Yaya Sanogo, espoir éraflé

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Yaya Sanogo, espoir éraflé
Yaya Sanogo, espoir éraflé

À quelques mois du début des festivités à l'Euro 2016, les prétendants à la liste de Didier Deschamps se tirent la bourre. Un combat qui n'est pas celui de Yaya Sanogo, totalement absent des radars depuis son départ de l'Ajax. Mais où est l'autre Yaya du monde du foot ?

C'est presque dans l'anonymat qu'est arrivé cet hiver Yaya Sanogo en prêt de six mois avec le Charlton Athletic. La lanterne rouge de l'antichambre du Royaume, presque condamnée à étudier ses futurs adversaires de troisième division, accueille un jeune joueur un peu perdu. Lui, celui qu'on surnommait Sanogoal lors de son arrivée à Arsenal en juillet 2013. Un retour vers le passé pour l'ancien international espoir sans passer par la case notoriété. Ce long et sinueux parcours ne peut s'expliquer sans revenir aux prémices de la carrière du jeune Français d'origine ivoirienne. Après avoir été repéré pendant un tournoi organisé par l'AJ Auxerre, Sanogo s'impose comme un apprenti talentueux, capable d'évoluer sur le front de l'attaque avec l'équipe réserve. "Il a une faculté de finisseur assez impressionnante. Il sent vraiment le but, avec des vrais gestes d'attaquant. Quand je le voyais, alors qu'il avait un an de moins que moi je me disais "Ah ouais"", se rappelle Terence Makengo, son partenaire à l'AJA en 2012-2013 et en sélections espoirs.

Homme de fer


Un temps au beau fixe donc pour Sanogo, qui va s'assombrir en un éclair. Face à Mulhouse, le 18 septembre 2010, le renard des surfaces essaie de partir en profondeur avant de se faire rattraper par le tacle rugueux d'un défenseur. La jambe se disloque, le constat est sans appel : fracture du tibia-péroné, immobilisation pendant 7 mois avec vis intégrées dans le genou. Des vis qui vont d'ailleurs s'infecter et toucher le tendon rotulien, obligeant le jeune espoir à repasser sur le billard. Une étape clé quand on voit que six ans plus tard, le grand fan de Didier Drogba a encore les séquelles de cette époque sombre. En témoigne sa carrière en forme de montagnes russes en raison de la douleur à ce fameux tendon. Même son ancien sélectionneur des U20 et des espoirs, Pierre Mankowski regrette cette absence de solidité physique : "Trop régulièrement, il a des blessures qui l'empêchent d'être présent. Forcément, avec tous ces moments d'arrêts et de reprises, il a du mal à trouver son rythme", souligne le sélectionneur champion du monde en 2013 avec les moins de 20 ans, compétition dans laquelle il a vu Sanogo jouer à son meilleur niveau. La dernière embellie pour un Gunner qui vit aujourd'hui avec la gâchette enraillée. Pas de…


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