Zinédine Zidane : "Luca est champion d'Europe des U17, c'est déjà mieux que moi !"

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De passage à Paris pour une opération Adidas "All Bleu" avec des athlètes d'autres disciplines (judo, basket, etc), Zinedine Zidane profite d'un instant de répit entre deux séances photos pour revenir en détail sur la relation qu'il entretient avec ses fils devenus footballeurs : Luca, champion d'Europe dans les buts des U17, et Enzo, son aîné qu'il entraîne à Madrid.



Tu participes à un meeting Adidas avec plein d'autres sportifs, quelle importance ont eue les autres sports que le foot dans ta carrière ? C'est très étrange parce que je me suis longtemps dit que je n'aurais jamais pu faire un sport individuel. Dans ma famille, on est très judo, mon frère est ceinture noire et champion de France, j'étais moi-même plutôt pas mal (ceinture bleue, ndlr), j'ai toujours adoré le tennis, Roland-Garros, tout ça, mais je me suis toujours dit que je n'aurais jamais pu faire un sport individuel. La solitude du sportif me faisait peur. Quand tu gagnes, ça va, mais quand tu perds, tu perds seul. Et puis, quand tu as perdu seul, tu repars seul, tu voyages seul. J'ai toujours admiré les gars qui supportaient ça. Tu prépares un truc toute la saison, et à la fin, tu perds au premier tour et t'es tout seul ça ne doit pas être évident ! Et puis aujourd'hui, me voilà entraîneur. Et entraîneur, bah t'es tout seul. J'ai été joueur, donc je n'ai jamais ignoré la difficulté d'être entraîneur. D'ailleurs, j'ai toujours été indulgent avec mes entraîneurs. Même quand je voyais que le message n'était pas clair, ce n'était pas bien grave, je savais ce que j'avais à faire sur le terrain. Et je savais aussi combien c'était difficile d'être coach. Mais voilà : j'avais envie de ça, j'avais envie de transmettre.
Quel genre de coach es-tu ? Je suis moi. Je ne suis pas quelqu'un qui parle beaucoup, et je ne vais pas me mettre à parler beaucoup parce que je suis devenu entraîneur. J'entends dire : "il faut être sévère", "il faut être sans pitié", "il faut être ceci, il faut être cela". Moi, je crois qu'il ne faut pas chercher à être quelqu'un qu'on n'est pas. Si je fais du "sans pitié", ce n'est pas moi. C'est la pire des choses à faire. Donc je fais du "moi" : j'essaie d'être convaincu et convaincant. Voilà, c'est ça mon nouveau défi : faire passer mes consignes de la manière la plus claire possible, et avec ma personnalité, qui est plutôt celle de quelqu'un de réservé. Et j'apprends ça. Je sais que c'est dans ce domaine, de la…



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