Zone euro : le marché du crédit se réveille

le
0
Le siège de la BCE, à Francfort. (© BCE)
Le siège de la BCE, à Francfort. (© BCE)

À défaut d’autosatisfaction, au moins y avait-il une certaine assurance dans le discours du président de la Banque centrale européenne (BCE), lors de sa dernière conférence de presse. Si l’institution n’a pris aucune nouvelle mesure, au moins a-t-elle défendu celles adoptées en mars dernier. Mario Draghi a rappelé que la BCE agissait selon la loi et non les pressions des politiques.

Et, selon lui, «l’expérience» des taux de dépôts négatifs – inaugurée en 2014 et objet des critiques, en Allemagne en particulier (lire pp. 2-3) – a été positive. Il estime que l’impact de la transmission de la politique monétaire à l’économie réelle, via le crédit notamment, a été efficace, jusqu’à présent. 

Il a, par ailleurs, rassuré les investisseurs en rappelant que la BCE était prête à assouplir encore davantage sa politique si la conjoncture venait à se dégrader. Et que, en matière de baisse des taux ou de rachat d’actifs, le champ des possibles restait ouvert. Mais Mario Draghi a aussi ménagé ses critiques, en sous-entendant que la BCE s’abstiendrait d’agir de nouveau à court terme et en excluant certains dispositifs tel l’helicopter money (distribution d’argent aux citoyens).

Avis de beau temps

La conjoncture est de nature à apaiser les pressions autour de la BCE. Soutenue par la faiblesse de l’inflation (grâce au recul des prix de l’énergie), la baisse du chômage et la

Lire la suite sur le revenu.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant