Zone euro-La Grèce freine la croissance manufacturière

le , mis à jour à 14:22
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* La croissance manufacturière accélère un peu * Effet insuffisant des données allemandes et françaises * GB-Croissance manufacturière la plus faible en plus de 2 ans par Jonathan Cable et Ian Chua LONDRES, 1er juillet (Reuters) - La croissance manufacturière a un peu accéléré en juin dans la zone euro mais elle est restée molle, conséquence de l'incertitude pesant sur l'avenir de la Grèce dans le bloc monétaire. La Grèce comptait mercredi sur ses partenaires de la zone euro et la Banque centrale européenne pour rester à flot après avoir fait défaut sur un prêt dû au Fonds monétaire international (FMI) et alors qu'elle ne peut plus compter sur les aides liées à son deuxième plan de sauvetage financier. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a écrit à ses créanciers internationaux pour leur dire que la Grèce était susceptible d'accepter leur offre de renflouement publiée le dimanche 28 juin, sous réserve que plusieurs modifications y soient apportées. ID:nL8N0ZH1M3 ID:nL8N0ZH27T L'indice des directeurs d'achats (PMI) Markit dans l'industrie manufacturière est ressorti à 52,5 en juin, un plus haut de 14 mois, contre 52,2 en mai. Il confirme l'estimation initiale, donnée avant que la Grèce ne se retrouve en défaut de paiement vis-à-vis du Fonds monétaire international (FMI) en n'ayant pas honoré mardi une échéance de 1,6 milliard d'euros. Le sous-indice de la production, qui est intégré dans l'indice composite attendu vendredi, s'établit à 53,6 contre une estimation flash de 53,5 et 53,3 en mai. "Le rythme de croissance reste globalement terne, rien d'impressionnant. Ce n'est sans doute pas étonnant au vu du haut degré d'incertitude entourant les discussions sur la dette grecque observé durant le mois", a dit Chris Williamson, chef économiste de Markit. LES PRIX AUGMENTENT La France et l'Allemagne, les deux premières économies de la zone euro, ont certes enregistré pour la première un retour de la croissance manufacturière et pour la seconde une accélération de cette même croissance, mais la contribution du secteur secondaire à l'économie dans son ensemble a été modeste, a observé Markit. "C'est tout simplement compatible avec une croissance molle de la production industrielle de la zone euro, ce qui laisse penser que les effets bénéfiques de la dépréciation de l'euro commencent déjà à s'effacer", commente Jessica Hinds, économiste de Capital Economics. "Suivant la répartition par pays, on remarque que l'industrie fait encore de bonnes choses en Espagne et en Italie mais la Grèce inquiétant de plus en plus, ça risque de ne pas durer". En Grande-Bretagne, la croissance manufacturière a calé, retombant à son rythme le plus mou depuis plus de deux ans. Malgré ce contexte morose, les entreprises industrielles ont augmenté leurs prix, à une cadence sans égale depuis la fin 2013. L'indice des prix a monté à 51,0 contre 50,0, une bonne nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE) qui veut faire remonter l'inflation de la zone euro vers son objectif d'un peu moins de 2,0%. D'autres statistiques manufacturières sont attendues, de l'autre côté de l'Atlantique. L'indice ISM devrait, pense-t-on, révéler une accélération de la croissance manufacturière, confortant dans leurs hypothèses ceux qui voient la Réserve fédérale lancer un durcissement monétaire en septembre. (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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  • angel001 le mercredi 1 juil 2015 à 14:32

    Pourtant, ça aurait du être le contraire... Parce que question pignollage, ça se pose là.