Zone euro/Indicateurs-La baisse des prix de l'énergie pèse sur l'inflation

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    FRANCFORT/LONDRES/BRUXELLES, 14 décembre (Reuters) - 
P rincipaux indicateurs macroéconomiques de la zone euro publiés 
depuis le début du mois: 
     
    * L'INFLATION NÉGATIVE EN NOVEMBRE À CAUSE DE L'ÉNERGIE 
    16 décembre - Les prix à la consommation dans la zone euro 
ont baissé de 0,1% sur un mois en novembre en raison notamment 
de la baisse des prix du gaz et du fioul domestique, a confirmé 
vendredi Eurostat. 
    Le taux d'inflation en rythme annuel a légèrement progressé 
à 0,6%, après 0,5% en octobre et 0,4% en septembre, selon les 
données définitives, qui confirment une première estimation 
publiée il y a deux semaines. 
    La hausse des prix de la restauration, des loyers et du 
tabac n'a pas suffi à compenser la baisse des prix de l'énergie, 
de 0,2% sur un mois et de 1,1% sur un an. 
    L'inflation de base, hors énergie et produits alimentaires 
non conditionnés, est ressortie en recul de 0,1% sur un mois et 
en hausse de 0,8% sur un mois. 
    La hausse des prix reste ainsi nettement inférieure à 
l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d'une 
inflation légèrement en dessous de 2%. 
    Tableau   
     
    * EXCÉDENT COMMERCIAL INFÉRIEUR AUX ATTENTES EN OCTOBRE À 
20,1 MDS 
    16 décembre - L'excédent de la balance commerciale de la 
zone euro a diminué en octobre à 20,1 milliards d'euros en 
données brutes contre 23,2 milliards un an plus tôt, montrent 
les statistiques publiées vendredi par Eurostat. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en 
moyenne un excédent de 29,0 milliards. 
    Les exportations, toujours en données brutes, ont diminué de 
5% par rapport à octobre 2015, à 172,5 milliards d'euros, tandis 
que les importations reculaient de 3%, à 152,4 milliards, 
précise Eurostat.  
    Tableau   
    Communiqué d'Eurostat: http://bit.ly/2gS3Ji 
     
    * LA PRODUCTION INDUSTRIELLE SE TASSE DE 0,1% EN OCTOBRE 
    14 décembre - La production industrielle de la zone euro a 
reculé en octobre pour le deuxième mois d'affilée alors qu'elle 
était attendue en hausse, sous le coup notamment des biens de 
consommation non durables et des biens intermédiaires. 
    Eurostat, l'office de statistique de l'Union européenne, a 
fait état d'un tassement de 0,1% faisant suite à une baisse de 
0,9% (-0,8% en première estimation) en septembre. 
    Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en 
moyenne une hausse de 0,2%. 
    La baisse est due pour l'essentiel à un recul de 1,5% des 
biens de consommation non durables, comme les vêtements, après 
une augmentation de 0,1% le mois précédent. La production de 
biens intermédiaires a également reculé, de 0,5%, mais celles de 
biens durables a rebondi de 1,5% après une chute de 5,5% en 
septembre. 
    La production de biens d'équipement a progressé de 1,0% et 
celle d'énergie de 0,8%. 
    Sur un an, la production industrielle a augmenté de 0,6% au 
lieu de +0,8% attendu. Le chiffre de septembre a été révisé à 
+1,3% après avoir été annoncé initialement à +1,2%. 
    Tableau   
     
    * CROISSANCE SUR UN AN REVUE EN LÉGÈRE HAUSSE AU T3 
    6 décembre - La consommation des ménages et les dépenses 
publiques ont été les moteurs de la croissance au troisième 
trimestre alors que la contribution du commerce extérieur est 
devenue négative sur la période, selon les chiffres définitifs 
publiés mardi par Eurostat, l'agence de statistiques de l'Union 
européenne. 
    Par rapport à la période avril-juin, le produit intérieur 
brut (PIB) a bien augmenté de 0,3% au troisième trimestre, comme 
au deuxième, a précisé Eurostat, confirmant une première 
estimation donnée le 15 novembre. Mais, sur un an, la croissance 
a été revue en hausse de 0,1 point de pourcentage, à 1,7%. 
    Et la croissance du deuxième trimestre 2016 par rapport à la 
même période de 2015 a fait l'objet d'une révision similaire, 
passant également de 1,6% à 1,7%. 
    La consommation de ménages a été le plus important 
contributeur au PIB du troisième trimestre, apportant 0,2 point 
de pourcentage au chiffre définitif. 
    Les stocks et les dépenses publiques ont chacun contribué à 
hauteur de 0,1 point de pourcentage. La contribution des 
exportations a été nulle tandis que les importations ont pesé à 
hauteur de 0,1 point. 
    Contrairement au deuxième trimestre, quand les PIB français 
et finlandais avaient reculé de 0,1%, tous les pays ont été en 
croissance au troisième, la Slovénie, la Grèce et le Portugal 
affichant les meilleures performances. 
    Dans l'Union européenne, la croissance a été de 0,4% sur le 
trimestre et de 1,9% sur un an. 
    Tableau : 
    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/eurostat/home/ 
     
    * LES VENTES AU DÉTAIL EN HAUSSE DE 1,1% EN OCTOBRE 
    5 décembre - Les ventes au détail ont augmenté de 1,1% en 
octobre, leur plus forte hausse depuis août 2014, à la faveur 
d'achats de produits non alimentaires tels que vêtements ou 
appareils électriques. 
    Ce rebond, après deux mois de baisse, est plus fort 
qu'attendu puisque les économistes interrogés par Reuters 
prévoyaient en moyenne une progression de 0,8%. 
    Le chiffre de septembre a été révisé à -0,4% au lieu de 
-0,2% initialement annoncé. 
    Sur un an, les ventes au détail ont augmenté de 2,4%, leur 
plus forte hausse depuis huit mois qui est là aussi supérieure 
au consensus (+1,8%). 
    En données mensuelles, les ventes de produits non 
alimentaires ont augmenté de 2,3% alors que la hausse n'a été 
que de 0,2% pour l'alimentation, les boissons et le tabac. Les 
ventes de carburant ont de leur côté baissé de 1,0%. 
    Tableau   
     
    * LE SENTIMENT DES INVESTISSEURS SE DÉGRADE-SENTIX  
     5 décembre - Le sentiment des investisseurs et des 
analystes s'est dégradé en décembre en raison d'incertitudes qui 
refont surface sur l'avenir de la zone euro,  montre lundi 
l'enquête mensuelle de l'institut allemand Sentix. 
    Son indice de confiance est retombé à 10,0 points après 
avoir atteint en novembre son meilleur niveau de l'année à 13,1. 
Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un 
indice stable. 
    "Les scrutins en Autriche, en Italie et les rendez-vous 
importants de 2017 créeent de l'incertitude", explique Sentix 
dans un communiqué. "Chacun de ces scrutins est présenté comme 
un vote vital pour ou contre l'euro et cela perturbe les 
investisseurs et entreprises qui préféreraient un horizon plus 
dégagé pour leurs décisions d'investissement." 
    Le sous-indices sur situation actuelle a reculé à 8,3 en 
décembre contre 12,3. Celui qui mesure les anticipations des 
investisseurs a reflué à 11,8 contre 14,0. 
    L'indice suivant plus particulièrement l'Allemagne a reculé 
à 27,8 contre 29,2 en novembre.  
    Sentix a effectué son enquête auprès de 1.005 investisseurs 
entre le 1er et le 3 décembre. 
     
    * LES PRIX PRODUCTEURS EN HAUSSE DE 0,8% EN OCTOBRE 
    2 décembre - Les prix à la production ont bien plus augmenté 
que prévu en octobre, et dans une proportion sans précédent 
depuis août 2012, montrent les données publiées vendredi par 
Eurostat, un bon point pour une Banque centrale européenne (BCE) 
qui peine à relancer l'inflation. 
    L'agence de statistique de l'Union européenne précise que 
les prix à la production ont augmenté de 0,8% d'un mois sur 
l'autre, alors que les économistes interrogés par Reuters 
attendaient une hausse limitée à 0,2%. 
    Sur un an, ils ont baissé de 0,4% alors que les économistes 
attendaient une baisse de 1,0%. 
    Les prix de l'énergie ont augmenté de 2,6%, progression la 
plus notable des composantes de l'indice PPI, dont toutes ont 
progressé sauf une.  
    La baisse en glissement annuel est la plus faible depuis 
juillet 2013 et celle des prix de l'énergie s'est limitée à 
1,5%. 
    Eurostat a confirmé la hausse de 0,1% des prix à la 
production en septembre, ainsi que leur contraction annuelle de 
1,5%. 
    Tableau:   
     
    * LE TAUX DE CHÔMAGE À UN CREUX DE SEPT ANS EN OCTOBRE 
    1er décembre - Le taux de chômage est revenu à un creux de 
sept ans en octobre, montrent les données publiées jeudi par 
Eurostat. 
    Ce taux de chômage s'établit à 9,8% en octobre après 9,9% en 
septembre, chiffre révisé après avoir été annoncé à 10%. 
    Le chômage n'a cessé de baisser dans le bloc monétaire 
depuis un pic de 12,1% inscrit au début de 2013. Il est 
désormais sous la barre des 10%, pour la première fois depuis 
2011, mais reste nettement supérieur à son niveau d'avant la 
crise financière (7,2% en mars 2008). 
    Le nombre de chômeurs dans les 19 pays partageant l'euro 
s'établit à 15,9 millions en octobre, 178.000 de moins qu'en 
septembre et 1,12 million de mois qu'un an plus tôt, rapporte 
Eurostat. 
    Pour l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage 
pour octobre s'affiche à 8,3%, au plus bas depuis février 2009, 
après 8,4% en septembre. 
    Tableau   
      
    Les indicateurs de la zone euro en temps réel ECONEZ  
    Les indicateurs économiques de novembre   
 
 (Service économique) 
  
 
 
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  • nanard83 il y a 8 mois

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