Zambie: contre le sida, des conseils aux jeunes par texto

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Zambie: contre le sida, des conseils aux jeunes par texto
Zambie: contre le sida, des conseils aux jeunes par texto

Anonymes, directes, parfois brutales, les questions que les adolescents de Zambie se posent à propos du sida tiennent toujours en moins de 160 caractères: le volume d'un texto sur un téléphone portable.Ces messages, U-Report, une organisation zambienne d'information sur le sida, en reçoit des milliers tous les jours."J'ai une copine qui a le VIH et maintenant, elle parle de mariage. Qu'est-ce que je peux faire avec elle?", demande l'un. Un autre interroge: "Peut-on attraper le virus quand on embrasse profondément quelqu'un?"Si le nombre de décès liés au sida diminue considérablement dans le monde, il continue à progresser chez les adolescents, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) publié la semaine dernière. Des organismes comme U-Report offrent une nouvelle manière de communiquer avec les jeunes, trop angoissés ou trop embarrassés pour affronter une discussion en tête-à-tête avec un conseiller. Installés dans un immeuble anonyme de bureaux à Lusaka, les conseillers assis derrière leur ordinateur répondent aux questions par SMS, qu'elles portent sur le mode de contagion du virus ou les avantages et inconvénients de la circoncision masculine. Le service, lancé en 2012, revendique désormais plus de 70.000 abonnés et a inspiré d'autres pays, comme l'Afrique du Sud ou la Tanzanie. "Nous recevons des messages de toute la Zambie", se félicite la directrice, Christina Mutale. "Ca s'est répandu comme une traînée de poudre".Un tiers de ceux qui écrivent sont des adolescents. - Un million de séropositifs - Dans le jardin de la clinique de Lusaka où elle est soignée, Chilufya Mwanangumbi explique avoir recouru à U-Report car les conseils sont difficiles à trouver.L'étudiante de 19 ans aux ongles soigneusement manucurés rêve de devenir ingénieure. Comme beaucoup d'autres jeunes Zambiens, elle vit avec le VIH. "Dans d'autres hôpitaux, on ne vous explique pas ce ...

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