Zlatan Ibrahimovic, énergumène de Malmö

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Zlatan Ibrahimovic, énergumène de Malmö
Zlatan Ibrahimovic, énergumène de Malmö

Face à Malmö, le PSG ne s'attend pas à des retrouvailles européennes des plus compliquées sur sa pelouse. En revanche, l'affiche revêt un aspect des plus nostalgiques pour Zlatan Ibrahimović, né dans la cité suédoise, et ancien joueur du club. Une réunion forcément particulière entre l'attaquant caractériel et sa mère patrie.

Le 27 août dernier, à Monaco, le tirage au sort de la Ligue des champions n'a pas fait de cadeau au PSG. Entre le Real Madrid et dans une moindre mesure le Shakhtar Donetsk, les hommes de la capitale ne doivent pas rater leur entame dans la compétition face à deux adversaires au calibre certain. Pourtant, au milieu de ces rencontres à risque, le PSG, ou plutôt Zlatan Ibrahimović, a reçu un clin d'œil. Dernier larron de la poule de quatre, le Malmö FF n'est en effet pas un inconnu pour l'attaquant suédois. Situé sur les terres de son enfance, portant encore la trace des premiers exploits de Zlatan, le club nordique catalyse à lui seul une bonne partie de la genèse du personnage. Un personnage déjà détonnant dans la troisième plus grande cité du pays, entre coups de sang, crises d'égo, et un caractère très éloigné de celui des besogneux suédois. Un personnage qui divisait donc tout autant à l'époque.

Zlatan l'apatride


"Zlatan n'est pas suédois. Il n'est pas bosniaque. Pas croate. Pas brésilien. Zlatan est Zlatan. Il a cassé les stéréotypes. D'ailleurs, s'il avait joué comme un joueur suédois, il serait très ennuyeux." Ivan Kurtović connaît bien Ibrahimović pour l'avoir entraîné au FK Balkan dès l'âge de 10 ans. Et pour le premier coach à avoir apprivoisé la bête, la synthèse est simple : Zlatan n'a jamais eu les codes de la société suédoise, tant sur le terrain qu'en dehors. Fils d'une mère croate et d'un père bosnien, Zlatan n'y a de toute façon jamais été prédestiné. Installé à Rosengård, situé à 10 minutes de vélo en périphérie de Malmö, le jeune Zlatan y côtoie ceux qui, comme lui, proviennent des Balkans. Et si l'endroit n'est pas un ghetto, mais plutôt un quartier résidentiel sans charme, il dénote dans une ville où le niveau de vie est élevé et les gamins biberonnés à une sauce scandinave sans relief. Lui vit avec sa mère, ses deux frères et sœurs, mais aussi les trois enfants issus de la première relation de sa mère. Une sacrée fratrie et un contexte qui vont forger le caractère si particulier du gamin : "Ici, les pères boivent, les mères regardent la photo et chacun vit dans la violence et la misère parce qu'ils ne peuvent pas faire autre chose. Il y a de la ségrégation à Rosengård. Il y a peu de Suédois ici. Ce sont des familles de 12 enfants, là où les Suédois en ont deux ", poursuit Kurtović.

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