Yémen : l'Onu se réunit, les rebelles freinés, Al-Qaïda en embuscade

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Yémen : l'Onu se réunit, les rebelles freinés, Al-Qaïda en embuscade
Yémen : l'Onu se réunit, les rebelles freinés, Al-Qaïda en embuscade

Au moins 519 morts et 1 700 blessés. Le bilan des combats des deux dernières semaines au Yémen, pays du Sud de la péninsule arabique, est lourd. L'Organisation des nations unies (Onu) se réunit justement ce samedi pour discuter de l'instauration de «pauses humanitaires» sur place.

Les combats opposent les Houthis, des rebelles chiites (groupe religieux minoritaire au Yémen) soutenus par l'Iran, aux sunnites (groupe majoritaire) du président Hadi. Les rebelles seraient soutenus par une partie des forces armées restées fidèles au président Saleh, contraint au départ en 2012. A cela s'ajoute la branche yéménite du réseau terroriste Al-Qaïda, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), sunnite. Aqpa et les Houthis se sont déjà violemment affrontés, mais ont actuellement un ennemi commun : le pouvoir légitime du président sunnite Hadi. Ce dernier est soutenu par une coalition de pays arabes, menée par l'Arabie saoudite, qui a lancé, le 26 mars, l'opération militaire «Tempête décisive».

Réunion de l'Onu. Le conseil de sécurité de l'Onu (constitué des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, du Royaume-Uni et de la France) se réunit à 17 heures, heure française, ce samedi, à la demande de la Russie, pour discuter d'une proposition d'instaurer des «pauses humanitaires dans les frappes aériennes» de la coalition.

L'ONU et les organisations humanitaires s'inquiètent du nombre croissant de victimes civiles. L'Unicef (le fonds d'urgence des nations unies pour l'enfance) a par exemple rapporté mardi qu'au moins 62 enfants avaient été tués et 30 autres blessés dans les combats en une semaine. Dans la seule ville d'Aden, dans le Sud du pays, on recense au moins 185 morts et 1 282 blessés en neuf jours de combats. «75% des victimes sont des civils», selon le directeur du département de la Santé. Il a souligné que ce bilan était partiel, car il n'inclut pas les victimes dans les rangs des rebelles.

L'Onu soutient le ...

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