Zidane, le bon disciple de Carletto

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Zidane, le bon disciple de Carletto
Zidane, le bon disciple de Carletto

Fort de deux manitas, le nouvel entraîneur du Real Madrid s'offre des débuts idylliques. Une réussite qui n'est gage d'aucun succès en fin de saison, mais qui rappelle que la carrière du double Z a souvent croisé celle d'un certain Carlo Ancelotti. Un ami autant qu'un modèle.

Qu'il semble loin, le mois de juin 2013 au Santiago Bernabéu. Alors orphelins d'un José Mourinho qui vient de réduire en bouillie l'unité du Madridismo, les aficionados blancs se gargarisent de la venue du "Pacificateur", comme le surnomme Marca. Carlo Ancelotti, en bisbille avec Nasser Al-Khelaifi, troque alors son appartement parisien pour une demeure avec vue plongeante sur le parc du Retiro. Et un bureau dans l'antre madridista. Deux ans et demi, une Décima et l'exercice le plus prolifique en titres de l'histoire blanche plus tard, l'héritage de l'Italien se retrouve à son tour haché menu par l'omnipotence d'un président sans stratégie sportive. Après six mois ratés de Rafa Benítez, Florentino Pérez dégaine alors son assurance tout-risque. Zinédine Zidane, caution symbolique auprès de l'aficion, se retrouve projeté sous la guérite d'un ancien Chamartin qu'il a longtemps arpenté crampons aux pieds. Avec deux manitas en guise de départ, le Marseillais a rendu son enthousiasme - démesuré ? - au Real Madrid. Et rappelé que son modèle des bancs de touche n'est autre que Carlo Ancelotti, prochain coach du Bayern et "vieil ami" du Z.

Ancelotti et son "vieux compagnon de voyage"


L'anecdote remonte aux prémices de Zinédine Zidane avec la Vieille Dame. Alors en déplacement, les joueurs bianconero n'attendent plus qu'un homme dans le bus du retour. "Nous ne partons pas sans Zizou", affirme Paolo Montero, central de la Juve, à son entraîneur Carlo Ancelotti. "Sans Zidane, l'autocar de l'équipe ne partait pas, même si nous avions une heure de retard. Du coup, c'était impensable que je fasse un système de jeu sans le mettre au centre de mon projet", relate le natif de Reggiolo dans son livre Mon Arbre de Noël. Lorsqu'il prend les commandes de la Casa Blanca, c'est donc tout naturellement qu'il trouve une place pour le Français dans son staff technique. Mieux, il prophétise son avenir : "Pour remporter la Décima, il sera nécessaire d'avoir une forte cohésion entre le staff, les joueurs et le club. Une grande aide sera mon vieux compagnon de voyage Zizou." Liant entre les membres de l'effectif et l'équipe technique de Carletto - surnom affectif donné par les joueurs -, il apprend…


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