Zico : " Ici, c'est une affaire de copinage et de népotisme"

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Zico : " Ici, c'est une affaire de copinage et de népotisme"
Zico : " Ici, c'est une affaire de copinage et de népotisme"

Après s'être occupé du football japonais au début des années 2000, Zico espère bien plus que ces trois mois lucratifs dans cette Indian Soccer League, avec laquelle il n'est pas tendre. Le Brésilien aimerait surtout aider à plus long terme le développement du football indien, dans ce pays où, selon lui, "il y a beaucoup de fruits".Vous avez mis longtemps avant d'accepter de venir coacher en Indian Super League ? Cela m'a pris à peu près deux mois pour étudier tous les détails avant de prendre une décision. Qu'est-ce que j'allais trouver sur place, le tournoi, les attentes, les joueurs. Pour moi, c'est un choix important parce que c'est le lancement d'un projet. Je ne viens pas pour faire une pige de trois mois et prendre de l'argent.
L'ISL est vendu comme un projet de développement du football indien, vous croyez à ce discours ? Ici, c'est plus du business et moins un projet de développement du football. Ils essayent d'abord de faire connaître et de renforcer leur marque, l'Indian Super League. Sur la manière, ils s'inspirent de ce qui existe déjà avec la NBA ou la NFL. Aujourd'hui, tout le monde essaye de vendre le sport comme un événement, un spectacle. Cela n'a rien de nouveau pour moi. Quand je suis arrivé au Japon, les présidents de 10 clubs de leur championnat, la J-League, sont partis aux USA pour voir comment la NBA fonctionnait en terme d'organisation et appliquer les recettes chez eux. Après, on peut essayer de faire le show, comme il le font ici, mais en le mettant au service du football et de la progression du football indien. Il faudrait arriver à concilier les trois objectifs, pas seulement la notoriété d'une marque et la visibilité des sponsors.
Les joueurs occidentaux expliquent que les joueurs indiens sont tout le temps en train de s'excuser, presque trop respectueux. Est-ce que, culturellement, vous y voyez un frein à leur progression ? Non, c'était la même chose au Japon. Là-bas aussi, les joueurs s'excusent tout le temps. C'est le même genre de culture, avec beaucoup de respect pour les anciens, la hiérarchie. Mais je ne pense pas qu'il y existe des barrières culturelles tellement fortes qu'elles empêchent les joueurs locaux de progresser. Et au Japon, il y avait aussi des étrangers. La différence, c'est le nombre, ils étaient moins nombreux mais très bons, donc les Japonais pouvaient progresser à leurs cotés. Ici, il y a tellement d'étrangers que ce n'est pas idéal. Les Indiens ont du mal à se faire une place. Douze étrangers par équipe, c'est exagéré. Les Indiens n'ont aucune chance de jouer.
Si vous étiez DTN du football indien, vous...


Vous avez mis longtemps avant d'accepter de venir coacher en Indian Super League ? Cela m'a pris à peu près deux mois pour étudier tous les détails avant de prendre une décision. Qu'est-ce que j'allais trouver sur place, le tournoi, les attentes, les joueurs. Pour moi, c'est un choix important parce que c'est le lancement d'un projet. Je ne viens pas pour faire une pige de trois mois et prendre de l'argent.
L'ISL est vendu comme un projet de développement du football indien, vous croyez à ce discours ? Ici, c'est plus du business et moins un projet de développement du football. Ils essayent d'abord de faire connaître et de renforcer leur marque, l'Indian Super League. Sur la manière, ils s'inspirent de ce qui existe déjà avec la NBA ou la NFL. Aujourd'hui, tout le monde essaye de vendre le sport comme un événement, un spectacle. Cela n'a rien de nouveau pour moi. Quand je suis arrivé au Japon, les présidents de 10 clubs de leur championnat, la J-League, sont partis aux USA pour voir comment la NBA fonctionnait en terme d'organisation et appliquer les recettes chez eux. Après, on peut essayer de faire le show, comme il le font ici, mais en le mettant au service du football et de la progression du football indien. Il faudrait arriver à concilier les trois objectifs, pas seulement la notoriété d'une marque et la visibilité des sponsors.
Les joueurs occidentaux expliquent que les joueurs indiens sont tout le temps en train de s'excuser, presque trop respectueux. Est-ce que, culturellement, vous y voyez un frein à leur progression ? Non, c'était la même chose au Japon. Là-bas aussi, les joueurs s'excusent tout le temps. C'est le même genre de culture, avec beaucoup de respect pour les anciens, la hiérarchie. Mais je ne pense pas qu'il y existe des barrières culturelles tellement fortes qu'elles empêchent les joueurs locaux de progresser. Et au Japon, il y avait aussi des étrangers. La différence, c'est le nombre, ils étaient moins nombreux mais très bons, donc les Japonais pouvaient progresser à leurs cotés. Ici, il y a tellement d'étrangers que ce n'est pas idéal. Les Indiens ont du mal à se faire une place. Douze étrangers par équipe, c'est exagéré. Les Indiens n'ont aucune chance de jouer.
Si vous étiez DTN du football indien, vous...


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