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Analyse fondamentale : news de milken et leon black

19 mai 2008 08:39

le dernier ayant fait la fortune de pinault

cet artcile est un bon signal de vente ;-))


Wall Street veut croire que le pire de la crise est passé
[ 19/05/08 ]








Sans nier les risques potentiels, les géants de la finance relativisent la portée de la crise du « subprime » et soulignent les opportunités qui se matérialisent déjà.


DE NOTRE BUREAU DE NEW YORK.
Wall Street reprend confiance. « Nous sommes plus près de la fin des perturbations financières que du début », a insisté une nouvelle fois vendredi le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. « Il n'y a pas eu de contagion. Le pic est derrière nous », a renchéri l'investisseur Warren Buffett.

La veille encore, Ben Bernanke, le président de la Fed, avait souligné la nécessité pour les banques de lever des capitaux pour effacer les pertes dues à la crise. Même si la crise n'est pas finie, le point bas aurait été touché. La Bourse et le dollar se stabilisent, les banques font appel au marché, les fusions-acquisitions (Mars-Wrigley, Delta-Continental...) reprennent et les acteurs financiers arrivent à nouveau à s'échanger des actifs. UBS a ainsi réussi à céder à BlackRock, pour 15 milliards de dollars, un portefeuille de dettes que l'on croyait il y a peu impossible à évaluer.

Sans minimiser l'ampleur du choc, Michael Milken, qui avait été emporté dans la chute du marché des « junk bonds » à la fin des années 1980, remarquait fin avril que la finance mondiale avait déjà prouvé sa capacité à surmonter des crises comparables à celle du « subprime ». « Rien qu'entre 2000 et 2008, la valorisation boursière des six plus grandes entreprises de haute technologie (Cisco, Intel, Microsoft...) a reculé de 1.000 milliards de dollars », fait-il valoir, constatant que la planète finance n'en a pas moins continué de tourner.

Réunis en Californie lors d'une conférence organisée par la fondation Milken, les géants de Wall Street se montrent d'ailleurs relativement optimistes. Certains se frottent même les mains, comme Peter Weinberg de la banque « boutique » Perella Weinberg Partners, qui souligne que « si l'on a des fonds propres et une note triple A, c'est le moment d'acheter » car les prix baissent. « Mon erreur a sans doute été, dans le passé, de ne pas investir assez lors des phases de retournement de cycle », regrette, pour sa part, Thomas Lee, du fonds de « private equity » Thomas Lee Capital, déjà prêt à repartir à l'assaut.

La plupart des financiers mettent néanmoins en garde contre un excès d'optimisme prématuré. « Il faut encore attendre six mois pour que les banques digèrent le choc », observe ainsi Leon Black, du fonds Apollo, qui estime que ce n'est que d'ici à la fin de l'année que la pompe du crédit se réamorcera progressivement pour financer au départ des opérations de rachat d'entreprises moyennes.

D'ici là, une éventuelle dégradation de la conjoncture pourrait retarder la sortie de crise et de nouvelles mauvaises surprises pourraient venir peser sur le moral des ménages comme sur celui des financiers.

« Pas assez d'expérience »
Tirant les leçons de la crise, Kenneth Griffin, patron du fonds Citadel, remarque tout de même que, « à une ou deux exceptions près, les grandes banques se sont plantées ». « Les équipes ont trente ans d'âge moyen, c'est trop de jeunesse et pas assez d'expérience. Ils pensaient qu'il suffisait d'accumuler des actifs pour faire fortune. Le management ne pouvait pas tout prévoir mais il aurait dû se préparer au pire. Il y a eu un manque d'intelligence », critique ce financier, qui estime que la crise laissera des traces. « Les grands conglomérats bancaires ne parviennent pas à comprendre toutes leurs activités. C'est une recette assurée pour un désastre. Il va falloir qu'ils s'interrogent sur leurs compétences clefs et leurs avantages comparatifs. Il faut qu'ils se restructurent », déclare Ken Griffin. Le patron de Citigroup, Vikram Pandit, aura peut-être entendu le message.

DAVID BARROUX

1 réponse

  • 19 mai 2008 16:29

    Black qui a fait la fortune d'Artémis

    J'ai connu l'équipe de Milken à la fin des années 80 et ai même eu le "bonheur" d'être invité au "Bal des Prédateurs" à l'Hilton de Beverly Hills (I still have fond memories of that time -- ce qui par la suite a été jugée comme les excès des Junk Bonds, était de la gnognotte par rapport aux excès qui nous a menés à la crise actuelle...)


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