Zika : le virus est bien en cause dans les microcéphalies

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Caio Julio Vasconcelos, un bébé né avec une microencéphalie à Joao Pessoa au Brésil le 25 février 2016.
Caio Julio Vasconcelos, un bébé né avec une microencéphalie à Joao Pessoa au Brésil le 25 février 2016.

Une étude rétrospective de l’épidémie en Polynésie française montre qu’au premier trimestre de grossesse l’infection multiplie par cinquante le risque de microcéphalie

Une équipe animée par des chercheurs de l’Institut Pasteur apporte la preuve que chez la femme enceinte le virus Zika peut entraîner une microcéphalie de son fœtus, qui associe un périmètre crânien inférieur aux normes et des anomalies cérébrales. C’est en particulier le cas lorsque l’infection survient au cours du premier trimestre de la grossesse. Dans l’étude publiée mercredi 16 mars dans The Lancet, le Dr Simon Cauchemez (unité de modélisation mathématique des maladies infectieuses, Institut Pasteur, Paris) et ses collègues quantifient la probabilité de survenue de cette malformation congénitale. Le risque de base de la microcéphalie, qui est de 0,02 % (2 nouveau-nés atteints sur 10 000), est multiplié par 50 et passe à près d’1 % lorsque la mère est infectée au cours du premier trimestre de sa grossesse.

Une bonne partie des chercheurs de cette équipe dirigée par le Pr Arnaud Fontanet (Institut Pasteur et Conservatoire national des arts et métiers) a récemment démontré la relation de causalité entre le virus Zika et la survenue de syndromes de Guillain-Barré chez l’adulte en utilisant déjà les données de l’épidémie en Polynésie française en 2013-2014. Cette nouvelle publication renforce donc la notion méconnue jusqu’en 2015 d’un tropisme du virus Zika pour le système nerveux.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, le 1er février, que l’explosion de cas de microcéphalies et de syndromes de Guillain-Barré en Amérique latine et dans les Caraïbes constitu...

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