Yémen : au moins 45 morts dans un raid aérien sur un camp de déplacés

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Yémen : au moins 45 morts dans un raid aérien sur un camp de déplacés
Yémen : au moins 45 morts dans un raid aérien sur un camp de déplacés

Au moins 45 personnes ont été tuées et 65 blessées dans un raid aérien qui a touché lundi un camp de déplacés de la province de Hajja, dans le nord-ouest du Yémen, selon un nouveau de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). «L'OIM rapporte 45 morts parmi des personnes déplacées et 65 blessés», a indiqué Joël A. Millman, responsable de la presse, en précisant que 75 agents de l'OIM sont sur place pour aider les victimes.

Une coalition de neuf pays arabes conduite par l'Arabie saoudite a lancé jeudi dernier des raids aériens au Yémen pour empêcher, dit-elle, des rebelles chiites Houthis d'instaurer un régime pro-iranien dans ce pays frontalier du royaume saoudien. Plus tôt, un responsable de Médecins sans frontières (MSF) avait donné un bilan d'au moins 15 morts et 30 blessés dans le camp de déplacés d'Al-Mazrak. Selon des sources au sein de l'administration locale, Al-Mazrak se trouve à moins de dix kilomètres d'un camp militaire. Il abrite depuis 2009 des Yéménites déplacés par le conflit entre les Houthis et le gouvernement central. Selon M. Marco, 500 nouvelles familles étaient arrivées dans le camp de déplacés ces deux derniers jours.

Mais c'est sans doute à Aden, deuxième ville du Yémen, située dans le sud du pays, que la situation est la plus préoccupante.  Coupures d'eau et d'électricité, manque de vivres et insécurité totale : les habitants d'Aden commencent à pâtir des affrontements quotidiens entre des groupes armés favorables au président yéménite et des rebelles chiites infiltrés dans cette grande ville du sud. «Je n'ai pas ouvert ma boutique depuis cinq jours et cela va finir par provoquer ma faillite», se lamente Abdou Messad qui tient un petit commerce à Dar Saad, à la périphérie de la ville de 800.000 habitants. «Et même lorsque les affrontements baissent d'intensité, on n'ose pas ouvrir, en raison des pilleurs qui rodent dans le coin», ...

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