Yémen : l'ONU réaffirme son soutien au président Hadi

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Yémen : l'ONU réaffirme son soutien au président Hadi
Yémen : l'ONU réaffirme son soutien au président Hadi

Réuni en urgence alors que Yémen semble désormais au bord d'une guerre civile à caractère confessionnel, le Conseil de sécurité de l'ONU a réaffirmé dimanche à l'unanimité son soutien à l'unité du pays et à son président,  le sunnite Abd Rabbo Mansour Hadi, retranché à Aden, la grande ville du sud. Le conseil a menacé de sanctions la milice chiite des Houthis qui progresse vers le sud et a pris l'aéroport de Taëz, troisième ville du pays. 

Dans un discours télévisé, le chef de la milice chiite Abdel Malek al-Houthi a invité dimanche «le grand peuple du Yémen (...) à la mobilisation générale» et à s'enrôler dans sa milice, justifiant l'avancée de ses combattants vers le sud au nom de la lutte contre les extrémistes sunnites d'Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI). 

Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), bien implantée dans le sud du Yémen, est considérée comme la branche la plus dangereuse du réseau mais Daech a revendiqué vendredi ses premiers attentats au Yémen, des attaques suicide ayant visé deux mosquées de Sanaa fréquentées par des Houthis et fait 142 morts et 350 blessés.

Le chef de la milice chiite a également tiré à boulets rouges sur le président Hadi, l'accusant d'être «une marionnette aux mains des forces du mal, conduites par les Etats-Unis» et de fomenter un complot «financé par l'Arabie saoudite et le Qatar».

Samedi, le président Hadi avait appelé l'armée à «refuser toute directive émanant de Sanaa (sous contrôle des Houthis)», et promis de tout faire pour que «le drapeau de la République du Yémen flotte sur les montagnes de Maran (bastion des Houthis dans le nord du pays, NDLR), et non pas le drapeau iranien».

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