Zone euro-L'inflation pourrait surprendre à la hausse en 2018-Constancio

le
0
    par Toby Sterling 
    UTRECHT, Pays-Bas, 15 juin (Reuters) - La Banque centrale 
européenne (BCE) est confrontée à des limites manifestes dans 
l'utilisation des taux d'intérêt négatifs mais l'inflation, sa 
principale préoccupation, pourrait surprendre positivement après 
des années en dessous de l'objectif, a dit mercredi le 
vice-président de l'institution Vitor Constancio.  
    La BCE cherche à relancer l'inflation, bien inférieure à son 
objectif de près de 2% en rythme annuel depuis trois ans, en 
achetant massivement des actifs.  
    Elle ne s'attend toutefois pas à une accélération de la 
hausse des prix à plus de 1,6% en moyenne annuelle en 2018, une 
prévision dont Vitor Constancio estime toutefois qu'elle 
pourrait être trop pessimiste, certaines des mesures de 
politique monétaire de la BCE n'ayant pas encore été mises en 
oeuvre.  
    "A titre personnel, je pense qu'en l'absence de 
bouleversements au sein de l'économie mondiale, nous pouvons 
atteindre un niveau d'inflation légèrement plus élevé en 2018", 
a-t-il dit lors d'une conférence à Utrecht, aux Pays-Bas. 
    "La pleine mise en oeuvre de nos mesures de politique 
monétaire adoptées en mars doit encore produire ses effets dans 
les mois à venir." 
    La BCE n'a démarré que la semaine dernière ses achats 
d'obligations d'entreprise et elle procèdera ce mois-ci à la 
première des quatre nouvelles opérations de refinancement à très 
long terme annoncées. 
    La BCE devrait aussi maintenir son taux de dépôt en 
territoire négatif pendant une "période prolongée", même si elle 
est de plus en plus consciente des effets potentiellement 
dangereux de cette politique.  
    "Il y a des limites à l'utilisation des taux négatifs s'ils 
sont maintenus pendant une longue période", a dit Costancio. "Au 
bout d'un certain temps, les banques peuvent transférer les 
coûts des taux négatifs en relevant les taux des crédits pour 
améliorer leurs marges, ce qui pourrait être préjudiciable à nos 
objectifs ultimes." 
    Le vice-président de la BCE a toutefois estimé que les 
banques bénéficieront globalement jusqu'en 2017 des mesures de 
politique monétaire et qu'il n'y avait pas de signe de formation 
de bulles spéculatives, même si les détracteurs de sa politique, 
en Allemagne notamment, lui reprochent de pénaliser les banques 
et les épargnants.  
    "En liaison avec les autorités nationales, nous sommes prêts 
à intervenir avec les outils réglementaires et de supervision si 
cela s'avérait nécessaire", a-t-il dit.  
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant