Youri Djorkaeff : "Quand j'ai commencé le foot en France, il n'y avait pas de problème de racisme"

le
0

Ses problèmes au Bayer, son obsession du beau geste, son palmarès en équipe de France, sa relation avec Zidane, son rêve américain et même, et même, et même, la musique avec son morceau inoubliable : The Snake se livre comme jamais.

Comment tu fais pour brosser la balle comme ça ? Je travaille. C'est un travail de tête, de bras, de cheville, de positionnement des jambes. C'est un équilibre à avoir. Ça serait bien de décomposer le geste. C'est aussi une volonté. Quand j'étais à l'entraînement, je disais au gardien : "Si tu la touches et qu'elle rentre, le but ne compte pas." Ce sont des heures d'entraînement, de volonté de faire le geste parfait. De cadrer, toujours cadrer
En parlant de beau geste, parlons de ton retourné à l'Inter, club que tu rejoins en 1996. Tu reprends quasi à l'horizontale une balle repoussée par le gardien pour la mettre dans la lucarne opposée. C'est ton plus beau but ? Ma plus belle réalisation, c'est peut-être PSG-Auxerre au Parc. Je donne la balle à Raï, il me la remet en la piquant, et je fais une reprise pour la mettre dans la lucarne opposée. C'était pas mal. Pas mal parce que je regarde le ballon en permanence, du début jusqu'à la fin de l'action. Une fois au départ, quand je fais la talonnade pour la passer à Raï, et une fois à la fin quand je frappe. Le reste du temps, je suis concentré sur mon geste. Au moment où je donne le ballon en retrait, je ne regarde pas la cage. Je suis juste concentré sur l'appel de balle. Et au moment où je pense que le ballon va arriver, je frappe. Tout est dans l'instinct. C'était comme si j'étais dans mon lit et que je fermais les yeux, sauf que j'étais au Parc des Princes !

Le but parfait, c'était une obsession pour toi ? Oui. Il ne fallait pas que le gardien la touche. Si j'avais pu faire des gamelles, comme au baby foot, j'en aurais fait. J'avais cette volonté de la foutre au fond. On disait : "Des 30 mètres, ce n'est pas possible de marquer". Moi, je mettais une cacahuète, et voilà.
Parlons de Kaiserslautern. Ce n'est pas le moment le plus heureux de ta carrière. Pourquoi avoir rejoint le club ? Kaiserslautern, c'est con, car j'ai adoré les débuts. Avec le coach Otto Rehhagel, c'était...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant