Zidane, à qui gagne perd ?

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L'esprit et la règle ne semblent pas faire partie du vocabulaire du football espagnol. Pour le moment sans le diplôme requis – qui lui sera remis en mars – Zinédine Zidane est sous le joug d'une suspension de trois mois. Après la pluie, l'orage, donc.

« C'est un plaisir de pouvoir travailler et d'apprendre d'un si grand entraîneur. Zizou le génie ! ». « Grande ! Top ». En deux messages de moins de 140 signes, photos à l'appui, Arbeloa et Marcelo, non convoqués par leurs sélections respectives et donc présents lors des entraînements du Castilla, ont rendu un hommage tout aussi sincère que savamment orchestré à Zinédine Zidane. Une opération de com, en quelque sorte, qui fait suite aux nombreuses embuches que sèment les débuts de ZZ au poste d'entraîneur en chef. Enfin, de second entraîneur... Oui, car au pays de la tauromachie et de la crise économique, le « caso Zidane » excite, divise et fait jaser. Alors qu'il ne dispose toujours pas du fameux diplôme lui permettant d'exercer sous la casquette d'entraîneur principal, le Français est sous le coup d'une interdiction de coacher. Le trop sérieux Comité de Compétition a d'ailleurs saisi la RFEF. Ce vendredi, la fédération a proposé un accord à 'l'amiable' au Real Madrid : une mise à l'écart de trois mois pour Zizou alors qu'elle peut grimper à six. La balle est désormais dans le camp merengue.
« Une honte »
Pourtant, la semaine de la plus célèbre calvitie hexagonale avait bien commencé. Dimanche, dans le fin fond du Pays Basque, face aux campagnards et premiers du groupe de Barakaldo, le Real Madrid Castilla s'est imposé sur la plus petite des marges. Un but sur penalty de Medran qui permet aux Madrilènes de troquer leur bonnet d'âne et de pointer à la 18ème place (sur 20) du groupe II de Segunda B. Rien de bien fameux, mais une éclaircie plaisante dans le ciel assombri de Zinédine Zidane. De courte durée, aussi. Avant cela, plus que les cinq défaites en six rencontres, le Castilla trustait les Unes des canards espagnols pour le conflit qui l'oppose au comité des entraîneurs espagnols. Une guéguerre entamait dès cet été et qui met en exergue le fonctionnement étrange des institutions sportives outre-Pyrénées. A l'instar des expatriés et de leur NIE – un numéro providentiel mais plus que longuet à décrocher –, il n'existe pas d'équivalence parfaite entre diplômes français et espagnols. Alors que le fameux sésame lui sera délivré par la FFF en mars prochain, il vit actuellement dans l'illégalité sous sa guérite espagnole.

L'astuce, comme le loup blanc, est connue de tous. Un prête nom, en l'occurrence Santiago Sanchez, dispose du diplôme...



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