Zahir Belounir a vécu l'enfer

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Zahir Belounir a vécu l'enfer
Zahir Belounir a vécu l'enfer

Zahir Belounis, qu'avez-vous ressenti depuis votre retour en France ?Je me sens égoïste d'être parti parce que j'ai l'impression d'avoir abandonné mes compatriotes, mais je suis content d'être rentré. Mais ma joie est limitée parce que je pense à eux. Plus les jours passent et plus je réalise que je suis rentré chez moi ».Que s'est-il passé depuis votre retour ?J'ai eu beaucoup d'entretiens avec la presse. Je ne m'attendais à un tel engouement ici. Je pense que cela va se calmer d'ici quelques jours et je vais pouvoir en profiter.Pouvez-vous résumer ce que vous avez vécu ?L'enfer. Je n'ai pas d'autre mot. J'ai beaucoup de respect pour les ex-otages, et je ne peux pas me comparer à eux, parce qu'ils ont connu des conditions bien plus graves. Mais ce mot me convient, parce que je me suis considéré comme un otage là-bas.

« On m'a clairement dit qu'on allait me détruire »

Comment avez-vous fait pour supporter la tension ?A un moment, je ne sortais plus de la maison. Je restais enfermé avec les volets baissés. Le seul exutoire que j'ai trouvé, c'était l'alcool. Cela m'a aidé à passer les journées.Depuis votre retour en France, comment analysez-vous la situation ?Personne n'avait porté plainte avant moi contre son club. Et je pense que des personnes orgueilleuses ont décidé de me le faire payer. D'ailleurs, on m'a clairement dit qu'on allait me détruire.Comment on se reconstruit après ce genre d'épreuves ?Grâce à mes deux petites filles et ma femme qui ont été formidables et qui m'ont soutenu. Et maintenant, il faut que je que passe à autre chose et que je rebondisse ».Quelles démarches administratives allez-vous faire maintenant que vous êtes rentré ?Porter plainte très certainement. Mon avocat s'occupe bien du dossier. Je vais donc pouvoir prendre du recul une fois que la pression médiatique sera retombée.Qu'allez-vous faire à l'avenir ?Quand vous sortez d'une prison comme ça, vous vous sentez libre. Quand je me balade dans la rue, je me dis "C'est beau la France". Pour l'instant je ne pense pas trop à mon avenir, je veux d'abord profiter de ma famille. Chaque jour qui passe, je réalise bien que je suis en France, et ça c'est bon.

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