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Assurance Vie : Amère et déçue !

17 mai 2012 10:53

J'ai 60 ans et je pensais aprés avoir travaillé, pouvoir tirer quelques revenus de mes AV.
J'ai toujours été fourmi et m'apprêtais à devenir une petite cigale sur la fin de ma vie, or tout est remis en question à cause de la mauvaise gestion des dirigeants qui ont placé l'Europe dans une situation inextricable.
Mes placements sont à 75% en AV, contrat euro, qui ne rapportent presque plus rien, surtout aprés la nouvelle application des prélèvements sociaux.
La rentabilité ne cesse de diminuer.
D'autre part, je gardais ces contrats précieusement dans un but de transmission à mon neveu, car je n'ai pas d'enfant.
J'entends dire que l'on risque de perdre gros sur ce type de placement, vu la situation en Europe, ou en raison d'une nouvelle fiscalité que les nouveaux dirigeants n'hésiteront pas à mettre en place (Pourquoi respecter les engagements pris puisqu'il faut sauver le pays sans réduire les dépenses ?).
On prendra l'argent là où il est !
Alors que faire ?
- Tout retirer et placer ces sommes en Suisse, en les déclarant au fisc, ceci n'étant fait qu'en raison de l'instabilité fiscale de notre pays et de son obsession à préserver les "acquis sociaux", alors que des mesures fortes s'imposent à mon avis.
- Acheter de l'immobilier ? Je ne suis pas intéressée par la situation de propriétaire et n'ai pas les compétences pour gérer ce type de placement.
- Attendre chaque jour les nouvelles mesures annoncées ?
J'ai le sentiment d'être piégée et mal récompensée de mon comportement d'épargnante.
J'ai l'impression que l'on favorise et que l'on plaint ceux qui ont un comportement irresponsable... on nous parle alors de "solidarité", et on n'a pas son mot à dire.
Bien sûr, je plains de tout coeur les jeunes, victimes encore plus fortement touchées par la mauvaise gestion et ce manque de vision à long terme.
Je n'ai pas cette mentalité cigale (en plus j'habite au pays des cigales) et je suis inquiète et désemparée.
J'aimerais savoir si d'autres ont le même sentiment que moi, sont dans la même situation et quelle est alors leur décision.

20 réponses

  • 18 mai 2012 02:28

    "Alors que faire ?
    - Tout retirer et placer ces sommes en Suisse, en les déclarant au fisc, ceci n'étant fait qu'en raison de l'instabilité fiscale de notre pays et de son obsession à préserver les "acquis sociaux", alors que des mesures fortes s'imposent à mon avis."

    C'est une solution, mais en matière d'assurance vie, les Suisses ne sont pas plus favorisés que nous, et leurs taux sont encore moins attractifs que les taux français ; par contre, ce que vous semble dire, c'est de placer vos Euros en les transformant en devises étrangères et notamment en Francs Suisses ; c'est effectivement une option, mais il faut alors savoir financièrement naviguer …

    "- Acheter de l'immobilier ? Je ne suis pas intéressée par la situation de propriétaire et n'ai pas les compétences pour gérer ce type de placement."

    C'est ce que semble faire un certain nombre d'épargnants ; cela me semble quelque peu risqué de transformer un actif mobile, pour aller l'arbitrer vers un bien immobile, mais c'est également un autre choix …

    Perso, je me suis orienté vers les Contrats multi-supports (avec des supports qui rapportent, mais il faut les gérer), tout en conservant quelques biens immobiliers, mais je préfère conserver de la flexibilité avec les contrats AV …

    "- Attendre chaque jour les nouvelles mesures annoncées ?"

    Cela, je n'y crois pas, mais pas du tout …

    "J'ai le sentiment d'être piégée et mal récompensée de mon comportement d'épargnante.
    J'ai l'impression que l'on favorise et que l'on plaint ceux qui ont un comportement irresponsable... on nous parle alors de "solidarité", et on n'a pas son mot à dire."

    On comprendra aisément votre sentiment, mais nous sommes presque tous placés devant les mêmes interrogations …

    "Bien sûr, je plains de tout coeur les jeunes, victimes encore plus fortement touchées par la mauvaise gestion et ce manque de vision à long terme."

    Plutôt que de les plaindre, je tente de leur faire comprendre ce qu'il conviendrait de faire, en fonction de leurs possibilités et de leurs sensibilité aux affaires financières …

    "Je n'ai pas cette mentalité cigale (en plus j'habite au pays des cigales) et je suis inquiète et désemparée.

    J'aimerais savoir si d'autres ont le même sentiment que moi, sont dans la même situation et quelle est alors leur décision."

    Une des solutions, c'est de regarder quels sont les risques réels des différents produits financiers qui sont proposés ; alors certes, l'AV en euros est un produit simple, presque aussi simple que le livret A, mais sa rémunération s'est érodée au fil du temps (et depuis les années 90 déjà …)


  • 18 mai 2012 02:38

    "Cependant ce n'est probablement pas la majorité.
    En effet, le pays des cigales vient de voter et on a vu sa préférence"

    Certes, mais en matière de financement public, et si le nouveau gouvernement creuse encore un peu plus le déficit, ce sera au prix d'une évolution des taux d'intérêt plus élevé ...

    "Vous dites ne pas avoir d'enfants : quelque part c'est une chance, car le pays ne se redressera pas"

    Allons donc, quel pessimisme !!

    Car même si les épargnants venaient à perdre un peu sur leurs contrats AV, ce n'est pas une raison pour entâmer une politique de dénatalité dont souffre par exemple l'Allemagne ...

    "Et cela va être très dur pour les jeunes (ils pourront toujours en vouloir à leurs parents soixante-huitards qui on fait les choix pour leur seul intérêt personnel à court terme"

    Alors mettons les choses au point à propos des 68tards ; j'en ai été un, bien malgré moi, car d'une part, je n'ai pas participé aux manifs du boulevard Saint Michel (car je tentais déjà de travailler ...), mais je n'y suis pour rien si mes parents ont pris la décision, au sortir de la guerre, d'avoir un autre enfant pour reprendre l'entreprise familiale (une ébénisterie ...)

    Ensuite, admettons que les géniteurs tombent en panne, et ceux qui seront alors pénalisés, ce seront bel et bien ceux qui critiquent aujourd'hui ... ; et dans quelques années, ils viendront pleurer ...

    Et dans ce cas, on aura alors recours à une forte immigration, laquelle repartira au moins pour partie et un jour ou l'autre, dans leur pays d'origine ...


  • 18 mai 2012 20:53

    "Allons donc, quel pessimisme !!
    Quel réalisme, plutôt!
    Occident = Empire romain, je vous dis....
    A moins que vous ne préfériez les Incas, ça marche aussi !"

    Bigre, si réalisme il devait y avoir, vous le prédisez avec des références de très longue période …

    « ceux qui seront alors pénalisés, ce seront bel et bien ceux qui critiquent aujourd'hui.
    Je ne sais pas exactement qui vous englobez dans le « ceux », mais les plus pénalisé vont être les jeunes d'aujourd'hui."

    Dans le "ceux", j'englobais tous ceux qui pensent à une très forte extinction à court terme de l'espèce humaine, voire à une dénatalité soudaine de celle qui est installée en Europe …

    Et cela quel que soit l'âge des prétendants …

    "Moi aussi, je suis soixante-huitard en quelque sorte."

    Pourquoi en quelques sorte ?
    Pour moi un soixante-huitard, c'est quelqu'un qui est né avant 1953, donc âgé de plus de 15 ans lors des évènements de mai 68 ; ceux nés après, ils étaient logiquement sous l'autorité de leurs parents …

    "Je ne m'exonère pas de certaines conséquences de cette « révolution », mais je me sens plutôt à contre-courant de l'esprit ambiant qui en a découlé, particulièrement en ce qui concerne le domaine de l'éducation (qu'elle soit parentale ou nationale)"

    Lors des évènements de mai 68, j'avais terminé ma scolarité de base et je sortais de ma période de service militaire mais, comme j'étais encore étudiant à temps partiel, j'ai donc dû repasser certains diplômes passés cette année là (et je peux vous assurer que le millésime 69, il aura été nettement supérieur à son prédécesseur ….)

    Ensuite effectivement, et avec le recul, on doit reconnaître une lente dégradation de la valeur des diplômes qui, de toute façon, ne servent franchement qu'au début de la vie active …

    C'est ainsi que je suis allé exercer à l'étranger, les DRH hésitant à l'époque à confier de fortes responsabilités à un gamin de moins de 25 ans …


  • 19 mai 2012 12:05

    "et je peux vous assurer que le millésime 69, il aura été nettement supérieur à son prédécesseur.)".
    Là, aucun doute si on se compare UNIQUEMENT au millésime 1968 !"

    Mais même en le comparant au millésimes précédents (65 ou 66), les épreuves de 69 ont été particulièrement renforcées, justement pour faire une rupture avec 1968 ; et c'est d'ailleurs connu de nombreux recruteurs ...


  • 19 mai 2012 12:30

    Périodes de références
    «Des références de très longue période»
    Pas si longue que cela à l'échelle de l'Humanité."

    Oui, mais sans remonter à Lascaux, et même depuis l'âge de pierre, force est de constater que nous ne vivons pas de la même façon …

    "Mais très longue effectivement à l'échelle d'une génération."

    Une génération, c'est généralement court (de l'ordre de 25 années), et il serait peut-être utile de comparer avec une petite durée de vie humaine (de l'ordre de 50 ans, soit 2 générations).

    Alors repartons en 1960, et tentons de voir ce qui aura évolué ..
    - l'automobile existait, et les mobylettes aussi, mais on avait encore des G7 et des 203 ; ni la R16 ni la 404 n'existaient …
    - l'avion existait aussi, mais c'était alors la caravelle ou le super-constellation …
    - le téléphone existait, mais l'idée même du téléphone portable n'existait pas

    - quand à l'ordinateur, il n'est apparu que dans les années suivantes, et encore sous forme de très grosses machines, qui ne faisaient que des travaux de calculette …

    - ah, elle aussi n'existait pas, tout comme Internet ou le tableur et autre traitement de texte (j'aurais d'ailleurs bien aimé que le Txt soit sorti, car cela m'aurait grandement facilité les choses pour les mémoires que je devais présenter …)

    "Mais si on compare le rayonnement de l'Occident et plus particulièrement celui la France sur le monde, par exemple du XVIIIème siècle au XIXème siècle, avec la situation actuelle, on ne pas nier qu'une tendance se dégage."

    Alors au 18ème siècle (qui commence en 1700 – soit sous les règnes de Louis XV et louis XVI, pour terminer avec Napoléon en passant par la révolution), nous étions alors sous le règne du cheval et le malle poste …

    Au 19ème siècle, c'st là que nous avons connu l'évolution des différentes républiques, avec le montée en puissance du code civil, et de l'ensemble des disciplines associées ; mais il aura tout de même fallu attendre la fin de ce siècle pour que la majeure partie des enfants suivent une scolarité …

    Tout cela est donc relativement récent, et j'ai encore le souvenir, durant mon service militaire, alors que je servais à l'Etat major du régiment, d'avoir consulté les statistiques d'alphabétisation ; ce n'était qu'en 1966, et le taux d'analphabétisme était impressionnant, car encore de l'ordre de 15% ; et je ne parle pas des niveaux de formation ….

    "C'est peut-être (et même sûrement) un retour à une situation moins injuste (colonies, oppression des peuples, etc) mais le transfert des richesses est en route"

    Tout dépend ce que l'on qualifie de richesse ; il y a des éléments matériels que l'on peut posséder ou dont on peut disposer (ce qui est le cas de certains Etats en voie de développement) …

    Mais on peut aussi qualifier de richesse, le fait de dominer des disciplines ou des technologies, et de ce côté-là, certains pays asiatiques ne sont pas si mauvais ; je vous invite à coopérer avec des coréens ou des japonais, et vous serez assez vite édifiés …


  • 19 mai 2012 18:44

    "Je vous parle d'hégémonie de grandes régions géographiques et vous me répondez abondance de biens matériels qui augmente au cours des ans."

    Oh, vous parliez d'hégémonie de grandes régions géographiques, mais encore aurait-il fallu que cela apparaisse comme une évidence … ; vous me sembliez davantage parler d'évolution au cours de l'humanité, ce qui est loin d'être la même chose …

    "Une génération, ou deux ou 2,2278549625 si vous voulez..."

    Une génération, c'est une notion mal définie, même si la précision du nombre Py, l'est un poil davantage …
    "Et je regrette la perte de vitesse phénoménale de notre vieille Europe par rapport à d'autres régions du monde sur ces sujets."

    Nous devons être plus qu'un certain nombre à le regretter, mais pour moi qui vit très régulièrement avec des représentants asiatiques (car nous sommes amenés à en héberger un certain nombre en forte autonomie – hors de leur pays et coupés de leur environnement d'origine - et pour des périodes variables), je peux vous assurer qu'ils regardent cette vieille Europe avec certains points d'interrogations ; une des choses qui les heurte fortement, ce sont les grèves de tous ordres (les trains, les avions, les manifs, etc …)

    "Vous citez Coréens et Japonais et on pourrait en rajouter bien d'autres, comme les Indiens (qui excellent en informatique) et les Chinois qui ne sont plus les simples copieurs que l'on a connu il y a encore quelques années (on avait d'ailleurs dit la même chose pour les Japonais dans les années 70)"

    Vous citez là trois peuples qui ont des caractéristiques fort différentes, et on pourrait aussi y adjoindre les ressortissants indiens, mais pour ce qui concerne le phénomène de la copie, notre vielle Europe avec son habitude protectionniste, n'aura pas toujours compris la finalité de ce processus dit de copie …

    Si l'on prend l'exemple du Japon des années 70, leur première approche de base, et si l'on excepte la Chine, c'était non l'intention de capter les innovations, mais simplement l'intention d'améliorer les produits existants, et ils auront commencé par améliorer les appareils permettant la saisie du savoir et sa diffusion (appareils photo, vidéo-enregistreurs, caméscopes, et écrans de visualisation …), et ce fut le premier pas de cette amélioration …

    C'est ainsi que l'on aura vu de nombreux asiatiques prendre des clichés et autres prises de vues avec des appareils novateurs, ceci afin de se tenir informés de ce qui existait, puis vint la seconde étape consistant à améliorer les produits existants, puis ensuite à en créer de nouveaux …

    La réaction de la vieille Europe fut alors de tenter de résister à cette phase (au lieu de lancer des programmes de coopération avec ces peuples), et ils se sont mis à commander des exemplaires de produits, pour les démonter, les disséquer, puis apporter (à la japonaise) toutes formes d'améliorations …

    Il se trouve que la prise de décision "à la japonaise", n'a rien à voir avec la prise de décision occidentale, ou si ce n'est pas décidé et concocté "par le grand chef", cela ne vaut pas grand-chose …

    Or dans la décision japonaise (qui s'initie avec un long délai de maturation avant la mise en œuvre), le décideur (celui qui dira : on y va !), détermine quel sera le plus bas niveau d'exécution d'un processus, puis "insuffle" le projet à ce niveau élémentaire ; comme la hiérarchie japonaise est à la fois multiple et complémentaire, le décideur se donne un délai maximal au bout duquel l'initiative doit lui revenir, et il suit ce cheminement toujours avec des délais à des étapes qu'il considère déterminantes (c'est en fait de la vraie planification).

    Par contre, dans ce processus, chacun des paliers de progression peut et DOIT proposer des proposer des voies d'amélioration, et ensuite à chaque étape déterminante, le décideur va s'informer de l'évolution du projet, et cela jusqu'à temps que ce dernier lui revienne (parfois fortement modifié) à son niveau …

    L'avantage de cette approche, c'est qu'une fois le processus achevé, le décideur peut, à tout instant, appuyer sur le bouton GO, et le processus se met alors immédiatement en ordre de marche, et c'est vrai à la fois au niveau du prototype, mais aussi lors de la production en série …

    Si l'on y ajoute que ces gens, ils ne raisonnement sur ce qu'ils vont devoir faire la semaine prochaine voire le trimestre prochain, mais ce qu'ils feront dans 15 ou 20 ans, on peut discerner le fossé qui nous sépare aujourd'hui …


  • 19 mai 2012 19:07

    Un ou deux témoignages des années 80, alors que je sévissais à l'IAE …

    Nous avions organisé un colloque sur la conquête des marchés extérieurs et nous avions donc invité quelques personnalités du monde économique, et je ne citerai que 2 extraits

    Le premier en relation avec le mode de communication avec les asiatiques …
    C'est le témoignage d'un asiatique dirigeant la filiale française d'un groupe nippon, qui nous dit à peu près ceci :

    Avec vous européens (comprenez français …), nous sommes toujours surpris par votre comportement car
    - vous prenez le DERNIER avion pour nous rendre visite, et vous venez SEUL, ce qui fait que durant la première journée de votre séjour, on ne vous oppose qu'une délégation restreinte, tellement le voyageur est fatigué et a du mal à récupérer du décalage horaire …
    - lorsque vous êtes en état d'échanger, cela se passe généralement bien, même s'il vous arrive assez fréquemment de devoir téléphoner à vos collaborateurs rn Europe (qui dorment …) et donc ATTENDRE qu'ils deviennent opérationnels …
    - on parvient souvent à un consensus que l'on matérialise par un écrit ….
    - Puis vous repartez comme vous êtes venu, à savoir par le DERNIER avion qui part pour l'Europe ….
    - Et cerise sur le gâteau, ensuite et pendant de longues semaines, on n'entend absolument plus parler de vous …

    Le second, sur une comparaison entre l'attitude française et celle d'outre Rhin …
    Là, c'est le témoignage d'un dirigeant d'une filiale d'une entreprise allemande, qui établit cette comparaison, et les deux entreprises (allemande et française) sont concurrentes sur un projet commun, pour un client établi en dehors de ces pays …

    Le client ressent le besoin de clarifier certains points techniques et il contacte d'abord l'entreprise française, en sachant qu'elles sont les héritières du système D ; le dialogue s'engage mais il apparaît que le sujet présenté ne peut être directement traité par l'ingénieur consulté (pourtant en charge de l'affaire …) et qu'il faut qu'il consulte sa hiérarchie, et il promet de rappeler, mais ne dit pas quand …

    Le client décide alors de contacter son interlocuteur allemand, qui prend en compte la difficulté présentée par le client, lui indique qu'il va trouver rapidement une solution, et qu'il se propose de venir la lui présenter sous peu ; il va même jusqu'à lui proposer de le rencontrer à l'occasion d'une entrevue prévue pour le sur-lendemain …

    Et l'orateur de conclure, qui croyez-vous qui ait emporté le marché ?


  • 20 mai 2012 10:18

    "Mauvaise foi ou problème de lecture ?"

    Ni l'un, ni l'autre, car on peut très bien travailler à l'étranger sans que ce soit de l'hégémonie ; ensuite on peut aussi très bien être le labin de quelqu'un sur le sol national, et ce n'est alors pas une exclusivité ....

    D'ailleurs en dialoguant avec unc ertainn jombre de travailleurs, c'est bien ainsi qu'ils se considèrent ...

    Vous avez simplement une vue caricaturale des choses ...

    "Curieusement, le Pays du Soleil Levant est plutôt un pays occidental sur ce plan !"

    Un pays plutôt occidental où les occidentaux ont quand même quelque mal à s'adapter, notamment dans ce fameux modèle décisionnel et hiérarchique, et je ne parle pas des choses qui se font et de celles qu'il est impensable de faire et que font les occidentaux ...


  • 20 mai 2012 10:40

    "En revanche, quand je m'adressais à des français, il fallait fréquemment plusieurs jours pour avoir une réponse. Parfois, il fallait même relancer pour en avoir une"

    Cela confirme bien que nous sommes des latins de façon prépondérante, et que nous ne respectons pas les usages internationaux, fortement influencés par le monde anglo-saxon ?

    Evoluant dans un environnement international depuis longtemps, la règle était réponse aux e-mail dans la journée, et réponse à un courrier dans la semaine suivant la réception.

    Effectivement, s'il n'est pas possible d'apporter une réponse complète, on indique avoir reçu le message, et on indique alors sous quel délai une réponse précise sera apportée ?

    "Et si la question était posée pendant la période des ponts du mois de mai, alors il valait mieux essayer de se débrouiller seul"

    Il est connu que la France est à mi-temps en mai, et qu'elle est close entre le 14 juillet et le 15 août ?

    "De là à penser que le français est un peu dilettante, il n'y a pas loin; En tout cas, même si ce n'est pas le cas, cela en donne l'apparence"

    Mais il l'est souvent, même si c'est moins qu'en Argentine ou au Brésil ?

    "Et comme l'image que l'on donne à ses interlocuteurs est primordiale, inutile de dire


  • 20 mai 2012 10:42

    "Et comme l'image que l'on donne à ses interlocuteurs est primordiale, inutile de dire que ce détail, agissant comme un révélateur du comportement, est un handicap majeur."

    Certes, et c'est aussi une façon de se distinguer …

    "Pour beaucoup d'étrangers, le français a l'image de quelqu'un qui travaille peu et qui n'est pas fiable..."

    C'est parfois vrai, mais le problème, c'est qu'il ne faut jamais généraliser ce type de comportement …


  • 20 mai 2012 10:47

    "En revanche, quand je m'adressais à des français, il fallait fréquemment plusieurs jours pour avoir une réponse. Parfois, il fallait même relancer pour en avoir une"

    Lorsque l'on est étranger, on arrive dans un pays avec son fond culturel, et on aura tendance à l'appliquer dans le pays étranger, même si ce dernier est largement différent …

    C'est ce que je vis régulièrement avec nos asiatiques, et il m'arrive plus que fréquemment de dire et répéter (je me suis même fait une petite pancarte en anglais avec :
    You are not any longer in your HOME country ! You are still in France and you MUST live and think Frenchy !)

    Satoshi (or MoomBo), look at the information on the wall !


  • 20 mai 2012 18:51

    "Avec une pancarte comme celle là, vous avez de la chance que vos asiatiques, en plus de penser « français » n'agissent pas aussi à la française en vous la mettant en travers des gencives !"

    Voys vous méprenez sur le sens de ce que je dis à ces asiatiques, alors soyons encore plus précis ...

    Comme tout expatrié, et par rapport à une situation donnée (mettons que ce soit la façon de réagir d'un opérateur téléphonique français), ils ont tendance à réagir à une difficulté (et il y en a, car ces gens ne parlent même pas un brin d'anglais ...), à réagir donc en fonction dont ces opérateurs fonctionnent dans leur pays ...

    C'est bien entendu compréhensible pour toute personne qui connâit les difficultés d'adaptation des expatriés, mais il est alors nécessaire de leur dire, parfois de façon insistante : cela ne fonctionne pas comme ça en France ...

    V'est vrai aussi en matière de location de logement, ou bien de règles de circulation automobile, etc ...

    Mais ils se gardent bien de me mettre quoi que ce soit en travers des gencives, car parmi les autres français de l'organisation, ces derniers sont beaucoup moins compréhensifs avec ces asiatiques que je ne le suis ...

    Et cela, indépendamment des compétences de chacun, ils l'ont fort bien compris ...


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