Zep : "Notre rapport avec le dessin a changé depuis le 7 janvier"

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Zep, dans les locaux du Point
Zep, dans les locaux du Point

Zep était dans son atelier en Suisse lorsque la fusillade a éclaté à Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, il y a un an, jour pour jour. C'est sa femme qui l'en avertit, il allume la radio, s'accroche au fil d'info qui tombe au goutte-à-goutte. « On savait qu'il y avait eu une fusillade à Charlie sans savoir qui était là-bas », nous confie le dessinateur de BD. « C'était dur parce que c'étaient des gens que je connaissais, que j'avais côtoyés. » Il découvre progressivement les noms des victimes à l'antenne. « C'était difficile à croire, même si on savait qu'il y avait des menaces, des pressions... »

Dans l'urgence, le père de Titeuf publie le fameux Cabu, Wolinski, Tignous, Charb, une mort bête et méchante. C'est l'un des premiers dessins de presse à être publié sur le sujet. On y voit les quatre dessinateurs entrer au paradis, sous le regard étonné de Dieu : « Cabu ? Pour une fois que vous êtes en avance ». Quelques jours plus tard, Zep écrit une histoire autour de ce que lui « évoquait cette violence ». Une violence qui a perturbé son rapport avec le dessin. « Avant, on devait se casser la tête pour trouver une idée pertinente, drôle et qui fait réfléchir. Maintenant, il faut qu'on trouve une idée pertinente, drôle, qui fait réfléchir et qui ne nous fasse pas couper la tête. » Certes, le dessinateur de BD n'est pas en première ligne et ne traite pas...

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