Zone euro : Berlin joue avec le feu sur le dossier grec

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Le ministre des Finances Wolfgang Schaüble a rappelé qu'il n'y avait pas d'autre alternative pour Athènes que de poursuivre sa route sur le chemin de l'austérité.
Le ministre des Finances Wolfgang Schaüble a rappelé qu'il n'y avait pas d'autre alternative pour Athènes que de poursuivre sa route sur le chemin de l'austérité.

C'est une arme à double tranchant que Berlin pointe en direction d'Athènes. Pour tenter d'empêcher la victoire annoncée du parti d'extrême gauche Syriza lors des élections législatives du 25 janvier, le gouvernement allemand laisse entendre qu'il ne serait plus opposé à une sortie de la Grèce de la zone euro. Ce départ serait même "inévitable", selon des informations publiées dans l'hebdomadaire Spiegel. Devant la polémique déclenchée par ces révélations, la grande coalition pilotée par Angela Merkel s'est voulue rassurante..., mais pas trop non plus. "La Grèce a tenu ses engagements par le passé, a expliqué un porte-parole officiel, Georg Streiter, à l'Agence France-Presse. Le gouvernement suppose ainsi que la Grèce continuera à remplir ses engagements contractuels" envers ses créditeurs. La chancelière sait pertinemment qu'elle joue une partie serrée dans ce jeu de poker-menteur.Les sociaux-démocrates prudentsEn Allemagne, les avis divergent sur ce dossier ô combien explosif. Le parti eurosceptique, AfD, est le seul à demander ouvertement depuis 2013 une sortie de la Grèce de la zone euro. Les conservateurs de la CDU/CSU sont plus prudents sur le sujet, même si le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, a tenu à rappeler la semaine dernière qu'il n'y avait pas d'autre "alternative" pour Athènes que de poursuivre sa route sur le chemin de l'austérité et des réformes. Les sociaux-démocrates semblent eux...

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