Zoellick ne briguera pas un nouveau mandat à la Banque mondiale

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ZOELLICK NE BRIGUERA PAS UN NOUVEAU MANDAT À LA BANQUE MONDIALE
ZOELLICK NE BRIGUERA PAS UN NOUVEAU MANDAT À LA BANQUE MONDIALE

WASHINGTON (Reuters) - Le président de la Banque mondiale, l'Américain Robert Zoellick, a annoncé mercredi son intention de ne pas briguer un nouveau mandat à la fin de son contrat le 30 juin.

"Je suis honoré d'avoir dirigé une institution de classe mondiale avec autant de gens aussi talentueux et exceptionnels", a déclaré Robert Zoellick dans un communiqué.

Parmi les candidats possibles à sa succession figurent la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et l'ancien conseiller économique à la Maison blanche Larry Summers.

Le département d'Etat a cependant dit qu'Hillary Clinton n'avait pas l'intention de briguer la présidence de la banque mondiale

Par convention, ce poste toujours été tenu par un Américain.

Les pays émergents ne cessent de militer pour que la mainmise des Etats-Unis sur la Banque mondiale - et celle de l'Europe sur le Fonds monétaire international (FMI) - soit remise en cause.

Un responsable brésilien a ainsi déclaré que la désignation du successeur de Robert Zoellick devrait être basée sur des critères de compétence et non de nationalité, tout en se montrant sceptique sur les chances que le poste ne revienne pas à un Américain en cette année d'élection présidentielle aux Etats-Unis.

Robert Zoellick, un républicain, pourrait occuper un poste de haut rang dans une éventuelle administration républicaine en cas de défaite de Barack Obama lors du scrutin de novembre prochain.

Lors d'un entretien a accordé à Reuters, Robert Zoellick a réaffirmé que sa décision de quitter la Banque mondiale lui appartenait en propre, ajoutant qu'il n'avait pas subi des pressions de l'administration Obama.

Au sujet de son avenir personnel, il a également déclaré qu'il ne prendrait une décision que lors de la fin effective de son mandat, fin juin.

"C'est vraiment moi qui ai décidé. J'ai pensé qu'il était temps de passer à autre chose et, une fois que l'on a cette pensée, il ne faut pas rester", a dit Robert Zoellick.

Lesley Wroughton, Danielle Rouquié pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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