Yémen-L'Onu brandit la menace de nouvelles sanctions

le
0

NATIONS UNIES, 23 mars (Reuters) - Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné dimanche la prise de contrôle d'une grande partie du Yémen par les musulmans chiites houthis et menacé de "prendre des mesures supplémentaires" si le conflit devait se poursuivre. Dans sa déclaration, le Conseil demande la fin des hostilités et affiche son soutien au président Abd Rabbou Mansour Hadi. Les Houthis, des chiites soutenus par l'Iran, se sont emparés de la capitale yéménite, Sanaa, en septembre 2014. Le président Hadi s'est réfugié le mois dernier à Aden, la grande ville portuaire du sud, d'où il cherche à reprendre le pouvoir. Les Houthis sont entrés dans la nuit de samedi à dimanche à Taëz, troisième ville du Yémen, située sur le principal axe routier reliant Sanaa et Aden. Le médiateur pour le Yémen, Djamal Benomar, a fait le point sur la situation pour le Conseil de sécurité dimanche. Le Yémen a été poussé "au bord de la guerre civile", a-t-il dit. "Ce serait une illusion de croire que les Houthis pourraient monter une offensive et réussir à prendre le contrôle du pays tout entier", a déclaré Djamal Benomar de Doha au Qatar, via une liaison par vidéo. "Il serait également faux de penser que le président Hadi puisse rassembler des forces suffisantes pour libérer le pays des Houthis." "La partie qui voudrait pousser le pays dans une ou l'autre direction provoquerait un conflit prolongé dans la veine d'un scénario Irak-Libye-Syrie combiné", a-t-il ajouté. Avant le début de la réunion du Conseil, l'ambassadeur du Royaume-Uni auprès des Nations unies, Mark Lyall Grant, a employé le terme de "sanctions", disant qu'elles étaient la "principale option". En novembre, le Conseil avait imposé des sanctions à l'ancien président yéménite, Ali Abdallah Saleh, et à deux chefs houthis. Contraint de quitter le pouvoir en 2011 face à la contestation populaire, l'ex-président dispose encore d'une certaine influence au sein des forces armées. Les Houthis ont fait alliance avec lui. Dans une lettre au Conseil de sécurité samedi, le président Hadi a demandé une aide urgente "par tous les moyens disponibles pour faire cesser cette agression". (Michelle Nichols; Danielle Rouquié pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant