Yasser Arafat : la thèse de l'empoisonnement relancée

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De nombreuses zones d'ombre entourent encore la mort de l'ex-président de l'Autorité palestinienne.
De nombreuses zones d'ombre entourent encore la mort de l'ex-président de l'Autorité palestinienne.

La thèse d'un empoisonnement de Yasser Arafat ressurgit. Dans un article de la prestigieuse revue britannique The Lancet, des scientifiques suisses qui ont eu accès à ses effets personnels estiment "possible" que l'ancien raïs palestinien ait été empoisonné. "Plusieurs échantillons renfermant des traces de fluides corporels (sang et urine) contenaient une radioactivité plus élevée et inexpliquée au polonium 210 par rapport aux échantillons de référence", écrivent ces experts de l'Institut de radiophysique (IRA) de Lausanne, en se fondant sur des vêtements ayant appartenu à l'ex-président de l'Autorité palestinienne.

Autre élément avancé par les chercheurs, le tableau clinique de Yasser Arafat au moment de sa mort, le 11 novembre 2004 à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine). D'après eux, les nausées, les "vomissements", la "fatigue", la "diarrhée", l'"anorexie" ainsi que les "défaillances hépatiques et rénales" observés sur l'ex-leader palestinien suggèrent un empoisonnement au polonium, une substance hautement radioactive. Éléments troublants

De nouveaux éléments troublants, certes, mais aucune conclusion formelle. D'ailleurs, le centre hospitalier universitaire vaudois dont dépend l'IRA estime qu'"il n'est toujours pas possible de conclure qu'il (Arafat) a été empoisonné". C'est ce même Institut qui a relancé en juillet 2012 la théorie d'un empoisonnement d'Arafat. Dans un documentaire diffusé à...

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