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AGROGENERATION : tiens j'ai trouver ca

22 déc. 2010 00:37

sur le forum gold

Une nouvelle plainte a été déposée contre l’Ukraine

Elisabeth Eckert - le 18 décembre 2010, 20h52
Le Matin Dimanche

10 commentaires

Les enquêtes en cours n’ont pas permis de retrouver la cargaison de la société RIAS Trading. Un autre stock du trader genevois Gran Trade a, à son tour, disparu en Ukraine, faisant perdre 30 millions de dollars aux banques lémaniques. «Ce n’est qu’un début», avertit un expert.

«On nous refuse toujours l’accès aux silos. Nous ne pouvons dès lors pas vérifier l’existence des stocks que nous avions certifiés»: Bob Danvers, directeur de la société de surveillance Control Union Commodity Services, sise à Genève, ne cache pas son impuissance. «Cette situation rend incontestablement les banques créancières très nerveuses.»

Suite aux révélations du «Matin Dimanche» du 12 décembre , la communauté des traders lémaniques de matières premières est en émoi.

Et pour cause: les quatre banques (BNP Paribas, UBS, la BCV et la BCGE), qui ont octroyé des prêts à la société de négoce lausannoise RIAS Trading, pourraient perdre 100 millions de francs. Voire davantage. Toutes sont aujourd’hui à la recherche d’un stock de blé à farine, qui, au vu des montants engagés, s’élève à 350 000 tonnes de blé. Depuis deux semaines, elles investiguent activement auprès de leur client. En vain, pour l’heure.

Enquêtes tous azimuts
Control Union avait pourtant certifié le 11 novembre dernier encore que le blé – qui fait office de gage en contrepartie des prêts – existait bel et bien. Bob Danvers confirme que c’est bien sa société qui a dû avertir les banques de son incapacité subite à mettre physiquement la main sur la cargaison de céréales gagées… «Des enquêtes internationales sont actuellement en cours, affirme-t-il à l’agence Reuters. Pour notre part, nous avons mandaté des inspecteurs externes de Moscou», pour accéder aux entrepôts situés dans la région de Krasnodar, sur les bords de la mer Noire. Et enquêter auprès des vendeurs russes «afin de savoir si les stocks ont même jamais existé».

L’inquiétude des sociétés de trading lémaniques est d’autant plus grande que cette semaine, une autre société de négoce de grains, Gran Trade, établie à Genève, a, elle aussi, révélé qu’elle avait porté plainte pour la disparition d’un stock de blé ukrainien de 130 000 tonnes, valant 30 millions de dollars. Plusieurs banques de Genève, actives dans le financement de matières premières ( commodity finance ), pourraient là aussi perdre leur mise. «J’ai porté plainte en Ukraine en septembre dernier auprès du procureur général», confirme ainsi le directeur de Gran Trade, Olivier Broun.

Les plaintes sont dirigées contre plusieurs céréaliers ukrainiens, ainsi que contre la société de surveillance, Inspectorate, filiale du groupe français Veritas. Comme Control Union, Inspectorate avait émis des certificats garantissant l’existence des stocks gagés en échange des 30 millions de dollars de prêts bancaires.

Dès lors, tout le monde se demande aujourd’hui si une «épidémie» de grains volatilisés ne serait pas en cours. Un courtier établi à Genève, contacté par «Le Matin Dimanche», en est pour sa part convaincu: «Pour les banques touchées, c’est peut-être une grande première. Mais ces deux cas ne seront très certainement pas les derniers qui vont survenir dans la région de la mer Noire.» Les grands établissements bancaires pourraient dès lors retirer une partie de leurs billes en Russie et en Ukraine; et, surtout, se montrer beaucoup plus prudentes envers les céréaliers de ces deux Etats.

L’art des bilans gonflés
Et pour cause. Depuis que Moscou et Kiev ont, cet été, imposé un embargo total sur les exportations de céréales jusqu’au 31 décembre, la situation s’est terriblement dégradée. Selon une autre source, «cela a toujours été très dur de travailler dans cette région. Et surtout de vérifier l’existence des stocks mis en garantie.» Plusieurs cas, connus de la communauté lémanique, prouveraient même l’établissement de bilans gonflés (c’est-à-dire basés sur des cargaisons largement surévaluées), afin d’obtenir des crédits surdimensionnés de la part des banques.

1 réponse

  • 22 décembre 2010 17:43

    Ça sent pas très bon pour alagr non plus ce truc?


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