Zone euro-La BCE plaide pour des "bad banks" nationales

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    * Constancio dit que les Etats pourrait acheter de la dette 
junior 
    * Appelle à une directive européenne, une approche "souple" 
 
 (Actualisé avec précisions) 
    FRANCFORT, 3 février (Reuters) - Le vice-président de la 
Banque centrale européenne (BCE) a appelé vendredi à la création 
de structures de défaisance ("bad banks") pour contribuer à 
absorber les quelque 1.000 milliards d'euros de créances 
douteuses issues de la crise financière. 
    Face aux difficultés des banques en Italie et dans d'autres 
économies plus fragiles de la zone euro, Vitor Constancio a 
appelé à la mise d'un plan européen de création de sociétés de 
gestion d'actifs (asset-management companies-AMC) dans le 
respect de la réglementation sur le sauvetage des banques.  
    Il y a moins d'une semaine, l'Allemagne s'est opposée à une 
proposition de l'Autorité bancaire européenne de mise en place 
d'une structure de défaisance à l'échelle de l'Union européenne, 
notant que les prêts à risque étaient concentrées dans quelques 
pays comme l'Italie, Chypre et le Portugal.   
    "Une véritable "société de gestion d'actifs" présenterait 
toutefois des difficultés dans l'environnement actuel. Dans 
l'immédiat, une façon d'avancer pourrait être la création d'un 
plan d'action européen afin que des "sociétés de gestion 
d'actifs" soient utilisées au niveau national," a-t-il dit lors 
d'une réunion à Bruxelles. 
    "Ce schéma européen devrait préciser ce qui est possible 
dans le cadre d'une approche souple de la réglementation 
existante et encourager les pays à adopter toutes les mesures 
nécessaires dans un calendrier bien défini."  
    La BCE fait monter la pression pour que les banques se 
délestent de leurs créances douteuses qui, dit-elle, mobilisent 
des fonds propres et freinent la distribution de crédit.  
    Mais le marché des prêts à risque ne décolle pas avec des 
transactions à moins de 200 milliards d'euros en trois ans. 
    Vitor Constancio a dit que les Etats pouvaient faire 
démarrer ce marché en injectant des fonds propres aux banques et 
en garantissant des titres adossés à des prêts non-performants 
(NPL) comme le fait l'Italie, ou même en achetant certains. 
    "La titrisation est une autre façon pour les Etats de lancer 
le marché des NPL, par exemple en co-investissant, avec les 
investisseurs privés, dans des tranches (de dette) junior ou 
mezzanine", a-t-il dit.  
    "Comme pour l'AMC, bien sûr, de tels investissements 
devraient se faire conformément aux règles sur l'aide publique." 
 
 (Francesco Canepa, Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Marc Joanny) 
 
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  • M2310631 il y a 10 mois

    EN tout cas il ne faut pas acheter des actifs filandreux américains avec les nouveaux décrets US de Trump.