Zone euro : nouvelles péripéties grecques

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Alexis Tsipras, le leader parti «anti-austérité» Syriza. (© DR)
Alexis Tsipras, le leader parti «anti-austérité» Syriza. (© DR)

(lerevenu.com) - Antonis Samaras a perdu son pari. Incapable de rassembler au Parlement une majorité de députés pour élire un nouveau président, le Premier ministre grec ne peut empêcher la tenue d'élections législatives anticipées. Elles sont prévues pour le 25 janvier. Si l'écart se réduit dans les sondages entre sa formation politique Nouvelle Démocratie (27%) et le parti «anti-austérité» Syriza (30%), ce dernier est pour l'heure favori.

La dette, à 180% du PIB, devra être restructurée

Les promesses électorales de ce parti d'extrême gauche (hausse des dépenses publiques et baisse des impôts) sont incompatibles avec les engagements budgétaires pris par la Grèce auprès de ses bailleurs de fonds. Ces derniers détiennent, depuis les plans d'aide de 2010, 2011 et 2012, trois quarts de sa dette (voir le graphique). Les investisseurs ont donc échafaudé plusieurs scénarios. Syriza peut perdre ou être contraint de gouverner avec d'autres partis. Mais pour les économistes d'Axa, un compromis est de toute façon possible entre la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) et Syriza. Si ce dernier renonce à certaines promesses, la Troïka peut aussi faire des concessions. Les prêts déjà accordés peuvent par exemple être allongés, sachant que la dette du pays, qui avoisine 180% du PIB, devra quoi qu'il arrive être un jour restructurée. Dans ce cas, les négociations pourraient

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