Zidane, militant sans le vouloir

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Zidane, militant sans le vouloir
Zidane, militant sans le vouloir

Zidane a fini par devenir une figure politique. D'abord incarnation du slogan " black-blanc-beur " en 1998, puis caïd qui ne sait pas se contrôler en 2006. Autant de costumes que Zidane n'avait pas demandés, dont il a même tenté de se défaire, mais que lui ont toujours cousus des hommes politiques tentant de récupérer l'icône Zidane.


Près d'un million et demi de personnes sont là, les Champs-Élysées n'avaient plus connu une telle liesse depuis la Libération. Les photos du général de Gaulle descendant la plus belle avenue du monde le 26 août 1944 entouré des chars de la 2e division blindée du général Leclerc, de membres du Conseil National de la Résistance, et des autres grandes figures de la victoire, sont en noir et blanc. Mais celles du visage de Zinédine Zidane projeté lourdement sur l'Arc de triomphe ce 12 juillet 1998 sont elles bien en couleurs. Le monument de Napoléon Bonaparte, l'avenue qui a symbolisé la victoire du Général, et le chef-d'œuvre de Zizou. Trois figures dominantes de l'histoire récente de France réunies en un endroit, à un moment où toute la nation semble ne faire qu'une. " Tous derrière le même drapeau " affirment les présentateurs de JT. Zidane affiché sur un monument de 50 mètres de haut, avec des messages du type " Merci Zizou " qui défilent sur l'attique, la partie supérieure de l'Arc. Un comble pour un homme aussi discret que le numéro 10 des Bleus. Zidane n'a pas remporté la finale de la Coupe du monde à lui tout seul, et il a encore moins demandé un tel tapage autour de sa personne, mais peu importe. On ne demande pas toujours leur avis aux figures de proue. En un clin d'œil, le Français d'origine algérienne est devenu l'incarnation rêvée du slogan " black-blanc-beur", martelé au moment de la victoire de 98. Un symbole de la réussite fantasmée de notre modèle d'intégration vite récupéré par les politiques, avant que ces derniers n'en fasse une caricature de faux calme/vrai méchant racailleux après le coup de tête de 2006.

La star de la garden party


Il faut dire que le triomphe du 12 juillet tombe à pic les chantres du black-blanc-beur. La gauche plurielle est arrivée au pouvoir un peu plus d'un plus tôt, suite à la dissolution ratée d'avril 1997. Et dans le sillage de…




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