«Yo», l'application qui fait un carton, déjà piratée

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«Yo», l'application qui fait un carton, déjà piratée
«Yo», l'application qui fait un carton, déjà piratée

Créer une application pour smartphones dont la seule fonction est d'envoyer «Yo» à un contact ? Or Arbel l'a fait. «Je me suis souvenu que j'ai un ami à Los Angeles avec lequel je communique par des SMS qui ne veulent rien dire. Et là j'ai eu le déclic.» En huit heures, l'appli était créée, avec un succès tellement fou qu'elle a été rapidement piratée...

Disponible depuis avril sur l'App store d'Apple, l'application revendiquait déjà, il y a quelques jours, 50 000 téléchargements et 4 millions de «Yo» (soit une moyenne de 80 «Yo» par utilisateur). Si bien que son désormais PDG, Or Arbel, est parvenu à lever 1,2 million de dollars auprès d'investisseurs anonymes... et de Moshe Hogeg, l'initiateur de ce coup fumant.

Des failles de sécurité béantes

Dans les médias et sur les autres réseaux sociaux (ceux qui ne sont pas limités à un seul mot), on glose sur ce pari fou qui consiste à miser une somme à sept chiffres sur un outil aussi «stupide».

Mais Marc Andreessen, créateur du premier navigateur web, Mosaic, se dit persuadé, sur Twitter, que «Yo» est promise à un bel avenir. Parce que le monde compte de nombreux adeptes des «appels manqués», cette pratique qui consiste à faire sonner une fois le téléphone de son correspondant, pour le prévenir qu'on arrive ou qu'on est bien rentré chez soi par exemple.

Ce mode de communication gratuit est massivement utilisé en Asie du Sud-Est et en Afrique, argumente-t-il. Au Bangladesh, 70 % du trafic mobile repose sur les appels manqués.

 

Mais la rançon du succès n'a pas tardé à se manifester. Le site spécialisé Quartz rapporte que l'application a été piratée et les numéros de téléphone des utilisateurs dévoilés. Pis, un développeur a réussi à contourner la limitation de texte et a envoyé un message complet qui se moque des failles de sécurité : «Quelle mauvaise sécurité. J'ai piraté Yo. Utilisez l'hashtag #Yobeenhacked pour en ...

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