-vis des émetteurs de dette souveraine jugés risqués. En mai dernier, leur exposition cumulée à la dette portugaise, irlandaise, italienne, grecque et espagnole s'élevait à environ 37% de la valeur comptable des immobilisations corporelles; aujourd'hui, elle est plus proche de 30%.
    Certains, comme l'espagnol Mapfre (MAP.MC) et l'italien Assicurazioni Generali (G.MI), continuent d'avoir une exposition supérieure à 60%. Mais aux niveaux actuels, l'impact d'une restructuration de la dette sur le secteur devrait être gérable. Une décote de 20% sur la dette des cinq pays précités réduirait la valeur comptable des assureurs européens d'environ 6%, selon les estimations de Morgan Stanley. Si les pertes restent dans ces proportions, les assureurs ont les capitaux suffisants pour supporter le choc.

    Cependant, ces calculs partent du principe que l'euro peut faire face à la pression et que les notes de crédit des autres pays européens ne seront pas inquiétées.

    Par ailleurs, la dette des banques est une question potentiellement plus délicate. Aviva (AV.LN) - l'un des rares assureurs à fournir un récapitulatif détaillé de ses investissements en milieu d'année - était exposé à hauteur de 33% aux obligations d'entreprise à fin juin, soit plus de deux fois le niveau des emprunts d'Etats. La dette des banques représente environ la moitié du marché des obligations d'entreprise, et sur le segment de la dette subordonnée, les établissements bancaires fournissent des titres à maturité longue que les assureurs achètent pour couvrir leur passif.

    Certes, les gouvernements de la zone euro ont insisté jusqu'à présent sur le fait qu'ils soutiendraient leurs secteurs bancaires nationaux. Les responsables politiques européens ont rejeté l'idée de contraindre les détenteurs de dette senior des banques irlandaises à prendre à leur charge une partie des pertes selon l'accord de sauvetage conclu le mois dernier, une décision qui aurait pu déclencer une crise encore plus profonde pour le financement des banques européennes.

    Mais tant que le statut de la dette des banques reste problématique, les assureurs risquent d'être entraînés dans la crise de la zone euro.

    Les inquiétudes à l'égard de la dette des banques et du crédit souverain n'ont pas affecté les valorisations des assureurs européens à ce jour. Se négociant un peu en dessous de leur valeur intrinsèque, ces titres restent stables depuis le mois de janvier. Néanmoins, ces niveaux sont proches de points bas historiques, ce qui suggère des craintes persistantes vis-à-vis de la croissance et des besoins de capitaux futurs. Aussi la situation a-t-elle peu de chances de changer jusqu'à ce que la crise de l'euro soit résolue.


    Et aussi :

    Dans la dernière livraison de sa revue de stabilité financière, la Banque centrale européenne souligne que de nombreux assureurs affichent des expositions significatives aux banques via la détention d'actions et de titres de dette. Selon des estimations provisoires, les compagnies d'assurance et les caisses de retraite européennes possédaient au deuxième trimestre environ 569 milliards d'euros de titres de dette émis par des institutions financières de la zone euro, contre 528 milliards au quatrième trimestre de 2009. Cela représente 22% de leurs détentions totales en titres de dette et 8% de leurs actifs financiers globaux. Dans le même temps, leurs participations sous forme d'actions cotées dans ces mêmes établissements avoisinaient 49 milliards d'euros, contre 58 milliards d'euros. D'après la BCE, les assureurs «restent vulnérables à d'éventuels événements hostiles dans le secteur bancaire».


  • 10 décembre 2010 19:54

    merci


  • 11 décembre 2010 16:06

    Toutes ces mises en garde qui reviennent régulièrement ici et dans ces articles, concernent elles l'AV en général ou seulement l'argent investi dans les fonds euros. Au cas où ces scénarios pessimistes se réaliseraient, que se passerait-il pour les contrats investis en UC?
    Je ne les aurais pas crus concernés mais vos titres me font douter.


  • 11 décembre 2010 20:20

    Cette question est traitée dans une file voisine. En résumé, l'argent placé en UC appartient à la compagnie et non au souscripteur des UC ( c'est pourquoi d'ailleurs il n'est pas soumis aux droits de succession).

    Si la compagnie mange la grenouille, l'actif restant se répartira entre les créanciers, qu'ils soient assurés en euros ou en UC.

    Mais auparavant,il faudrait que les autorités de contrôle ne trouvent pas de repreneur (ce qui n'est pas totalement à exclure en cas de crise systémique, si tous les assureurs sont dans le même état) et que le fonds de garantie, doté pour faire face à des incidents isolés mais pas à une crise systémique, et qui serait amené à faire des appels de fonds auprès des assureurs en cas de sinistre grave, soit totalement dépassé par la situation, sans que les Etats puissent venir à la rescousse, puisque le problème viendrait par hypothèse d'un défaut de paiement sur les dettes souveraines . . . Bref, un film - catastrophe mais n'a t'on pas déjà failli voir cela pour les banques il y a peu ? A qui le tour ?


  • 12 décembre 2010 22:01

    Merci pour la réponse. C'est plus clair ainsi.


  • 13 décembre 2010 23:26

    Petercam ne croit pas à une explosion de l'euro :
    (NEWSManagers.com) -
    " Il faut savoir que si l'euro sautait, le système bancaire européen tout entier serait en faillite" , a expliqué le 7 décembre à Paris Peter De Coensel, CIO crédit de Petercam Institutional Asset Management.

    Le raisonnement de l'expert belge s'appuie sur des chiffres simples : en mettant l'exposition des banques des pays du " noyau dur" aux pays dits périphériques en relation avec les fonds propres de ces banques, les ratios sont simplement trop élevés pour que les responsables politiques puissent prendre le risque d'un défaut ou d'un rééchelonnement.

    On peut en effet constater que l'exposition des banques au risque espagnol atteint ainsi 35,8 % des fonds propres des établissements français, 46,5 % pour les banques allemandes et 86,5 % pour les néerlandaises, par exemple. Les banques allemandes sont aussi exposées à 37,1 % de leurs fonds propres à l'Italie, et à 35,9 % à l'Irlande.

    Or, l'Allemagne est le pays réputé le plus solide de la zone euro, et la chancelière Angela Merkel passe pour la plus rigide des défenseurs de l'orthodoxie. Seulement, ajoute Peter De Coensel, même Angela Merkel doit avoir ces ordres de grandeur en tête. D'autant plus que 13 % des exportations allemandes sont absorbées par le Portugal, l'Irlande, l'Italie, la Grèce et l'Espagne et que 25 % de l'excédent commercial allemand proviennent des échanges avec ces pays, dont 12 point du commerce avec l'Espagne. Dès lors, la solidarité devrait s'imposer par la force des choses, même à Berlin, et l'on ne reparlera de rééchelonnement qu'en 2017.

    Le CIO crédit de Petercam constate aussi que la dotation théorique du Fonds de solidarité européen représente pratiquement 8 % du PIB des Etats membres, ce qui correspond au ratio prudentiel longtemps exigé des banques?
    info NEWSManagers


    La planche à billets de la BCE n'a pas fini de chauffer, et Trichet et Merkel de manger leur chapeau, c'est la condition de la survie des banques et des assurances en Europe.


  • 19 décembre 2010 10:30

    des hordes de barbares viendront picoler ton pinard, saccager tes terres et voler ton or!

    Nous au moins on sera assurés!

    MDR.


  • 21 décembre 2010 22:58

    L'assureur allemand Allianz SE (ALV.XE) continuera d'investir dans les emprunts d'Etat européens en 2011, y compris ceux émis par des pays très endettés, rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung dans son édition de mercredi, en citant le directeur général du groupe, Michael Diekmann.

    Le dirigeant s'est par ailleurs déclaré optimiste quant à l'activité du groupe l'an prochain. "Nous n'avons jamais vu de taux de croissance aussi élevé dans l'assurance vie", souligne-t-il, ajoutant que la gestion d'actifs affiche également de solides performances.


  • 10 janvier 2011 22:13

    Les assureurs européens pourraient encaisser un choc sur la dette souveraine

    Alors que les inquiétudes sur les dettes souveraines en Europe pèsent sur les assureurs, en raison du poids important des obligations à taux fixe au sein de leurs portefeuilles, l'heure n'est pourtant pas à l'alarmisme, selon Raymond James.

    «La part des obligations souveraines est prépondérante, notamment chez les réassureurs, mais l'exposition aux 'Pigs' (Portugal , Irlande, Grèce et Espagne, ndlr) est relativement marginale», tempère le courtier, qui se base sur un panel de huit assureurs et réassureurs (Aegon, Allianz, Axa, CNP, Munich Re, Scor, Swiss Re et ZFS). L'exposition brute du panel aux «Pigs», totalisant 62 milliards d'euros, représente ainsi en moyenne 2,8% des investissements totaux. «Les quatre leaders que sont Allianz, Axa, Generali et CNP concentrent 51 milliards d'euros d'exposition», relève Raymond James.

    Alors qu'il se base sur les expositions brutes (et non pas nettes des droits des assurés), le courtier souligne que les assureurs devront pouvoir faire face, le cas échéant, à des dépréciations liées à des restructurations de dette en disposant de marges de manœuvre telles que la réalisation de plus-values sur d'autres actifs.

    «Nos stress tests démontrent (…) d'importantes capacités d'absorption, même pour les groupes les plus exposés», tels que CNP et Generali (dont respectivement 14% et 10% de leur portefeuille de dettes souveraines correspondent à la zone «Pigs», contre 8% pour l'ensemble du panel, ndlr), relève Raymond James.

    «En mobilisant des plus-values latentes d'un montant il est vrai significatif (quelque 100 milliards d'euros, ndlr), les assureurs parviendraient, dans le contexte actuel de taux et de marchés, à neutraliser les pertes formulées dans nos hypothèses (restructuration de 40% pour les dettes grecques et irlandaises et de 20% sur les dettes portugaises et espagnoles, ndlr)», souligne les analystes actions.
    «La mise sous tension du secteur bancaire par un défaut partiel d'un des pays de la zone euro aurait probablement des répercussions non négligeables sur la valorisation des actifs des compagnies d'assurance, ces actifs étant pour la plupart en valeur de marché», avertit toutefois Raymond James. Le poids des obligations émises par les institutions financières au sein de l'échantillon se révèle considérable, représentant 46% des obligations d'entreprises.

    NOTA : s'il n'y avait que les PIGS, mais il y a leurs banques dont les assureurs détiennent des obligs et aussi des poids lourds : Italie, Belgique, bientôt France ?


  • 11 janvier 2011 23:11

    Les compagnies d'AV ont certainement des obligations senior des banques, ça n'est plus un actif sûr :

    La Commission européenne est déterminée à mettre fin au caractère intouchable des obligations senior des banques. La consultation qu'elle a lancée suggère que les créanciers non sécurisés autres que les déposants pourraient subir des pertes lorsque les banques sont en difficulté.

    L'objectif visé est compréhensible: les sauvetages de banques ont coûté 13% du produit intérieur brut de l'Union européenne, ils ont conduit au plan d'urgence pour l'Irlande, et vont entraîner une hausse des impôts dans de nombreux pays. Mais la Commission n'a pas progressé sur les moyens d'y parvenir.

    La Commission propose deux approches pour les dépréciations, qui comportent chacune des écueils. La première approche prévoit que les obligations senior non sécurisées puissent subir une dépréciation une fois les actions et la dette subordonnée annulées, si cela est nécessaire pour rétablir la solvabilité - mais les régulateurs pourraient décider quelles classes de titres sont spécifiquement concernées, en partie pour prendre en compte l'impact possible des pertes sur les créanciers ayant une importance systémique. Cette solution risque de se traduire par un traitement inégal de créanciers de même rang, ce qui est très problématique. Cela suggère en outre que la dette à court terme puisse être exclue, et entraîne le risque que les banques dépendent davantage de financements volatils.

    Selon la deuxième approche, une certaine proportion de dette serait assortie de clauses permettant de la déprécier à un certain seuil de déclenchement. Se pose alors la question de savoir qui achèterait cette dette et à quel niveau le seuil de déclenchement serait fixé.

    Les banques européennes pourraient se trouver désavantagées, car elles ont davantage recours à l'emprunt obligataire pour se financer que leurs concurrentes américaines et asiatiques.

    Cela complique la question de la recapitalisation: si les coûts de financement sur les marchés augmentent fortement en raison des nouvelles réglementations, les banques vont voir leurs marges réduites jusqu'à ce que leurs portefeuilles d'actifs enregistrent une revalorisation, un processus beaucoup plus long. Par ailleurs, les banques pourraient devoir réduire la taille de leurs bilans, ce qui réduirait les flux de crédit à l'économie, et entraverait la croissance.

    La Commission veut mettre sur pied une législation d'ici l'été. Le défi sera d'éviter de créer une incertitude réglementaire telle qu'elle provoque une nouvelle tourmente sur un marché déjà agité par la résurgence de tensions liées aux dettes souveraines européennes. Ce ne sera pas chose aisée.


  • 12 janvier 2011 22:35

    Le marché attend globalement un 'haircut' (une décote, NDLR) sur la dette souveraine. Donc il n'a pas envie d'être exposé à des acteurs eux-mêmes exposés", résume Cyril Meilland, analyste chez Crédit agricole Cheuvreux. Pour preuve, les grandes valeurs bancaires de la zone euro ont toutes fini l'année boursière 2010 dans le rouge.

    "Il n'y a pas d'inquiétudes particulières à avoir sur l'impact des tensions de la dette souveraine sur le secteur bancaire", assure Ramon Fernandez, directeur général du Trésor. Et il ajoute : "En Europe, les banques sont globalement bien capitalisées."

    A l'Autorité des marchés financiers (AMF), on avance un autre argument pour justifier la confiance : "Qui achète avant tout les obligations d'Etat, en réalité ? Ce ne sont pas les banques. Les banques sont des intermédiaires. Elles en ont, certes, mais c'est surtout l'assurance-vie", fait valoir Thierry Francq, son secrétaire général.

    Commentaire : Quel cynisme de l'AMF, censée protéger les épargnants ! Les détenteurs finaux des emprunts d'Etat, subprimes publics, seront les dindons de la farce, comme l'ont été les porteurs de créances immobilières titrisées aux USA en 2007 et les porteurs d'emprunts russes encouragés à souscrire par les gouvernements d'avant 1914 (mais sans incitations fiscales, à l'époque...).


  • 15 janvier 2011 16:18

    Ayant participé à ton message initial, je suis resté discret sur ton deuxieme pour limiter l'éffacement.

    Effectivement tu as exprimé de façon clair ce que je pense dans ta file sur le risque de l'AV.

    @+


  • 20 janvier 2011 23:17

    Un nouveau mode de restructuration de la dette souveraine pourrait voir le jour dans la zone euro. Alors que les discussions sur la réforme du fonds européen de stabilité financière (EFSF) ne devraient aboutir qu'en mars prochain, la possibilité de permettre à l'EFSF ou aux Etats en difficulté de racheter leur dette a été évoquée ces derniers jours par la presse allemande et par des économistes.

    L'Allemagne envisagerait de laisser la Grèce se financer auprès de l'EFSF, indique dans son édition du jour Die Zeit qui cite des sources gouvernementales, ce qui lui permettrait de racheter sur le marché sa propre dette. La solution serait avantageuse pour la Grèce puisqu'elle se financerait à bon compte auprès de l'EFSF, à un niveau inférieur au service de sa dette. Au niveau européen, ce projet permettrait à la BCE de limiter son programme de rachat de dette souveraine.

    Une idée proche a été avancée par des économistes récemment. Les analystes crédit de CreditSights expliquaient en fin de semaine dernière qu'une intervention de l'EFSF sur le marché secondaire permettrait une restructuration partielle et volontaire de la dette d'un pays périphérique, à un niveau inférieur au nominal. Pour Royal Bank of Scotland, procéder à une restructuration via des rachats par le fonds de titres souverains serait une «solution élégante», selon Jacques Cailloux, chef économiste Europe.

    L'EFSF pourrait par exemple racheter sur le marché de la dette grecque à 80% du pair et la revendre à la Grèce à 90%. L'EFSF gagnerait 10 cents, le marché perdrait 20 cents et l'Etat grec réduirait sa valeur actuelle nette de 10 cents. Il s'agirait en somme d'un mécanisme de marché pour restructurer la dette souveraine.

    Dans le projet évoqué par Die Zeit, les rachats seraient effectués par l'Etat souverain lui-même, qui serait financé par l'EFSF si nécessaire.«Nous estimons qu'il y a maintenant une probabilité significative que les politiques européens se mettent à travailler sur une restructuration basée sur le marché», indique Jacques Cailloux.

    Toutefois, la réflexion risque d'être encore longue. Pour l'heure, le projet envisagé par Die Zeit a été démenti. «Il n'y a aucune discussion au sujet d'une restructuration», a indiqué le ministre des Finances grec Philippos Sachinidis à Reuters. Le ministère des Finances allemand a également démenti auprès de l'AFP.

    Commentaire : solution de rachat de dettes publiques "avantageuse" , "élégante" : en effet, comme il ne s'agit pas d'une restructuration officielle mais raampante, les assureurs n'ont pas à déprécier leur portefeuille !

    La Grèce et l'Allemagne ont cherché jeudi à faire taire les rumeurs selon lesquelles Athènes aurait besoin de l'aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour racheter sa dette, ce qui pourrait rencontrer une vive opposition des parlements nationaux.
    Un journal allemand a rapporté que les pays de la zone euro réfléchissaient à un plan pour permettre à la Grèce et à l'Irlande d'effacer une partie de leur dette en ayant recours au FESF, mis en place après le sauvetage d'Athènes comme filet de sécurité pour les autres pays qui connaissent des difficultés.
    The Financial Times Deutschland rapporte que les ministres des Finances de la zone euro, réunis lundi dernier, avaient discuté d'un plan pour que le FESF achète de la dette de ces Etats ou leur accorde des prêts avantageux pour racheter leur propre dette.
    Une source de la zone euro a confirmé à Reuters que cette dernière envisageait d'autoriser le Fonds européen de stabilité financière (FESF) à acheter des obligations d'Etats membres en difficulté face à la crise de la dette.
    Un élément de ce plan n'a toutefois pas été éclairci, à savoir si les détenteurs d'obligations souveraines de ces pays seraient payés à la valeur nominale du papier ou non. La question d'un éventuel manque à gagner pour ces investisseurs reste donc en suspens.
    Et la validation par les parlements européens des changements des règles encadrant le fonds de 440 millions d'euros, dont la rélle capacité à prêter est bien moindre du fait de son système complexe de garantie, était également incertaine.
    Le parti conservateur de la chancelière allemande Angela Merkel semble prêt à s'opposer à toute tentative d'utilisation du FESF pour acheter de la dette grecque, ce qui doit préalablement être approuvé par les parlements nationaux, a souligné un législateur du parti chrétien-démocrate.
    "Je ne vois pas de volonté imminente pour acheter de la dette d'un Etat via le FESF", a dit à Reuters Hans Michelbach.
    L'Irlande utilisant déjà ce fonds et l'Espagne et le Portugal ayant potentiellement besoin d'y recourir à leur tour, l'Europe réfléchit à un moyen de le renforcer sans augmenter la somme annoncée, ce qui sera aussi difficile à faire accepter à l'opinion et au parlement allemands.
    Le patron du FESF, l'Allemand Klaus Regling, a réfuté l'idée selon laquelle la Grèce aurait actuellement besoin de plus de financement.

    ENJEUX POLITIQUES EN ALLEMAGNE
    Une note de recherche de Barclays Capital estime qu'il est "très probable que les gouvernements de la zone euro décideront
    d'une augmentation de la capacité de prêts du FESF à sa limite statutaire de 440 millions d'euros".
    Barclays estime que, contrairement aux achats de dette directement par le FESF, l'octroi de prêts par le fonds à des Etats
    pour qu'ils rachètent leur propre dette est "plus susceptible d'obtenir du soutien", et notamment de la part de la Banque
    centrale européenne qui serait dès lors soulagée d'une telle responsabilité.
    Les gouvernements grecs et allemands ont plusieurs fois nié les informations indiquant qu'un plan de restructuration de la
    dette était en cours de préparation et l'on refait ce jeudi.
    Et donner à la Grèce et à l'Irlande des fonds pour racheter leur dette ne serait pas forcément interprété comme une
    restructuration.
    Des analystes estiment que le déni de l'Allemagne répond à des considérations politiques en raison des élections qui
    auront lieu cette année dans sept Länders, dans un contexte où la population a fermement exprimé son opposition aux plans
    de sauvetage, notamment dans celui de du Bade-Würtenberg.
    Mais le gouvernement d'Angela Merkel a été prévenu par au moins quelques membres de son groupe "d'hommes sages" qu'il
    fallait se préparer au pire, y compris à une restructuration de la dette grecque.
    Des membres du ministère des Finances allemand préparent actuellement un plan d'urgence pour gérer les conséquences
    d'un éventuel défaut de la Grèce ou d'un besoin de restructuration de sa dette, et analysent ce que serait leur impact
    sur l'Allemagne et la zone euro, ont dit mercredi des sources au fait de la situation.


  • 07 février 2011 21:37

    Une restructuration de dette souveraine passerait par une offre d'échange

    Daniel Gros et Thomas Mayer sont de retour. Le directeur général du think tank européen CEPS et le chef économiste de Deutsche Bank à Londres s'étaient distingués il y a un an en prônant la création d'un fonds monétaire européen. Dans une nouvelle note, ils détaillent le mécanisme qui permettrait au Fonds européen de stabilité financière (EFSF) de restructurer la dette d'un Etat, sans déclencher un défaut.

    Le Fonds offrirait aux créanciers privés d'échanger leurs titres au prix du marché contre sa propre dette de même maturité. Une solution préférable à des rachats directs sur le secondaire, vu l'étroitesse et l'illiquidité de certains marchés.

    Dans un deuxième temps, il négocierait avec chaque pays. En contrepartie de mesures d'austérité, le Fonds ramènerait la valeur nominale de ses créances au prix du marché. En pratique, il échangerait les titres qu'il détient contre de nouveaux emprunts de l'Etat concerné. «Ces nouvelles obligations devraient avoir une maturité longue, dans l'idéal 10 ans ou plus, avec un taux d'intérêt égal au coût de refinancement de l'EFSF augmenté d'une légère marge», écrivent Daniel Gros et Thomas Mayer.

    Si la décote ne suffit pas à rendre la charge de la dette soutenable pour le pays, l'EFSF pourrait accepter un taux d'intérêt plus bas et des maturités plus longues. Mais il serait alors en droit de recevoir des paiements supplémentaires si la croissance du pays dépasse un certain seuil – une forme de retour à meilleure fortune.

    Mais comment pousser les créanciers privés à accepter l'offre d'échange de l'EFSF, alors que le gros de la dette souveraine est logé dans des portefeuilles bancaires et d'assurance qui n'ont pas été mis en valeur de marché ?

    «Dans le cadre des stress tests, les autorités de supervision doivent forcer ces institutions à déprécier leurs titres, ce qui les inciterait à apporter à l'offre», répondent les deux économistes.

    Sur le total de la dette grecque, irlandaise et portugaise, le montant des dépréciations à passer oscillerait entre 130 et 160 milliards. Autre avantage de l'offre: les banques pourraient placer en repo les titres de l'EFSF auprès de la BCE à de meilleures conditions que des emprunts d'Etat moins bien notés.

    Enfin, l'EFSF ne doit pas réclamer un statut de créancier privilégié par rapport aux acteurs privés. Sans quoi «il serait très difficile pour la Grèce, l'Irlande et le Portugal de revenir sur les marchés».


  • 28 février 2011 21:38

    Où sont passées les obligs souveraines des banques sur les pays à risque ?
    Ne les auraient - elles pas refilées aux assureurs avant la deuxième vague de stree tests bancaires européens ?


    Les banques françaises ont réduit leur exposition aux dettes périphériques

    Athènes tient le choc, Rome a moins la cote. Les banques françaises ont profité de la présentation de leurs comptes 2010 pour remettre à jour leur grille d'exposition aux dettes souveraines périphériques en zone euro. Par rapport aux chiffres de fin mars 2010, dévoilés le 23 juillet dans le cadre des tests de résistance bancaire menés en Europe, la tendance est à la baisse.

    L'exposition totale de BNP Paribas, de BPCE, du groupe Crédit Agricole et de la Société Générale aux dettes souveraines espagnoles, grecques, irlandaises, italiennes et portugaises est ainsi passée de 71,3 à 61 milliards d'euros. Soit une réduction de 14,5% en neuf mois, et même de 48% pour BPCE.

    La grosse majorité de ces expositions souveraines est comptabilisée dans le portefeuille bancaire, qui n'est pas mis en valeur de marché et n'avait pas été «stressé» au printemps dernier. BNP Paribas reste toujours, et de loin, l'établissement le plus exposé à la dette périphérique, avec davantage que les trois autres groupes réunis.

    En proportion, c'est vis-à-vis de l'Irlande que les banques françaises, déjà peu en risque, se sont le plus allégées. Notamment le Crédit Agricole, qui détenait l'essentiel de ses titres dans son portefeuille de trading. En valeur, c'est l'Italie, premier poste d'exposition, qui a le plus souffert de la réduction des portefeuilles (plus de 8 milliards d'euros). Le Crédit Agricole, qui affichait sur l'Italie des positions de trading de 8,8 milliards à fin mars, les a réduites à 1,4 milliard, gonflant dans le même temps son portefeuille bancaire de 3,5 à 8,7 milliards.

    Les banques françaises ont en revanche tenu leur promesse de ne pas réduire leur exposition à la Grèce. Promesse qui ne s'appliquait qu'au portefeuille bancaire. La Société Générale a ainsi pu ramener ses positions en trading de 1,8 milliard à 200 millions.


  • 28 février 2011 22:44

    tu proposes quoi?
    Si on veut suivre ce raisonnement il faut quitter l'Assurance Vie en euros comme en UC.

    Il reste quoi?
    Les banques sont elles plus solides ?Les avoirs y seront ils plus liquides en cas de crise majeure?
    Peut être des monétaires mais dans quelles banques?

    En tout cas merci pour tes interventions argumentées répétées et suivies.
    Bonne soirée
    Cordialement


  • 02 mars 2011 20:39

    je remonte ma question.

    Merci
    Bonne soirée


  • 02 mars 2011 23:07

    Les porteurs de créances, et notamment d'AV, sont en danger si tout s'achève par une crise générale de solvabilité publique ou une hyperinflation alors qu'il restera toujours qq chose de l'immobilier détenu en direct. La forte hausse des prix immobiliers en 2010 n'a pas d'autre cause. Le poids des valeurs mobilières en portefeuille doit donc rester limité.


  • 03 mars 2011 08:00

    l'immobilier a servi de refuge.

    Que se passera-t-il si les taux augmentent un peu fortement pour l'immobilier ?

    Ou bien, que se passera-t-il si les choses s'assainissent au niveau des dettes ?

    Pour moi la hausse de l'immobilier est boostée par des facteurs extérieurs qui peuvent se retourner.


  • 03 mars 2011 12:25

    un appartement coute plus cher dans le nord est de la france qu'à Miami avec vue sur la mer...


  • 03 mars 2011 13:40

    les derniers chiffres de la hausse annuelle de l'immobilier et un rappel : la dernière fois que la hausse a été aussi forte c'était à la veille du krach immobilier au début des années 90.

    ça laisse songeur...


  • 20 mars 2011 11:26

    tout au moins,tant qu'on ne tient pas compte des dettes souveraines ! On vit encore sur la fiction que les titres de celle - ci représentent l'actif le plus sûr qui soit pour un assureur ...

    Les assureurs européens bien armés pour Solvabilité II -AEAPP

    Les assureurs européens sont bien armés pour satisfaire aux futures normes sur les exigences de fonds propres, a assuré vendredi le nouveau gendarme de l'assurance de l'Union européenne.
    La cinquième et dernière étude d'impact des nouvelles règles de fonds propres - connues sous le nom de Solvabilité II - a démontré que les 167 assureurs et réassureurs testés avaient suffisamment d'excédents de capitaux pour protéger les assurés des conséquences des crises financières, a indiqué l'Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles, ou AEAPP.
    Selon l'AEAPP, les institutions testées détiennent 676 milliards d'euros d'excédents de capitaux de plus que le minimum requis. Et pour ce qui concerne le seuil plus élevé du "Capital de solvabilité requis", qui marque le niveau auquel le gendarme de l'assurance peut commencer à intervenir, ces institutions ont encore quelque 395 milliards d'euros de capitaux excédentaires.
    Cela confirme la solide position du secteur de l'assurance européen puisque les excédents de capitaux ont été obtenus malgré un contexte de marché difficile, a expliqué l'AEAPP dans un communiqué.
    Les normes Solvabilité II recouvrent un ensemble de règles strictes destinées aux assureurs européens en matière de fonds propres, de risque et d'établissement des états financiers. L'Union européenne, qui prévoit de mettre en place ce nouveau régime en 2013, est en train d'en finaliser les détails.
    Les assureurs français satisfont dans l'ensemble aux exigences de Solvabilité 2


    L'Agefi le 16/03/11 07:00
    Les résultats de la cinquième étude quantitative d'impact (QIS 5) des règles de Solvabilité 2 se sont révélés plutôt rassurants pour le monde de l'assurance française. L'Autorité de contrôle prudentiel (ACP), qui en dévoilait la teneur hier, a souligné la «très forte hausse de la participation» par rapport à QIS4. La France est ainsi le premier pays participant à l'étude avec 546 réponses: elles représentent 68% des organismes, soit 95% des provisions techniques et des primes en assurance non-vie. Surtout, les résultats «confirment la solidité du marché français», s'est réjouie Danièle Nouy, secrétaire générale de l'ACP.
    Les deux niveaux d'exigence sont en effet largement couverts, qu'il s'agisse du capital de solvabilité requis (SCR) pour absorber un choc économique majeur, ou du minimum de capital requis (MCR), en dessous duquel l'autorité de tutelle devra intervenir immédiatement. Ils ont été fixés à respectivement 101 et 39 milliards d'euros au titre de la formule standard.
    Les sociétés cumulent un excès de couverture du SCR de 82 milliards d'euros, soit 23% de moins que sous Solvabilité 1. Les éléments éligibles pour le calcul du MCR s'élèvent eux à 174 milliards d'euros, dépassant donc le minimum requis de 135 milliards.
    Cela dit, deux éléments préservent d'un excès d'optimisme. «Il faut faire preuve de prudence, car l'exercice était nouveau pour beaucoup d'organismes. Pour les plus petits, la qualité des données de départ n'était pas celle que l'on aurait pu souhaiter», prévient Danièle Nouy. En outre, le QIS 5 et ses réponses ont été établies à partir des chiffres de l'année 2009, où la conjoncture des marchés était plutôt favorable – laissant planer une inconnue sur la volatilité du SCR.
    Par ailleurs, le QIS 5 a été l'occasion de soulever certaines questions. La formule du SCR est jugée trop complexe ou inadaptée, par exemple pour le calcul du risque catastrophe et de la réassurance non proportionnelle. Enfin, l'élaboration du bilan prudentiel (au 1er janvier 2013) promet d'être difficile pour les assureurs n'utilisant par les normes IFRS, les règles françaises de valorisation étant «très éloignées» de Solvabilité 2. «Certains organismes ont eu recours à une simplification un peu sommaire. Il sera nécessaire de soumettre ce bilan à un audit externe au moment où la réglementation sera appliquée», estime Danièle Nouy.


  • 20 mars 2011 12:26

    sur des comptes courants, on ne perd que l'inflation chaque année et aucun risque sur le capital restant

    c'est pas si mal eu égard à ce qu'on nous annonce sur les autres placements


  • 20 mars 2011 14:20

    j'en viens à penser, à tort ou à raison ,comme toi;
    en utilisant les "livret plus" et autres" comptes à terme "on peut même (pour le moment) se protéger plus ou moins correctement de l'inflation.
    Bonne journée


  • 21 mars 2011 08:13

    y a mieux à faire, il suffit de consulter les palmarès sur 5 ans ou 10 ans. Sans oublier que ces palmarès sont fait en restant investi à 100 % en permanence y compris pendant les crises.


  • 26 mars 2011 11:42

    Les assureurs français expriment toujours de vives inquiétudes sur Solvabilité 2

    Les craintes des assureurs français à l'égard de la directive Solvabilité 2 sont toujours aussi vives. «J'étais inquiet et je le suis encore plus maintenant», a déclaré hier Michel Dupuydauby, directeur général de la MACSF, lors d'une
    conférence organisée dans le cadre du salon Décid'Assur à Paris.

    La publication la semaine dernière des résultats du QIS 5 (cinquième étude quantitative d'impact) était pourtant de nature à rassurer le secteur. Selon l'Autorité européenne de supervision des assureurs, l'Eiopa, l'excédent de capital des assureurs ressort ainsi à 395 milliards d'euros pour la nouvelle exigence cible de capital (SCR) et à 676 milliards
    pour le seuil minimal de capital requis (MCR).

    «Il faut lire les résultats du QIS 5 dans leur intégralité, nuance cependant Antoine Lissowski, directeur financier de CNP Assurances. L'Eiopa a communiqué sur l'énorme excédent de capital du
    secteur, mais celui-ci a fondu par rapport au QIS 4 et une partie non négligeable des compagnies n'atteint pas le seuil de 100%.»

    Les compagnies pointent du doigt la forte volatilité en termes d'exigences de fonds propres en raison de la sensibilité du modèle à l'évolution des marchés financiers. «Le QIS 5 a été fait sur la base des résultats 2009, quand les taux d'intérêt étaient bas, note Michel Dupuydauby. Il n'est pas sûr que les chiffres soient aussi favorables sur l'exercice
    2010 quand les taux ont remonté.» De fait, chez CNP Assurances, en appliquant le QIS 5, le taux de marge de solvabilité ressort à 200% à fin 2009 mais il chute à 160% sur la base des résultats 2010.

    «On peut se demander si Solvabilité 2 n'est pas lui-même un risque systémique», a ajouté Antoine Lissowski.
    Les assureurs ne sont guère plus enthousiastes sur les mesures transitoires prévues dans le cadre de la directive «Omnibus 2». «Ce texte permet seulement au Parlement européen de voter de telles mesures transitoires, nuance Michel
    Dupuydauby. La question est de savoir jusqu'à quel point ira le Parlement.» Or, le calendrier est particulièrement serré,
    les eurodéputés devant voter ce texte d'ici fin juin. «Mais s'ils votent fin novembre, tout le calendrier sera décalé»,
    a indiqué Yanick Bonnet, responsable vie et finances au Gema. Un report qui laisserait alors peu de temps aux assureurs pour être prêts au 1er janvier 2013, date d'entrée en vigueur de Solvabilité 2.


    N.B. Et ceci, sans parler des dettes souveraines massivement détenus par les assureurs du fait que la réglementation est fondée sur la fiction que c'est toujours le placement le plus sûr...


  • 19 avril 2011 22:47

    Les Grecs n'ont pas fini de subir un régime spartiate !

    Une restructuration immédiate de la dette grecque est jugée dangereuse

    Entre rumeurs et démentis, les craintes d'une restructuration de la dette grecque continueront pendant de longs mois à répandre de la volatilité sur les marchés financiers. Selon des sources proches de la coalition au pouvoir en Allemagne citées hier par Reuters, certains officiels allemands ne voient pas Athènes passer l'été sans restructuration. «La question à présent n'est plus de savoir si nous restructurons mais quand nous le ferons», aurait dit à Die Welt un ministre grec. Mais si la plupart des économistes estiment l'issue inéluctable, ils sont tout autant à juger très risquée une restructuration immédiate de la dette souveraine par le biais d'une décote.
    Dès 2012, la Grèce devrait en théorie émettre 40 milliards d'euros sur les marchés, un montant doublé en 2014 pour rembourser à la fois ses échéances obligataires et les prêts bilatéraux reçus du FMI et de l'Union européenne, selon JPMorgan. Un échéancier intenable car on voit mal comment le pays pourrait retrouver dès l'an prochain un accès au marché.
    Un coup d'œil à la répartition de la dette grecque suffit cependant à montrer toute la difficulté d'une restructuration. Les pertes du système bancaire européen, qui a souffert en Bourse hier, se compteraient en dizaines de milliards d'euros. Pour le secteur local, «une restructuration de dette conduirait à la faillite une bonne partie du système bancaire grec», a prévenu le 14 avril Lorenzo Bini Smaghi, membre de la BCE. Les prêteurs locaux, qui financent aujourd'hui 18% de leur bilan grâce aux fonds de la Banque centrale européenne, risqueraient en outre une crise de liquidité. «Il serait difficile à la BCE de leur prêter contre du collatéral grec (dette publique ou garantie par l'Etat)», relève Laurent Fransolet, stratégiste taux chez Barclays Capital.
    La BCE, qui affiche 76 milliards de dettes souveraines périphériques à son bilan mais qui a cessé d'en acheter sur le marché secondaire, s'exposerait aussi à des pertes, limitées par le fait qu'elle a acheté les obligations grecques à leur prix de marché et non à leur valeur faciale.
    Les Etats européens paieraient aussi la facture. Si les 15 milliards de prêts accordés à la Grèce par le FMI jouissent d'un statut de créances privilégiées, ceux de l'Union européenne sont, jusqu'en 2013, de même rang que les obligations détenues par les investisseurs privés. «En restructurant aujourd'hui, une décote de 50% imposerait des pertes immédiates de 19,2 milliards aux pays de l'Union européenne, dont 5 milliards à la charge de l'Allemagne», calcule Mark Wall, économiste chez Deutsche Bank.
    Entre ce coût direct et les fonds publics dont certaines banques pourraient avoir besoin pour éponger leurs propres pertes, sans compter les effets de contagion à d'autres pays, les politiques ont donc toutes les raisons de temporiser. D'autant que le climat électoral est défavorable, l'exemple finlandais le prouve. Attendre permettrait aussi au stock de dette grecque détenu par la BCE, de maturité plutôt courte, de diminuer progressivement. En revanche, plus le temps passe, plus une part importante de la dette grecque sera détenue par le FMI et l'Union européenne: de 15% aujourd'hui, elle pourrait en représenter près du tiers dans deux ans, estime Barclays Capital.
    L'intérêt d'une restructuration immédiate laisse enfin nombre d'observateurs sceptiques. «Elle n'aurait pas d'utilité car ne serait pas considérée par le marché comme un élément d'une sortie de crise crédible», souligne David Mackie, économiste chez JPMorgan. Ce dernier relève que le principal problème d'Athènes, aujourd'hui, est son incapacité à tenir le plan de marche fixé par l'UE et le FMI, du fait de recettes budgétaires insuffisantes. Le pays reste en outre en déficit primaire, ce qui, faute d'accès au marché, le rend dépendant de l'aide extérieure avant même d'assurer le service de sa dette. Il faudrait attendre que la Grèce dégage à nouveau un excédent primaire – ce que le FMI et l'UE prévoient pour 2012 – pour rendre crédible une restructuration ordonnée de la dette grecque.


  • 28 mai 2011 21:53

    Les Français boudent l'assurance vie :

    L'intérêt des Français pour l'assurance vie est en forte baisse. C'est ce que démontre la chute importante des collectes nettes pour ces contrats. Depuis que l?indicateur a été mis en place, en 2005, le secteur a connu sa pire chute en 5 mois. Le mois d?avril a enregistré un manque à gagner de 12,2 milliards d?euros, soit 48% de moins que le mois d?avril 2010.

    La collecte des contrats d'assurance-vie est mesurée par la différence entre les versements effectués par les adhérents et les remboursements effectués par les assureurs. Selon les chiffres de la Société Française des Sociétés d?Assurance (FFSA), ce recul est dû à la hausse du taux de rendement du livret A. Ce dernier devrait d?ailleurs atteindre les 2,25% en août. La concurrence du livret A n'est cependant pas la seule cause du désamour pour l'assurance vie.

    Selon le site internet de l'Argus de l'assurance, deux explications sont à prendre en compte. Tout d?abord, l?augmentation du prix des prestations de 13% conjuguée à la baisse du pouvoir d?achat des Français. Mais aussi la réallocation de l?épargne vers l?immobilier. La pierre est désormais perçue comme une meilleure valeur refuge.

    Une troisième explication a notre préférence. L'assurance-vie est devenue un placement de moins en moins sûr. « Lorsqu'un particulier place ses quelques économies dans des produits "Assurance Vie", cela revient à... acheter de la dette française ! Or la dette publique de notre pays étant considérable, le risque de défaut de paiement devient substantiel. Il est par conséquent compréhensible de voir les épargnants s'orienter vers d'autres placements plus sécurisants ». Recueillie dans La Tribune, cette phrase de Jean-Christophe Destailleur, représentant du Nouveau Centre Nord, résume parfaitement la tendance des épargnants. Ces derniers ne font plus vraiment confiance à l?Etat et préfèrent se concentrer dans l?immobilier ou des investissements moins coûteux et plus rentables.

    Nous n'en sommes aujourd'hui qu'à la baisse des collectes. La situation n'est donc pas encore grave. En revanche, c'est un premier signe inquiétant. Le pire est à venir si les détenteurs de contrats d'assurance-vie commencent à en sortir. Cela contraindra les assureurs à vendre une partie des titres d'Etat. Pour éponger leurs moins-values, ils augmenteront leurs tarifs et baisseront la rémunération des contrats.

    C'est l'un des scénarios que nous avions envisagé dans notre rapport stress tests des assureurs. Il existe des moyens pour vous couvrir, notamment en modifiant votre allocation d'actifs sans casser votre contrat.


  • 30 mai 2011 11:52

    L'or n'a pas fini de monter
    Je vous signale que les napoleons cotent pour leur poids d'or, c'est a dire sans prime, ce qui demontre que le public n'a pas encore compris qu'il faut en avoir
    Lors de la derniere crise inflationniste, le nap se traitait a plus de 50% de prime au dessus de sa valeur or.
    Donc acheter maintenant me parrait plus prudent qu'attendre que le sauve qui peut general declenche une envolée du cours de l'or
    Opinion personnelle.


  • 23 juin 2011 22:36

    La prime faible ou nulle sur les pièces s'explique, selon moi, par la prime énorme que l'once présente déjà par rapport à son prix d'extraction. Sauf troubles civils graves, il ne faut donc pas s'attendre à une augmentation sensible de la prime sur les pièces.

    L'immobilier est une valeur - refuge contre un effondrement du système financier ou, plus probablement, un redémarrage de l'inflation qui, malgré sa hausse, reste proportionnellement beaucoup plus abordable que l'or.


  • 24 juin 2011 23:13

    Nous y voilà ! Comme on pouvait s'en douter, les assureurs européens vont être fermement priés de conserver volontairement les junks bonds grecs dans leur bilan ou même d'y souscrire :

    1° Les banques et compagnies d'assurance françaises sont prêtes à souscrire volontairement à de nouvelles obligations publiques grecques, a déclaré vendredi Nicolas Sarkozy à l'issue du Conseil européen de Bruxelles.

    Ce processus de "rollover" sur une base volontaire est la solution actuellement à l'étude pour permettre aux investisseurs privés de participer au plan de sauvetage financier de la Grèce, mis sur pied par les pays de la zone euro.
    Prié de dire si les grandes banques françaises comme la Société générale , le Crédit agricole et la BNP y étaient prêtes, le chef de l'Etat français a répondu: "La réponse est 'oui' mais ce ne sont pas simplement les banques, ce sont aussi les compagnies d'assurance."

    Il a souligné que cela faisait partie de ce qu'il avait négocié avec la chancelière allemande Angela Merkel. "Nous avions convenu ensemble que c'était les banques et les assurances qui, sur la base du volontariat, devraient y participer", a rappelé le président français.

    "Nous avons eu beaucoup de réunions de travail avec les banques et les compagnies d'assurance françaises", a-t-il ajouté. "Par ailleurs, nous sommes au courant des réunions de travail qui se sont tenues dans l'ensemble de la zone euro (...) et je puis vous dire que de, ce côté-là, nous n'avons pas de difficulté ou pas de crainte."
    Il n'a rien voulu dire de plus précis sur les conditions et modalités de la participation de ces institutions financières au sauvetage financier de la Grèce.

    "Sur les conditions, on communiquera le moment venu. Mais il y a une volonté de sauver l'euro, d'assurer la solidarité de la zone euro, qui est extrêmement forte", a-t-il dit.

    Selon des sources bancaires européennes, des banques et des responsables des autorités monétaires et financières discutent d'une proposition visant à remplacer la dette grecque par une catégorie d'obligations différentes.
    Il s'agit d'éviter que les agences de notation ne placent la dette grecque en défaut. Les banques allemandes et françaises, avec les banques grecques, sont les principales détentrices de la dette grecque, et donc les plus exposées à tout défaut éventuel.

    2° Les banques et les assurances européennes sont prêtes à participer à un reprofilage de la dette grecque, a indiqué vendredi Nicolas Sarkozy, alors que les négociations entre les pays de la zone euro et les institutions financières se poursuivent.

    Le président français a expliqué qu'aucune difficulté particulière ne s'était posée lors des nombreuses réunions avec les groupes bancaires et d'assurance français, et qu'il en était de même dans les autres pays de la zone euro.
    Il a estimé que le mécanisme d'aide à Athènes, qui comprend un nouveau plan de sauvetage et prévoit une participation du secteur privé, devrait être prêt début juillet.

    Banques et responsables des autorités monétaires et financières européens discutent d'une proposition visant à remplacer la dette grecque par une catégorie d'obligations différentes pour parer aux réserves des agences de notation vis-à-vis d'un "rollover". Cette proposition prévoit une reconduction volontaire des obligations grecques mais par le biais de titres de nature différente et non comparable pour éviter que les agences de notation ne placent la dette grecque en défaut, ont déclaré vendredi deux sources bancaires européennes à Reuters.

    "Seul un assortiment d'obligations totalement différent fera que les agences de notation considèreront la restructuration comme volontaire et ne déclareront pas la Grèce insolvable", a dit l'une d'elle.


  • 28 juin 2011 22:16

    Outre les banques, les assureurs sont assis sur de larges portefeuilles d'obligations émises par des gouvernements et des banques financièrement fragiles. Comme l'explique le "Wall Street Journal" du jour, avant que n'éclate la crise financière en Europe, la plupart des compagnies d'assurances étaient gorgées d'obligations émises par des gouvernements et des banques de l'ensemble de la zone euro. Ces produits étaient en effet considérés comme un moyen facile et à faible risque pour générer des rendements élevés.

    Aujourd'hui, cependant, la Grèce est au bord du défaut, et de nombreux investisseurs craignent que l'Irlande, le Portugal et même l'Espagne lui emboîtent le pas. En attendant, les banques en difficulté sont de plus en plus nombreuses à vouloir imposer des pertes aux porteurs d'obligations afin d'éviter de faire payer les contribuables. Résultat, certains assureurs européens pourraient être confrontés à de lourdes pertes, ce qui pourrait éroder leur solidité financière, et au final, se répercuter sur les clients détenant des polices d'assurance vie, selon les dirigeants de l'industrie, les régulateurs et les analystes. Il est cependant difficile de déterminer la vulnérabilité des assureurs, analyse le quotidien américain.

    La plupart des experts conviennent néanmoins que les pertes potentielles du secteur sont susceptibles d'être moins sévères que celles du secteur bancaire. Les compagnies d'assurances de la zone euro possédaient 24,1 MdsE de titres du gouvernement grec à l'automne dernier, soit environ la moitié des 47,8 MdsE détenus par les banques de la zone euro, estime Barclays Capital.

    A titre individuel, les assureurs de la zone euro les plus exposés seraient le belge Ageas (ex-Fortis Holding), suivi de l'allemand Allianz, l'italien Generali et le français Groupama. Par exemple, au 31 mars dernier, Ageas détenait 1,2 MdE d'obligations souveraines grecques. Avec 9 MdsE, les assureurs français détiendraient le plus gros portefeuille d'obligations grecques en Europe. L'exposition de l'Italie et de l'Allemagne serait nettement plus limitée à respectivement 4 MdsE et 3,5 MdsE, précise le WSJ.

    Les effets collatéraux de la crise grecque pourraient faire mal aux assureurs européens. Si l'américain Aflac a annoncé la semaine dernière avoir encaissé une perte avant impôts de 610 millions de dollars au deuxième trimestre de son exercice du fait de son exposition aux marchés grec, portugais et irlandais d'environ 2,6 milliards de dollars, les assureurs américains restent globalement peu exposés à la crise de la dette souveraine européenne, selon Deutsche Bank.Ce qui n'est pas le cas des assureurs européens, selon le Wall Street Journal qui révèle que les assureurs de la zone euro les plus exposés sont le belge Ageas, ex-Fortis Holding, suivi de l'allemand Allianz, l'italien Generali et le français Groupama. Au 31 mars dernier, Ageas était assis sur un portefeuille d'obligations souveraines grecques de 1,2 milliard d'euros, auxquels s'ajoutent 1,6 milliard d'obligations espagnoles, 1,2 milliard d'obligations portugaises, 445 millions d'obligations irlandaises et 3,6 milliards d'obligations italiennes. L'exposition totale d'Ageas aux périphériques de 8 milliards, qui ne comprend pas la dette émise par les collectivités locales de ces pays, dépasse la valeur totale de ses actions de 7,4 milliards. «Il s'agit probablement de la compagnie d'assurance la plus exposée en Europe» estime Philippe Picagne, analyste chez CreditSights.Dans ce contexte, il n'est pas étonnant que l'assureur belge ait pris part mercredi dernier, avec Dexia, aux négociations des banques et assureurs concernant un éventuel «rollover» volontaire de la dette grecque. «Les assureurs européens ont tous investi dans les pays de la zone» indique Bart De Smet au Wall Street Journal. Et de préciser que la plupart de ses concurrents ne font pas preuve de la même transparence, en excluant une partie de leurs détentions d'obligations souveraines.Avec 9 milliards d'euros, les assureurs français détiendraient le plus gros portefeuille d'obligations grecques. L'exposition de l'Italie et de l'Allemagne serait nettement plus limitée à respectivement 4 milliards et 3,5 milliards d'euros, selon Barclays Capital. L'exposition totale des compagnies d'assurance de la zone, qui se monte à 24,1 milliards d'euros selon Barclays Capital, reste néanmoins bien inférieure à celle des banques européennes qui détiennent 47,8 milliards d'euros d'obligations souveraines grecques en portefeuille.


  • 05 juillet 2011 22:48

    Malgré ses résultats apparemment rassurants, la deuxième vague de tests de résistance menés dans l'assurance européenne sous l'égide de l'Eiopa (European Insurance and Occupational Pensions Authority), en prévision de la mise en place des règles de Solvabilité 2, laisse circonspect.

    En effet, les scénarios retenus par le régulateur, les mêmes que ceux de l'EBA pour les banques, paraissent particulièrement cléments. Malgré cela, 10% des participants (soit 13 sur 129) au test ne parviennent pas à atteindre le niveau minimum de capital requis (MCR). Leur déficit de fonds propres atteint entre 2,5 et 4,4 milliards d'euros selon les scénarios.
    Ainsi, l'hypothèse macroéconomique la plus défavorable («adverse») prévoit une baisse des actions de seulement 15%. Une ampleur qui paraît bien faible si on la compare avec ce qu'a enduré le marché ne serait-ce que ces derniers mois: l'indice Eurostoxx 50 avait reculé de plus de 11% entre mi-février et mi-mars, en pleins atermoiements sur la crise de la dette grecque.

    Le scénario plus neutre et plus probable («central») ne retient lui qu'un recul des actions de 7,5%. Selon l'Eiopa, 8% des participants échouent à atteindre le MCR dans ces conditions.

    Il existe également un troisième scénario dit «inflation», prévoyant une hausse de l'inflation forçant les banques centrales à une remontée rapide des taux.

    Une quatrième hypothèse a été retenue: celle d'un choc sur les dettes publiques. Mais le constat de clémence est le même. Les hausses des rendements appliquées aux expositions des assureurs aux titres souverains atteignent par exemple 48 points de base (pb) pour la France et 255 pb pour la Grèce. Des progressions déjà largement vécues ces derniers mois. Pourtant, 5% des participants n'atteignent pas leur MCR. L'hypothèse d'un défaut ou d'une restructuration n'a tout simplement pas été testée.


    Côté français, on se félicite de la santé des assureurs nationaux. Selon le communiqué de l'Autorité de contrôle prudentiel, «tous les groupes testés ont affiché un ratio de couverture du MCR supérieur à 100%, dans chacun des trois scénarios principaux ainsi que le scénario annexe».

    Pour la totalité des participants, le surplus de fonds propres atteint 275 milliards d'euros dans le cadre du scénario adverse et 367 milliards dans le scénario inflationniste. Sans l'application des tests de résistance, l'excès de capital atteint 425 milliards d'euros.


  • 07 juillet 2011 21:26

    la prime sur le nap est le resultat d'achat de particuliers qui n'achetent pas de l'once en bourse mais des nap pour les soustraires des mains voraces du fisc et de l'inflation
    donc aucun rapport avec la pseudo prime de rentabilite par rapport au cout d'extraction.
    Vu la penurie d'or actuelle la rentabilite des mines ne fait qu'illustrer la notion de rente minière chère a Ricardo.


  • 12 juillet 2011 22:59

    La principale inquiétude aujourd'hui porte sur une contagion de la crise des périphériques à l'Italie, troisième économie de la zone euro derrière la France et l'Allemagne.

    Les assureurs, qui avaient jusqu'à présent bien résisté aux inquIétudes sur la crise de la dette grecque, sont entrainés à leur tour dans la spirale baissière étant donnée leur exposition importante à la dette italienne, notent des intervenants.

    "Le secteur de l'assurance avait beaucoup mieux tenu que les banques. Mais l'Italie, c'est autre que la Grèce et le Portugal. On a changé de dimension", dit Thomas Jacquet, analyste chez Exane BNP Paribas. "Les obligations italiennes représentent 4,5% du total des placements des assureurs européens, alors que la proportion est de 0,5% pour la Grèce et 0,4% pour le Portugal."

    Les spécialistes relèvent que le marché obligataire italien est le numéro 3 mondial en termes de taille, après les Etats-Unis et le Japon. L'exposition du système bancaire européen au pays (Etat et secteur privé) est importante : 783 Mds$ pour les banques européennes à la fin 2010 selon les chiffres de la BRI, dont 392 Mds$ pour les banques françaises, soit 13% de leurs engagements. Les banques allemandes sont exposées à hauteur de 162 Mds$. La situation est d'autant plus préoccupante pour l'Italie que le pays doit refinancer 175 milliards d'euros de titres arrivant à maturité au deuxième semestre.

    La zone euro ne pourrait supporter un défaut d'un tel pays, et le suivant sur la liste serait alors la France.

    De plus, avec la chute éventuelle de l'Italie, le mécanisme européen d'aide financière manquerait de garanties. La dette française étant, potentiellement, la suivante (le spread France/Allemagne a atteint, hier, son plus haut depuis la naissance de l'euro), à terme, l'Allemagne et les pays du Nord seront-ils les seuls à garantir la dette de tous les autres pays de la zone euro ? Les obligations allemandes seront donc attaquées à leur tour ...

    Les économistes de Crédit Suisse disent continuer à croire en la signature d'un plan d'aide aux pays périphériques, rappelant que le coût d'une intervention (230 milliards d'euros) devrait être moitié moins important que les conséquences de ne rien faire (environ 500 milliards).


  • 02 août 2011 22:49

    CNP lisse le coût de son exposition à la dette grecque

    La participation au plan grec n'aura pas d'impact sur les résultats de CNP Assurances, qui a publié ses données semestrielles vendredi.

    Le premier assureur vie français, dont l'exposition brute à la Grèce en juste valeur s'élevait à 1,5 milliard d'euros à fin juin, a ponctionné les 353 millions de dépréciations liées à la décote des titres grecs (21%) dans sa provision pour participations aux excédents (PPE), qui s'établissait à 2.742 milliards d'euros à la fin du semestre.


  • 12 août 2011 23:49

    bonjour
    Où trouver le reporting de mon av confluence 5 de predica. Je cherche a savoir si cette av est exposé au PIIGS.


  • 31 août 2011 14:08

    Ca veut dire que la poudre aux yeux ne dure qu'un temps
    Donc le nap n'a pas fini de monter
    Rappelez vous le debat il y a un peu plus d'un an sur l'interet de l'or vs l'AV!


  • 06 octobre 2011 22:21

    Il ne reste plus qu'à prier St Antoine de Padoue et le Padre Pio !

    Europe-L'assurance n'a pas les mêmes contraintes que la banque

    Les assureurs européens sont financièrement solides et peu susceptibles de devoir être recapitalisés tout au moins s'il n'y a pas de défaut de l'Italie ou d'éclatement de la zone euro, disent des analystes.

    Les assureurs européens ont perdu en moyenne le tiers de leur valeur en Bourse depuis février, les Bourses craignant qu'ils ne doivent lever des fonds pour couvrir des dépréciations sur leurs placements en dette souveraine.

    Mais l'assurance a passé les trois dernières années à renforcer ses fonds propres et à en ôter les éléments de risque et est peu susceptible à présent de manquer de cash, estiment les analystes.

    Les soucis du marché pour les assureurs se sont déplacés; ils ne touchent plus à la dette grecque, dont les volumes sont pour l'essentiel gérables, mais à l'italienne, le pays ayant été déclassé deux fois récemment.

    Selon Barclays Capital, 21 grands assureurs européens avait une exposition brute de 151 milliards d'euros à la dette souveraine italienne en juin contre 8,5 milliards seulement pour la dette grecque.

    Mais les régulateurs et les agences de notation elles-mêmes sont disposés à être coulants vis-à-vis des assureurs qui auraient quelques désagréments avec leur portefeuille de créances sur l'Italie.

    Les agences de notation n'ont pas varié de position sur les assureurs italiens, où se concentre l'essentiel de la dette du pays, en dépit du déclassement de ce dernier.

    Le régulateur italien Isvap a assoupli la semaine dernière les règles sur la proportion de pertes sur obligations souveraines que les assureurs doivent prendre en compte lorsqu'ils calculent leur ratio de solvabilité.


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