Yoan Cardinale, le troisième homme

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Yoan Cardinale, le troisième homme
Yoan Cardinale, le troisième homme

Au départ, rien ne semblait indiquer que l'OGC Nice lutterait pour le podium à la 33e journée avec Yoan Cardinale dans les barres. Cardinale, c'est le troisième gardien lors du coup d'envoi du championnat. Et depuis octobre, celui qui a plus de kilos que de centimètres enchaîne les matchs avec le Gym. Avec brio. L'histoire d'un garçon attachant, souriant mais surtout bosseur.

L'anecdote se passe dans les couloirs de l'Allianz Riviera un soir de lourde défaite contre le PSG (0-3, début décembre). Yoan Cardinale a pris un doublé de Zlatan Ibrahimović, mais ne s'est pas privé d'aller mettre un petit coup de pression au Suédois quand celui-ci était venu chercher un penalty dans sa surface. À 21 ans, "Cardi" ne se dégonfle pas. Il est comme ça. Mais quand les micros se tendent vers lui, il refuse. Poliment. "Je n'ai pas le droit de parler ", lâche-t-il. Nice protège ses enfants. Ne pas trop les exposer médiatiquement. Surtout quand ils ne sont pas destinés à être dans la lumière. Ce dimanche après-midi, dans un match qui oppose le 4e au 5e du championnat à 6 journées de la fin, Yoan Cardinale sera titulaire. Une folie quand on sait que le natif de La Ciotat est parti en 3e position sur la grille de départ.

Nice, le projet OM plutôt que le projet Dortmund
Mouez Hassen et Simon Pouplin devaient se partager la cage niçoise et Cardinale briller en CFA. Depuis, Hassen a flanché mentalement et Pouplin a fait des allers-retours à l'infirmerie. Cardinale s'est alors invité à la fête. C'était un soir d'octobre 2015, à Rennes. Déjà. Dans le 3-5, les Niçois s'étaient amusés des Bretons : 4-1. Un baptême du feu aux petits oignons pour le gardien. Voilà deux ans que l'Aiglon attendait son tour. Professionnel à Nice depuis 2013, il avait sans doute imaginé son heure arriver plus tôt. Deux ans plus tôt, il aurait dû "profiter" de la blessure de David Ospina contre Bordeaux pour faire ses premiers pas en Ligue 1 mais une douleur au genou l'avait foudroyé dans la dernière ligne droite, envoyant le jeune Anthony Mandréa, 16 piges, au front à sa place. Depuis, Cardinale attendait dans l'ombre.

Poker, Dieu et un sourire


Exemplaire à l'entraînement, rigolard, chambreur, bon vivant, Cardinale est le genre de garçon facile à driver dans un groupe. Pas très grand (1,81m), plutôt solide (84 kilos officiellement), on lui reproche souvent son coup de fourchette. Certains trouvent qu'il a plus un physique à squatter un clos bouliste qu'une cage de football. Lui en…





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