Yémen : de violents combats pour le contrôle d'Aden

le
0
Yémen : de violents combats pour le contrôle d'Aden
Yémen : de violents combats pour le contrôle d'Aden

La situation est explosive ce jeudi à Aden, la grande ville du sud du Yémen. Après le survol à deux reprises par un avion de combat de son palais, le président Abd Rabbo Mansour Hadi a dû être évacué dans l'après-midi vers «un lieu sûr». Dans la matinée, les affrontements entre partisans et adversaires du président yéménite ont fait au moins 11 morts et 54 blessés dans le secteur de l'aéroport international d'Aden (sud). Le trafic aérien a été suspendu. 

Des combats ont éclaté dans la nuit de mercredi à jeudi après le déploiement sur plusieurs axes routiers, y compris près de l'aéroport, d'unités des forces spéciales du général rebelle Sakkaf qui refuse un ordre de limogeage du président Hadi. Ce dernier vit à à Aden depuis 21 février. Il avait dû fuir la capitale Sanaa où il était assigné à résidence par la milice chiite des Houthis, qui s'est emparée du pouvoir dans la capitale début février.

Le général Sakkaf, dont les liens sont avérés avec les Houthis et l'ex-président Ali Abdallah Saleh, dirige une unité des forces spéciales comptant 1.000 à 2.000 hommes, lourdement armés.  Les affrontements sont étendus en milieu de matinée dans l'enceinte de l'aéroport. Ils opposent des unités des forces spéciales aux membres des «comités populaires» (supplétifs de l'armée), qui défendent le président Hadi.

Le général Sakkaf aurait quitté Aden

Après d'âpres combats, les unités rebelles ont finalement été forcées de battre en retraite de l'aéroport et du principal campement des troupes. Le général rebelle Abdel Hafedh al-Sakkaf a  quitté Aden, selon le gouverneur Abdel Aziz Ben Habtour. Mais une source sécuritaire a indiqué que «Sakkaf s'est rendu au gouverneur de Lahj, Ahmed al-Majidi, qui avait offert sa médiation» entre ce général rebelle et le président.

Sept membres des forces spéciales ont été tués et 23 blessés alors que les «comités populaires» ont ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant